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Le journal de l'école de Paris du management

2014/6 (N° 110)


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L’entreprise moderne s’est construite autour de la division du travail, dont, d’Adam Smith à Frederick Taylor, on a longtemps souligné les vertus. Que les entreprises d’aujourd’hui cherchent à promouvoir ou maîtriser plusieurs phénomènes — innovation ouverte, crowdsourcing, communautés de pratiques... — qui poussent au décloisonnement et à la transversalité, traduit l’importance nouvelle accordée à la connaissance. Celle-ci n’est plus l’apanage d’une fonction particulière de l’entreprise, et il y a au contraire un enjeu à la partager et à la développer.

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Vus sous cet angle, les réseaux sociaux d’entreprise ne peuvent être considérés comme des gadgets, mais comme une tentative de réponse à ces enjeux. C’est le credo qu’exprime Denis Monneuse, auquel font écho, en ouverture du présent numéro, trois cas de mise en œuvre de réseaux sociaux d’entreprise dans les contextes très différents de Lafarge, JCDecaux et Sodexo.

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Pour promouvoir l’esprit de coopération, que tout dans le fonctionnement normal des organisations tend à éloigner, Benedikt Benenati instaure d’autres dispositifs chez Kingfisher Group. Avec la confiance d’un patron qui le laisse expérimenter, il n’a de cesse de s’efforcer de créer du lien au sein de l’entreprise, pour que les bonnes idées d’une Rose soient connues d’un Pedro à l’autre bout du monde. Cela passe par la mise en place permanente de déstabilisations positives. Assumant un rôle de fou du roi, il constate l’énergie considérable qui peut jaillir de ses propositions indécentes.

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Entre le studio parisien Mac Guff et la major hollywoodienne Universal Studios, la différence de culture était de taille. Pourtant, le géant s’est intéressé à Mac Guff, en considérant qu’ils avaient un savoir-faire remarquable. Pourtant, Mac Guff a accepté le mariage proposé par Universal Studios, en considérant qu’il lui apporterait des moyens pour faire encore mieux. Ce mariage improbable a donné lieu au plus gros succès du box office mondial en 2013, Moi, moche et méchant 2, soit un exemple réussi d’une collaboration où deux cultures et deux approches différentes du cinéma ont donné le meilleur.

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Rossignol Technology, PME savoyarde, est devenue en l’espace de trois ans un acteur incontournable de l’industrie automobile mondiale, leader sur la tige de freinage. Comment ? En cultivant une autre variante de l’esprit de coopération, incarné ici dans la proximité, l’intimité même, que Bertrand de Taisne et ses équipes s’efforcent de tisser avec leurs clients. En leur rendant des visites régulières, en y emmenant ses équipes, ils comprennent mieux leurs besoins et peuvent les anticiper.

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Historiquement, le développement des personnels était assumé par la formation professionnelle. Les dispositifs mis en avant dans ce numéro n’en remettent pas en cause le rôle : on estime ainsi à 300 000 le nombre d’emplois pour lesquels on n’arrive pas à recruter en France. Néanmoins, son modèle doit être repensé. En témoigne l’ampleur du redressement qu’Yves Barou essaie d’impulser à l’Afpa.

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L’économie de la connaissance, dans laquelle nous basculons ou devons basculer, renvoie l’idée que certains secteurs auraient plus d’avenir que d’autres. L’on en voit une autre manifestation ici : l’importance dans tous les secteurs d’intégrer la question du partage, de la transmission et du développement des connaissances dans leur pratique quotidienne.

Pour citer cet article

Paris Thomas, « Éditorial. L'esprit de coopération », Le journal de l'école de Paris du management, 6/2014 (N° 110), p. 3-3.

URL : http://www.cairn.info/revue-le-journal-de-l-ecole-de-paris-du-management-2014-6-page-3.htm
DOI : 10.3917/jepam.110.0003


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