2004
Le Mouvement Social
L’influence des structures industrielles sur la conception des appareils électroménagers : l’exemple de deux entreprises allemandes
Marie-Noële Denis
[*]
La culture de consommation en R.D.A. constitue encore un thème qui prête à controverse.
S’agissait-il surtout d’une société de pénurie ou y avait-il à l’œuvre des modèles de consommation
ayant une rationalité et associés à une société moderne ? Cet article étudie le type socialiste de
société de consommation d’un autre point de vue : celui d’une logique anthropologique distinctive.
Il se centre sur deux fonctions sociales : d’une part les études de marché et les problèmes des
consommateurs, d’autre part la conception et la politique de la publicité. Dans les deux cas il
s’agit de thématiques développées sous et par le capitalisme. Comment ont-elles pris corps dans
la R.D.A. ? L’article montre de quelle manière des idéaux utopiques, la politique du « socialisme
réel » et les revendications de la population se sont révélés contradictoires.
The household electrical machines which we use nowadays are the result of a long
evolutive sequence. This sequence proceeds not only from technical progress, but also
from constraints which age and society have imposed on the most usual tools of daily
life. The most commonplace and the most widespread instrument, as the washer, establishes this way a privileged witness. The distribution of the new techniques depends on
systems in which they progress, particularly industrial systems which favor the acquired
situations, resist with tenacity to change, their influence being translated by technological
distortions or badly tikened modernizations. The example of two big German firms
making washing machines allows to show how mental attitudes, sequence of tools and
practices can be, in the industrial domain, sources of prejudices; how, outside all rational
consideration, they can direct technological choices, turned, for Siemens, to the electric
performance and, for Miele, to the mechanical variety.
Les appareils électroménagers que nous utilisons de nos jours sont le résultat
d’une longue chaîne évolutive qui date, selon le cas, de 50,60 ou 70ans.
Cette chaîne procède non seulement des progrès techniques, mais des
contraintes qu’une société et une époque ont imposées aux ustensiles les plus usuels
de notre vie quotidienne
[1]. L’instrument le plus banal et le plus répandu, en l’occurrence la machine à laver, constitue, en ce sens, un témoin privilégié.
1. Les préjugés dans l’innovation
et la conception industrielle
Nous avons déjà montré par ailleurs que la diffusion des nouvelles techniques
[2]
reste tributaire des systèmes dans lesquels elles progressent :
- systèmes financiers dont dépendent les choix de placements des capitaux;
- systèmes industriels qui avantagent les situations acquises, résistent avec ténacité au changement (leur influence se traduisant par le biais de distorsions techniques
ou de modernisations mal assimilées);
- systèmes culturels enfin, qui, valorisant certaines habitudes et traditions,
subordonnent les innovations aux valeurs morales et culturelles de ceux qui les utilisent et, de ce fait, orientent les choix.
Il en résulte des disparités considérables entre les différents pays, fondées sur
des graduations subtiles entre ce qui est valorisé ou, au contraire, dévalorisé. Nous
appellerons plus généralement préjugés ces options culturelles, par rapport à l’objet
technique.
Les préjugés des utilisateurs
Ainsi, le modèle le plus récent de machine à laver automatique américaine se
compose d’un agitateur à palettes et axe vertical, fixé au fond d’une double cuve qui
sert aussi d’essoreuse centrifuge. Aux yeux d’une ménagère européenne, cette
machine consomme beaucoup d’eau et use le linge. De plus, elle constitue une aberration technique, puisque cette cuve de grand diamètre est difficile à maîtriser à
l’essorage.
La machine à laver européenne, conçue sur le principe d’un tambour à axe
horizontal, correspond mieux à la logique de l’automatisme, qui intègre l’essorage
centrifuge. De plus, elle présente, pour ses utilisatrices, l’avantage de consommer
peu d’eau, qualité sans valeur pour les ménagères américaines.
Les préjugés des industriels
Yves Stourdzé a montré aussi
[3] que les innovations techniques devaient triompher des préjugés des industriels eux-mêmes. Dans ce cas, la survie d’attitudes figées
ne tient pas qu’à des considérations économiques. Mais les tenants de structures
dépassées ou désuètes défendent leurs acquis, se protègent par une série de
manœuvres. Il faut le choc de « profondes secousses telluriques » pour les amener à
abandonner leur point de vue.
L’industrie française, par exemple, qui plaçait au sommet de la hiérarchie le
fondeur, puis le gazier, le mécanicien et l’électricien, en accord avec les principes
d’économie préconisés par les usagers, va imposer pendant longtemps une machine
à laver hybride, en fonte, fonctionnant à la fois au gaz et à l’électricité, et dont la
double cuve lavage-essorage permettait la récupération de l’eau de lessive.
Nous voudrions montrer maintenant, en prenant l’exemple de deux grandes
firmes allemandes, comment des attitudes mentales, une chaîne d’outils et de pratiques, sont aussi, dans le domaine industriel, sources de préjugés; comment, hors
de toute considération rationnelle, elles peuvent orienter les choix technologiques.
2. Deux histoires industrielles différentes
Les usines Miele, à Gütersloh, et Siemens, à Munich, fabriquent toutes deux
des machines à laver. Mais ces appareils, de nos jours quasi identiques, correspondent à des histoires industrielles différentes.
La création
Siemens est une très ancienne usine de fabrication de matériel électrique. Une
vieille photographie, conservée dans les archives de la société, représente à Berlin
dès 1852 d’importants bâtiments industriels qui ont fonctionné jusqu’en 1905.
Dès l’origine, Siemens apparaît comme un constructeur inventif qui va illustrer
d’une manière parfaite les relations entre la science et la technique dans le domaine
de l’électricité. L’exposition universelle de Paris en 1855 offre déjà un choix important d’applications de cette nouvelle source d’énergie : sonneries, horloges, chronomètres, moteurs, électrométallurgie. Deux techniques sont particulièrement
remarquées : le télégraphe, illustré par Siemens, et la galvanoplastie, qui fera la fortune de l’orfèvre Christofle.
En 1858, l’affiche publicitaire de la firme Siemens et Halske reproduit symboliquement un Mercure messager porté par la foudre
[4].
En 1881, Siemens présente son tramway électrique à l’exposition internationale d’électricité de Paris. Cette source d’énergie devient alors agent moteur.
En revanche, les débuts de la firme Miele furent plus tardifs et moins prestigieux.
Nous trouvons tout d’abord un modeste atelier de fabrication de matériel de laiterie
[5]. En 1899 celui-ci compte onze ouvriers qui fabriquent des écrémeuses. En
1907, l’usine s’installe dans la petite ville de Gütersloh, sur la ligne du chemin de fer
Berlin-Cologne.
En 1911, elle comporte des ateliers d’usinage de fer : fonderie, émaillage,
emboutissage, étirage; mais surtout une importante scierie.
En 1913, la firme compte plus de 500 employés.
En 1919, après la guerre, un nouveau centre est installé à Bielefeld où l’on
fabrique des aspirateurs et des bicyclettes.
En 1930, les photos d’archives révèlent l’existence de bâtiments et de halls
industriels importants.
Les types de fabrication
Pour ne prendre en compte que les appareils électroménagers
[6], nous
constatons que, dès le début, les usines Siemens offrent une gamme de produits très
diversifiés, destinés à multiplier les applications de l’électricité domestique.
En 1892 apparaît une glacière. Le catalogue de 1895 comporte des ustensiles
fonctionnant avec une résistance : fer à repasser, à friser, chauffe-eau, théière, cafetière, et la première machine à coudre équipée d’un petit moteur électrique
[7].
En 1901, Siemens commercialise une machine à laver la vaisselle, en 1914
des ampoules d’éclairage (les lampes Wotan) dont l’invention date de 1878, en 1919
un grille-pain, en 1924 un aspirateur qui marque le début d’un programme complet
d’équipement électroménager. En 1926 s’y ajoute une cireuse. En 1927, le catalogue comporte 30 items.
En 1928, apparaît enfin la machine à laver centrifuge Protos, et en 1929 le
réfrigérateur. A cette date, après une politique de développement systématique qui
couvre près de 30 années, Siemens fabrique tous les équipements ménagers qui
existent encore de nos jours
[8].
Le catalogue de la firme Miele est plus tardif et plus spécialisé. En 1903 naît
la première machine à laver le linge, commercialisée sous la marque Hera. En 1911,
Miele en présente 12 modèles. En 1914-1915,16 dont 12 machines à bras, une
machine à moteur hydraulique et trois appareils à moteur électrique. En 1926, le
catalogue contient 24 spécimens différents à l’exclusion de tout autre appareil électroménager. En 1929 s’y ajoute une machine à laver la vaisselle et une lessiveuse à
chauffage électrique
[9]. En 1929-1930, le catalogue n’offre plus qu’un choix réduit
de 5 modèles de machines à laver, dont une pour collectivités, et une essoreuse.
En 1951, enfin, la production de Miele se diversifie quelque peu par la mise
en œuvre d’une usine de moteurs électriques destinés à équiper son propre matériel.
3. La chaîne évolutive des machines à laver
Mais si la firme Miele se distingue par une production presqu’exclusivement
vouée à la machine à laver, elle s’illustre aussi par la diversité des modèles et la
complexité de leur évolution
[10].
La première machine née très tôt, en 1903, est le point de départ d’une chaîne
évolutive ancienne et complexe qui portera surtout sur la variété des systèmes de
transformation des mouvements, en l’occurrence les engrenages
[11]. On y reconnaît le goût de la performance mécanique hérité de la fabrication de machines à
usage agricole, en particulier les barattes. Ces origines perdureront très longtemps.
La production d’articles périmés se prolongera en même temps que celle de modèles
plus performants. Malgré une connaissance certaine des produits fabriqués aux
États-Unis, les machines à laver Miele garderont jusqu’à la guerre une incontestable
allure « rétro ». Il faudra attendre la profonde secousse des années 1939-1945, et la
destruction des unités de production, pour que Miele abandonne ses spécificités.
Spécificité d’abord du matériau : la première machine à laver est constituée
d’une cuve en bois, cerclée de fer comme un tonneau. Cette cuve, cannelée à l’intérieur pour multiplier les frottements du linge, est cylindrique, légèrement conique ou
polygonale.
En 1930, apparaît la première machine à laver à cuve de métal. Mais les commerçants et les ménagères continueront à réclamer des cuves en bois qui seront
fabriquées jusqu’en 1960. L’atelier de scierie demeurera, de ce fait, l’un des plus
importants de l’usine jusqu’à cette date.
Les machines à laver Miele se distinguent aussi par leur mode de lavage. Elles
adoptent dès le début un système à agitateur, directement hérité de la baratte.
Celui-ci prend simultanément des formes diverses : quatre cyclindres en bois
fixés autour d’un axe animé d’un mouvement rotatif, quatre palettes en bois de forme
hélicoïdale accrochées à un axe vertical ou horizontal, quatre palettes en bois planes,
reproductions presqu’à l’identique des battoirs de laveuses.
En 1925 apparaît la première machine à tambour horizontal, montée sur balancier. Ce nouveau système de lavage ne s’imposera qu’après-guerre, avec la première
machine automatique fabriquée chez Miele en 1956-1957.
Les machines à laver Miele se distingueront aussi par la diversité des modes
d’énergie mis en œuvre. Les machines à bras seront fabriquées de 1903 à 1930;
les machines hydrauliques actionnées par un piston à vapeur d’eau, à simple ou
double action, de 1922 à 1938. Le premier moteur électrique apparaît en 1913. Il
n’est pas intégré à la machine, mais surajouté et vendu à part jusqu’en 1930. Cette
année-là, le catalogue propose trois modèles à moteur, dont un à usage industriel,
contre neuf machines actionnées à la main et une machine hydraulique. Ces trois
spécimens peuvent aussi fonctionner, par l’intermédiaire des courroies de transmission, en liaison avec une source d’énergie générale, comme dans les usines de la fin
du XIXe siècle.
Le premier modèle de machine à laver à moteur intégré et caréné ne verra le
jour qu’après la guerre, en 1954.
Mais les machines Miele se distingueront surtout par l’extraordinaire variété de
leurs systèmes de transmission mécanique.
En ce qui concerne les machines à bras, nous avons recensé pas moins de
8 types d’engrenages adaptés sur la cuve
[12] ou sur le couvercle : engrenages
actionnés par un volant ou une manivelle, avec transmission par chaîne, dès 1903,
qui sera adaptée plus tard au moteur électrique, levier vertical ou horizontal avec
barre de renvoi et engrenage « en lyre » (1903-1914), système à volant vertical avec
mécanisme placé sur le couvercle et mouvement renvoyé à 90
o par un pignon et un
engrenage « à doigts » (2 modèles de 1914 à 1930), double levier vertical ou horizontal avec engrenage en lyre (1930), leviers pendulaires avec contrepoids et engrenage supérieur ou médian (4 modèles en 1914 qui seront fabriqués jusqu’en 1930).
La complexité est tout aussi grande pour les machines à laver à moteur. Certaines fonctionnent avec une poulie à gorge reliée par une courroie à un moteur
indépendant.
D’autres comportent deux engrenages unis par une chaîne; d’autres encore un
système à poulie et engrenages à deux positions qui commandent, à deux vitesses,
l’agitateur et l’essoreuse. Ce dernier modèle sera fabriqué, sans modification, de
1912 à 1930. Enfin, le spécimen le plus curieux permet d’actionner la machine à
la fois à la main, grâce à un levier, ou avec un moteur, par l’intermédiaire d’une
poulie. Il est fabriqué de 1921 à 1930.
La machine à tambour, qui sort en 1926, fonctionne aussi d’une manière complexe, par un système de bielle-manivelle et de crémaillère, qui assurent un mouvement de balancement alterné.
La chaîne évolutive des machines à laver Siemens paraît beaucoup plus simple
et surtout orientée vers la performance électrique.
Le premier ustensile de lavage fabriqué par la firme en 1926 est une
lessiveuse
[13]. La première machine à laver digne de ce nom, vendue sous la marque
Protos, apparaît tardivement (1928)
[14]. De ce fait elle bénéficie du chemin parcouru par les autres fabricants et se présente d’emblée comme une machine à tambour, en zinc, à axe vertical, cuve en cuivre et moteur intégré. Dans la phase de
lavage, le tambour tourne lentement à l’intérieur du bac. Pour le rinçage, la cuve
inclinée s’anime d’un mouvement de balancier. A l’essorage enfin, le tambour tourne
très vite pour évacuer l’eau par la force centrifuge. Cette machine comporte les
perfectionnements les plus innovateurs en matière d’électricité : deux forces de courant (110 et 220 volts), prise de terre, moteur à deux vitesses.
En 1932, Siemens adopte le système tambour à axe horizontal, beaucoup plus
efficace, pour sa première machine automatique sans essorage, dont l’eau peut être
chauffée au gaz ou au charbon
[15].
Dans les années 1950, les deux firmes se rejoignent, sans doute grâce à la
guerre qui a supprimé à la fois les situations acquises et les outils de production.
Miele, plus spécialisée, prend même quelque avance sur sa concurrente.
Elle sort en 1957, et Siemens en 1959, sa première machine automatique à
tambour horizontal, entièrement carénée, mais encore sans essorage.
Puis, Miele en 1962 et Siemens en 1967 présentent leur première machine à
laver entièrement automatique, à tambour horizontal, avec respectivement 11 et
8 programmes. Elles fabriqueront aussi de concert, à la demande de leur clientèle
(Miele à partir de 1957 et Siemens en 1969), une machine semi-automatique à deux
cuves, « la combinette », où l’eau de rinçage peut être récupérée dans le bac de lavage.
Aujourd’hui Miele a gardé son avantage concurrentiel en termes de qualité et
Siemens a constitué une joint-venture avec Bosch : B.S.H.
[16].
Le chemin nous semble ainsi très long, et semé d’essais-erreurs, qui mène de
la première machine à laver fabriquée par les usines Miele en 1903, à l’intégration
de l’électricité par Siemens en 1926, puis à l’automatisme en 1957. Une comparaison étendue aux autres pays développés : Europe, États-Unis et Japon par
exemple permettrait de s’interroger au-delà sur les pesanteurs techniques et culturelles qui pèsent encore sur un appareil aussi universellement répandu et utilisé que
la machine à laver
[17].
[*]
Anthropologue, chargée de recherche au C.N.R.S.
[(1)]
S. GIEDION,
La mécanisation au pouvoir, t. III :
Les machines dans la maison, Paris, Denoël-Gonthier, 1983.
[(2)]
M.-N. DENIS, « Systèmes culturels et technologies : histoire de la machine à laver »,
Culture technique, n
o 17, « Électricité – Électronique – Civilisation », 1987, p. 206-212.
[(3)]
Y. STOURDZÉ, « Autopsie d’une machine à laver »,
Culture technique, n
o 3, « Machines au foyer »,
1980, p. 29-43.
[(4)]
B. BENSAUDE-VINCENT, « En flânant dans les expos : image de l’électricité »,
Culture technique,
n
o 17,1987, p. 89-93.
[(5)]
Le catalogue de 1929-1930 présentera encore des machines à traire, des écrémeuses, des barattes,
des malaxeurs à beurre. Cf. également P. MARSH, « From milk churn to washing machine : more than a
century of innovation »,
Financial Times, 14 novembre 2003, p. 8.
[(6)]
L’éventail des applications de l’électricité déborde largement ce domaine chez Siemens.
[(7)]
Celui-ci vient d’être mis au point aux États-Unis par Nicolas Tesla en 1889. Cf. W.B. CARLSON,
« Tesla, Motors and Myths »,
Phlogiston, 2000, p. 77-102.
[(8)]
Archives Siemens, « Geburtsjahr einiger Siemens-Hausgeräte », 1954, texte dactylographié. Catalogues Siemens 1895-1904-1911-1914-1926-1927-1928-1929-1930-1932-1934-1937-1938-1959-1960-1969.
[(9)]
Le même modèle est apparu chez Siemens en 1926.
[(10)]
M.-N. DENIS, « Du cuveau à la machine à laver », Actes du Colloque international « Innovations et
renouveaux techniques de l’Antiquité à nos jours », Mulhouse, septembre 1987, p. 221-231.
[(11)]
Miele,
Waschmaschinen – Wingmaschinen – Wäschmangeln – Buttermaschinen, Abteilung II,
1914-1915. Miele,
Ausgabe, 1929-1930.25 Jahre Miele, 1899-1924. Dès les années 1914-1915,
Miele importe des États-Unis des essoreuses à rouleaux pour équiper ses propres machines à laver.
[(12)]
Dans ce cas la manipulation est plus facile mais il faut résoudre les problèmes d’étanchéité.
[(13)]
Miele fabriquera le même type d’appareil, où l’eau circule à travers le linge par affusion de vapeur
et par gravité, en 1929.
[(14)]
15 ans après la première machine à laver à moteur électrique fabriquée par Miele.
[(15)]
Miele fabrique en 1925 le même modèle, mais sans automatisme.
[(16)]
P. MARSH, « Miele focuses on quality in the old-fashioned way »,
Financial Times, 14 novembre
2003, p. 8.
[(17)]
Cf. également Q. DELAUNAY,
La machine à laver en France. Un objet technique qui parle des
femmes, Paris, L’Harmattan, 2003.