Le Courrier des pays de l'Est
La Doc. française

I.S.B.N.sans
256 pages

p. 75 à 92
doi: en cours

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n° 1036-1037 2003/6-7

2003 Le Courrier des Pays de l’Est

Hongrie 2002-2003

Bipolarisation politique et rééquilibrages économiques

Liliane Petrovic Centre d’études des modes d’industrialisation (EHESS), Paris. Manuscrit clos en juin 2003.
La nouvelle coalition gouvernementale de gauche, portée au pouvoir par le scrutin législatif d’avril 2002, a consolidé son assise en remportant, à une majorité confortable, les élections locales d’octobre. Par ailleurs, les accusations de collaboration avec les services secrets communistes pesant sur le Premier ministre, Peter Medgyessy, et sur certains membres des gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays depuis 1990, n’ont finalement, après examen par deux commissions parlementaires, abouti à rien. La vie politique s’est organisée autour de quelques thèmes divisant la majorité et l’opposition, comme les amendements à la loi sur le statut des Hongrois citoyens de pays voisins adoptés en juin 2003 et qui n’ont ni apaisé la colère des autorités roumaines et slovaques, ni fait taire la désapprobation des institutions internationales, l’insuffisance des moyens consacrés à la défense au regard des normes de l’Otan, la faible participation au référendum sur l’adhésion à l’Union européenne du 12 avril 2003 – même si le «oui» l’a emporté – dont la gauche et la droite se sont rendues mutuellement responsables, ou encore la dégradation de la compétitivité des produits hongrois consécutive aux relèvements à répétition des salaires, essentiellement pour des raisons électorales et, dès lors, sans que soit prise en compte l’évolution de la productivité du travail. Cette situation a conduit le gouvernement et la Banque centrale à chercher une solution permettant de concilier désinflation et amélioration de la compétitivité : le forint a été dévalué de 2,26 % le 4 juin 2003 et les dépenses publiques ont été très sensiblement réduites afin de ramener le déficit budgétaire dans des limites plus acceptables (l’exécutif a ensuite amenuisé cette réduction). A cela s’ajoute l’état tout aussi préoccupant des comptes extérieurs, soit autant de facteurs qui contribuent à rendre vulnérable une croissance encore dynamique (3,3 % en 2002). The new left-wing government coalition which came to power in the April 2002 legislative elections consolidated its hold by carrying a comfortable majority in the October local elections. Moreover, accusations of collaboration with the communist secret services which weighed heavily on the Prime Minister, Peter Medgyessy, and on some members of government who came to power after 1990, came to naught after enquiries by two parliamentary commissions. Political life centers on certain issues which divide the majority and the opposition, such as the June 2003 amendment to the law on the status of Hungarians who are citizens of neighboring countries which did not appease the anger of the Rumanian and Slovak authorities or silence the disapproval of international institutions, defense budget inadequacies in terms of NATO norms, weak participation in the April 12th, 2003 referendum on European Union membership, for which, although the “Yes” carried the vote, the left and the right took mutual responsibility, or the decline in the competitiveness of Hungarian products in the wake of repeated wage hikes, basically for electoral reasons without taking into account the evolution of labor productivity. This situation has led the government and the Central Bank to seek a solution capable of reconciling disinflation and improve competitiveness. The forint was devalued by 2.26 % on 4 June 2003 and public expenditures were substantially reduced in order to bring the budget deficit within more acceptable limits (the executive later raise reduced this). To this may be added the serious state of external trade and payments. These all contribute to rendering what is still dynamic growth (3.3 % in 2002) more vulnerable.
Après une victoire serrée au scrutin législatif d’avril 2002, la coalition gouvernementale, constituée du Parti socialiste (MSzP) et de l’Alliance des démocrates libres (SzDSz), a consolidé sa position en emportant les élections locales d’octobre.
Bien que le nouveau gouvernement continue de bénéficier du soutien de la population dans les sondages d’opinion, l’influence de l’opposition, représentée en premier lieu par l’Alliance des jeunes démocrates (FIDESz), reste importante, voire croissante, ce qui reflète la persistance de la bipolarisation de la scène politique hongroise entre la gauche et la droite. Sur le plan économique, en dépit de la détérioration de la conjoncture européenne, la croissance s’est maintenue en 2002, mais à un rythme moindre que l’année précédente et les premiers résultats de 2003 semblent confirmer ce ralentissement. Quant au débat qui oppose les tenants d’une lutte sans relâche contre l’inflation aux partisans d’une politique de change plus flexible, il est loin de baisser en intensité, la mise en œuvre des hausses de salaires promises lors des campagnes électorales ayant entraîné une nouvelle dégradation de la compétitivité externe des produits hongrois.
 
Première année d’exercice gouvernemental
 
 
● Victoire aux élections locales
Le 20 octobre 2002 [1], les Hongrois étaient appelés à élire le maire de la capitale, les maires et les conseils municipaux de plus de 3 150 communes (y compris les 23 conseils d’arrondissement de la capitale), ainsi que les représentants des minorités ethniques lorsque ces dernières font la demande expresse d’être présentes au sein de ces conseils. Par ailleurs, les Hongrois devaient également désigner les conseils des 19 départements ainsi que celui de la municipalité centrale de Budapest.
Les candidats de la coalition portée au pouvoir par le scrutin législatif des 7 et 21 avril 2002 ont obtenu 45 % des suffrages aux élections locales du 20 octobre 2002. Ils ont gagné les mairies des seize plus grandes villes hongroises (sur 22) [2], parvenant même à s’imposer dans des fiefs de la droite, comme Miskolc, Szeged et Szombathely. La FIDESz et le Forum démocratique hongrois (MDF), pour leur part, ont été crédités de 33 % des votes seulement, lors des élections des conseils départementaux. Le taux de participation a atteint 46 % (52,7 % à Budapest), soit le chiffre le plus élevé jamais enregistré pour des élections locales depuis le début de la période post-communiste.
Le candidat de l’Alliance des démocrates libres (SzDSz), Gabor Demszky, a été réélu pour la quatrième fois maire de Budapest, avec 47 % des voix [3]. Au conseil de la municipalité centrale de la capitale, les socialistes ont obtenu 24 sièges sur un total de 66, la FIDESz-MDF 21, les démocrates libres (SzDSz) 16 et le Parti hongrois pour la justice et la vie (MIEP) 5. Dans les 23 arrondissements de la ville, 17 fauteuils de maire ont été remportés par la coalition au pouvoir, 4 par la droite et 2 par des candidats indépendants. Le Premier ministre Peter Medgyessy a attribué la victoire des socialistes aux élections locales au fait que le nouveau gouvernement avait tenu les promesses faites à l’occasion des élections législatives d’avril. Le chef de groupe parlementaire de la FIDESz, Janos Ader, a, pour sa part, noté que « les événements confirmaient l’hypothèse selon laquelle ceux qui remportent les élections législatives gagnent également les élections locales » [4].
● Beaucoup de bruit pour rien
La presse ayant révélé que le Premier ministre, Peter Medgyessy, avait travaillé pour les services secrets communistes entre 1977 et 1982, deux commissions parlementaires ont été mises en place, début juillet 2002. La première, présidée par Laszlo Balogh du Forum démocratique (parti d’opposition), a été chargée d’enquêter sur les activités de contre-espionnage de P. Medgyessy et la seconde, placée sous la houlette de Imre Mecs du parti de coalition SzDSz, avait pour mission de rechercher dans le passé de 193 membres des différents gouvernements qui se sont succédé depuis 1990 s’ils avaient ou non collaboré avec les services secrets communistes. La première commission devait achever son travail le 15 août et la seconde le 30 septembre 2002.
Devant la Commission Balogh, Peter Medgyessy a affirmé qu’il avait bien été agent des services secrets lorsqu’il travaillait au ministère des Finances entre 1978 et 1982 et que ses responsabilités consistaient à évaluer les informations sur la situation économique et à protéger les secrets d’Etat du pays en la matière durant les négociations devant aboutir à son admission au Fonds monétaire international. Il a nié avoir travaillé pour le KGB et avoir rédigé des rapports sur ses collaborateurs. Une fois de plus, il a déclaré solennellement avoir agi ainsi dans le seul souci de défendre les intérêts de son pays. La Commission Balogh s’est dispersée le 15 août, mais sans avoir abouti à un accord sur la communication finale, les représentants des partis de la coalition et ceux de l’opposition ayant présenté deux rapports distincts − les premiers reprenant à leur compte les arguments de P. Medgyessy, tandis que les seconds faisaient valoir la « menace pour la sécurité nationale » que représentait un Premier ministre « ayant montré qu’il pouvait céder au chantage » − et s’accusant mutuellement d’être responsables de l’échec de la Commission.
Les premiers résultats de la Commission Mecs, publiés fin juillet 2002, ont révélé que sept ministres en fonction au cours de la période 1990-2002, dont cinq membres du gouvernement Orban (1998-2002) [5], avaient collaboré avec les services secrets communistes, chiffre porté à douze selon la presse. En même temps, un des membres de la Commission, Karoly Toth, du Parti socialiste, déclarait qu’il serait souhaitable de rendre publics les noms des personnes incriminées, les activités qu’elles avaient menées dans les services d’espionnage, durant la période communiste, ainsi que la durée de leur collaboration. Les ministres mis en accusation étaient alors au nombre de quinze. Le 9 août, les représentants des partis d’opposition (FIDESz et MDF) décidaient de se retirer définitivement de la Commission, malgré les efforts de son président, parce qu’ils estimaient qu’elle « procédait de manière illégale » en dévoilant à la presse des informations classées secret d’Etat [6].
Cette affaire n’a guère passionné les Hongrois. Selon un sondage, effectué par l’Institut Median début août 2002, seules 10 % des personnes interrogées souhaitaient avoir des informations supplémentaires sur ces activités. En revanche, 77 % environ des sondés ne voulaient pas savoir si leurs amis ou des membres de leur famille avaient travaillé pour les services secrets communistes et près de la moitié (47 %) étaient contre l’ouverture des dossiers que ces derniers avaient tenus. Pourtant, 22 % pensaient que les noms de tous les agents et informateurs devaient être rendus publics, mais cette opinion était moins répandue (14 % des réponses) quand les accusations pesaient sur des personnes engagées activement dans la politique ou détenant, depuis 1990, des positions clés dans les médias ou dans les hiérarchies religieuses [7].
Une centaine de ministres (anciens ou actuels) ont donné leur accord pour que la Commission Mecs rende publiques les informations relatives à leur passé [8]. A la fin du mois, Imre Mecs révélait les noms des dix membres des gouvernements d’après-1989 susceptibles d’avoir été des informateurs des services secrets pendant l’époque communiste. Etaient impliqués quatre anciens ministres du gouvernement Orban (1998-2002) : Laszlo Bogar (secrétaire d’Etat dans l’Office du Premier ministre), Imré Boros (sans portefeuille en charge du programme européen Phare), Janos Matronyi (Affaires étrangères), Laszlo Nogradi (Transports). La liste incluait également des membres du gouvernement de Jozsef Antall : Bela Kadar (Relations économiques internationales de 1990 à 1994), Ferenc Rabar (Finances de mai à décembre 1990, mais décédé depuis), Erno Raffay (secrétaire d’Etat pour la Défense de 1990 à 1993) et Laszlo Sarossy (secrétaire d’Etat pour l’Agriculture de 1990 à 1993), ainsi que deux ministres de l’équipe de Gyula Horn : Szabolcs Fazakas (Commerce de 1996 à 1998) et Peter Medgyessy (Finances de 1996 à 1998 et Premier ministre actuel). Cette liste correspondait parfaitement à celle publiée (sans autorisation officielle), le 24 août, par Magyar Hirlap, à ceci près qu’elle ne mentionnait pas le nom de Zsigmond Jarai, ministre des Finances dans le gouvernement précédent et gouverneur actuel de la Banque centrale. I. Mecs a indiqué que B. Kadar et L. Nogradi avaient été lavés de tout soupçon et que les huit autres personnes auraient la possibilité de se défendre.
Fin septembre 2002, la Commission Mecs remettait son rapport au Parlement, document qui ne contenait aucun nom, dans la mesure où les représentants de l’opposition avaient refusé de participer à sa rédaction. Le rapport conclut à une « réussite partielle » de l’enquête, car la plus grande partie des documents qui auraient pu servir de preuves ont été soit falsifiés soit détruits.
● Les priorités du gouvernement Medgyessy
A l’occasion du premier anniversaire de sa formation, le 27 mai 2003, le gouvernement s’est déclaré déterminé à accélérer les réformes dans les domaines de la santé, de la défense et de l’administration publique, sans oublier le système d’éducation. Mais, le plus urgent est, d’une part, d’améliorer la compétitivité des exportateurs hongrois et, d’autre part, de modifier la loi controversée sur les Hongrois de souche vivant dans les pays voisins, en vue de normaliser les relations avec ces derniers et de répondre aux attentes sur ce point des organisations internationales.
Nombre d’analystes ont souligné la dégradation très sensible de la compétitivité externe des produits hongrois, en raison de la forte appréciation réelle du forint (20 % en 18 mois) [9] et des hausses substantielles de salaires intervenues en 2001 et en 2002, et s’expliquant à la fois par la proximité des élections et par la volonté de rattraper progressivement le niveau moyen de rémunération enregistré dans l’Union européenne. Afin de mettre un terme à cette évolution défavorable aux exportations hongroises, le gouvernement a trouvé un compromis avec la Banque centrale qui a accepté de dévaluer le forint le 4 juin 2003, moyennant la promesse de réduire les dépenses budgétaires d’une manière substantielle (de 76 milliards de forints, soit 300 millions d’euros).
La loi sur le statut des Hongrois citoyens de pays voisins, adoptée par le Parlement hongrois le 19 juin 2001 et entrée en vigueur le 1er janvier 2002, et qui a suscité un très vif mécontentement chez les dirigeants slovaques et roumains, a été amendée le 23 juin 2003 (avec 195 votes « pour » et 173 « contre »). Les modifications portent sur le préambule, où la référence à la nation hongroise unifiée est supprimée, et sur les critères d’éligibilité aux aides financières auxquelles ces Hongrois de l’extérieur peuvent prétendre. Mais cette deuxième mouture a été jugée inacceptable, aussi bien par la Slovaquie que par la Roumanie. Ainsi, le gouvernement slovaque a adopté une résolution, le 26 juin, critiquant la dimension « extraterritoriale et discriminatoire » de la loi amendée. Le texte invite la Hongrie à s’abstenir de toute tentative d’appliquer cette loi sur le territoire de la Slovaquie, sinon celle-ci se verra « obligée d’adopter des mesures de représailles » [10]. Le gouvernement roumain, quant à lui, a fermement exigé dans un communiqué officiel que les articles de la loi incluant des « éléments discriminatoires » soient supprimés et « ce n’est qu’après ces corrections qu’un accord entre les deux pays pourra être établi sur les conditions d’application de la loi hongroise sur le territoire de la Roumanie » [11]. Le 25 juin, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe adoptait une résolution exhortant la Hongrie à modifier à nouveau la loi controversée et à conclure des accords bilatéraux avec ses voisins sur la mise en œuvre de ce texte [12]. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Laszlo Kovacs, a aussitôt répliqué que la version actuelle de la loi n’avait pas besoin d’être amendée une nouvelle fois, car elle ne contient plus de clauses pouvant permettre une discrimination sur des critères ethniques, « ce qui a été critiqué à juste titre par les pays voisins et les institutions européennes » [13].
La Hongrie, devenue membre de l’Otan en 1999, s’est montrée jusqu’à présent incapable de remplir ses engagements, ce qui lui a été reproché par l’Alliance et a également été reconnu par son propre ministre de la Défense, Ferenc Juhasz. Ce dernier a ainsi déclaré à la presse que la Hongrie, sous le gouvernement Orban, avait été « tellement négligente quant à ses engagements envers l’Otan que, si une procédure d’expulsion avait existé, elle lui aurait été appliquée » [14]. Le niveau des dépenses militaires, qui représentent 1,81 % du PIB, est considéré par l’Otan comme insuffisant et le ministre hongrois de la Défense a promis, début août 2002, de les porter à 2 % d’ici à 2006. A cette date, le service militaire obligatoire devrait être aboli, la Hongrie étant alors le premier pays d’Europe centrale à avoir une armée entièrement professionnelle, ce qui augmentera les forces de l’Otan dans la région. Mais, pour ce faire, il va falloir recruter de 4 000 à 6 000 hommes par an d’ici 2006, puis, à nouveau 4 000 chaque année jusqu’à ce que soit réuni un effectif de 40 000 à 45 000 militaires professionnels [15]. Toutefois, les résultats d’un réexamen de la situation dans l’armée et la nécessité de contracter les dépenses budgétaires ont conduit le ministre de la Défense à décider une réduction importante des forces armées, qui passeront de 45 000 hommes à 25 000-30 000. Plusieurs garnisons seront dissoutes et seules trois bases aériennes sur cinq resteront opérationnelles : Kecskemet accueillera les avions de combat Gripen, Papa sera réservée aux projets d’investissements de l’Otan et Taszar pourra être utilisée par les Etats-Unis s’ils en assument les coûts de fonctionnement.
Tandis que, dans le secteur de la santé, une loi sur la privatisation des hôpitaux était votée par le Parlement le 16 juin 2003, les prolongements à apporter à la réforme de la gestion territoriale [16] devraient être examinés par le gouvernement à partir d’août. Les sept « régions de développement », qui sont aussi des entités statistiques et regroupent chacune trois des 19 départements (sauf celle réunissant la capitale et le département de Pest), sont destinées à devenir des interlocuteurs privilégiés de la Commission européenne pour la gestion des Fonds structurels. Dans cet objectif, elles devraient être transformées en unités administratives décentralisées avec, à leur tête, des élus, les premières élections régionales étant prévues pour 2006. Dès lors, le rôle des départements sera encore moins important et la question de la pertinence de leur maintien peut difficilement être évitée. Toutefois, les changements annoncés seront sans doute fort délicats à réaliser, car ils nécessitent des amendements à la Constitution et à la loi sur les collectivités locales, ce qui requiert une majorité des deux tiers au Parlement.
● Un « oui » à l’UE moins massif que prévu
En 2002, il ne restait plus à engager les négociations que sur un seul chapitre de l’acquis communautaire, celui intitulé « Institutions », ce qui fut fait en juin. De la fin juin au 15 septembre 2002, les discussions ont été menées à leur terme sur « Culture et audiovisuel » ainsi que sur « Politique régionale et coordination des instruments structurels », ce qui portait à 26 le nombre total de chapitres clos à titre provisoire. Dans son Rapport régulier, présenté le 9 octobre 2002, la Commission européenne indiquait qu’au vu des progrès accomplis, dix pays (dont la Hongrie) avaient la capacité de conclure les négociations en décembre 2002 et de devenir membres de l’UE en 2004, ce que confirma le Conseil européen, qui s’est réuni à Copenhague les 12 et 13 décembre. Si les évaluations de la Commission sur la Hongrie sont généralement positives, elles ne sont pas non plus exemptes de certaines critiques à propos de la persistance de la corruption et de nombreuses entraves à l’intégration sociale des Roms, ainsi qu’à propos de l’aptitude des institutions à gérer les fonds européens. La Commission demande également à la Hongrie de faire en sorte que, au moment de son adhésion, la loi sur les communautés hongroises vivant dans les pays voisins soit compatible avec le principe de non-discrimination énoncé dans les textes fondateurs de l’Union européenne. Le 17 décembre 2002, le Parlement a amendé la Constitution pour permettre à la Hongrie de rejoindre l’UE en 2004, à la majorité requise des deux tiers.
Un sondage d’opinion, effectué par Szonda-Ipsos en janvier 2003, montre le recul considérable qu’a connu le soutien à l’adhésion du pays. Environ 45 % des Hongrois considéraient alors que l’intégration était avantageuse pour la Hongrie, contre 62 % six mois plus tôt. Le nombre de ceux la jugeant plus néfaste que bénéfique a presque doublé, passant de 20 % à 39 %. Le 12 avril 2003, sur les 45,62 % de Hongrois s’étant rendus aux urnes, 83,76 % se sont prononcés « pour » l’adhésion du pays à l’UE et 16,24 % « contre ». Ces chiffres ne doivent cependant pas faire illusion, étant donné le faible taux de participation : en réalité, seuls 38 % des électeurs inscrits ont voté pour l’adhésion, tandis que 7,37 % s’y sont opposés [17].
Laszlo Kovacs, ministre des Affaires étrangères et président du Parti socialiste, a attribué à la FIDESz la responsabilité de cette forte abstention. « Nombre d’hommes politiques de l’opposition, à commencer par l’ex-Premier ministre (Viktor Orban), se sont lamentés à propos de l’adhésion en insistant surtout sur ses côtés négatifs » a-t-il déclaré. Pour V. Orban, par contre, la campagne pro-européenne menée par le gouvernement tenait beaucoup de la propagande communiste et a été focalisée sur des questions triviales au lieu d’aborder des problèmes essentiels, comme les effets de l’adhésion sur les agriculteurs et les petits entrepreneurs. Selon lui, les dirigeants n’ont pas réussi à dissiper les craintes que suscite chez les Hongrois la perspective d’être exposés à une concurrence plus rude [18]. Un sondage, réalisé par Szonda-Ipsos, suggère que 40 % des sympathisants de la FIDESz et 20 % de ceux du Parti socialiste n’ont pas voté au référendum du 12 avril. La participation a été particulièrement basse dans la population rurale, ainsi que parmi les jeunes et les personnes ayant des revenus faibles [19]. Le 16 avril, la Hongrie signait le traité d’adhésion, à Athènes [20].
D’ici à mai 2004, le Parlement devrait voter 44 lois visant à harmoniser la législation hongroise avec l’acquis communautaire, dont 32 d’ici à la fin de 2003 [21]. De cet ensemble, deux textes d’importance majeure se détachent, celui qui doit redéfinir les relations entre le gouvernement et le Parlement et celui concernant l’élection des députés au Parlement européen. Dans ces deux cas, les lois devront être approuvées par les deux tiers au moins des membres du Parlement.
 
La croissance se maintient
 
 
La politique macroéconomique en 2002 a été bridée par les échéances électorales et par un environnement extérieur défavorable, du fait du ralentissement de la croissance économique dans l’Union européenne (1,6 % en 2001 et 0,9 % en 2002) et, en particulier, en Allemagne (0,6 % en 2001 et 0,2 % en 2002), principale partenaire commerciale de la Hongrie (elle absorbe à elle seule environ 35,5 % des exportations hongroises). L’économie hongroise est néanmoins restée relativement dynamique : elle a en effet enregistré une croissance de 3,3 % (contre 3,8 % en 2001), celle-ci ayant été tirée par la demande intérieure, elle-même alimentée par une hausse des salaires réels plus élevée que prévu, et par l’accroissement des dépenses budgétaires dont les effets furent bénéfiques pour la consommation et l’investissement du secteur public. La progression du PIB s’est accélérée tout au long de l’année : 2,9 % au premier trimestre, 3 % au deuxième, 3,5 % au troisième et, enfin, 3,7 % au quatrième trimestre, par rapport aux périodes correspondantes de l’année précédente [22].
L’augmentation de la production industrielle a été moins rapide en 2002 (2,6 %) et la production agricole a reculé de 4,4 %. Grâce aux investissements importants réalisés aussi bien par l’Etat (pour la construction de routes, notamment) que par les particuliers, le secteur du bâtiment a continué d’enregistrer des taux de croissance à deux chiffres au troisième et au quatrième trimestre, sa contribution à la hausse du PIB n’ayant pas été, loin s’en faut, négligeable. Mais les investissements ont commencé à diminuer au quatrième trimestre, ce qui s’est traduit, au cours des trois premiers mois de 2003, par une diminution de l’activité dans ce secteur de 13,5 % en volume par rapport au premier trimestre de 2002. Selon des résultats préliminaires de l’Office central des statistiques (KSH), publiés fin mai 2003, le PIB s’est accru de 2,7 % au premier trimestre de 2003, alors que les analystes hongrois espéraient un taux de 3,2 % [23]. Ce résultat s’explique principalement par les performances du secteur des services et par une amélioration de la production industrielle (4,2 %), tandis que la production agricole et la construction marquaient un très net recul. Parallèlement, les investissements ont régressé de 1,2 %, les exportations sont pratiquement restées (en volume) au même niveau (+ 0,3 %) que l’année précédente, pendant que les importations se sont accrues de 4,3 %. Cette dernière évolution, qui se conjugue à une forte augmentation des ventes au détail (9,9 %) et à des salaires nominaux bruts en hausse de 15,2 %, dans l’ensemble de l’économie, reflète la vigoureuse expansion qu’a connue la consommation privée au premier trimestre de 2003.
Les résultats du premier trimestre et l’absence de reprise à l’échelle mondiale, notamment en Allemagne, ont conduit le gouvernement et la Banque centrale (Magyar Nemzeti Bank − MNB) à revoir à la baisse leur prévision initiale de croissance pour 2003 (4-4,5 %) pour l’établir à 3,4 % [24]. Les experts occidentaux ont fait de même et situent leurs hypothèses autour du chiffre des Hongrois : 3,7 % pour la Commission européenne et la Berd, 3,6 % pour le FMI, 3,2 % pour le WIIW, 3,1 % pour l’OCDE. En ce qui concerne 2004, certains analystes sont plus optimistes, comme ceux de la Commission européenne (4,1 %) ou du FMI (3,9 %), d’autres restant plus prudents, à l’instar de ceux de l’OCDE (3,7 %), du WIIW (3,7 %) ou de la MNB (3,6 %) [25].
En 2002, l’emploi n’a augmenté que de 0,1 %, mais c’est la cinquième année consécutive qu’il s’inscrit à la hausse. Selon les chiffres disponibles, le taux de chômage s’élevait, à la fin de décembre 2002, à 8 % ; autrement dit, il est resté au même niveau qu’en 2001 [26].


IMGIMGPrincipaux indicateurs économiques d...IMGIMF
Principaux indicateurs économiques de la Hongrie en 1995-2002 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 PIB (variation en %) 1,5 1,3 4,6 4,9 4,2 5,2 3,8(1) 4,0(1) Production industrielle (variation en %) 4,5 3,4 11,1 12,5 10,4 18,7 3,5 1,9(1) Production agricole (variation en %) 2,6 6,3 - 1,8 - 0,3 0,9 - 7,9 8,5(1) nd Ventes au détail (variation en %) - 8,1 - 5,0 - 1,6 12,3 7,9 2,0 5,4 10,0(2) Formation brute de capital fixe (variation en %) - 4,3 6,7 9,2 13,3 5,9 7,7 3,1 5,9(3) Taux de chômage officiel (en % des actifs, en décembre) 10,4 10,5 10,4 9,1 9,6 8,9 8,0 nd Indice des prix à la consommation (moyenne annuelle, %) 28,5 23,6 18,4 14,2 10,1 9,9 9,2 5,4 Solde budgétaire (en % du PIB) - 7,7 - 4,2 - 5,0 - 7,2 - 4,6 - 4,5 - 4,0 - 9,5(1) Exportations de marchandises(4) (en millions de dollars) 12 810 14 183 19 637 20 749 21 844 25 861 28 074(1) 31 613(1) Importations de marchandises(4) (en millions de dollars) 15 252 16 828 21 600 23 102 24 020 27 632 30 103(1) 34 248(1) Balance commerciale(4) (en millions de dollars) - 2 442 - 2 645 - 1 963 - 2 353 - 2 176 - 1 771 - 2 029(1) - 2 635(1) Balance des transactions courantes (en % du PIB) - 5,6 - 3,7 - 2,1 - 4,9 - 4,3 - 2,8 - 2,1 - 5,0(3) Dette extérieure brute (en % du PIB) 71 62 53 58 61 66 65 61(5) Investissements directs étrangers (en millions de dollars) 4 410 2 279 1 741 1 555 1 720 1 090 2 103(1) 2 559(1) (1) Estimation (2) Janvier-novembre (3) Janvier-septembre (4) Données de la balance des paiements (5) Fin septembre. Source : Commission économique pour l’Europe (Onu), Economic Survey of Europe, 2003, n° 1 et années antérieures ; Berd, Transition Report 2002.
Commission économique pour l’Europe (Onu), Economic Survey of Europe, 2003, n° 1 et années antérieures ; Berd, Transition Report 2002.

● Rattrapage des salaires
L’écart entre la progression des salaires réels et celle de la productivité du travail, apparu en janvier 2001 avec le relèvement de 57 % du salaire minimum, s’est encore creusé en 2002, année d’élections. Ainsi, le salaire minimum a de nouveau été augmenté au 1er janvier 2002 (25 %) et des hausses importantes de rémunérations sont intervenues dans le secteur public tout au long de l’année, notamment à partir de septembre. Conformément aux promesses du nouveau gouvernement, les deux tiers des employés du secteur public environ ont vu leur salaire multiplié par 1,5 au 1er septembre 2002 « sans aucune réforme de l’emploi public » [27]. En 2002, le salaire moyen mensuel brut, dans l’ensemble de l’économie, était de 13,6 % plus élevé en termes réels (18,3 % en termes nominaux) qu’en 2001. Selon les données disponibles qui concernent la période de janvier-septembre, les salaires réels dans l’industrie (déflatés par l’indice des prix à la production) ont augmenté de 14,4 % en glissement, tandis que la productivité du travail industriel ne progressait que de 2,1 % [28].
Le FMI a vivement critiqué cette « dramatique hausse des salaires » sans rapport avec celle de la productivité qui, en se combinant à une politique budgétaire expansionniste, a entraîné un fléchissement de la compétitivité externe des produits hongrois et le creusement du déficit de la balance des transactions courantes. Le FMI dénonce également le risque que représente la hausse des salaires pour l’objectif d’inflation visé par la MNB, de 3,5 % ± 1 %, à la fin de 2003 (selon des prévisions établies en février 2003). Aussi le FMI préconise-t-il un gel des salaires dans le secteur public en 2003 et une hausse, en 2004, moins rapide que l’inflation ciblée. Le Premier ministre a réagi, en rappelant qu’il n’y a pas si longtemps les experts du Fonds, aujourd’hui les plus critiques, estimaient que les salaires en Hongrie ne devaient pas demeurer à un niveau inférieur à la moyenne de l’UE. Il a qualifié de « honteuses » les préconisations du FMI et a affirmé que le gouvernement n’avait pas l’intention de pénaliser les agents du secteur public [29]. Pourtant, ces déclarations semblent être en contradiction avec le Staff Report du FMI, selon lequel le gouvernement hongrois envisagerait bel et bien de geler les salaires, sauf pour 12 % environ des agents qui verraient leur rémunération augmenter de 15 % vers le milieu de 2003 et pour les employés du système judiciaire dont les salaires seraient relevés de 25 % en juillet et en novembre [30].
Il est vrai que les salaires réels ont augmenté beaucoup plus vite que la productivité du travail, mais encore faut-il rappeler qu’une telle évolution ne concerne que les deux dernières années, 2001 et 2002. Jusqu’alors, les salaires réels bruts avaient progressé moins vite que la productivité du travail, ce qui a entraîné une baisse régulière des coûts salariaux unitaires réels : en 2000, ceux-ci ne représentaient plus que 58 % de leur niveau de 1993. Le salaire brut en termes réels a enregistré une hausse de 45 % entre 1993 et 2002, tandis que, pendant le même temps, la productivité doublait. Les corrections de salaires à la hausse intervenues ces deux dernières années ont porté en 2002 les coûts salariaux unitaires réels à leur niveau de 1998, atteignant alors 68 % environ du chiffre réalisé en 1993. De plus, même après les relèvements importants du salaire minimum et des rémunérations des agents du secteur public, le salaire moyen mensuel brut, dans l’ensemble de l’économie, s’élevait en 2002 à 122 453 forints, soit environ 500 euros [31].
Durant les quatre premiers mois de 2003, le salaire moyen mensuel brut a été de 14,8 % supérieur dans l’ensemble de l’économie (9 % dans le secteur privé et 25,9% dans le secteur public [32] ) à celui enregistré pendant la période correspondante de 2002. L’évolution des salaires devrait connaître un rythme plus modéré au cours de la seconde moitié de 2003.
● Une politique monétaire délicate
Grâce à la combinaison de plusieurs facteurs, comme une inflation importée peu élevée (en raison du ralentissement de la hausse des cours mondiaux), un strict contrôle des prix réglementés et une politique monétaire s’étant donné pour objectif la désinflation, l’année 2002 s’est terminée avec un taux d’inflation, en moyenne annuelle, de 5,3 % [33].
Au cours des cinq premiers mois de 2003, ce taux s’est élevé à 4,3 % (contre 6,1 % durant la période de janvier-mai 2002). Les prévisions établies par la MNB en mai 2003 situaient le taux d’inflation en moyenne annuelle à 4,5 % pour l’ensemble de l’année et à 4,1 % pour 2004. Le jour même de la dévaluation du forint (4 juin 2003), le gouverneur de la MNB, Zsigmond Jarai, s’était prononcé sur les objectifs à atteindre dans le domaine de la lutte contre l’inflation : ramener cette dernière à 4,6 % en décembre 2003 et à 3,9 % en décembre 2004, avec un taux de change stabilisé autour de 250 forints pour 1 euro [34]. Le 11 juin 2003, la MNB a relevé son taux d’intérêt directeur de 6,5 % à 7,5 %. A cette occasion, Z. Jarai a déclaré qu’un taux de change de 260-265 forints (comme le préconise le gouvernement) compromettrait son objectif en matière d’inflation et que la MNB relèverait autant que nécessaire son taux directeur si la parité de la monnaie ne s’établissait pas durablement autour de 250 forints [35]. De fait, celle-ci s’étant élevée à 263,73 forints le 18 juin, la MNB a porté son taux de 7,5 % à 9,5 %, dès le lendemain.
Le 4 juin 2003, à la demande du gouvernement, la Banque centrale a fait passer la parité centrale de la monnaie nationale de 276,1 (cette valeur avait été fixée le 1er octobre 2001) à 282,36 forints, tout en maintenant la bande de fluctuation de ± 15 % (ses bornes sont désormais de 240,01 et de 324,71 forints). Cette dévaluation du forint de 2,26 % fait partie d’un ensemble de mesures, incluant notamment une réduction des dépenses budgétaires de 76 milliards de forints (300 millions d’euros), résultat d’un compromis entre la Banque centrale et le gouvernement. En effet, la première était partisane d’un forint fort, estimant que l’on pourrait ainsi atteindre l’objectif d’inflation en dépit d’une politique budgétaire expansionniste. Les résultats économiques peu encourageants du premier trimestre de 2003 ont poussé l’équipe de P. Medgyessy et les autorités monétaires à trouver une solution qui permette de concilier désinflation et amélioration de la compétitivité des produits hongrois grâce à un assainissement des finances publiques. Cependant, cet accord ne semble pas être respecté scrupuleusement par les deux parties : ainsi, la décision de la MNB de relever son taux d’intérêt le 19 juin a coïncidé avec l’annonce par le gouvernement de limiter les coupes dans les dépenses budgétaires à 42 milliards de forints (172 millions d’euros).
Adhérer à l’Union économique et monétaire le plus vite possible, c’est-à-dire en 2006-2007, qui était l’objectif commun de la MNB et du gouvernement Orban (1998-2002), ne fait plus partie des priorités. Le président de la Banque centrale (qui fut ministre des Finances dans le gouvernement précédent) fixe cette échéance à 2008, certaines sources dans son entourage évoquant même 2010. Quant au gouvernement, soucieux avant tout d’améliorer la compétitivité des exportateurs hongrois et de soutenir la croissance, il se garde bien d’arrêter une date pour l’adhésion au Mécanisme de change européen (MCE II) [36] et à la zone euro. Il se contente d’affirmer que la Hongrie se rattachera au MCE II dans un avenir « relativement proche » [37]. Enfin, dans le Programme économique de pré-adhésion (août 2002) [38], il indique qu’il « établira le calendrier relatif à l’adhésion à la zone euro et à l’adoption de toutes les mesures préparatoires nécessaires après l’admission du pays dans l’Union européenne », sans plus de précisions sur le sujet.
Les effets de la mondialisation, y compris dans le domaine de la libre circulation des capitaux volatils avec tous les risques qui l’accompagnent, n’ont pas épargné la Hongrie, qui fut l’objet d’une violente attaque spéculative les 15 et 16 janvier 2003. Les opérateurs qui s’y sont livrés (notamment des Anglais et des Américains) tablaient, non sur une dévaluation du forint, mais sur son appréciation et pensaient que la MNB n’aurait d’autre choix, face à l’afflux de capitaux étrangers, que d’abandonner la bande de fluctuation et de réévaluer le forint, pour ne pas compromettre son objectif d’inflation. Bien qu’ils aient acheté massivement des forints (5,3 milliards d’euros sont entrés dans le pays durant ces deux jours), la MNB a tenu bon, neutralisant cette attaque considérée par les analystes hongrois comme complètement irrationnelle [39]. En effet, au lieu de se fier à des modèles théoriques, les spéculateurs auraient dû prendre en compte le fait que la MNB n’est pas autorisée à modifier la bande de fluctuation, et moins encore à la supprimer, sans avoir préalablement obtenu l’accord du gouvernement, quelles que soient les circonstances.
● Un déficit budgétaire difficile à comprimer
Durant l’année 2002, marquée par les élections législatives en avril et locales en octobre, les dépenses budgétaires se sont considérablement accrues, avec pour conséquence un déficit budgétaire qui a atteint le chiffre inquiétant de 9,5 % du PIB, selon les normes européennes (SEC 95). Certes, des dépenses effectuées en 2000 et 2001 et qui n’avaient pas été inscrites au budget ont été comptabilisées dans la Loi de finances pour 2002 (Compagnie nationale des autoroutes, Banque hongroise de développement, etc.) [40]. Si elles n’avaient pas été prises en compte, le dépassement de dépenses aurait été d’environ 6,5 % du PIB [41], chiffre qui demeure supérieur à l’objectif de 5-5,6 % du PIB affiché dans le Programme économique de pré-adhésion présenté par le gouvernement en août 2002. Ce dérapage budgétaire s’explique en grande partie par la concrétisation des promesses électorales du Parti socialiste et de l’Alliance des démocrates libres [42]. Au cours des quatre premiers mois de 2003, le déficit budgétaire a atteint le niveau record de 400 milliards de forints (1,6 milliard d’euros), soit 48 % du montant total prévu pour l’ensemble de l’année. En dépit de ces résultats, le ministre des Finances a maintenu sa prévision initiale selon laquelle, fin décembre 2003, le solde se situerait à hauteur de 4,5-4,6 % du PIB grâce à une hausse des recettes budgétaires provenant de la TVA, de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et des privatisations [43]. Mais les hypothèses pour 2003 de la plupart des analystes ne sont pas aussi optimistes : 4,9 % pour la Commission européenne, 5 % pour le WIIW, 5,5 % pour la Berd, 5,6 % pour l’OCDE [44]. Seul le FMI reste confiant dans la possibilité d’atteindre l’objectif d’un déficit égal à 4,5 % du PIB, sous réserve toutefois que soient appliquées ses recommandations [45].
Après un budget biennal portant sur 2001 et 2002 dans le but d’éviter que la perspective prochaine des échéances électorales n’entraîne une explosion des dépenses, le gouvernement est revenu à l’exercice annuel pour 2003.
● Des comptes extérieurs alarmants
Selon les statistiques de la balance des paiements [46], le déficit de la balance des transactions courantes s’est élevé, à la fin de 2002, à 2,8 milliards d’euros, contre 2 milliards en 2001, soit une augmentation de 40 %. Cette évolution s’explique par la décélération des exportations conjuguée à une baisse importante des recettes nettes procurées par les activités de tourisme, elles-mêmes résultant du ralentissement de la croissance chez les principaux partenaires commerciaux de la Hongrie ainsi que de la dégradation de la compétitivité extérieure du pays. Selon les derniers chiffres publiés par le KSH (Office central des statistiques) [47], en 2002, les exportations se sont accrues de 5,9 % et les importations de 5,1 % en volume. Les investissements directs étrangers (IDE) ont continué d’affluer en Hongrie pour atteindre 1,3 milliard d’euros (en net), contre 1,1 milliard en 2001, selon les données de la balance des paiements, très différentes de celles indiquées dans le tableau ci-dessus. En même temps, les investissements directs nets que des Hongrois ont réalisés à l’étranger ont fléchi, passant de 376 millions d’euros en 2001 à 204 millions en 2002.
Les relations France-Hongrie
En 2002, les exportations françaises vers la Hongrie ont continué de progresser (6 %), mais à un rythme moins rapide que les années antérieures (14,3 % en 2001 et 42,4 % en 2000). Parallèlement, les importations sont pratiquement restées au même niveau qu’en 2001, enregistrant une très légère baisse de 0,1 %. Par conséquent, le déficit de la balance commerciale française a été, selon les statistiques douanières, environ 3 fois moins élevé en 2002 qu’en 2001 (- 50,6 millions d’euros, contre - 163 millions d’euros).
Les exportations de la France restent relativement diversifiées. Viennent en tête les produits de l’industrie automobile dont la part, qui a progressé régulièrement ces dernières années, s’est établie à 19,4 % en 2002 (contre 18,5 % en 2001,16,7 % en 2000 ou 12,2 % en 1999) ; ils sont suivis par les produits chimiques en caoutchouc ou en plastique, avec 13,3 % (contre 12,7 % en 2001,11,6 % en 2000 ou 15,7 % en 1999). Puis, arrivent par ordre décroissant les composants électriques et électroniques (9,7 %), les équipements mécaniques (9,5 %), les produits pharmaceutiques, de parfumerie et d’entretien (9,4 %), le matériel informatique, les machines de bureau, le matériel chirurgical (9,1 %), les équipements du foyer (9 %), les métaux et produits métalliques (4,7 %), etc.
Les achats de la France à la Hongrie demeurent concentrés sur trois groupes de produits qui, en 2002 représentaient 57,2 % du total (contre 61,7 % en 2001,63,9 % en 2000 et 54,2 % en 1999). Il s’agit des équipements du foyer (35,9 % du total), du matériel informatique, des machines de bureau, du matériel chirurgical, etc. (10,3 %) et des composants électriques et électroniques (11 %). Les entreprises françaises sont relativement nombreuses en Hongrie, où la France est le 3e investisseur étranger.
En 2002 et 2003, la France a continué d’apporter son soutien à la candidature de la Hongrie à l’UE, puis à la préparation de son adhésion. A la suite du référendum hongrois sur l’entrée dans l’UE, la ministre déléguée aux Affaires européennes, Noëlle Lenoir, a indiqué que la France poursuivrait son engagement en faveur d’une pleine intégration de la Hongrie, comme de l’ensemble des nouveaux membres, à l’Union européenne.
La présence française en Hongrie repose sur diverses institutions : l’Institut français de Budapest (ouvert en 1992), les cinq Alliances françaises implantées dans les principales villes de province (Debrecen, Györ, Miskolc, Pecs, Szeged), la Fondation francohongroise pour la jeunesse, le Centre inter-universitaire d’études françaises, le Lycée français de Budapest, cinq lycées où l’enseignement est dispensé en hongrois et en français, ainsi que les diverses et nombreuses filières universitaires francophones, appuyées par un programme de bourses.
La saison culturelle hongroise « MagyArt », qui s’est déroulée en France de juin à décembre 2001, et la saison culturelle française « FranciArt », lancée en Hongrie en janvier 2003, s’inscrivent dans le cadre d’une coopération qui a pour objectif de favoriser une meilleure connaissance mutuelle des richesses culturelles des deux pays.


IMGIMGLes échanges France – Hongrie, 
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Les échanges France – Hongrie, 2000-2002 (millions d’euros) 2000 2001 2002 Exportations (fob) 1 606,5 1 835,5 1 945,3 Importations (cif) 2 044,2 1 998,5 1 995,9 Solde - 437,7 - 163,0 - 50,6 Source : Douanes françaises
Douanes françaises

Au cours de la période de janvier-avril 2003, la détérioration des comptes extérieurs s’est, sous l’effet des mêmes facteurs qu’en 2002, très nettement accentuée. Selon les chiffres de la MNB, rendus publics en juin 2003, le déficit de la balance des transactions courantes a doublé par rapport à la même période de l’année précédente (1,6 milliard d’euros, contre 820 millions). Le solde commercial, négatif, s’est chiffré à 1,2 milliard d’euros, soit là encore deux fois le montant enregistré en janvier-avril 2002. Les exportations ont connu une baisse de 3,8 % et les importations une hausse de 0,8 % en valeur, tandis que le déficit de la balance des services (- 228 millions d’euros) était multiplié par 7. Les investissements directs étrangers nets en Hongrie, avec 39 millions d’euros (contre 471 millions pour la même période de 2002 ont été divisés par 12, ceux effectués par des Hongrois hors de leur pays ayant, par contre, augmenté de 5,6 fois. Bien que les investissements de portefeuille nets aient progressé, cela ne pouvait suffire à compenser le retrait des IDE et, pour la première fois depuis le début de la transition, la Hongrie s’est trouvée confrontée à une sortie nette des capitaux (116 millions d’euros), signe que le pays s’oriente vers un financement « créateur de dette ».
Fin décembre 2002, la dette extérieure totale du pays s’élevait à 38,6 milliards d’euros (37,6 milliards fin décembre 2001) et représentait 55,2 % du PIB (65 % en 2001). Les réserves de change, de 9,9 milliards d’euros, équivalaient à 3,1 mois d’importations de biens et de services (contre 3,9 mois fin 2001).
Notes :
 
Annexe Chronologie
 
 
2002
1er janvier
• La loi sur le statut des Hongrois (ethniques) dans les pays voisins entre en vigueur.
• Le salaire minimum brut est augmenté de 25 % pour atteindre 50 000 forints (206 euros) par mois.
7 et 21 avril Les partis d’opposition, le MSzP et la SzDSz, remportent les élections législatives avec une majorité de 10 sièges, contre la coalition FIDESz-MDF au pouvoir jusque là.
15 mai Le nouveau Parlement est constitué et Peter Medgyessy est désigné Premier ministre par le président Ferenc Madl.
21 mai
• Avec 195 voix pour, 4 voix contre et 153 abstentions, le Parlement investit le nouveau gouvernement, constitué de 14 ministères. Les commissions parlementaires pour la défense et pour la sécurité nationale sont créées ; elles sont présidées respectivement par Gyorgy Keleti (MSzP) et Laszlo Kover (FIDESz).
• Le Parlement approuve les candidatures de la coalition gouvernementale et de l’opposition aux présidences des conseils d’administration qui contrôlent les médias du service public et dans lesquels il n’y a eu, pendant des années, aucun représentant de la gauche, le gouvernement ayant exigé de celle-ci qu’elle passe un accord avec le parti d’extrême droite (MIEP) sur les candidats de l’opposition. Désormais, la coalition gouvernementale et l’opposition auront un nombre égal de représentants (quatre chacune).
27 mai
• Le gouvernement Medgyessy prend ses fonctions.
• La Cour de Budapest condamne Zoltan Szekely, ex-député du Parti des petits propriétaires et exprésident de la commission parlementaire chargée de superviser les marchés publics, à six ans d’emprisonnement pour corruption et abus de pouvoir.
19 juin-9 juillet
• Le quotidien Magyar Nemzet, proche du centre droit, révèle les activités d’espionnage de Peter Medgyessy pendant la période communiste. Ce dernier reconnaît devant le Parlement avoir été officier des services de contre-espionnage, un acte patriotique, selon lui. Zoltan Pokorni, président de la FIDESz appelle le Premier ministre à démissionner pour cette raison. Mais c’est lui-même qui devra se démettre de ses fonctions après la révélation selon laquelle son propre père avait été informateur de la police secrète communiste pendant 33 ans.
• Deux commissions parlementaires sont mises en place pour enquêter sur les activités de P. Medgyessy pendant la période communiste et sur la collaboration éventuelle avec les services secrets de tous les membres des gouvernements depuis 1990.
15 juillet Janos Ader remplace Zoltan Pokorni à la tête de la FIDESz.
16 juillet
• Le Parlement adopte les amendements à la loi sur la Banque centrale qui prévoient la création d’un conseil de surveillance. Celui-ci sera composé de deux représentants du ministère des Finances et d’un membre pour chacun des quatre partis parlementaires. Le conseil peut contrôler les opérations de la Banque centrale (MNB), mais n’est pas autorisé à influencer la politique monétaire. Par ailleurs, la politique de change sera désormais sous la responsabilité conjointe du gouvernement et de la Banque nationale de Hongrie, bien qu’aucune décision ne doive compromettre l’objectif d’inflation fixé par la MNB.
• Le Parlement approuve les amendements au budget 2002 proposés par le gouvernement en vue de réaliser les objectifs visés par le « Programme des 100 premiers jours ». P. Medgyessy déclare que celui-ci devrait « améliorer la vie de 4 millions de personnes ».
• Le président de la Télévision hongroise (MTV), Karoly Mendreczky, démissionne, après avoir été accusé par les socialistes d’avoir favorisé le gouvernement précédent.
22 juillet Rencontre à Washington du ministre des Affaires étrangères, Laszlo Kovacs, et du Secrétaire d’Etat Colin Powell. Ce dernier souhaite savoir si la Hongrie est susceptible de reconsidérer la décision prise en décembre 2001 par le gouvernement Orban et relative au leasing de 14 avions de combat Gripen (britannico-suédois) pour les remplacer par des avions américains. L. Kovacs répond que cela n’est pas possible pour des raisons d’ordre légal, mais que la Hongrie souhaite bénéficier de l’assistance des Etats-Unis pour armer les Gripen.
1er août Peter Medgyessy comparaît devant la Commission parlementaire chargée d’enquêter sur ses activités de contre-espionnage pendant la période communiste.
9 août Les représentants de l’opposition se retirent de la Commission Mecs, en charge d’enquêter sur la collaboration éventuelle avec les services secrets communistes des membres des différents gouvernements qui se sont succédé depuis 1990.
10 octobre Le prix Nobel de littérature est décerné à Imre Kertesz pour son œuvre « présentant les expériences d’un homme fragile exposé à la tyrannie barbare de l’histoire ». I. Kertesz (73 ans) a survécu à son incarcération dans les camps de concentration d’Auschwitz et de Buchenwald et a consacré ses écrits à l’Holocauste et à ses répercussions. Il est le premier écrivain hongrois à recevoir ce prix.
11 octobre Le ministre français des Affaires étrangères se rend à Budapest pour poursuivre le dialogue régulier que les autorités françaises mènent avec leurs homologues hongrois. Dominique de Villepin réitère le soutien résolu de la France à la candidature de la Hongrie à l’adhésion à l’Union européenne.
20 octobre Les élections locales sont remportées par la coalition au pouvoir depuis avril et composée du Parti socialiste (MSzP) et de l’Alliance des démocrates libres (SzDSz).
23 octobre Le Président hongrois, Ferenc Madl, prononce un discours devant le Parlement européen à l’occasion de la commémoration de l’insurrection de 1956. Selon lui, parmi tous les pays candidats, la Hongrie est certainement celui où l’opinion publique est la plus favorable à l’adhésion à l’UE. Aussi est-il probable qu’elle sera la première à organiser un référendum sur ce sujet.
30 octobre Inauguration du Conseil pour les affaires des Roms, dont l’objectif est de parvenir à l’intégration de cette communauté dans la société. Ce Conseil, dont la présidence a été confiée au Premier ministre et la vice-présidence au secrétaire d’Etat aux affaires des Roms au sein de l’Office du Premier ministre, Laszlo Teleki, compte 21 membres désignés parmi des responsables politiques roms et non roms. Dans son discours inaugural, P. Medgyessy souligne que le ségrégationnisme dans les écoles n’a pas diminué ces dernières années et que le chômage ne cesse d’augmenter dans la communauté rom.
5-6 novembre Rencontre à Paris entre le Premier ministre hongrois et Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin. Cette visite est l’occasion non seulement d’une réaffirmation du soutien apporté par la France à la candidature de la Hongrie à l’adhésion à l’UE, mais aussi d’un échange de vues sur les questions internationales, notamment sur l’affaire irakienne.
6 décembre La Hongrie clôture à Bruxelles les négociations d’adhésion à l’UE, cette dernière ayant accepté la position de Budapest sur la question délicate relative aux avantages fiscaux dont bénéficient, à cette date, des entreprises étrangères et qui seront maintenus après l’adhésion de la Hongrie à l’UE.
12 décembre La Cour suprême confirme la sentence prononcée par la Cour de Budapest le 27 mai 2002 contre Zoltan Szekely et augmente la peine d’une amende de 9 millions de forints (37 000 euros) pour avoir porté préjudice à la réputation des députés.
17 décembre Le Parlement hongrois vote un amendement à la Constitution pour permettre à la Hongrie de rejoindre l’Union européenne en 2004. Sans le vote de l’opposition la Constitution n’aurait pu être modifiée, puisque ce cas de figure requiert une majorité des deux tiers. Par ailleurs, le Parlement fixe la date du référendum sur l’adhésion de la Hongrie à l’UE au 12 avril 2003.
18 décembre A la demande des Etats-Unis, le gouvernement hongrois accepte que la base aérienne de Taszar soit utilisée pour la formation d’Irakiens devant servir d’interprètes, de traducteurs ou de guides lors d’une éventuelle action militaire contre l’Irak ou devant participer à la constitution d’un nouveau gouvernement civil dans ce pays.
2003
28 janvier L’Institut Gallup rend publics les résultats d’un sondage effectué entre le 16 et le 21 janvier : 76 % des Hongrois se déclarent contre la guerre en Irak.
30 janvier
• Peter Medgyessy signe avec sept autres dirigeants d’Europe (Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Portugal, Danemark, Pologne, République tchèque) « La lettre des Huit pour un front uni face à l’Irak ».
• La ministre déléguée aux Affaires européennes, Noëlle Lenoir, se rend à Budapest à l’occasion du lancement de la saison culturelle française en Hongrie « FranciArt ». Cette manifestation s’inscrit dans le prolongement de la saison culturelle hongroise en France « MagyArt » en 2001.
21 février Le Premier ministre, P. Medgyessy, accepte la démission de Elemer Kiss, ministre en charge de l’Office du Premier ministre. Cet acte fait suite à la révélation selon laquelle le cabinet juridique, dont il est copropriétaire, a obtenu plusieurs commandes de l’Etat. C’est le premier départ du gouvernement formé en mai 2002.
23 février Lors du congrès du Parti hongrois pour la justice et la vie (extrême droite), Istvan Csurka est réélu président avec une large majorité des voix. Auparavant, les délégués avaient expulsé quatre membres du parti qui s’étaient opposés à cette candidature.
24 février Peter Kiss (qui n’a pas de liens de parenté avec Elemer Kiss), ministre du Travail et de l’Emploi, est nommé à la tête de l’Office du Premier ministre. Sandor Burany, secrétaire d’Etat pour les affaires politiques au sein du ministère des Finances, le remplace au poste de ministre du Travail et de l’Emploi.
1er mars Gabor Kuncze est réélu à la tête de l’Alliance des démocrates libres (SzDSz), le second parti de la coalition au pouvoir.
3 mars La Commission pour les affaires juridiques et les droits de l’homme du Conseil de l’Europe approuve le rapport d’Erik Jurgens sur la « loi sur le statut » des minorités ethniques hongroises dans les pays voisins, adoptée en 2001 et entrée en vigueur le 1er janvier 2002. Ce document considère que la loi devrait être amendée pour respecter : 1) les clauses contenues dans les accords bilatéraux conclus avec les pays voisins ; 2) les recommandations de la Commission de Venise (Conseil de l’Europe) ; 3) les préconisations du Haut commissaire pour les minorités nationales de l’OSCE.
7 avril Radio C, dont les programmes sont principalement destinés à la communauté des Roms, cesse d’émettre faute de disposer des fonds nécessaires à son fonctionnement. En février, elle avait adressé à l’Etat une demande de subvention de 6 millions de forints (24 700 euros) ; celle-ci avait été acceptée, mais l’argent n’a pas été versé. Selon un sondage réalisé en 2002,60 % des Roms de Budapest environ écoutent régulièrement Radio C.
8 avril
• Le secrétaire d’Etat en charge des affaires des Roms au sein de l’Office du Premier ministre, Laszlo Teleki, promet qu’un soutien financier sera apporté à Radio C. Lors de cette même conférence de presse, le chef de l’Autorité nationale des Tziganes, Aladar Horvath, annonce que celle-ci a commencé à collecter les fonds nécessaires.
• Le ministre de la Défense, Ferenc Juhasz, annonce que les militaires américains ont achevé l’entraînement, avant de les envoyer en Irak, de 100 à 150 personnes à la base de Taszar (le gouvernement hongrois avait donné son accord pour 3 000 personnes).
• Le Parlement européen approuve à une majorité écrasante l’élargissement de l’Union européenne à dix pays candidats, dont la Hongrie.
12 avril Référendum sur l’adhésion du pays à l’Union européenne. Les Hongrois votent pour à 83,76 % (taux de participation : 45,62 %).
15 avril Le Parlement autorise le gouvernement à signer le traité d’adhésion à l’UE. Parmi les 366 députés présents ce jour-là, un seul, du parti d’opposition FIDESz, vote contre. Il explique son geste par le souci de représenter « les 62 % de Hongrois qui ont voté non ou qui n’ont pas participé au référendum du 12 avril ».
16 avril Cérémonie de signature du traité d’adhésion à l’Union européenne à Athènes.
17 mai L’Alliance des jeunes démocrates-Parti bourgeois hongrois (FIDESz-MPP), le parti d’opposition le plus important, se transforme en Alliance civique hongroise (FIDESz-MPSZ) par 459 voix pour et deux abstentions. Elle élit à sa tête l’ex-Premier ministre Viktor Orban, seul candidat (399 voix pour et 57 contre). Dans son discours, celui-ci insiste sur le fait que les Hongrois n’ont pas de raison d’intégrer l’UE avec un sentiment d’infériorité.
19 mai Remaniement ministériel. Ferenc Gyurcsany, jusqu’alors conseiller de P. Medgyessy, succède à Gyorgy Janosi au poste de ministre de la Jeunesse et des Sports. Istvan Hiller, secrétaire d’Etat au sein du ministère de l’Education, remplace Gabor Gorgey à la tête du ministère de la Culture. Miklos Persanyi, directeur du jardin zoologique de Budapest et qui a été conseiller pour la protection de l’environnement auprès de la Berd, est nommé ministre de l’Environnement à la place de Maria Korodi. Katalin Levai prend la tête du poste, nouvellement créé, de ministre sans portefeuille en charge de veiller à l’égalité des chances pour les femmes et les Roms. Enfin, Endre Juhasz, négociateur principal avec l’UE, devient ministre sans portefeuille chargé de coordonner les affaires européennes, fonction qui n’existait pas jusqu’alors.
2 juin Le Parlement approuve la résolution proposée par le gouvernement d’envoyer 300 hommes pour participer à la reconstruction de l’Irak, où ils sont autorisés à rester jusqu’à la fin de 2004.
4 juin La parité centrale de la monnaie passe de 276,1 forints pour 1 euro à 282,36. La bande de fluctuation de plus ou moins 15 % reste inchangée.
16 juin Le Parlement adopte une loi sur la privatisation des hôpitaux.
19 juin La Banque centrale relève son taux d’intérêt directeur de 200 points de base, de 7,5 % à 9,5 %, après l’avoir porté de 6,5 % à 7,5 % le 11 juin.
23 juin Le Parlement adopte des amendements à la loi sur les communautés hongroises des pays voisins.
 
Principales formations politiques
 
 
MSzP Parti socialiste hongrois
FIDESz-MPSZ Alliance civique hongroise
SzDSz Alliance des démocrates libres
MDF Forum démocratique hongrois
FKgP Parti des petits propriétaires
MIEP Parti hongrois pour la justice et la vie (extrême droite)
Centrum Centre pour la solidarité hongroise
Munkaspart Parti travailliste hongrois (extrême gauche)
KDNP Parti populaire chrétien-démocrate
 
Résultats des dernières élections
 
 
Election présidentielle du 6 juin 2000
Le président de la République est élu par le Parlement pour une période de cinq ans et, aux termes de la Constitution, ne peut exercer que deux mandats. Arpad Göncz, fondateur de l’Alliance des démocrates libres (SzDSz), a été élu à la magistrature suprême le 3 août 1990, et réélu le 19 juin 1995. Ferenc Madl a été désigné le 6 juin 2000 par un vote du Parlement pour prendre sa succession à la tête de l’Etat.
Prochaine échéance présidentielle : juin 2005
Elections législatives des 7 et 21 avril 2002
Taux de participation : 70,53 % au premier tour, 73,51 % au second


IMGIMGPartis Premier tour Second tour 
(% ...IMGIMF
Partis Premier tour Second tour (% des voix) (nombre de sièges) Parti socialiste hongrois (MSzP) 42,05 178 Alliance des jeunes démocrates–Parti bourgeois hongrois et Forum démocratique hongrois (FIDESz-MPP et MDF) 41,07 188 Alliance des démocrates libres (SzDSz)* 5,57 20 Parti hongrois pour la justice et la vie (MIEP) 4,37 - Centre pour la solidarité hongroise (Centrum) 3,90 - Parti travailliste hongrois (Munkaspart) 2,16 - Parti des petits propriétaires 0,75 - Autres 0,13 Total 100 386 * Un candidat commun au MSzP et à la SzDSz

Prochaines échéances législatives : avril 2006
 
Composition du gouvernement (juin 2003)
 
 
  • Premier ministre : Peter Medgyessy (MSzP)
  • Affaires étrangères : Laszlo Kovács (MSzP)
  • Défense : Ferenc Juhasz (MSzP)
  • Finances : Csaba Laszlo (MSzP)
  • Intérieur : Monika Lamperth (MSzP)
  • Economie et Transports : Istvan Csillag (SzDSz)
  • Agriculture et Développement régional : Imre Nemeth (MSzP)
  • Santé, Affaires sociales et Famille : Judit Csehak
  • MSzP)
  • Justice : Peter Barandy (MSzP)
  • Travail et Emploi : Sandor Burany (MSzP)
  • Education : Balint Magyar (SzDSz)
  • Patrimoine culturel : Istvan Hiller (MSzP)
  • Jeunesse et Sports : Ferenc Gyurcsany (MSzP)
  • Environnement et Gestion de l’eau : Miklos Persanyi (SzDSz)
  • Technologies de l’information : Kalman Kovacs
  • SzDSz)
  • Office du Premier ministre : Peter Kiss (MSzP)
  • Ministre sans portefeuille en charge de l’égalité des chances : Katalin Levai
  • Ministre sans portefeuille en charge des affaires européennes : Endre Juhasz
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  Ouvrages
·  International energy agency, OCDE, Hungary 2003 Review, Paris, 2003,149 p.
·  OCDE, Etudes économiques 2001-2002 : Hongrie, Paris, 2002,181 p.
·  Central Statistical Office, Statistical Yearbook of Budapest 2001, Budapest, 2002,412 p.
·  Hungarian Central Statistical Office Statistical Yearbook of External Trade 2001, Budapest, 2002,413 p.
·  Revues
·  Barnabas Racz, « The Left in Hungary and the 2002 Parliamentary Elections », Europe-Asia Studies, vol. 55, n° 5, juillet 2003, pp. 747-770.
·  Mihaly Laki, « Opportunities for Property Acquisition and some Characteristics of Big Entrepreneurs in Post-Socialist Hungary », Europe-Asia Studies, vol. 55, n° 5, juillet 2003, pp. 693-710.
·  Marian Ryzov, Erik Mathijs, « Farm Survival and Growth in Transition Economies : Theory and Empirical Evidence from Hungary », Post-Communist Economies, vol. 15, n° 2, juin 2003, pp. 227-242.
·  Lili Berko, Agota Gueullette , « Policy for Support of Small and Medium-Size Enterprises in Hungary : the Case of the Central Region », Post-Communist Economies, vol. 15, n° 2, juin 2003, pp. 243-258.
·  Samuel Depraz, « Les parcs naturels en Hongrie. Protection de la nature et développement local », Le courrier des pays de l’Est, n° 1035, mai 2003, pp. 70-79.
·  IMF, « Hungary : Selected Issues », IMF Country Report, n° 03/125, mai 2003,66 p.
·  IMF, « Hungary : Staff Report for the 2003 Article IV Consultation », IMF Country Report, n° 03/124, mai 2003,39 p.
·  Yudit Kiss, « System Changes, Export-Oriented Growth and Women in Hungary », Europe-Asia Studies, vol. 55, n° 1, janvier 2003, pp. 3-37.
·  Peter Medgyessy, « Le bon élève de l’Europe centrale » [Hongrie], Politique internationale, n° 98, hiver 2002-2003, pp. 49-64.
·  Antonella Capelle-Pogacean, « La Hongrie et les minorités magyares. Une relation complexe à l’heure de l’intégration européenne », Le courrier des pays de l’Est, n° 1028, septembre 2002, pp. 69-77.
·  Attila Agh, « The Dual Challenge and the Reform of the Hungarian Socialist Party », Communist and Post-Communist Studies, vol. 35, n° 3, septembre 2002, pp. 269-288.
·  Liliane Petrovic, « Hongrie. Luttes politiques et implications économiques », in « Europe centrale et orientale 2001-2002. Une croissance pérenne, des jeux politiques rodés, des sociétés désenchantées », Le courrier des pays de l’Est, n° 1026, juin-juillet 2002, pp. 80-96.
·  IMF, « Hungary : Financial System Stability AssessmentFollow-Up », IMF Country Report, n° 02/112, juin 2002,72 p.
·  IMF, « Hungary : Selected Issues and Statistical Appendix », IMF Country Report, n° 02/109, juin 2002,58+13 pp.
·  IMF, « Hungary : Staff Report for the 2002 Article IV Consultation », IMF Country Report, n° 02/111, juin 2002,35 p.
·  Economist Intelligence Unit, Country Report (trimestriel), ountry Profile (annuel), « Hungary ».
 
NOTES
 
[(1)]Les premières élections locales libres ont eu lieu en 1990 et, depuis, elles sont organisées la même année que les élections législatives.
[(2)]Ces 22 villes sont à statut départemental.
[(3)]G. Demszky était suivi par le candidat indépendant (soutenu par la droite - FIDESz et MDF) Pal Schmitt (37 % des voix) et la candidate du Parti socialiste Erzsebet Nemeth (13 % des voix). Les trois autres candidats, dont le chef du Parti hongrois pour la justice et la vie (extrême droite), Istvan Csurka, ont chacun obtenu moins de 4 % des suffrages.
[(4)]RFE/RL Newsline, 21 et 22 octobre 2002.
[(5)]RFE/RL Newsline, 31 juillet 2002.
[(6)]RFE/RL Newsline, 6 août 2002.
[(7)]Nepszabadsag, repris par RFE/RL Newsline, 12 août 2002.
[(8)]Parmi ceux qui ont donné leur accord figurent : les ex-Premiers ministres (Viktor Orban, Gyula Horn et Peter Boross), un ancien ministre de la Justice, Ibolya David, de l’Economie, Gyorgy Matolcsy (tous deux du gouvernement Orban), deux membres du gouvernement Horn (1990-1994), Istvan Balsai et Balazs Horvath, etc. Contrairement à ces derniers, d’autres membres des gouvernements hongrois ont refusé de coopérer avec la Commission Mecs ou de donner leur accord à la publication d’informations sur leur passé. Parmi eux, on trouve : le président de la République Ferenc Madl, qui était ministre dans le gouvernement Antall, le président actuel de la Banque centrale hongroise Zsigmond Jarai, qui était ministre des Finances dans le gouvernement Orban, le ministre du Patrimoine culturel, Attila Varhegyi, et celui en charge de la gestion des fonds Phare, Imre Boros (tous deux ont été membres du gouvernement Orban).
[(9)]A compter du milieu de 2001 lorsqu’est intervenu le changement de régime monétaire.
[(10)]RFE/RL Newsline, vol. 7, n° 121, Part II, 27 juin 2003.
[(11)]RFE/RL Newsline, vol. 7, n° 118, Part II, 24 juin 2003.
[(12)]RFE/RL Newsline, vol. 7, n° 120, Part II, 26 Juin 2003.
[(13)]RFE/RL Newsline, vol. 7, n° 121, Part II, 27 juin 2003.
[(14)]Nepszava, 31 juillet 2002, repris par RFE/RL Newsline.
[(15)]En automne 2002, le ministère de l’Emploi avait déjà invité les personnes sans emploi âgées de 18 à 25 ans et dotées d’un diplôme d’enseignement secondaire à rejoindre l’armée. En août 2002, l’armée comptait environ 1 500 postes vacants.
[(16)]Voir Edith Lhomel, « Un chantier décisif. Le développement régional dans les pays candidats à l’Union européenne », Le courrier des pays de l’Est, n° 1024, avril 2002, pp. 4-16.
[(17)]Bien que le taux de participation ait été inférieur à 50 %, les résultats du référendum sont valables, selon la Constitution. Il a été de 5 points inférieur à celui enregistré en 1997, lorsque les Hongrois se sont prononcés sur l’adhésion du pays à l’Otan.
[(18)]RFE/RL Newsline, vol. 7, n° 71, Part II, 14 avril 2003.
[(19)]RFE/RL Newsline, vol. 7, n° 72, Part II, 15 avril 2003.
[(20)]La délégation hongroise qui a assisté à la cérémonie de signature du traité était la plus nombreuse de toutes et comprenait trois ex-Premiers ministres (Peter Boross, Gyula Horn et Viktor Orban), un ex-président de la République (Arpad Goncz) ainsi que l’actuel, Ferenc Madl, le Premier ministre, Peter Medgyessy, et le ministre des Affaires étrangères, Laszlo Kovacs. P. Medgyessy a indiqué à la presse que la délégation hongroise avait été initialement limitée à cinq personnes, mais que le Luxembourg et la Grèce avaient cédé une place à la Hongrie. RFE/RL Newsline, vol. 7, n° 72, Part II, 15 avril 2003.
[(21)]MTI, 27 mai 2003.
[(22)]KSH (Office central des statistiques).
[(23)]MTI Econews, 30 mai 2003.
[(24)]Magyar Nemzeti Bank, Quarterly Report on Inflation, mai 2003.
[(25)]OCDE, Perspectives économiques de l’OCDE, version préliminaire, mai 2003 ; FMI, Hungary : Staff Report for the 2003 Article IV Consultations, 1er avril 2003 ; Commission européenne ; « Economic Forecasts for the Candidate Countries Spring 2003 », European Economy, Enlargement Papers, n° 15, avril 2003 ; Berd, Transition Report Update, mai 2003 ; WIIW Research Reports, juillet 2003 ; MNB, Quarterly Report on Inflation, mai 2003.
[(26)]Source : base de données de WIIW, Vienne.
[(27)]FMI, Hungary : Staff Report for the 2003 Article IV Consultations, avril 2003.
[(28)]ECE/UN, Economic Survey of Europe, 2003, n° 1, Genève.
[(29)]Néanmoins, P. Medgyessy a reconnu que l’Etat devrait utiliser les fonds d’une manière plus efficace tout en ajoutant que ceci n’entraînerait pas de mesures d’austérité. RFE/RL Newsline, vol. 7, n° 93, Part II, 19 mai 2003.
[(30)]FMI, Hungary : Staff Report for the 2003 Article IV Consultations, avril 2003, p. 8.
[(31)]Calculé au taux de change moyen pour 2002, soit 242,97 forints pour 1 euro. Source : MNB. Le salaire moyen mensuel net s’est élevé en 2002 à 77 607 forints (319 euros).
[(32)]Dans le secteur public, les hausses les plus élevées (près de 50 %) ont été enregistrées dans les secteurs de la santé et de l’éducation.
[(33)]Magyar Nemzeti Bank, Quarterly Report on Inflation, mai 2003. Le taux d’inflation en décembre 2002 a été de 4,8 %, soit un taux proche de la valeur centrale de la fourchette retenue comme objectif (4,5 % plus ou moins 1 %).
[(34)]Ces prévisions des taux d’inflation pour la fin de l’année ne diffèrent pas de celles avancées par la MNB un mois plus tôt. RFE/RL Newsline, vol. 7, n° 105, Part II, 5 juin 2003.
[(35)]RFE/RL Newsline, vol. 7, n° 109, Part II, 11 juin 2003.
[(36)]Une participation au MCE II pendant deux ans au minimum est obligatoire pour tout pays membre de l’UE souhaitant adhérer à la zone euro. Durant cette période, le pays concerné n’est pas autorisé à dévaluer sa monnaie par rapport à celle des autres pays membres de l’UE.
[(37)]Magyar Nemzeti Bank, News, 4 juin 2003.
[(38)]Ce programme de gouvernement est pluriannuel et il englobe la période allant jusqu’en 2005.
[(39)]Gyula Barabas (éds.), « Coping with the Speculative Attack Against the Forint’s Band », MNB Background Studies, mai 2003, Budapest.
[(40)]Sandor Richter, « Hungary : the Elections Year is Over, Repair of Damages may Begin », in WIIW Research Reports, n° 293, février 2003.
[(41)]Selon les deux méthodologies (SEC 95 et SFP). Voir, Ministry of Finance, Flash Report on Key Features of Economic Processes and Financial Flows, 31 mars 2003, Budapest.
[(42)]Pour plus de détails sur ces promesses voir Liliane Petrovic, « Hongrie 2001-2002. Luttes politiques et implications économiques », Le courrier des pays de l’Est, n° 1026, juin-juillet 2002, pp. 80-96.
[(43)]RFE/RL Newsline, vol. 7, n° 92, Part II, 16 mai 2003.
[(44)]Ibid. note 25.
[(45)]FMI, Hungary : Staff Report for the 2003 Article IV Consultations, avril 2003.
[(46)]Si l’ancienne méthodologie avait été appliquée, les comptes extérieurs auraient été moins favorables.
[(47)]Il s’agit des chiffres harmonisés selon les recommandations de l’UE pour 2002, ainsi que pour 2001.
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[(1)]
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[(3)]
G. Demszky était suivi par le candidat indépendant (soutenu...
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[(4)]
RFE/RL Newsline, 21 et 22 octobre 2002. Suite de la note...
[(5)]
RFE/RL Newsline, 31 juillet 2002. Suite de la note...
[(6)]
RFE/RL Newsline, 6 août 2002. Suite de la note...
[(7)]
Nepszabadsag, repris par RFE/RL Newsline, 12 août 2002. Suite de la note...
[(8)]
Parmi ceux qui ont donné leur accord figurent : les ex-Prem...
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[(9)]
A compter du milieu de 2001 lorsqu’est intervenu le changem...
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RFE/RL Newsline, vol. 7, n° 121, Part II, 27 juin 2003. Suite de la note...
[(11)]
RFE/RL Newsline, vol. 7, n° 118, Part II, 24 juin 2003. Suite de la note...
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RFE/RL Newsline, vol. 7, n° 120, Part II, 26 Juin 2003. Suite de la note...
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RFE/RL Newsline, vol. 7, n° 121, Part II, 27 juin 2003. Suite de la note...
[(14)]
Nepszava, 31 juillet 2002, repris par RFE/RL Newsline. Suite de la note...
[(15)]
En automne 2002, le ministère de l’Emploi avait déjà invité...
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Voir Edith Lhomel, « Un chantier décisif. Le développement ...
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Bien que le taux de participation ait été inférieur à 50 %,...
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[(20)]
La délégation hongroise qui a assisté à la cérémonie de sig...
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[(21)]
MTI, 27 mai 2003. Suite de la note...
[(22)]
KSH (Office central des statistiques). Suite de la note...
[(23)]
MTI Econews, 30 mai 2003. Suite de la note...
[(24)]
Magyar Nemzeti Bank, Quarterly Report on Inflation, mai 200...
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[(25)]
OCDE, Perspectives économiques de l’OCDE, version prélimina...
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[(26)]
Source : base de données de WIIW, Vienne. Suite de la note...
[(27)]
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[(28)]
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[(44)]
Ibid. note 25. Suite de la note...
[(45)]
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[(46)]
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[(47)]
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