2002
LE MOYEN AGE
Bibliographie
Prosopographie byzantine.
À propos d’un ouvrage récent
[*]
Jacques Schamp
Université de Fribourg
A.H.M. Jones et R. Martindale viennent d’achever une Prosopography of the Late Roman
Empire (PLRE) pour laquelle le point de chute avait été fixé à la mort d’Héraclius (641).
Si l’on excepte la période tardo-byzantine, pour laquelle E. Trapp a procuré un
Prosopographisches Lexikon der Paläologenzeit (début 1261), on ne disposait d’aucun
instrument d’investigation comparable pour la période correspondant notamment
aux siècles dits « obscurs ». À l’heure où le tome 1 (674 p.) vient tout juste de sortir de
presse (Aaron-Georgios), on est tout heureux de saluer aussi la parution d’un volume
de Prolegomena, qui ouvre un ensemble dont les proportions promettent d’être
majestueuses. Le tout, divisé en deux « Abteilungen » (641-867 et 867-1025),
comportera douze volumes. Le point cardinal correspond à l’année où Basile Ier
monta sur le trône et avec lui la dynastie macédonienne. Celle de 1025, purement
conventionnelle, a été fixée en accord avec la British Academy, qui s’est chargée de
donner une Prosopography of the Byzantine Empire (PBE), accessible par les outils
informatiques (voir, à ce propos, l’« Anhang II », p. 304-307, The Prosopography of the
Byzantine Empire and Electronic Publication par J.R. Martindale).
La philologie classique et l’histoire ancienne de l’Empire tardif avaient fourni en
nombre suffisant les études de sources pour que la PLRE pût s’utiliser sans appendice
préalable. À juste titre, les maîtres d’œuvre de la Prosopographie der
mittelbyzantinischen Zeit (PmbZ) ont jugé qu’il n’en pouvait aller de même pour la
période qu’elle couvre. Comme il est normal, le projet global est de fournir une fiche
signalétique complète pour chacun des membres de l’Empire d’Orient, dans toutes
les sources où il apparaît, orientales, slaves ou occidentales, y compris les anonymes.
Par conséquent, un répertoire critique des sources disponibles n’avait rien de
superflu, à l’heure où Byzance est entrée en contact avec de nouvelles civilisations qui
ont accédé à l’écriture et ont à leur tour fourni textes et documents. Les Propylées
fournis ici ne portent que sur la période 641-867 ; en temps utile, la suivante recevra,
sous une forme analogue, l’introduction qui lui revient.
L’étude se répartit en différentes catégories, répondant aux types de documents
disponibles : l’historiographie, qui naturellement occupe la première place (ch. 1, p.
14-33), l’épistolographie (2, p. 34-42), les actes conciliaires (3, p. 43-51), les sources
hagiographiques (4, p. 52-146), l’homilétique (5, p. 147-151), les écrits techniques (6,
p. 152-166), les autres sources (7, p. 167-183), les sources non grecques (8, p. 184-254),
la sigillographie et l’épigraphie (9, p. 255-284). Certains genres offrent, on le sait, des
difficultés spéciales. C’est le cas de l’hagiographie, pour laquelle se posent de délicats
problèmes de définition (ménologes, synaxaires et typica) et d’édition, que n’élude
pas l’ouvrage (voir p. 135-136). Il était donc judicieux d’introduire dans le chapitre des
subdivisions : saints relevant du monde politique (30), saints de l’époque iconoclaste
(30), des invasions arabes et bulgares (10), saints ordinaires (18), cas particuliers (4),
écrits spéciaux (synaxaires, ménologes et typica; canons et hymnes), vies non
grecques. Les sources non grecques sont principalement en latin, arménien, géorgien,
syriaque, arabe, copte et slavon, chacune faisant l’objet d’un développement distinct.
De nombreuses sections sont munies de précieuses synthèses. En bons py-
thagoriciens, les auteurs du volume ont jugé utile de le conclure par un dixième
chapitre de « Zusammenfassung ». Afin de rendre l’ouvrage parfaitement utilisable,
ils l’ont doté de trois index : des sources, de la littérature secondaire ainsi que des
noms, choses et concepts.
La somme de science réunie ici est proprement stupéfiante. Chacune des sources
étudiée bénéficie des indications bibliographiques les plus à jour : éditions
disponibles, littérature secondaire et « Bemerkungen » faisant le point sur les qualités
et défaut des publications, le degré de certitude des renseignements qu’elles ap-
portent, l’état de nos connaissances touchant le ou les documents en cause, etc. Du
même coup, les spécialistes de la Berlin-Brandenburgischen Akademie der
Wissenschaften publient, pour la période considérée, le meilleur manuel
d’introduction à la critique historique de la période byzantine. Tout au plus peut-on
ajouter quelques compléments d’information. Pour une édition ultérieure, il y aura
lieu de signaler la parution de la concordance lemmatisée de Théophane le
Confesseur
[1], qui permettra d’éclairer la forme de certains noms propres, p. 160, à
propos de la
Bibliothèque de Photios. L’édition de R. Henry a été republiée dans la
Collection des Universités de France en 9 volumes
[2], dont le dernier renferme des
index et des tables (525 p.).
On conçoit qu’il était impossible de nommer tous les personnages imaginables de
l’époque. Les non-Byzantins n’apparaissent que dans la mesure où ils ont trouvé
place dans une source byzantine. Les autres disciplines associées auront à compléter
les informations à la faveur de travaux du même genre portant par exemple sur le
Moyen Âge occidental ou sur le monde arabophone. L’Égypte a fourni des
papyri
documentaires postérieurs à l’invasion arabe. Les personnages en cause n’ont
visiblement jamais eu le moindre rapport avec l’empire byzantin ou ses sujets.
Hormis quelques cas signalés, on ne pouvait songer à procéder à un relevé
systématique. Les documents arabes contemporains de l’invasion contiennent les
noms de chrétiens, sujets de l’empire. Seuls apparaissent dans la
PmbZ ceux qui
figurent dans les traductions disponibles. Les territoires italiens contrôlés par
Byzance offrent aussi les noms d’Italiens de vieille souche, tant dans les inscriptions
que dans les documents littéraires. Un dépouillement systématique était d’autant
plus inutile en l’espèce que S. Cosentino a commencé à publier une
Prosopografia
dell’Italia bizantina, dont c’est précisément le terrain. Certaines sources posaient des
problèmes spéciaux. La plupart des sceaux ne se datent que de façon approximative.
Les noms qu’ils apportent ne sont relevés ici que dans le cas où le document est situé
par la majorité des éditeurs dans le cadre chronologique considéré. Ceux qui
apparaissent sur des pièces publiées dans des catalogues de vente répertoriés dans la
Byzantinische Zeitschrift ne trouvent place ici que dans la mesure où les éditeurs ont
pu en disposer. L’épigraphie byzantine souffre encore de graves carences, qui ne
tiennent pas seulement à des difficultés pour dater les documents. Ainsi, les éditeurs
n’ont pu avoir entre les mains le recueil des inscriptions d’Athènes d’A.I. Kapustin
(archimandrite Antonin)
[3]. Naturellement, toute la littérature disponible sur chacun
des grands personnages répertoriés n’avait pas à figurer dans les articles
correspondants. Comme il se doit, l’ordre des notices est celui de l’alphabet latin et,
en cas d’homonymie, celui de la chronologie. En principe toutefois, lorsqu’il s’agit de
noms fréquents, les personnages venant en tête sont les souverains ou les empereurs,
qui donnent lieu à d’importants développements. Enfin, le nombre des rubriques
varie en fonction de l’importance de la matière à traiter.
Pour apprécier les qualités d’un travail de l’espèce, le mieux est de se placer au
point de vue de l’utilisateur et de choisir un article difficile, par exemple, celui qui
roule sur un personnage contesté, le patriarche Photios 6253 (t. 3, p. 671-684). En raison
du découpage de la PmbZ, la suite viendra dans la seconde partie de l’ensemble. On
sait pourquoi il n’y eut jamais de biographie byzantine sur Photios. Très tôt, son action
fut contestée pour des raisons qui tiennent avant tout à la politique ecclésiastique, en
sorte que les documents historiques portant sur lui revêtent la couleur acide du
pamphlet. Aussi était-il nécessaire de ménager dans son cas une rubrique donnant les
surnoms dont il fut affublé (N :). Haut fonctionnaire, comme le furent avant lui les
patriarches Tarasios et Nicéphore, Photios reçut quantité de titres tant dans
l’administration que dans l’Église. Nouvelle rubrique par conséquent (T :). La
biographie devait recevoir un traitement assez large (rubrique V :). Après un exposé
sur les données que l’on connaît de Photios jusqu’à l’accession au patriarcat, on
trouvera des sections traitant de la politique intérieure puis de la politique extérieure.
Le tout s’appuie sur un corpus impressionnant de notes. Le lecteur disposera
également d’une notice synthétique sur ses œuvres (W :) et sur les sources mises en
œuvre par la recherche, classées par genres littéraires (Q :). Immédiatement après
vient une rubrique destinée à la littérature érudite sur le personnage (L :). Dans un cas
comme celui-ci, on appréciera que la section dégage d’entrée de jeu les tendances
générales qui partagent la production entre l’Occident et l’Orient. Enfin, l’ensemble
s’achève sur une rubrique de problèmes (P :).
On me permettra quelques remarques ou suggestions. À propos du cercle
intellectuel entourant Photios (p. 672 et la n. 22 p. 677), on a raison de considérer, avec
P. Lemerle, qu’il était sans doute organisé sur un modèle analogue aux écoles
néoplatoniciennes privées de la fin de l’Antiquité. On lira des informations
complémentaires sur ce point dans l’article de J. SCHAMP,
Photios aristotélisant ?
Remarques critiques
[4]. Force est de convenir que beaucoup reste à faire sur la question.
Ainsi, on notera qu’un petit traité sur la substance aristotélicienne renferme une
allusion prouvant une connaissance de notions astronomiques comme la précession
des équinoxes
[5]. On ne pouvait attendre des éditeurs qu’ils ajoutent des données
bibliographiques à un des problèmes les plus difficiles qui soient, celui de la relation
des
codd. 259-268 avec les originaux du pseudo-Plutarque. Dans les compléments
prévus pour la seconde partie de la
PmbZ, il y aura lieu de signaler le livre récent de
J. Schamp,
Les Vies
des dix orateurs attiques
[6].
Les articles importants reproduisent peu ou prou la même disposition. C’est le cas,
par exemple, de Maximos Homologetes (4921), où l’on trouvera une énumération des
éditions les plus récentes, y compris des compléments orientaux apportés par le
R.P. M. van Esbroeck, S.J. (1994). Photios (Bibl., cod. 192 B) offre la description d’un
recueil de la correspondance ; autant que je sache, elle attend toujours une édition
critique. Les notes rassemblées dans les divers articles de la PmbZ seront à coup sûr
fort utiles. La plupart des personnages mentionnés par Photios font l’objet d’une
notice soignée. Ainsi, dans l’ordre alphabétique, que je reconstitue, Georges 1962,
préfet d’Afrique, Ioannia 3385 (Iania chez Photios), abbesse d’une communauté
sévérienne, Jean 2692, cubiculaire, Jordanès 3422, prêtre, le scholastique Julien
d’Alexandrie 3529, ancien acéphale, Konon 3676 prêtre et higoumène, Kyriskios 4210,
l’abbé Polychronios 6320, Stéphanos 6901 higoumène et prêtre, le prêtre et
higoumène Thalassios 7253. On déplorera cependant que manquent à l’appel
l’illustris et ancien sacellaire Constantin (157 b 21-22), le sophiste Jean (157 b 12-13),
son homonyme l’évêque (157 b 20) et le moine Sophronios dit aussi Eucratas (157 b
11-12). Loin d’être un simple appendice, l’ample série des Anonymi permet de
compléter la physionomie de certaines personnes. C’est le cas pour Anonymae 10140
(t. 5, p. 168), à propos du groupe sévérien de nonnes excommuniées d’Ioannia 3385.
On complétera la partie N : de Konstantinos V 3703 (t. 2, p. 491). Rendant compte d’une
chronique de Serge le Confesseur 6665 portant sur les règnes entre Constantin V et
Michel II, Photios ne manque pas d’indiquer le surnom dont fut affublé l’empereur
Copronyme (cod. 67, 33 b 32). D’ailleurs, dans le lemme 6665 (P : t. 4, p. 127)), la PmbZ
ne manque pas d’enregistrer les discussions auxquelles a donné lieu l’identité du
personnage, qui paraît bien avoir été le père de Photios, le futur patriarche, suivant
un article fort ingénieux de C. Mango. Néanmoins Serge pourrait avoir été le même
que le Hagiopolite hymnographe (6682) ou le moine, auteur d’un canon (6683).
Il était naturellement impossible qu’une gigantesque compilation comme celle-ci
fût exempte de carences. On doit avouer qu’elles sont rarissimes, autant que je puisse
voir après quelques sondages. Parmi les personnages qui sont réputés avoir entouré
à un titre quelconque la prime jeunesse de Photios, dans le pamphlet du pseudo-
Syméon, on connaît Hilarion (2584), Iakobos (2635), Ioannicios (3389) et Michel de
Synada (5042), qui bénéficie d’une ample notice (t. 3, p. 279-280). Curieusement,
l’auteur ne trouve à citer au rayon des
Hagiographica, que des références au
Synaxaire
de Constantinople, à la
Vie de Nicétas de Médicion (5443)
BHG 1341 et aux
Vies de
Théophylacte de Nicomédie (8295)
BHG 2451-2452, sans compter les
Typica de Mateos,
de Messine et de Dmitrievskij. Il eût été utile de signaler la
Vie de Michel de Synada BHG
2274 x [
Cutlumus 93 (634) de 1723] inédite et 2275 (
Catéchèse de Théodore Stoudite). On
y joindra les utiles références, qui signalent des témoins non exploités, d’A. Ehrhard
[7].
Les indications sur la prophétie du Saint (t. 3, p. 279 et 280) sont relativement
imprécises. Voyant enceinte la mère de Photios, il lança un bâton contre elle et son
fruit en exprimant le désir qu’ils en mourussent, car elle était une Ève grosse d’un
serpent qui, devenu patriarche, empêcherait beaucoup de gens de jouir du royaume
céleste (ps.-Syméon, p. 668, 20-669, 8). En revanche, les mots qu’adressa Hilarion à la
mère de Photios (« tu portes en toi le Diable ») ou Ioannicios à Serge, le père de
Photios, sur l’« Olympe » sont rapportés avec la précision souhaitable, comme le
baptême administré par Iakobos.
Les notes qu’on vient de lire ont essayé de faire ressortir tout le profit que l’on peut
tirer d’une réalisation aussi exceptionnelle que celle-ci. Au demeurant, quoique
serrée, la présentation est extrêmement soignée. On soulignera aussi la célérité de la
publication, dont il faut féliciter le groupe de travail. En attendant l’exécution et la
sortie du second volet de la PmbZ, tous les byzantinistes ont désormais, grâce à
l’équipe de l’Académie brandebourgeoise à Berlin, entre les mains un ktñma e¬v ai¬eíqui
mérite assurément une place privilégiée dans toutes les bonnes bibliothèques
médiévales.
[*]
F. WINKELMANN, R.J. LILIE, Cl. LUDWIG, Th. PRATSCH, I. ROCHOW et al.,
Prosopographie der
mittelbyzantinischen Zeit, 1e part.,
641-867, Prolegomena, Berlin-New York, Walter de Gruyter,
1998 ; 1 vol. in-8°, XX-333 p. Prix : DEM 188. ISBN 3-11-016297-0 ;
Prosopographie der
mittelbyzantinischen Zeit, 1e part.,
641-867,
Abkürzungsverzeichnis, Berlin-New York, Walter de
Gruyter, 1999 ; 1 fasc., 83 p. ; F. W., R.-J. L., Cl. L., Th. P., I. R., W. BRANDES, J.R. MARTINDALE, B.
ZIELKE,
Prosopographie der mittelbyzantinischen Zeit, t. 1, Aaron (#1)-Georgios (# 2182), Berlin-New
York, Walter de Gruyter, 1999 ; 1 vol. in-8°, XI-674 p. ISBN 3-11-015179-0 ; F. W., R.J. L., Cl. L.,
Th. P., I. R., W. B., J.R. M., B. Z.,
Prosopographie der mittelbyzantinischen Zeit, t. 2,
Georgios (# 2183)-
Leon (# 4270), Berlin-New York, Walter de Gruyter, 2000 ; 1 vol., 685 p. ISBN 3-11-016672-0 ; F.
W., R.-J. L., Cl. L., Th. P., I. R., B. Z., W. B., J.R. M. et al.,
Prosopographie der mittelbyzantinischen Zeit,
t. 3,
Leon (# 4271)-Placentius (# 6265), Berlin-New York, Walter de Gruyter, 2000, 1 vol. in-8°, 687
p. ISBN 3-11-016673-9 ; F. W., R.J. L., Cl. L., Th. P., I. R., B. Z., W. B., J.R. M.,
Prosopographie der
mittelbyzantinischen Zeit, t. 4,
Platon (# 6266)-Theophylaktos (# 8345), Berlin-New York, Walter de
Gruyter, 2001 ; 1 vol., 687 p. ISBN 3-11-016674-7 ; F. W., R.J. L., Cl. L., Th. P., I. R., B. Z., W. B., J.R.
M.,
Prosopographie der mittelbyzantinischen Zeit, t. 5,
Theophylaktos (# 8346)–az-Zubair (# 8675).
Anonymi (# 10001-# 12149), Berlin-New York, Walter de Gruyter, 2001 ; 1 vol., 685 p. ISBN 3-11-
016675-5 ; F.W., R.J.L., Cl.L., Th. P., I.R., B.Z.,
Prosopographie der mittelbyzantinischen Zeit, t. 6,
Abkürzungen, Addenda
und Indices, Berlin-New York, Walter de Gruyter, 2002 ; 1 vol., 445 p.,
ISBN : 3-11-017456-1.
[1]
B. COULIE-P. YANNOPOLOULOS et CETEDOC,
Thesaurus Patrum Graecorum dans
Thesaurus
Patrum Graecorum, Turnhout, 1998.
[2]
Paris, 1991.
[3]
Saint-Petersbourg, 1874.
[4]
Kainotomia
. Colloquium Pavlos Tzermias, éd. M. BILLERBECK et J. SCHAMP, Fribourg, 1996,
p. 1-17
[5]
Voir
Questions à Amphilochios, 138, éd. L.G. WESTERINK, Leipzig, 1986, p. 146, 17-19.
[6]
Fribourg, 2000.
[7]
Überlieferung und Bestand der hagiographischen und homiletischen Literatur der griechischen
Kirche, t. 1, Leipzig-Berlin, 1937, p. 638 n. 7 et t. 3, Leipzig-Berlin, 1952, p. 974 n. 3.