Un abonnement.
Ajouter au panier Ajouter au panier - Le Mouvement Social| Abonnement annuel 2013 | 56 € |
Tous les numéros en ligne sont immédiatement accessibles.
ATTENTION : cette offre d'abonnement est exclusivement réservée
aux particuliers. Pour un abonnement institutionnel, veuillez
vous adresser à l'éditeur de la revue ou à votre agence d'abonnements.
Recevez des alertes automatiques relatives à cet article.
S'inscrire Alertes e-mail - Le Mouvement Social Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezGlossaire des principaux termes japonais cités
1 Chôrei : L’assemblée du matin, rituel quotidien clé où s’exprime la culture d’entreprise.
2 Densan-gata chingin : Système de salaires reflétant les besoins du travailleur obtenu après la guerre par la Fédération de l’Industrie Électrique (Densan) et qui s’étendit à un grand nombre d’entreprises.
3 Dômei : Confédération Japonaise du Travail. Reprit en 1964 le flambeau du syndicalisme de coopération avec le capital, incarné jusqu’alors par le Sôdômei.
4 Fukusengata no jinji kanri seido : Système de gestion des ressources humaines à plusieurs filières. Mis en place à partir du milieu des années 1990, essentiellement dans le but de réduire la proportion de salariés touchés par l’emploi à vie.
5 Ie : Modèle de la famille souche imposé comme fondement de la modernisation sociale du Japon à partir de la promulgation du Code civil en 1898. Officiellement aboli après la Seconde Guerre mondiale, il continua néanmoins à sous-tendre l’idéologie familialiste inspirant la politique sociale de l’État.
6 Izoku nenkin : Pension dont peuvent bénéficier les épouses et les enfants des cotisants aux plans de retraite publics décédés.
7 Jinmyaku : Réseau de relations humaines.
8 Kaiko : Le licenciement.
9 Kaisha shugi : La société centrée sur l’entreprise. Terme utilisé par un certain nombre de sociologues et d’historiens pour décrire les mécanismes d’intégration sociale, via l’appartenance à l’entreprise, qui ont caractérisé l’après-guerre.
10 Kakushin kanryô : Les bureaucrates dits « rénovateurs » (kakushin) qui, à partir de la seconde moitié des années 1930, ont réussi à imposer jusqu’à un certain point, à l’occasion notamment de la politique de mobilisation générale, un projet de réforme radicale du système socio-économique japonais de type « corporatiste ».
11 Kanrishoku : Les emplois administratifs au-delà du grade de chef de section (kachô).
12 Kasô shakai : Les basses couches sociales. Terme surtout utilisé avant la Seconde Guerre mondiale pour décrire les habitants des quartiers ouvriers.
13 Kazoku shugi : Le « familialisme ». Terme utilisé avant la Seconde Guerre mondiale par certains industriels pour décrire l’esprit de leur gestion paternaliste. Dans un sens plus général, terme utilisé par les historiens et les sociologues pour décrire l’idéologie d’intégration sociale et politique, fondée sur l’ie, à la nation vue comme une grande famille ayant pour père l’empereur.
14 Keizai dôyûkai : Association Japonaise des Chefs d’Entreprise. Ce syndicat patronal, fondé en 1946, parce qu’il a un système d’adhésion individuelle, a la réputation d’une certaine liberté de parole par rapport aux syndicats patronaux représentant directement les grands groupes.
15 Kibô taishoku : « Départ volontaire ». Type de plan de réduction du personnel le plus couramment utilisé par les entreprises, de préférence notamment aux licenciements (kaiko) qui rompent plus explicitement le compromis social et courent le risque d’être annulés par les tribunaux.
16 Kintôhô : Nom contracté, et le plus souvent utilisé, de la loi sur l’égalité des chances entre hommes et femmes dans le domaine du travail. La première loi, mise en application en 1986, fut renforcée en 1997 car il n’existait, entre autres, à la charge de l’employeur qu’une simple obligation de diligence (dôryoku gimu) pour ce qui était de l’égalité concernant l’embauche, le recrutement, l’affectation et la promotion. Si la loi révisée prévoit l’interdiction (kinshi) de la discrimination dans ces domaines et intègre le harcèlement sexuel, elle ne comporte toujours aucune sanction financière pour les entreprises contrevenantes.
17 Kôin : Les ouvriers. Ce terme a eu tendance à être de moins en moins utilisé après l’abolition, au lendemain de la guerre, de la ségrégation entre cols bleus et cols blancs, au profit de l’appellation commune de jugyôin (salarié), cela notamment sous l’influence de la progression de l’idéologie coopérationniste.
18 Kokumin nenkin : Plan de retraite publique touchant tous les citoyens japonais entre 20 et 60 ans quel que soit leur sexe ou leur situation de famille. Mis en place en 1959, et réformé en 1986, pour couvrir les catégories socio-profession-nelles exclues des plans de retraite pour les salariés des entreprises (kôsei nenkin) et les fonctionnaires (kyôsai nenkin).
19 Kôsei nenkin : Plan de retraite touchant les salariés des entreprises privées. Mis en place en 1942, il prit son nom actuel en 1944. Depuis 1986, il vient en complément de la kokumin nenkin.
20 Koyô ryûdôka : « Fluidité de l’emploi ». Terme devenu à la mode dans les années 1990 avec une relative plus grande mobilité des salariés entre les grandes entreprises.
21 Kyôchôkai : Société pour la Coopération. Fondation créée en 1919 par le gouvernement et le monde des affaires pour promouvoir l’idéologie de coopération entre le travail et le capital. Elle allait être aussi un des principaux lieux de débat de la politique sociale jusqu’à sa dissolution en 1945.
22 Kyôchô shugi : « Coopérationnisme ». Idéologie de coopération entre le travail et le capital développée au lendemain de la Première Guerre mondiale pour contrer la montée en puissance d’un mouvement ouvrier de lutte des classes. Cette idéologie allait en venir à dominer les relations du travail à partir des années 1960.
23 Mibun sabetsu : Ségrégation entre les ouvriers et les employés. Cette ségrégation fut affaiblie pendant la Seconde Guerre mondiale avec l’adoption du salaire mensuel pour les ouvriers de certaines grandes entreprises et fut complètement abolie juste après la guerre sous la pression du mouvement ouvrier.
24 Mokuhyô kanri : Système d’évaluation fondé sur la fixation, chaque année, entre un supérieur hiérarchique et son subordonné, d’objectifs à atteindre. Ce système fut introduit, à partir des années 1990, surtout pour les emplois administratifs au-delà d’un certain grade, en même temps que le salaire à l’année.
25 Nenpô-sei : Salaire à l’année. Introduit à partir des années 1990 pour remplacer, souvent pour une part seulement, le système de salaire selon le grade atteint sur l’échelle de promotion, et affaiblir ainsi la place de l’ancienneté que reflétait en réalité ce grade.
26 Nihongata fukushi shakai : La « société de bien-être à la japonaise ». Slogan utilisé à partir de la fin des années 1970 par les élites dirigeantes pour justifier le maintien d’un niveau de dépenses sociales publiques bas. Ce slogan qui met en avant la fonction de la famille et l’entreprise reflète en effet la tendance traditionnelle qu’a eue l’État japonais à se reposer sur les solidarités de proximité et des mécanismes d’intégration sociale verticaux plutôt que de développer un véritable État providence.
27 Nihon seisansei honbu : Centre Japonais de Productivité. Ce centre mis en place en 1955 a eu pour objectif, un peu comme la Kyôchôkai avant 1945, de promouvoir la coopération du capital et du travail, mais, officiellement du moins, plus tant pour des objectifs nationalistes que pour une augmentation de la productivité qui profiterait aux deux parties.
28 Nikkeiren : Fédération Japonaise des Associations d’Employeurs. Syndicat d’employeurs créé en 1948 et conçu pour être l’interlocuteur des syndicats de travailleurs et du gouvernement pour ce qui est de la politique sociale. Il désignait aussi le représentant officiel du patronat japonais au Bureau International du Travail. Il fut absorbé en mai 2002 par le Keidanren.
29 OL :Office Lady. Nom usuel donné aux employées de bureau. La norme étant qu’elles démissionnent après leur mariage ou leur premier enfant, ce nom désigne de jeunes femmes.
30 Oyakata – kokata : « Maître – disciple ». Cette relation d’emploi issue du monde traditionnel des artisans, et modelée selon la métaphore père-fils, a été intégrée aux entreprises au moment de la révolution industrielle. Si elle fut petit à petit remplacée par des systèmes de gestion plus modernes, elle a néanmoins longtemps subsisté dans certains secteurs comme le bâtiment.
31 Pâto : Les travailleurs à temps partiel. Abréviation du mot anglais part timer. Dans cette catégorie de salariés atypiques composée presque exclusivement de femmes, à côté des pâto taimâ (part timer), on parle également de travailleurs à temps réduit (tanjikan rôdôsha). Si la définition du travail à temps partiel donnée par les différentes enquêtes du gouvernement n’est pas homogène, c’est le seuil de 35 heures qui est néanmoins souvent retenu dans les études statistiques pour définir les travailleurs à « temps partiel ».
32 Rôdô kijun hô : Loi sur les standards de travail dont la version finale fut publiée en 1947. Elle fut la première loi à véritablement réglementer les conditions de travail, à la fois pour les hommes et les femmes.
33 Ryôsai kenbo : « Bonne épouse-mère avisée ». Slogan très largement diffusé à partir de la fin de l’ère Meiji établissant le rôle social de la femme dans la nation. Disparu en temps que tel après la Seconde Guerre mondiale, son esprit continua néanmoins à influencer les normes sociales.
34 Sangyô hôkokukai : Comités Patriotiques pour le Service Industriel. Créés en 1938 dans le but de réunir, au sein de chaque entreprise, les salariés et leur employeur dans une même organisation au nom du slogan rôshi ittai (unité du travail et du capital) et de la mobilisation générale pour l’effort de guerre.
35 Sanrôkon : Appellation contractée du Comité de Discussion sur l’Industrie et le Travail. Organe consultatif tripartite créé en 1970 au sein duquel le travail fut pour la première fois représenté. Le gouvernement s’est néanmoins jusqu’à aujourd’hui contenté de coopter les centrales syndicales acquises au « coopérationnisme ».
36 Sanshû no jingi : Les « trois trésors sacrés » de l’économie japonaise. Cette expression a désigné jusqu’au début des années 1990, par référence aux trois attributs de la monarchie japonaise, l’emploi à vie, mais aussi le salaire à l’ancienneté et le syndicalisme d’entreprise.
37 Seikatsu kaizen undô : Les Campagnes pour l’amélioration de la vie. Campagnes d’éducation à destination des femmes menées dans les années 1920 par le gouvernement pour la promotion de l’épargne et d’une meilleure hygiène.
38 Seikatsu-kyû : « Salaire de garantie vitale ». Principe d’un salaire, non marchand, calculé en fonction des besoins du travailleur. Principe d’abord défendu pendant la Seconde Guerre mondiale par les bureaucrates rénovateurs, mais principalement incarné par le système de salaire imposé en 1948 par la Fédération de l’Industrie Électrique (Densan) et qui s’étendit à un grand nombre d’entreprises.
39 Sekushuaru harasumento : Le harcèlement sexuel. Terme dérivé de l’anglais sexual harassment apparu dans les médias à partir de la seconde moitié des années 1980. Notion plus répandue sous la forme contractée de sekuhara.
40 Shakai mondai : Les problèmes sociaux ou la question sociale. Terme apparu au milieu de l’ère Meiji pour désigner les problèmes sociaux liés à l’industrialisation.
41 Shinseikatsu undô : Les Campagnes pour la nouvelle vie. Réactivation après la Seconde Guerre mondiale, notamment par l’intermédiaire des entreprises, des campagnes à destination des femmes pour la promotion de l’épargne et d’une meilleure hygiène.
42 Shokuba : Le lieu de travail.
43 Shokuin : L’employé ou le « col blanc ». Son emploi est beaucoup moins tombé en désuétude que celui de kôin (ouvrier).
44 Shokumu-kyû : Salaire à la fonction. Les tentatives pour la mise en place d’un réel salaire selon la fonction, au début des années 1930 et dans les années 1950-1960, se soldèrent par des échecs, notamment à cause d’une organisation du travail définissant les tâches non pas au niveau de l’individu mais des petits groupes de travail. Ne désigne ainsi en général qu’une prime liée à la pénibilité ou au niveau de responsabilité liés à certaines tâches.
45 Shokunô-kyû : Salaire selon le grade atteint sur l’échelle de promotion. Progressivement imposé par les employeurs à partir de la fin des années 1960, suite à l’échec du salaire à la fonction et pour briser la relation mécanique entre le salaire d’une part, et d’autre part l’âge et l’ancienneté. La promotion se faisant surtout à l’ancienneté, ce système de rémunération resta néanmoins pour l’essentiel un salaire à l’ancienneté.
46 Shûshin koyô : L’emploi à vie. En réalité un emploi à long terme ne touchant pour l’essentiel que les salariés réguliers masculins des grandes entreprises. A joué néanmoins un rôle normatif important pour l’emploi masculin.
47 Sôhyô : Conseil Général des Syndicats de Travailleurs Japonais. Formé en 1950, il en vint rapidement à incarner l’aile gauche du mouvement syndical. Il fut à l’origine de l’offensive du printemps (Shuntô) et refusa de participer au Centre de Productivité Japonais. Il fut néanmoins rejeté du secteur privé dans les années 1960 au profit du Dômei et en vint à ne représenter que des salariés du secteur public. Il fut dissous en 1989 et un grand nombre des syndicats qui le composaient rejoignirent le Rengô.
48 Sôgôshoku : Filière de promotion conduisant aux emplois de responsabilité, mais impliquant l’éventualité d’une mobilité géographique. Filière dans les faits pratiquement masculine.
49 Ukeoi-sei : Organisation du travail selon laquelle les entreprises de l’industrie lourde de Meiji passaient un contrat avec une équipe de travail, sous l’autorité d’un oyakata, pour la réalisation complète d’une tâche. Système progressivement remplacé par un système de gestion directe à partir de la fin de Meiji.
POUR CITER CET ARTICLE
« Glossaire des principaux termes japonais cités », Le Mouvement Social 1/2005 (no 210), p. 153-158.
URL : www.cairn.info/revue-le-mouvement-social-2005-1-page-153.htm.
DOI : 10.3917/lms.210.0153.




