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Le journal de l'école de Paris du management

2004/6 (N°50)


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Il est des conjonctions qu’il convient de marquer : parution du volume X des Annales en novembre, du Journal numéro 50 en décembre, fête des dix ans de l’École de Paris en janvier prochain. De plus, les articles de ce numéro se regroupent commodément sous le thème de l’esprit de conquête, ce qui tombe bien car c’est celui qui anime l’École de Paris. Voyons cela.

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« Pourquoi ne pas créer une “École de Paris du management” ? » me dit Jean-Marc Oury en 1991 à mon retour d’une expédition de trois mois aux USA pour étudier l’exportation là-bas d’idées fabriquées en France. Je suis fulguré par cette idée. En effet, nombre d’universitaires américains s’étaient montrés étonnés et séduits par les recherches dont je leur parlais mais ils ne comprenaient rien à mes étiquettes : qu’est-ce qu’une Grande École, pourquoi Gérer et Comprendre est une série des Annales des mines, “revue fondée en 1794” ? Paris, au moins, c’est connu et c’est même magique : École de Paris du management, voilà une étiquette pour de belles conquêtes !

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L’idée est lancée en 1992 dans un article [1][1] Michel Berry “Que faire de l’Amérique ? Gérer et Comprendre”,... qui a fait parler, et même jaser : n’est-ce pas une idée folle ? Mais comme le dit Claude Riveline dans sa page Idées, il faut suivre ses folies en sachant les rendre raisonnables. Inviter des orateurs qui disent des choses étayées sur l’observation et l’expérimentation ; débattre avec eux dans une atmosphère d’écoute et d’exigence ; trouver des plumes capables de traduire ces échanges en écrits pétillants et fidèles ; ne pas lésiner sur le temps passé à peaufiner les publications ; tirer parti des nouveaux moyens de diffusion comme le web. Avec toutes ces précautions, nous n’étions pas sûrs de conquérir les territoires visés, ni même de survivre, mais au moins nous ne sombrerions pas dans l’insignifiance.

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Et nous avons survécu malgré quelques moments périlleux qui surviennent souvent lorsqu’on sort des sentiers balisés. Il reste du travail pour conquérir les États-Unis, mais l’École de Paris a rallié beaucoup d’amis dans tous les milieux, en France et à l’étranger ; on le verra prochainement.

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On aurait pu s’arrêter là, mais voilà qu’un nouveau rêve a germé il y a deux ans : faire du cinéma. Folie, nous a-t-on dit ! Ne faut-il pourtant pas inventer un moyen de communiquer des idées par les images, vu le temps que les jeunes passent vissés devant un écran ? Ce n’est pas seulement le plaisir, mais la raison qui nous pousse dans cette voie. Plusieurs de ceux qui ont vu nos vidéos disent qu’elles inventent un nouveau genre. Allons à la conquête du Paf !

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Et, au fait, l’Europe ? Voici un territoire de conquêtes qui pourrait être pertinent. Nous avons un indice intéressant : nos traductions ont du succès auprès des entreprises françaises implantées en Europe qui nous parrainent, et sont de plus en plus téléchargées sur notre web. On pourrait alors… Mais non, ne lançons pas l’idée maintenant : prenons le temps de lui donner un air raisonnable.

Notes

[1]

Michel Berry “Que faire de l’Amérique ? Gérer et Comprendre”, n°27, juin 1992.

Pour citer cet article

Berry Michel, « Éditorial. L'esprit de conquête», Le journal de l'école de Paris du management 6/2004 (N°50) , p. 3-3
URL : www.cairn.info/revue-le-journal-de-l-ecole-de-paris-du-management-2004-6-page-3.htm.
DOI : 10.3917/jepam.050.0003.


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