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Le Divan familial

2005/1 (N° 14)

  • Pages : 240
  • ISBN : 9782848350741
  • DOI : 10.3917/difa.014.0039
  • Éditeur : In Press

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Projection réciproque dans la dynamique de couple

1

L’amour ou le climat émotionnel n’est pas simplement imputable à soi-même ou à des objets externes, mais aussi à des objets internes que l’on peut aimer autant que les objets du monde extérieur, ou que l’on peut à la fois aimer et détester de façon ambivalente.

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Ce rapport continu entre objets internes et externes doit être considéré comme une manière d’être propre à l’être humain. Nous pouvons ainsi dire que les individus ont tendance à se servir les uns des autres (Scharff, Savege Scharff 1991, Fonagy, 1999) et que nous sommes poussés à jouer des rôles dans les drames intérieurs d’autrui pour décréter dans le lien imaginaire du rapport de couple ce dont il est porteur (Norsa, Zavattini, 1997).

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Nous observons ainsi que les individus sont toujours impliqués dans des processus d’alignement et de résonance, une sorte de communication consciente et inconsciente, un « scanning » des états mentaux de soi et de l’autre (accordage affectif, Stern, 1985). Ces oscillations de proximité et de distance mentales peuvent être utiles et devraient être tolérées.

Rejeter la capacité de mentaliser

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Il faut prêter attention à deux aspects de l’échec du processus d’accordage affectif.

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a) Atteinte à la capacité de réfléchir sur les expériences mentales et de différencier les émotions. Au niveau mental, cela nous limite dans la connaissance des émotions et des états affectifs internes. En effet, la capacité de distinguer entre la réalité interne et externe est endommagée : dans la littérature psychanalytique, on décrit l’échec de prendre en considération l’état d’esprit actuel de l’interlocuteur en termes d’identification projective massive.

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b) La séparation et l’indépendance par rapport à l’objet ainsi que la dépendance de la relation sont rejetées : passer à la « position tierce ; third position » pourrait être difficile (Britton, 1989).

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Nous pouvons ainsi imaginer, comme Stanley Ruszczynski (1997) l’a si bien souligné, un couple conjugal triangulaire, composé de chacun des partenaires et de leur relation en tant que troisième élément. En ce sens, la relation a pour chacun de ses membres sa propre identité parallèle, celle-ci pouvant – éventuellement – interférer avec les besoins et intérêts personnels des deux partenaires.

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Se reconnaître séparé de l’autre peut être terrible, et l’idée que l’espace triangulaire puisse « miner » le vœu d’être des sortes d’âmes-sœurs provoque une grande anxiété.

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Nous voulons souligner le fait qu’exaspérer les différences peut empêcher de reconnaître la dépendance à la relation en soi, c’est-à-dire le fait d’être dans la même situation. Il peut s’agir de la peur que l’espace triangulaire soit déséquilibré, par exemple lorsque l’un des partenaires se l’approprie.

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Vignette clinique : « Ni avec toi, ni sans toi »

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Mme D et M. D sont mariés depuis presque vingt ans et ont deux enfants, un garçon de dix-sept ans et une fille de dix. [Thérapie conduite par Giulio Cesare Zavattini.]

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Entre Mme D et M. D il existe une tension incessante. Elle l’accuse de ne pas être digne de confiance et de ne pas l’aider financièrement. Il exprime le sentiment d’être incompris : il se préoccupe à son sujet, tandis qu’elle l’accuse d’être responsable de tout ce qui ne va pas.

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Mme D est constamment irritée par M. D, elle parle toujours de séparation, au point d’avoir acheté sa propre maison un an auparavant, mais au bout de quelques mois elle s’est mis en tête de faire venir son mari chez elle.

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Mme D est la cadette d’une famille d’ouvriers. Elle parle d’un père qui « donnait des ordres » et lui disait de prendre soin de sa mère. Cette dernière est décrite par Mme D comme une femme plutôt immature qui lui transmettait un sentiment de culpabilité, en lui disant qu’il fallait se sacrifier plutôt que de prendre du plaisir.

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M. D vient d’une famille bourgeoise qui a traversé des temps difficiles, surtout après la mort de son père, lorsqu’il n’était qu’un adolescent. Il décrit des parents négligés et faibles qui laissaient leurs enfants faire ce qu’ils voulaient. La mère est décrite comme une femme incertaine, qui n’adhérait pas aux règles, tandis que le père est décrit comme un individu complètement dévoué à son travail et incapable de se rendre utile à la maison, déléguant tout à sa femme.

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Au début d’une séance, Mme D, pressée comme d’habitude, mais désirant fortement se confier à moi, me parle d’un rêve court :

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« Je suis avec une amie, son fils pleure désespérément, il veut dormir, mais elle ne peut plus le supporter, elle ne va pas le laisser faire. Alors je lui dis que je vais m’occuper de lui. Je le prends dans mes bras, je l’apaise. L’enfant semble finalement s’endormir, mais la mère revient, et dit qu’elle ne peut pas attendre – elle doit s’en aller et réveille donc l’enfant. »

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Alors, sans trop de commentaires, je dis seulement : « Le rêve vous concerne, vous et M. D », alors elle commence à se plaindre de son mari, qui ne veut pas coopérer et sur qui on ne peut pas compter. M. D écoute avec une apparente tranquillité et sans réagir, mais je sens sa tension.

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Le rêve présente une structure dans laquelle un triangle apparaît de façon désespérée et indigente, une personne qui ne s’intéresse pas mais qui s’inquiète, et une autre personne qui, anxieuse, voit ses propres efforts se volatiliser. Le scénario du rêve pourrait indiquer les deux sentiments de Mme D et fait aussi allusion à la relation entre M. et Mme D (Lupinacci, Zavattini, 2002).

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Mme D dit que cet enfant est étrange et a des problèmes psychologiques, mais la mère ne l’aide pas. M. D connaît cette mère et cet enfant et dit qu’elle a éduqué son enfant « sans aucune règle », comme un animal et qu’elle le laisse agir à sa guise.

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Dans mon premier commentaire, je rappelle à Mme D sa relation avec sa propre mère qui la poussait à se sacrifier et la façon dont elle a fait remonter cela à la surface lors de la séance précédente, quand elle a relaté qu’après son premier accouchement, qui fut difficile, sa mère ne l’a pas aidée.

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Elle a aussi mentionné – je le lui rappelle – à quel point elle se sent toujours en conflit, vivant des états mentaux opposés : d’un côté, elle exprime le désir de se rendre autonome, d’un autre elle se soucie ensuite de ceux qui ont besoin que l’on s’occupe d’eux.

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Selon mon interprétation, elle voit son mari comme l’enfant dont elle pense devoir prendre soin, mais en même temps elle se fâche à l’idée de ne pas pouvoir éviter ce rôle et la colère, vraisemblablement, s’oppose à ses tentatives de résoudre les problèmes.

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J’observe que pour M. D le rêve souligne avant tout le thème de la mère sans règles, et c’est la manière dont il décrit d’habitude sa propre mère. Je lui rappelle que, dans sa famille actuelle, il doit faire comprendre à ses enfants qu’ils doivent être plus économes. Il accuse donc sa femme d’être toujours trop conciliante et de se plaindre en même temps de ne pas être écoutée.

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Lors de la séance suivante, j’essaie de mettre en évidence que ce qu’ils semblent avoir en commun, c’est cette situation actuelle de précarité qui leur permet de penser à eux comme à un couple ou d’envisager d’être ensemble dans le futur comme s’ils étaient un couple-non-couple.

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Je dirige l’attention de Mme D sur le fait qu’elle pense toujours à se libérer de lui, mais en fin de compte, elle ne semble pas véritablement vouloir le faire. Je dis que M. D a peur de ne jamais incarner un bon père et a donc tendance à se retenir. J’ajoute aussi qu’il a dû énormément souffrir avec un père aussi inaccessible, qui dormait toujours l’après-midi et qui s’est éteint très tôt dans sa vie.

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Plus tard, j’explique que ce qu’il ne voit pas, c’est que sa femme voudrait pouvoir s’endormir et lui confier les tâches. De la même façon, je fais savoir à Mme D qu’elle a toujours besoin de tout contrôler, elle ne fait pas confiance et dort avec un œil ouvert. En outre, elle l’a dit plus d’une fois, et à présent elle s’en souvient, elle ne dort pas la nuit.

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Par conséquent, je commente qu’à son tour, elle n’arrive pas à voir qu’en étant si active et autoritaire avec son mari, elle lui fait craindre de le rendre incompétent et inutile, comme l’était son père à lui, au point de se refermer sur lui-même et de s’endormir.

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Mme D., qui se plaint toujours durant les séances, se calme un peu, mais brièvement, avant de se mettre en colère et de changer de discours. Elle accuse son mari d’avoir entrepris quelque chose qui la concerne et, comme d’habitude, de le lui avoir dit à la dernière minute. Elle l’attaque et le dénigre fortement. D’abord, il essaie de rester calme, mais comme elle persévère, ils se mettent à se disputer.

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Je sens qu’ils m’excluent pour éluder ce que je disais à leur propos quelques minutes auparavant : le sens précaire des liens, le « ni avec toi, ni sans toi ».

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Je souligne que je suis conscient de l’anxiété qu’ils éprouvent en voyant cela. Même s’ils souffrent et ont peur d’être opprimés et engloutis par l’autre, il s’agit de liens de couple.

Conclusions

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Dans la première intervention, le psychanalyste a essayé de différencier les thèmes individuels, en cherchant en premier lieu à comprendre la qualité des affects dont Mme D et M. D sont porteurs (Zavattini, 2001).

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Autrement dit, la façon dont tous deux ont découvert dans la relation de couple, non seulement le fait de ré-expérimenter des situations affectives frustrantes, mais aussi et surtout de jouer un rôle actif à travers le conjoint, en le poussant à devenir l’objet frustrant qu’ils voulaient éviter.

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Mme D évite inconsciemment le rôle de mère masochiste et soumise, qui tend d’un côté à renoncer à soi et de l’autre à s’identifier à un père dominant, ce qui implique aussi la peur de ne pas être capable d’affronter son propre désespoir : l’enfant-soi, dans le rêve, peut être vécu comme quelque chose de très coûteux et vexatoire, qui nécessite son aide immédiate – une part d’elle-même qui n’est pas métabolisée et qui lui provoque une grande anxiété.

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M. D semble avoir été incapable d’introjecter un père suffisamment fort et sûr, engagé sentimentalement avec une mère qui n’est pas digne de confiance. Il hésite entre l’identification avec l’enfant qui ne veut pas être contrôlé et le sentiment que l’absence des parents est dangereuse. Selon nous, cette perpétuelle oscillation pourrait expliquer la raison pour laquelle M. D se prête toujours au rôle de celui en qui l’on ne peut avoir confiance, dont la fiabilité n’existe pas. Dans la deuxième intervention, nous avons essayé de révéler l’interpénétration de leur monde intérieur, jusqu’à ce que le psychanalyste réussisse à mettre en évidence que le « ni avec toi, ni sans toi » est l’expression d’un thème inconscient partagé.

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Toutefois, Mme D et M. D semblent être pris au piège d’un lien où ils craignent que l’autre s’empare de la relation, et fasse ainsi pencher la balance en sa faveur.

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Nous voulons surtout souligner qu’un niveau plus profond de leur lien inconscient remonte à la surface et fait en sorte que cette collusion provoque le conflit. Déclencher une dispute ne signifie pas seulement exclure momentanément l’analyste de l’échange, mais surtout se servir de lui pour affronter les « faits ».

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En d’autres termes, à travers la dispute le couple peut collaborer dans une alliance pour transformer l’analyste soit en parent endormi/inconscient, soit en médiateur. C’est seulement à présent que le psychanalyste prend conscience qu’il risquait d’être mis au même niveau que le scénario du rêve, étant donné qu’il n’arrivait pas à les calmer ni à les faire « réfléchir ».

39

Enfin, nous voulons souligner que notre tâche n’est pas d’enseigner au couple comment interrompre ou éliminer les projections, mais de comprendre d’où elles proviennent et où elles nous conduisent. Cela dit, il est important que chacun comprenne que les projections existent et qu’il est nécessaire d’éviter qu’elles deviennent rigides au point d’empêcher l’insight. Nous devons aider le couple à comprendre que ce qu’ils se reprochent est exactement ce dont ils se plaignent ; c’est-à-dire des aspects de soi projetés dans l’autre.

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Toutefois, il faut en parler avec précaution parce que cela concerne le cœur de la collusion et de ce que l’on appelle le transfert de couple.

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Pour conclure, considérer la dialectique interne/externe, le Je/Tu et le Je/Nous, semble utile non seulement au niveau des problèmes d’incompréhension réciproque, mais aussi pour une plus grande capacité à reconnaître et différencier à l’intérieur de soi les sentiments qui devraient constituer la base des efforts ultérieurs en vue d’une meilleure compréhension.


Bibliographie

  • Britton R. (1989) The Missing Link. Parental Sexuality and the Oedipus Complex. In : Britton, R., Feldman, M., O’Shaughnessy, E., The Œdipus Complex Today. Clinical implications. Karnac Books, London, p. 83-102.
  • Fonagy P. (1999) Psychonalytic Theory from the Viewpoint of Attachment Theory and Research, In : Cassidy, J., Shaver P. H., Handbook of Attachment. Theory, Research, and Clinical Applications, The Guilford Press, New York, London, p. 595-624.
  • Lupinacci M.A., Zavattini G.C. (1997) One dream for two people : dreaming in the psychoanalytic couple psychotherapy, Congresso internazionale « Sogno, mito e gruppo », Roma, 6-9 giugno 2002.
  • Norsa, D., Zavattini G.C. (1997) Intimità e Collusione. Teoria e Tecnica della psicoterapia psicoanalitica di coppia. Milano, Raffaello Cortina Editore.
  • Ruszczynski, S. (1997) The « Marital Triangle » : Towards « Triangular Space » in the Intimate Couple Relationship, Journal of the British Association of Psychotherapists, 3, p. 33-47.
  • Scharff D. E., Savege Scharff J. (1991) Object Relations Couple Therapy, Jason Aronson, Northvale, New Jersey, London.
  • Stern, D.N. (1985) The Interpersonal World of the Infant. Basic Books, New York.
  • Zavattini G.C. (2001) Shared Internal Worlds : Collusion and Affect Attunement in the Couple. Bulletin of SPMP. Psychoanalytical Marital Psychotherapists, n° 8, p. 29-37.

Résumé

Français

L’amour est en partie imputable à des objets internes qui représentent les fantasmes de la relation dont les individus sont porteurs et qu’ils tentent de réactualiser dans le lien de couple. Lorsque la capacité d’explorer les états mentaux – les siens propres et ceux de l’autre – échoue (accordage affectif, Stern, 1985), il s’ensuit : a) un dommage à la capacité de réfléchir sur les expériences mentales et de différencier les émotions (« identification projective excessive ») ; b) la négation de l’indépendance de l’objet ainsi que de la dépendance de la relation, associée à une énorme anxiété à l’idée d’un « triangle conjugal de couple » (Ruszczynski, 1997). Dans le cas clinique relaté de M. et Mme D, le thérapeute a tenté de différencier, dans la première intervention, les thèmes individuels (pour Mme D : le refus inconscient du rôle de la mère masochiste et soumise associé à l’identification à un père dominant ; pour M. D, l’introjection manquée à un père fort mais lié à une mère sur qui on ne peut pas compter), tandis que dans la seconde intervention, il a mis en évidence le thème inconscient partagé « ni avec, ni sans toi » (la peur que l’autre s’empare de la relation), qu’ils expriment aussi par leur collusion, au point de déclencher un conflit afin d’exclure l’analyste et d’éviter ainsi de « penser ».

Mots-clés

  • collusion
  • couple
  • psychanalyse

English

Not with you, nor without youCollusion and affect attunement in the coupleLove is attributable also to « inner objects », fantasy relationship of which each person is the bearer and which he/she tries to « enact » in the couple bond. When capacity of scanning of mental states of the self and the other (affect-attunement, Stern, 1985) fails, we may have two effects : a) damage to the capacity of reflecting on mental experience and to differentiate emotions (« excessive projective identification ») ; b) deny of independence of the object as well as the dependence on the relationship, together with a lot of anxiety over the idea of « marital couple triangle » (Ruszczynski, 1997). In the clinical case about Mr D and Mrs D, the couple analyst in the first intervention tried to differentiate the individual themes (for Mrs D : unconscious avoiding the role of a masochistic and submissive mother and identification herself with a dominating father ; for Mr D : inability to introject a sufficiently strong and secure father, involved with an unreliable mother), in the second intervention instead the therapist tried to bring to light the shared unconscious theme, the « not with you, nor without you » (each one is afraid that the other has taken over the relationship), which emerges also by their collusion to trigger the conflict, so as to exclude the analyst and to avoid to « think ».

Keywords

  • collusion
  • couple
  • psychoanalysis

Español

Ni contigo, ni sin tíColusión y sintonización afectiva en la parejaEl amor en parte se puede atribuir a los « objetos interiores », fantasías de relaciones de las cuales los individuos son portadores y que tratan de re-actualizar en la unión de pareja. Cuando fracasa la capacidad de explorar los estados mentales propios y los del otro (sintonización afectiva, Stern, 1985) los resultados son : a) un daño en la capacidad de reflexionar sobre las experiencias mentales y en diferenciar las emociones (« identificación proyectiva excesiva ») ; b) la negación de la independencia del objeto así como de la dependencia de la relación, unidas a una enorme ansia con respecto a la idea de « triángulo marital de pareja » (Ruszczynski, 1977). En el caso clínico presentado, el Sr. D. y la Sra. D., en el primer encuentro el terapeuta probó en diferenciar los temas individuales (para la Sra. : el rechazo inconsciente del rol de madre masoquista y sumisa unido a la identificación con un padre dominante ; para el Sr. D., la falta de introyección de un padre fuerte, comprometido con una madre no confiable), mientras que en el segundo puso en evidencia el tema del inconsciente compartido « ni contigo, ni sin tí » (miedo a que el otro se adueñe de la relación), expresado también por su colusión a estimular el conflicto con el fin de excluir al analista y evitar de « pensar ».

Palabras claves

  • colusión
  • pareja
  • psicoanálisis

Plan de l'article

  1. Projection réciproque dans la dynamique de couple
  2. Rejeter la capacité de mentaliser
  3. Conclusions

Pour citer cet article

Santona Alessandra, Zavattini Giulio-Cesare, « Ni avec toi, ni sans toi. Collusion et accordage affectif dans le couple », Le Divan familial, 1/2005 (N° 14), p. 39-47.

URL : http://www.cairn.info/revue-le-divan-familial-2005-1-page-39.htm
DOI : 10.3917/difa.014.0039


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