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Le journal de l'école de Paris du management

2007/1 (N°63)


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Pour montrer que les Français sont timorés, on souligne souvent que la traduction française de venture capital est capital-risque. On met l’accent sur l’aventure dans la formulation anglo-saxonne et sur le risque dans la formulation française. En ces temps où afficher une morosité sur la situation de notre pays est de bon aloi, est-il vrai que les Français ont perdu le goût de la découverte et de l’aventure qui les fit admirer jadis, ce que rappelle Claude Riveline dans sa page Idées ?

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Les familiers des travaux de l’École de Paris savent bien que ce n’est pas vrai car ils ont souvent l’occasion d’examiner des exploits réalisés dans des organisations de toutes sortes : entreprises, associations, communes, etc. Mais, en dehors de quelques performances montées en épingle, on étudie rarement de manière méthodique la dimension aventureuse de la gestion.

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Est-ce parce qu’il est bon de paraître gérer en “bon père de famille”, de montrer aux analystes de tout bord que tout est sous contrôle ? Est-ce parce que les aventures sont trop singulières pour fonder des lois et dégager des best practices dont les experts sont friands ?

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Cela tient sans doute aux deux raisons, mais l’École de Paris ayant pris le parti d’éviter les jugements péremptoires et d’étudier la gestion en prenant en compte l’irréductible singularité des personnes et des situations, c’est un lieu approprié pour traiter d’aventure, thème de ce numéro.

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Qui aurait dit, il y a quinze ans, qu’Air France-KLM deviendrait le leader mondial ? C’est pourtant ce qui s’est produit, mais par des voies qui n’étaient pas celles énoncées par les experts. On verra en particulier que cela résulte pour partie de l’exploration méthodique des moyens faisant paraître les offres de la compagnie dans les premiers écrans des systèmes informatiques d’achats de billets. Il fallait un esprit fureteur pour y parvenir à ce point.

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On ne s’étonnera pas que Philippe Joffard, héritier des inventeurs du mythique sac à dos, cherche à découvrir sans cesse de nouveaux produits et de nouveaux marchés en pratiquant un “marketing de la désobéissance”. On verra ce que cet esprit d’aventure a d’exigeant pour Lafuma, entreprise qui doit sans cesse se transformer.

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Claude Rameau est un business angel français qui met, lui, l’aventure en premier plan de son activité. Évidemment, cela ne va pas sans risques : il indique même que sur les 45 entreprises qu’il a financées, 23 ont fait faillite. Mais il s’en sort financièrement et, surtout, il goûte un immense plaisir à ces aventures, au point de susciter des émules.

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Renoncer à trois étoiles quand on est l’âme du mythique Lucas Carton pour se lancer dans une cuisine plus inventive et moins onéreuse, ce choix d’Alain Senderens en a stupéfié plus d’un. Mais à voir le plaisir qu’il y prend et les découvertes qu’il fait chemin faisant, on comprend que sa passion pour l’art culinaire ait trouvé un nouvel élan.

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La chanson de Jacques Brel, L’aventure, contient le quatrain suivant : « L’aventure commence à l’aurore / Et l’aurore nous guide en chemin / L’aventure c’est le trésor / Que l’on découvre à chaque matin ». Un petit air à méditer et fredonner en ce début d’année.

Pour citer cet article

Berry Michel, « L'aventure », Le journal de l'école de Paris du management 1/2007 (N°63) , p. 3-3
URL : www.cairn.info/revue-le-journal-de-l-ecole-de-paris-du-management-2007-1-page-3.htm.
DOI : 10.3917/jepam.063.003.


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