2003
Le Moyen Age
Les « petites encyclopédies »
[1] du XIIIe siècle en langue vulgaire. Bibliographie
sélective (1980-2000)
Christine Silvi
Université de Paris IV-Sorbonne
1. En guise de préliminaire
Décider d’écrire une bibliographie est toujours un projet
ambitieux. La présenter comme une bibliographie « sélective »
[2] couvrant une période
déterminée et la limiter de surcroît non à un genre, celui de l’encyclopédie,
mais à quelques textes représentatifs de ce genre rendent l’entreprise beaucoup
plus raisonnable. Car si la production est abondante, elle n’est cependant pas
pléthorique
[3]: juste
suffisamment importante pour justifier de la nécessité d’en faire une liste.
Ces vingt dernières années ont en effet vu fleurir ouvrages collectifs,
colloques, tables rondes, mélanges… consacrés le plus souvent non pas à une de
ces œuvres précises, ce que l’on peut, sans doute, déplorer, mais à la
production scientifique du Moyen Âge en général. Et il est bien rare que telle
ou telle de ces études ne fasse pas référence à tel ou tel de ces textes. Nous
avons sélectionné huit ouvrages
[4] classés traditionnellement par la critique sous la
rubrique
encyclopédie et qui ont,
entre autres, deux points communs. Le premier, c’est d’avoir été écrits durant
le XIII
e siècle. Rien d’étonnant à cela si l’on considère
que ce siècle, le « faîte du Moyen Âge », selon l’heureuse formule de G.
Beaujouan
[5], est la
période d’apogée de l’encyclopédisme médiéval
[6]. Le second, c’est d’avoir été rédigés en langue
vulgaire, c’est-à-dire non plus en latin comme il était de coutume, mais en
français et cela afin de répondre à la demande des laïcs, des
gens du monde qui, à leur tour, sont
désireux d’avoir accès à la science et à la disposition desquels il s’avère
nécessaire de mettre des ouvrages de vulgarisation scientifique. L’engouement
de cette nouvelle clientèle pour tout ce qui a trait au monde physique, à la
petite philosophie de l’univers, va donc nécessiter un effort d’adaptation du
clerc à ce public de non-spécialistes
[7], effort dont témoignent les huit textes dont il sera
question ici. Il existe bien entendu de très nombreuses versions autres que
françaises des encyclopédies que, sauf exception
[8], nous n’avons pas indiquées, pas plus d’ailleurs que
les études s’y rapportant. Car c’est alors une bibliographie spécifique à
chacun de ces huit textes qu’il aurait fallu écrire tant la moisson aurait été
abondante. On s’en fera une idée en consultant notamment certains des articles
ou des ouvrages mentionnés dans notre liste
[9].
Il ne s’agit pas non plus de proposer une bibliographie portant
sur l’histoire des sciences au Moyen Âge, domaine sans fond s’il en est, auquel
se consacrent d’éminents spécialistes et dont on ne peut bien évidemment pas
faire l’économie quand on étudie ces textes qui, pour être de vulgarisation,
n’en sont pas moins « scientifiques ». Les encyclopédies en langue vulgaire
étant, pour l’essentiel, issues de la pensée latine, rien ne peut remplacer le
travail sur les originaux, c’est-à-dire sur les sources
[10] de ces ouvrages qui sont avant tout des
compilations. De plus, offrant en raccourci le système complet des
connaissances usuelles, ces textes abordent presque tous les sujets relatifs au
monde physique et aux choses divines
[11]. Sans entrer dans le détail de l’histoire des
sciences, sans chercher non plus à passer en revue de manière exhaustive toutes
les questions qui peuvent être traitées dans une encyclopédie et nous en tenant
aux publications les plus récentes
[12], nous indiquerons quelques repères indispensables,
quelques jalons qui, nous l’espérons, seront utiles à l’apprenti chercheur qui
aborde un domaine aussi vaste que celui de l’histoire
[13] de ces textes et qui se trouve
confronté à un contenu aussi hétéroclite que déroutant.
Il convient, avant d’aborder des sujets plus précis, de
signaler quelques revues : la revue trimestrielle
Isis bien sûr et son indispensable complément,
la
Current Bibliography of the History of Science
and Its Cultural Influences published by the University of Chicago Press for
the History of Science Society ainsi que les revues
Osiris, fondée par G. Sarton, et
Micrologus
[14].
Faisant une large place au monde physique, la plupart des
petites encyclopédies ont quelques pages au moins dévolues aux phénomènes
atmosphériques ou bien encore à l’astronomie. En matière de météorologie par
exemple, on pourra se reporter à J. Ducos,
La
météorologie en français au Moyen Âge
(XIIIe-XIVe siècles),
Paris, Champion, 1998, ainsi qu’au recueil d’articles
Le temps qu’il fait au Moyen Âge : phénomènes
atmosphériques dans la littérature, la pensée scientifique et
religieuse, éd. J. Ducos et Cl. Thomasset, Paris, Presses de
l’Université de Paris-Sorbonne, 1998. En ce qui concerne l’astronomie,
l’ouvrage de E. Grant,
Planets, Stars and Orbs.
The medieval Cosmos, 1200-1687, Cambridge, Cambridge U.P., 1994, est
d’un intérêt capital. Pour l’astrologie, les travaux de J.P. Boudet s’imposent
comme une évidence et notamment l’étude menée par ce chercheur sur ce qui
constitue la principale source historiographique sur les astrologues et les
astronomes du Moyen Âge occidental, à savoir
Le Recueil des plus celebres astrologues
de Simon de Phares, t. 1,
Édition critique, t. 2,
Présentation et commentaire, Paris,
Champion, 1997-1999
[15]. Les liens entre l’astrologie et la médecine n’étant
plus à démontrer
[16] –
bien qu’il convienne cependant de les nuancer
[17] – la transition pour aborder le domaine suivant est
toute trouvée. Sur l’histoire de la médecine au Moyen Âge, l’ouvrage publié
sous la direction de M.D. Grmek,
Histoire de la
pensée médicale, 1.
Antiquité et Moyen
Âge, Paris, Seuil, 1995 (Rome, Laterza, 1993 pour l’éd. originale)
nous semble d’un intérêt tout particulier
[18] tout comme le travail monumental mené par D.
Jacquart. Le cadre étroit de cet article ne nous autorisant qu’à une
énumération plus que sommaire, nous ne donnerons que quelques titres puisés
dans la bibliographie de ce chercheur :
Le milieu
médical en France du XIIe au XVe
siècle, Genève, Droz, 1981 ;
La
science médicale occidentale entre deux renaissances,
XIIe-XVe s., Aldershot,
Variorum reprints, 1997 ;
La médecine médiévale
dans le cadre parisien, Paris, Fayard, 1998 ; en collaboration avec
Fr. Micheau,
La médecine arabe et l’Occident
médiéval, Paris, Maisonneuve et Larose, 1996 (réimpr. de l’éd. de
1990) ; en collaboration avec Cl. Thomasset,
Sexualité et savoir médical au Moyen Âge, Paris,
PUF, 1985 (voir également la trad. anglaise avec mise à jour :
Sexuality and medicine in the Middle
Ages, Cambridge-Princeton, Polity Press-Princeton U.P., 1988). Sur
l’enseignement et l’institutionalisation du savoir médical, on consultera avec
profit le livre de J. Agrimi et Ch. Crisciani, Edocere medicos.
Medicina scolastica nei secoli
XIII-XV, Naples, Guerini e associati, 1988. L’étude des sources
historiques étant indissociable de la réflexion épistémologique et beaucoup de
domaines n’ayant pas été abordés dans les lignes qui précèdent
[19], nous citerons les
ouvrages suivants : le recueil d’articles de P. Kibre,
Studies in medieval science : alchemy, astrology,
mathematics and medicine, Londres, Hambledon Press, 1984 ; D.Ch.
Lindberg,
Science in the Middle Ages,
Chicago, University of Chicago Press, 1980 ; E. Grant,
The foundations of modern science in the Middle
Ages : their religious, institutional and intellectual contexts,
Cambridge-New York, Cambridge U.P., 1996 ; la 2
e éd. mise
à jour de
La science antique et médiévale : des
origines à 1450, sous la dir. de R. Taton, Paris, PUF, 1994 ;
certains des volumes de la collection
De diversis
artibus
[20]; et, pour finir, le recueil réunissant l’essentiel
des articles publiés par G. Beaujouan de 1948 à 1987,
Par raison de nombres : l’art du calcul et les
savoirs médiévaux, Aldershot, Variorum reprints, 1991.
Signalons enfin deux lexiques qui, bien que n’incluant pas les
encyclopédies dont il est ici question dans leurs dépouillements, s’avéreront
très utiles à tous ceux qui sont confrontés à ces écrits scientifiques dans
lesquels on trouve bien évidemment un grand nombre de termes qui ne sont pas
répertoriés dans les dictionnaires d’ancien français traditionnels :
-
Lexique de la langue
scientifique (Astrologie, Mathématiques, Médecine). Matériaux pour le
Dictionnaire de Moyen Français (DMF), sous la dir. de D. Jacquart et
Cl. Thomasset (avec la collaboration de S. Bazin-Tacchella pour le vocabulaire
de la médecine, de J.P. Boudet pour l’astronomie, l’astrologie, la divination
et la magie, de Th. Charmasson pour l’astrologie et l’astronomie, de J. Ducos
pour le lexique météorologique, et de H. L’Huillier pour la géométrie et les
mathématiques), Paris, Klincksieck, 1997. Cette équipe, qui s’est
considérablement agrandie grâce à l’arrivée de nouveaux chercheurs, travaille
actuellement à l’élaboration du Dictionnaire du
vocabulaire scientifique du Moyen Âge qui, en élargissant le corpus
de base (avec l’intégration notamment de la plupart des encyclopédies en
français du XIIIe siècle, ou bien encore d’un auteur comme
Pierre de Crescens) ainsi que son champ d’application (on y notera l’entrée du
vocabulaire de la psychologie, de celui des songes ou de la musique), vise à
enrichir le précédent lexique.
- H. Spatz-Gerner, Vocabulaire
commun et vocabulaire technique dans la littérature didactique du Moyen
français (1330-1500). Contribution lexicologique en vue du Dictionnaire de
Moyen Français, Thèse de doctorat, Université de Paris IV-Sorbonne,
1998.
Comment traiter des « petites encyclopédies », fussent-elles en
français, sans évoquer également les grandes œuvres encyclopédiques du Moyen
Âge latin quand on sait que celles-là utilisent, sous forme de traduction ou
d’adaptation, des passages entiers de celles-ci
[21], qui sont alors et à leur tour érigées
au rang de sources ? Comment, dans ces conditions, ne pas mentionner le
Speculum maius de Vincent de Beauvais,
sans aucun doute l’encyclopédiste le plus fameux du XIII
e
siècle et le plus représentatif de la mentalité médiévale, ou bien encore cette
autre somme majeure qu’est le
De proprietatibus
rerum de Barthélémy l’Anglais ? Il nous a semblé impossible de ne
pas évoquer, au moins en préambule de la présente étude, quelques grands «
chantiers », quelques-uns au moins des plus importants programmes de recherche
concernant non pas l’encyclopédisme médiéval en général, mais quelques-uns des
encyclopédistes les plus illustres du XIII
e siècle
[22]. Sur Barthélémy
l’Anglais, on peut notamment citer les travaux de B. Van den Abeele et de son
équipe, ceux de M.Ch. Seymour
[23], ceux de Chr. Meier-Staubach et de l’équipe de
Münster
[24] ou bien
encore ceux de B. Beyer de Ryke
[25]. L’un des programmes de recherche les plus
productifs est sans conteste celui qui est, depuis plusieurs années déjà, mené
par l’Atelier Vincent de Beauvais
[26] sur le
Speculum
maius et dont les travaux sont orientés dans deux directions : une
recherche historique sur ce qu’il est légitime de considérer comme la plus
grande encyclopédie médiévale et la constitution de bases de données
[27]. Outre les travaux de
l’Atelier
[28], nous ne
signalerons que les recherches engagées hors de France : celles de A.
Fijalkowski
[29], de
St. Schuler
[30], de H.
Voorbij, de S. Lusignan et de l’équipe de Montréal ou bien encore d’E.
Albrecht
[31] ou de G.
Guzman
[32] pour n’en
citer que quelques-unes.
Comment pourrions-nous conclure ce préambule sans évoquer le
nom d’Albert le Grand ? Là aussi, la bibliographie est pléthorique, mais là
encore nous devrons nous contenter de quelques titres : outre l’ouvrage d’Alain
de Libera,
Albert le Grand et la
philosophie, Paris, Vrin, 1990, devenu un classique, on pourra
consulter les deux recueils d’articles suivants :
Albertus Magnus and the Sciences. Commemorative
Essays, éd. J.A. Weisheipl, Toronto, Pontifical Institute of
Medieval Studies, 1980 et
Albertus Magnus Doctor
Universalis 1280 / 1980, éd. G. Meyer et A. Zimmermann, Mayence,
Matthias-Grünewald-Verl.,1980
[33].
Au terme de ce rapide parcours et de l’énumération de ces
quelques études, on ne peut ressentir qu’un sentiment de frustration sinon
encore d’échec. Ne pouvant être que partielle, une telle liste est forcément
partiale et nous entendons déjà les récriminations des spécialistes devant
l’absence de tel ou tel titre pourtant attendu ou tout simplement espéré. Notre
prétention n’était pas, nous l’avons déjà signalé, de faire le tour de
questions aussi vastes que toutes celles que nous avons abordées. Cela dépasse
largement le cadre de nos compétences et un seul chercheur n’y suffirait pas.
Nous avons simplement voulu fournir au néophyte ou tout simplement au
non-spécialiste quelques repères afin de baliser un parcours qui s’avère
toujours périlleux quand on ne dispose pas des bons instruments. Nous nous
excusons donc par avance pour les oublis qui ne manqueront pas d’être
remarqués, mais les bibliographies fournies à la fin des études mentionnées
pallieront largement ces omissions. Il est temps maintenant d’entrer dans le
vif de notre sujet, c’est-à-dire, comme aurait pu le dire un encyclopédiste du
XIIIe siècle, de retourner à
notre matière.
2. Considérations méthodologiques
Pour nous faciliter la tâche, nous avons eu recours aux
principaux outils existants : à la bibliographie d’O. Klapp
[34] bien sûr, mais également
à l’
International Medieval
Bibliography (1980-1995) ou bien encore au
Catalogue des thèses françaises pour
n’en citer que quelques-uns, auxquels il faut ajouter deux études
bibliographiques consacrées exclusivement à l’encyclopédie au Moyen Âge, celles
de B. Ribémont
[35] et
de M.W. Twomey
[36].
Les titres des études critiques n’indiquant généralement pas
quelle(s) encyclopédie(s) y figure(nt), nous avons consulté la totalité des
articles et ouvrages mentionnés : d’abord, pour vérifier qu’il y est
effectivement question de tel ou tel de ces textes ; ensuite, un même article
prenant souvent appui sur plusieurs textes, pour pouvoir faire mention, à la
fin de chaque étude, des encyclopédies qui y sont effectivement traitées
[37]; enfin, aucune des
bibliographies consultées ne pouvant prétendre à l’exhaustivité, pour
compléter, grâce aux références à d’autres ouvrages ou à d’autres articles
fournies par ces études, notre propre répertoire de titres. Nous espérons ainsi
éviter aux médiévistes un long travail de compulsation, certes nécessaire mais
parfois bien fastidieux, et leur permettre, dans le cas d’une recherche ciblée,
d’aller à l’essentiel.
Partant du principe que, pour le chercheur, une courte analyse
est préférable à l’absence de tout commentaire et qu’une réflexion, pour être
rapide, n’en est pas pour autant dénuée d’intérêt, nous avons signalé certains
articles dans lesquels n’apparaît qu’une très brève allusion à l’œuvre
considérée. Qu’on ne s’étonne donc pas de trouver à côté des études critiques
incontournables et tout entières dévolues à un texte
[38] des articles
quantitativement de moindre importance, mais nous l’espérons, somme toute
utiles.
Par commodité, notre bibliographie se divise en deux parties :
la liste des études sélectionnées est précédée d’une rubrique qui, comme son
nom l’indique, fournit les éditions existantes des encyclopédies, la première
mentionnée étant celle qu’il convient de consulter en priorité. Nous n’avons
délibérément pas exclu, et ce pour deux raisons, les vieilles éditions, dont on
peut pourtant mettre en doute la valeur philologique. D’une part une édition,
pour être ancienne et faite sans méthode ni rigueur
[39], peut cependant, ne serait-ce que pour
son introduction, son glossaire ou bien encore les variantes fournies
[40], ne pas être dépourvue d’intérêt.
D’autre part, les éditions modernes étant elles aussi parfois
critiquables
[41], nous
ne nous sommes pas crue autorisée, quand choix il y avait, à en privilégier une
– la plus récente ou une édition intégrale – au détriment d’une autre – la plus
ancienne ou une édition partielle – et à priver ainsi le chercheur d’une
référence qui peut toujours s’avérer intéressante. Pour en finir avec ces
problèmes de méthode, nous signalerons que chaque étude critique est suivie du
titre abrégé du ou des textes dont elle traite
[42].
3. Bibliographie sélective
A. Éditions
Brunetto Latini, Li
Livres dou Tresor:
– Brunetto Latini,
Li Livres dou Tresor, éd. F. Carmody,
Genève, Slatkine Reprints,
1975 (réimpression de l’édition de Berkeley, Los Angeles,
1948), 458 p.
– Li Livres dou Tresor par
Brunetto Latini, publié pour la première fois d’après les mss de la
Bibliothèque Impériale, de la Bibliothèque de l’Arsenal, et plusieurs autres
mss des départements et de l’étranger par P. Chabaille, Paris, Imprimerie
impériale, 1863, 724 p.
Gossuin de Metz,
L’Image du monde:
Rédaction en prose
:
– L’Image du Monde de Maître
Gossouin, rédaction en prose, F. fr. n°574, éd. O.H. Prior,
Lausanne, Imprimeries Réunies, 1913, 216 p.
Rédaction en vers
:
– L’Image du Monde, une
encyclopédie du XIIIe siècle, édition critique et
commentaire de la première version, par Ch. Connochie-Bourgne, Thèse
d’État, Université de Paris
IV-Sorbonne, 1999, 1 130 p.
La
Petite Philosophie:
– La Petite Philosophie,
an anglo-norman poem of the XIIIth
century, text with introduction, notes and glossary, éd. W.H.
Trethewey, Oxford, Blackwell, 1939, 159 p.
Le
Secret des Secrets:
Rédaction en prose
:
– Jofroi de Waterford,
Servais Copale, Le Secré de Secrés,
éd. J. Monfrin, Thèse, École nationale des Chartes, 1947.
Rédaction en vers
:
– Pierre d’Abernun of Fetcham, Le
Secré de Secrez, éd. O.A. Beckerlegge from the
Unique Manuscript, B.N. f. fr. 25407, Oxford, Blackwell, 1944,
93 p.
Placides et Timeo :
–
Placides et Timéo ou Li secrés as
philosophes, éd. critique avec introduction et notes par
Cl.A. Thomasset, Genève-Paris, Droz, 1980, 401 p.
Sidrach:
Édition intégrale
:
– Sydrac le philosophe. Le
livre de la fontaine de toutes sciences. Edition
des enzyklopädischen Lehrdialogs aus dem XIII. Jahrundert, éd. E.
Ruhe, Wiesbaden, Dr
Ludwig Reichert Verlag, 2000, XVI-490 p.
Éditions partielles
:
–
Le Roman de Sydrac. Fontaine de toutes
sciences. Folios 1-56, éd.
S. Treanor,
Dissertation, Chapel Hill, 1939.
– Le Livre de Sydrac. Fontaine de
toutes sciences. Folios 57-112, éd. W.M. Holler,
Dissertation, Chapel Hill, 1972, 331 p.
– S.M. Steiner, Un témoignage de
la diffusion encyclopédique du XIIIe siècle. Le
Livre de
Sidrach, édition critique et
commentaire d’après les manuscrits de Paris et de Rome
(Premier Prologue, Catalogues de
Questions, Second Prologue), Thèse, Université de
Paris IV-Sorbonne, 1985, CXXVIII-421 p. (résumé dans
Perspectives médiévales, t.
12,
1986, p. 57-59).
–
Le Livre de Sidrach, éd. critique
d’après les mss de Paris et de Rome, Premier
Prologue,
Catalogue des Questions, Second
Prologue par S.M. Steiner, Melun, Association « Mémoires », 1994, 86
p.
B. Études critiques
– S. Baldwin, Brunetto Latini’s
Tresor: Approaching the End of an Era,
La Corónica.
Spanish medieval Language and
Literature Journal and Newsletter, t. 14, 1986, p. 177-
193. (L. du
T.)
– J. Bartuschat,
La littérature didactique et ses enjeux :
Brunetto Latini et Bono Giamboni,
Thèse, Université de Paris III-Sorbonne Nouvelle, 1995, 438 p.
(sur le Tresor en particulier, p.
136-167). (L. du T.)
– C. Beck, Approches du traitement de l’animal chez les
encyclopédistes du XIIIe siècle,
L’enciclopedismo medievale, sous la
dir. de M. Picone, Ravenne, Longo, 1994, p. 163-178. (L. du T.)
– P.G. Beltrami, Per il testo del Tresor: appunti sull’ edizione di F.J. Carmody,
Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa,
Classe di Lettere e Filosofia, 3e sér., t. 18,
1988, p. 961-1009. (L. du T.)
– P.G. Beltrami, Tre schede sul Tresor. 1. Il sistema delle Scienze e la
struttura del
Tresor. 2.
Tresor e Tresoretto. 3. Aspetti della ricezione del
Tresor, Annali della Scuola
Normale Superiore di Pisa, Classe
di Lettere e Filosofia, 3e sér., t. 23, 1993,
p. 115-190. (L. du T.)
– P.G. Beltrami, Appunti su vicende del
Tresor : composizione, letture,
riscritture,
L’enciclopedismo
medievale, p. 311-328. (L. du
T.)
– P. Bianchi De
Vecchi, Problemi inerenti alla tradizione manoscritta del
Sidrac, La
Filologia Romanza e i codizi,
Atti del Convegno Messina-Università degli studi, 19-22
Dicembre 1991, t. 2,
Messine, Ed. Sicania, 1993, p. 685-730. (Sid.)
– G. Bianciotto, Brunetto Latini :
Livre du Trésor,
Bestiaires du Moyen Âge, Paris,
Stock,
1980, p. 146-208 (traduction en français moderne du bestiaire).
(L. du T.)
– Brunetto Latini,
Li Livres dou Tresor,
Kindlers Neues Literatur Lexikon, sous
la dir. de
W. Jens, t. 10, Munich, Kindler Verlag, 1990, p. 44. (L. du T.)
– Brunetto Latini, Li livres dou
Tresor : The Book of the Treasure, trad. P. Barrette et S.
Baldwin, New York, Ed. Garland Pub., 1993 (traduction anglaise
moderne). (L. du T.)
– H. Charpentier, Le Livre du
Trésor de Brunetto Latini : mythe du rajeunissement ou idéal
d’expérience ?, Vieillesse et vieillissement au
Moyen Âge, Senefiance, t.
19, 1987, p. 41-54. (L. du
T.)
– M. Ciccuto, Tresor
di Brunetto Latini, Letteratura italiana. Le
Opere, t. 1, Dalle Origini al
Cinquecento, sous la dir. d’A. Asor Rosa, Turin, Giulio Einaudi ed.,
1992, p. 45-
59. (L. du
T.)
– Ch.
Connochie-Bourgne, La fontaine de Barenton dans l’Image du Monde de
Gossuin de Metz. Réflexion sur le statut encyclopédique du
merveilleux, Mélanges de Langue et Littérature
françaises du Moyen Âge et de la Renaissance offerts à C. Foulon, t.
1, Brest, Institut de Français-Université de Haute-Bretagne, 1980, p. 37-48.
(I. du M.)
– Ch.
Connochie-Bourgne, La prière à travers l’Image du
Monde, La prière au Moyen
Âge,
Senefiance, t. 10, 1981, p. 133-145.
(I. du M.)
– Ch. Connochie-Bourgne,
L’Orient, réalité et discours, dans l’Image du
Monde.
Images et signes de l’Orient dans
l’Occident médiéval, Senefiance, t. 11, 1982, p. 129-142. (I. du M.)
– Ch. Connochie-Bourgne, Comment
li element sont assis: l’image de l’œuf cosmique dans quelques
encyclopédies en langue vulgaire du XIIIe siècle,
Les quatre éléments dans la culture médiévale.
Actes du Colloque des 25, 26 et 27 mars 1982 de l’Université
de
Picardie, éd. D.
Buschinger et A. Crépin, Amiens, Université de Picardie-Centre d’Études
Médiévales, 1983, p. 37-48. (L. du T.,
I. du M.,
P.P., P.
et T., Sid.)
– Ch.
Connochie-Bourgne, L’œuvre exemplaire de la nature dans la première
encyclopédie en langue française, Sciences,
Techniques & Encyclopédies. Actes du colloque de
Mortagne-au-Perche, 28-29 mars
1992, éd. D. Hüe, Caen, Paradigme, 1993, p. 65-85. (I. du M.)
– Ch.
Connochie-Bourgne, La violence des éléments, La
violence dans le monde médiéval, Senefiance, t. 36, 1994, p. 167-178. (L. du T., I. du
M., P. et T.)
– Ch.
Connochie-Bourgne, Nature et
Clergie dans l’œuvre de vulgarisation
scientifique de Gossuin de Metz (Image du
Monde, 1245), Comprendre et maîtriser
la nature au Moyen Âge, Mélanges d’histoire des sciences offerts à Guy
Beaujouan, Genève,
Droz, 1994, p. 9-27. (I. du
M.)
– Ch.
Connochie-Bourgne, « Theorike » et
« Theologie » dans le
Tresor de Brunet Latin,
Le Divin. Discours
encyclopédiques. Actes du colloque de Mortagne-au-Perche, 3-4
avril
1993, éd. D. Hüe,
Caen, Paradigme, 1994, p. 125-137. (L. du
T.)
– Ch.
Connochie-Bourgne, Limites et diversités de l’Europe : Le parti pris
par
Gossuin de Metz dans son encyclopédie (Image du Monde, 1245),
De la Chrétienté à l’Europe. Actes du colloque
d’Orléans, Mai 1993, sous la dir. de B. Ribémont, Orléans,
Paradigme, 1995, p. 49-62. (I. du
M.)
– Ch. Connochie-Bourgne, Je, qui
cest escrit en fis… Brunet Latin et Gossuin de Metz font entendre
leurs voix, Auteurs, lecteurs, savoirs anonymes.
Je & encyclopédies, éd.
B. Baillaud, J. de Gramont et D. Hüe,
Cahiers Diderot, t. 8, 1996, p. 57-79.
(L. du T.,
I. du M.)
– Ch.
Connochie-Bourgne, Quelques aspects de la réception d’une œuvre encyclopédique
au Moyen Âge : le cas de l’Image du
monde, Littérales, t. 21,
1997, p. 221-244. (I. du M.)
– Ch. Connochie-Bourgne, Images de la terre dans les
livres de clergie du
XIIIe siècle :
Image du monde, Livre du Tresor,
Livre de Sydrach, Placides et Timeo, Perspectives médiévales, Supplément au t. 24,
1998, p. 67-79. (L. du T.,
I. du M.,
P. et T.,
Sid.)
– Ch.
Connochie-Bourgne, Le corps et
l’âme de l’eau dans les « livres de
clergie » du
XIIIe siècle,
Sources et fontaines du Moyen Âge à l’Âge
baroque. Actes du Colloque tenu à l’Université Paul-Valéry, les 28, 29 et 30
novembre 1996, Paris, Champion, 1998, p. 97-127. (L.
du T., I. du M.,
P. et T.,
Sid.)
– Ch. Connochie-Bourgne, Le temps qu’il fait… expliqué par les
premières encyclopédies en langue française (XIIIe
siècle), Le temps qu’il fait au Moyen
Âge.
Phénomènes atmosphériques dans la
littérature, la pensée scientifique et religieuse, éd. J.
Ducos et Cl. Thomasset, Paris, Presses de l’Université de
Paris-Sorbonne, 1998, p. 31-44. (L. du
T., I. du M.,
P. et T.,
Sid.)
– Ch.
Connochie-Bourgne, Pourquoi et comment réécrire une encyclopédie ? Deux
rédactions de l’Image du Monde,
Discours et savoirs : Encyclopédies
médiévales, éd. B.
Baillaud, J. de Gramont et D. Hüe,
Cahiers Diderot, t. 10, 1998, p.
143-154. (I. du M.) – Chr. Deluz, Des
lointains merveilleux (d’après quelques textes géographiques et récits de
voyage du Moyen Âge), De l’étranger à l’étrange
ou la conjointure de la merveille, Senefiance, t. 25, 1988, p. 159-169. (L. du T., I. du
M.)
– J. Ducos, Le clerc et les météores : constitution et
évolution d’une culture encyclopédique, Le clerc
au Moyen Âge, Senefiance,
t. 37, 1995, p. 151-164. (L. du
T.,
I. du M.,
P. et T.,
Sid.)
– J. Ducos, La météorologie en
français au Moyen Âge (XIIIe-XIVe
siècles), Paris,
Champion, 1998, 493 p. (L. du
T., I. du M.,
S. des S.,
P. et T.,
Sid.)
– Tr. Ehlert,
Komplexionenlehre und Diätetik im Buch
Sidrach, Licht der
Natur.
Medizin in Fachliteratur und
Dichtung, sous la dir. de J. Domes, Göppingen,
Kümmerle Verlag, 1994, p. 81-100. (Sid.)
– Fr. Fery-Hue, Compte rendu de Placides et Timeo ou Li Secrés as philosophes.
éd. critique avec introduction et notes par Cl.A. Thomasset, Genève-Paris,
Droz, 1980 et de Cl. Thomasset, Une vision du
monde à la fin du XIIIe siècle : commentaire du dialogue
de Placides et Timeo, Genève, Droz, 1982,
Romania, t. 105, 1984, p.
142-154. (P. et T.)
– Fr. Fery-Hue, Sidrac
et les pierres précieuses, Revue d’Histoire des
Textes, t. 28, 1998, p. 93-181. (Sid.)
– M. Frankowska-Terlecka, Skarbiec wiedzy Brunetta Latiniego
(Li Livres dou Trésor de Brunetto
Latini), Kwartalnik historii nauki i
techniki, t. 26, 1981, p. 3-21 (résumé en français de l’article p.
20-21). (L. du T.)
– M. Frankowska-Terlecka, Skarbiec wiedzy Brunetta Latiniego. Trzynastowieczna mysl
encyklopedyczna jako wyraz tendencji do upowszechniania wiedzy (Li
Livres dou Tresor de Brunetto Latini. La pensée
encyclopédique du XIIIe siècle en tant que manifestation
de la tendance à la vulgarisation du savoir), Wroclaw, 1984, 158 p.
(résumé en français de l’ouvrage p. 158-159). (L.
du T.)
– T. Giermak-Zielinska, Les connecteurs dans un texte d’ancien
français (sur l’exemple du Livres dou
Tresor de Brunet Latin), Études de
linguistique romane et slave, éd. W. Banys, L. Bednarczuk et K.
Bogacki, Cracovie, 1992, p. 227-241. (L. du
T.)
– Gossuin de Metz :
Image du Monde,
Kindlers Neues Literatur Lexikon, sous
la dir. de
W. Jens, t. 9, Munich, Kindler Verlag, 1989, p. 704 s.
(I. du M.)
– A. Henry, Un texte
œnologique de Jofroi de Waterford et Servais Copale,
Romania, t. 107, 1986, p. 1-37.
(S. des S.)
– W.M. Holler, The Lapidary of
Sidrac: New Evidence on the Origin of the
Lapidaire chrétien,
Manuscripta, t. 30, 1986, p. 181-190.
(Sid.)
– B.J. Holloway, Brunetto Latini
: an analytic bibliography, Londres, Grant & Cutler,
1986, 153 p. (L. du
T.)
– B.J. Holloway, Brunetto Latini and England,
Manuscripta, t. 31, 1987, p. 11-21.
(L. du T.)
– D. Hüe, Le doigt du
sage et le poing du fou, Le geste et les gestes
au Moyen Âge,
Senefiance, t. 41,
1982, p. 273-292. (P. et T.)
– T. Hunt, A New Fragment of Jofroi de Waterford’s
Segré de segrez,
Romania, t. 118,
2000, p. 289-314. (S. des
S.)
– J. Lacroix, Culture et vision historico-encyclopédique dans
l’œuvre de Brunetto
Latini (1220-1295), Économie,
politique et culture au Moyen Âge. Actes du Colloque,
Paris, 19 et 20 mai
1990, éd. D. Buschinger et W. Spiewok, Amiens, Université
de
Picardie-Centre d’études médiévales, 1991, p. 119-135.
(L. du T.)
– A. Lavrentiev, À
propos de la ponctuation dans l’Image du
monde, La Licorne, t.
52,
2000, p. 23-35. (I. du
M.)
– O.S.H. Lie,
Seksualiteit en de middeleeuwse leek. Over de seksuele ethiek in the
Boek van Sidrac en
haar cultuurhistorische context (Sexuality and the medieval layman. On sexual
ethics in the Boek van Sidrac and its
cultural-historical context),
Wat is wijsheid ? Lekenethiek in
de Middeleeuwse letterkunde, éd. J. Reynaert
et al.,
Nederlandse Literatuur en Cultuur
in de Middeleeuwen, t. 9, 1994, p. 116-131 et 389-394. (Sid.)
– M. Longobardi,
Recupero d’archivio di un frammento del Sidrac, Pluteus, t. 4-5,
1986-1987, p. 231-246. (Sid.)
– M. Longobardi, Ancora tre frammenti del Sidrac di Bologna con
un commento al
Pater Noster, Pluteus,
t. 6-7, 1988-9, p. 97-122. (Sid.)
– D. Lorée, Le statut du Secret
des Secrets dans la diffusion encyclopédique du Moyen
Âge, Discours et savoirs :
Encyclopédies médiévales, éd. B. Baillaud, J. de Gramont et
D. Hüe, Cahiers
Diderot, t. 10, 1998, p. 155-171. (S.
des S.)
– R. Luff, Brunetto Latinis Li
Livres dou Tresor: ein Handbuch für Politiker,
Wissensvermittlung im
europäischen Mittelalter. Imago mundi-Werke und ihre
Prologe, Tübingen,
Niemeyer, 1999, p. 262-313. (L. du
T.)
– R. Luff, Das Rätsel
um den altfranzösischen Livre de
Sidrac, Wissensvermittlung im
europäischen Mittelalter, p. 159-213. (Sid.)
– R. Luff, Textauszug aus dem Livre de Sidrac (Rahmenerzählung),
Wissensvermittlung im
europäischen Mittelalter, p. 499-507. (Sid.)
– J. Maurice, La formule Et
sachiés que, indice de la spécificité du
Livre des animaux de
Brunetto Latini, Romania, t. 106, 1985, p. 527-538. (L. du T.)
– J. Maurice, Le
Bestiaire d’amour de Richard de Fournival et
le Livre des animaux de
Brunetto Latini : les bestiaires
de la seconde moitié du XIIIe siècle, Thèse
d’État, Univ. de
Poitiers, 1989, 1 174 p. (L. du
T.)
– J. Maurice, Croyances populaires et Histoire dans le
Livre des animaux: jeux de polyphonie
dans un bestiaire de la seconde moitié du XIIIe siècle,
Romania, t. 111,
1990, p. 153-178. (L. du
T.)
– J. Maurice, Signes animaux au XIIIe
siècle dans les bestiaires moralisés et dans le bestiaire « encyclopédique » de
Brunetto Latini, L’animalité. Hommes et animaux
dans la littérature française, éd. A. Niderst, Tübingen, Gunter Narr
Verlag, 1994, p. 39-54. (L. du
T.)
– J. Maurice, La place du Livre
des animaux de Brunetto Latini dans la tradition des bestiaires
médiévaux, Bestiarien im Spannungsfeld zwischen
Mittelalter und Moderne, sous la dir. de G. Febel et G. Maag,
Tübingen, Gunter Narr Verlag, 1997, p. 40-47. (L.
du T.)
– Chr. Meier, Grundzüge der mittelalterlichen Enzyklopädik. Zu
Inhalten, Formen und Funktionen einer problematischen Gattung,
Literatur und Laienbildung im
Spätmittelalter und der
Reformationszeit, sous la dir. de L. Grenzmann et K.
Stackmann, Stuttgart, Metzler, 1984, p. 457-500. (L. du T., I. du
M.)
– Chr. Meier, Cosmos
politicus. Der Funktionswandel der Enzyklopädie bei
Brunetto
Latini, Frühmittelalterliche
Studien, t. 22, 1988, p. 315-356. (L.
du T.)
– Chr. Meier, Vom Homo
Coelestis zum Homo Faber.
Die Reorganisation der mittelalterlichen Enzyklopädie für neue
Gebrauchsfunktionen bei Vinzenz von
Beauvais und Brunetto Latini, Pragmatische Schriftlichkeit im
Mittelalter.
Erscheinungsformen und
Entwicklungsstufen, sous la dir. de H. Keller, K. Grubmüller et N.
Staubach, Munich, Wilhelm Fink Verlag, 1992, p. 157-175. (L. du T.)
– Chr. Meier, Organisation of Knowledge and Encyclopaedic
ordo: Functions and
Purposes of a Universal Literary Genre,
Pre-Modern Encyclopaedic
Texts,
Proceedings of the Second Comers
Congress, Groningen, 1-4 July 1996, éd. P.
Binkley, Leyde, Brill, 1997, p. 103-126. (L. du T.)
– M.A. Michael, A manuscript wedding gift from Philippa of
Hainault to Edward III,
The Burlington
Magazine, t. 127, 1985, p. 582-598. (L. du T., S. des
S.)
– V. Minervini,
Il Libro di Sidrac. Versione catalana, Bari, Lerici, 1982, 398 p.
(Sid.)
– J. Monfrin, La place
du Secret des Secrets dans la
littérature française médiévale,
Pseudo-Aristotle, Sources and
Influences, éd. W.F. Ryan et C.B. Schmitt, Londres,
Wartburg Institute, 1982, p. 73-113. (S. des S.)
– M. Moulis,
Encyclopédisme et éducation : un inventaire de quelques procédés d’exposition
dans le Dialogue de Placides et Timéo,
Éducation, apprentissages, initiation au Moyen
Âge. Actes du premier colloque international de Montpellier, Université
de
Paul-Valéry, nov.
1991, Les Cahiers du
C.R.I.S.I.M.A, t. 2, 1993, p. 333-346. (P. et T.) – M. Pfister, Brunetto Latinis
Livre du Tresor, Schreiben in einer anderen
Sprache, Zur
Internationalität romanischer
Sprachen und Literaturen, Romanistisches Kolloquium
XIII, Tübingen, Gunter
Narr Verlag, 2000, p. 53-63. (L. du
T.)
– J. Plisson, Science et
littérature au XIIIe siècle. Un vulgarisateur : Brunetto
Latini, Thèse,
Université d’Aix-Marseille, 1993, 402 p. et 121 p. (fournit
notamment la traduction en français moderne de la première partie du
Tresor d’après l’éd. Carmody).
(L. du T.)
– D.E. Prince, Textual History of Li Livres dou tresor : Fitting the Pieces
Together,
Manuscripta, t. 37,
1993, p. 276-289. (L. du T.)
– B. Ribémont, Statut de l’astronomie et évolution des
connaissances sur le cosmos chez les vulgarisateurs médiévaux : le cas de
quelques encyclopédies en langue vernaculaire, Observer, lire, écrire le ciel au Moyen Âge. Actes du
colloque d’Orléans, 22-
23 avril 1989, sous la
dir. de B. Ribémont, Paris, Klincksieck, 1991, p. 283-300. (L. du
T.,
I. du M.)
– B. Ribémont, L’inconnu géographique des encyclopédies
médiévales : fermeture et étrangeté, Nouveaux
mondes et mondes nouveaux au Moyen Âge. Actes du colloque du Centre d’Études
médiévales de l’Université de Picardie Jules Verne, Amiens,
mars
1992, éd. D.
Buschinger et W. Spiewok, Greifswald, Reineke-Verlag, 1994, p. 115-
126. (L. du T.,
I. du M.)
– B. Ribémont, Un cheval « didactique » : le cheval des
encyclopédistes, Le cheval en
France au Moyen Âge,
éd. B. Prévot et B. Ribémont, Orléans-Caen, Paradigme, 1994, p. 255-306.
(L. du T.)
– B. Ribémont : De Natura Rerum. Études sur les encyclopédies médiévales,
Orléans,
Paradigme, 1995 (recueil d’articles réunissant, avec quelques
modifications et mises à jour, quelques-uns des travaux de B. Ribémont dont on
trouvera les références exactes dans ledit recueil) :
– Encyclopédie, politique, histoire et géographie. Brunetto
Latini, la France et l’Europe, p. 337-370. (L. du
T.)
– La nature du corps humain chez les encyclopédistes. L’exemple
du Livre des propriétés des choses, p.
151-183. (L. du T.,
P. et T.)
– La vision de la
nature chez les encyclopédistes du Moyen Âge : « nature naturante et nature
naturée », p. 109-128. (P. et
T.)
– L’encyclopédisme médiéval et la notion d’instinct animal, p.
383-399. (L. de T.,
P. et T.)
– L’encyclopédisme médiéval et la question de l’organisation du
savoir, p. 69-86. (L. du T.)
– Les encyclopédistes
et la domesticité animale. Quelques exemples d’oiseaux à la ferme, p. 415-434.
(L. du T.)
– Les encyclopédistes
et l’histoire. I. De Francion à Hugues Capet, p. 287-313. (L. du
T.,
I. du M.)
– Les encyclopédistes et l’histoire. II. Le temps de l’histoire
chez Brunetto Latini, p. 315-335. (L. du
T.)
– Météorologie et
imaginaire : le cas de l’Etna, p. 371-382. (L. du
T.)
– Un exemple d’image didactique dans l’encyclopédisme et le
milieu savant : la terre percée, p. 217-267. (L.
du T., I. du M.)
– Vers et prose dans
l’écriture à caractère scientifique médiévale : l’exemple de l’encyclopédisme,
p. 87-106. (I. du M.)
– B. Ribémont, Encyclopédisme médiéval et modernité,
Le Moyen Âge dans la modernité. Mélanges offerts
à R. Dragonetti, éd. J.R. Scheidegger, S. Girardet et E.
Hicks, Paris, Champion, 1996, p. 381-394. (L. du T., I. du
M., P. et T.)
– B. Ribémont, L’établissement du genre encyclopédique au Moyen
Âge, Littérales, t. 21, 1997, p.
189-206. (L. du T.,
I. du M.,
P. et T.)
– B. Ribémont, S. Sodigné-Costes, Aqua domestica: l’eau et les techniques de l’eau
dans les encyclopédies médiévales, Sciences,
Techniques & Encyclopédies. Actes du colloque de Mortagne-au-Perche, 28-29
mars 1992, éd. D. Hüe, Caen, Paradigme, 1993, p. 301-320. (L. du T., I. du
M., P. et T.)
– G. Ronchi, Tresor, Trattato della Sfera, Composizione del
Mondo : una serie di derivazioni, Miscellanea di
studi in onore di Aurelio Roncaglia a cinquant’anni dalla sua
laurea, Modène, Mucchi Editore, 1989, p. 1161-1175. (L. du T.)
– D. Ruhe, L’ymage du monde qui commence a Dieu et a Dieu prent
fin. Zur Rolle der Theologie in französischen Enzyklopädien des späten
Mittelalters, Geistliche
Aspekte mittelalterlicher
Naturlehre, Symposion 30 November-2 Dezember 1990, sous la dir. de
B.K. Vollmann, Wiesbaden, Dr. Ludwig Reichert Verlag, 1993, p. 69-85.
(L. du T.,
I. du M.,
P. et T.,
Sid.)
– D. Ruhe,
La Roe D’Astronomie. Le
Livre de Sidrac et les encyclopédies
françaises du
Moyen Âge, L’enciclopedismo
medievale, p. 293-310. (Sid.)
– E. Ruhe,
Wissensvermittlung in Frage und Antwort. Der enzyklopädische
Lehrdialog Le Livre de
Sidrac, Wissensliteratur im
Mittelalter und in der Frühen
Neuzeit. Bedingungen, Typen,
Publikum, Sprache, sous la dir. de H. Brunner et N.R.
Wolf, Wiesbaden, Dr. Ludwig Reichert Verlag, 1993, p. 26-35.
(Sid.)
– S. Segre-Amar, Su un codice parigino del
Tresor, Studi Francesi, t. 71, 1980, p. 256-
261. (L. du
T.)
– S. Sodigné-Costes, Du boa au monstre volant : réalité et
mythe du dragon chez les encyclopédistes du XIIIe siècle,
Le Dragon dans la culture médiévale, Colloque du
Mont-
Saint-Michel, 31
octobre-1er novembre 1993, éd. D. Buschinger et
W. Spiewok,
Greifswald, Reineke-Verlag, 1994, p. 65-75. (L.
du T.)
– O. Soutet, Cl.
Thomasset, Les étymologies dans le dialogue de Placides et Timéo,
Razo, t. 5, 1985, p.
121-126. (P. et T.)
– S.M. Steiner, Les
quatre éléments dans Le Livre de
Sidrac(Ms. B.N. fr. 1160),
Perspectives
médiévales, t. 16, 1990, p. 89-102. (Sid.)
– P. Swiggers, Le Tresor de Brunetto Latini et l’usage du
français, Schreiben in einer anderen Sprache, Zur
Internationalität romanischer Sprachen und Literaturen,
Romanistisches Kolloquium
XIII, Tübingen, Gunter Narr Verlag, 2000, p. 65-84. (L. du T.)
– Cl. Thomasset, Une vision du
monde à la fin du XIIIe siècle. Commentaire du dialogue
du
Placides et Timéo, Genève, Droz, 1982, 339 p. (P. et T.)
– P. Torri, Sulla tradizione manoscritta del
Tresor: i codici Vat. Lat. 3203 e Vat.
Reg.
1320, Rivista di Letteratura
italiana, t. 10, 1992, p. 255-279. (L.
du T.)
– A. Ventura, L’iconografia letteraria di Brunetto Latini,
Studi Medievali,
3e sér., t. 38,
1997, p. 499-528. (L. du
T.)
– Fr. Vielliard, La tradition manuscrite du
Livre dou Tresor de Brunet Latin. Mise
au point, Romania, t. 111, 1990, p.
141-152. (L. du T.)
– M.J. Ward, Another Occurrence of the Virgil Legends : Thomas
III, Marquis of
Saluces’ Le Livre du Chevalier
Errant, and Gossouin de Metz’ L’Image
du Monde,
Medioevo Romanzo, t.
10, 1985, p. 371-389. (I. du
M.)
– B. Weisel, Die Überlieferung des
Livre de Sidrac in Handschriften und
Drucken,
Wissensliteratur im Mittelalter
und in der Frühen Neuzeit. Bedingungen, p. 53-66. (Sid.) – B. Wins, Le Livre de Sidrac. Stand der Forschung und neue
Ergebnisse,
Wissensliteratur im Mittelalter
und in der Frühen Neuzeit. Bedingungen, 1993, p. 36-52. (Sid.)
Il est un domaine que nous n’avons pas exploré, mais dont il
convient cependant de dire un mot. C’est celui des études linguistiques qui
intègrent parfois, bien qu’encore trop rarement, les encyclopédies en langue
vulgaire dans leur corpus, ces textes constituant un réservoir de matériaux
nouveaux pour l’étude de la langue du Moyen Âge. Parmi ces ouvrages, nous
citerons :
– A. Bertin, L’expression de la
cause en Ancien français, Genève, Droz, 1997, 207 p. (L. du T., I. du
M., P. et T.)
– Cl. Buridant,
Grammaire nouvelle de l’ancien
français, Paris, SEDES, 2000, 800 p. (L. du T., I. du
M., P. et T.,
S. des S.)
– Chr. Silvi,
L’expression du vrai dans le discours
scientifique médiéval en langue vulgaire
(XIIIe-début
XIVe siècle) : étude linguistique, Thèse,
Université de Paris IV, 462 p. (L. du
T., I. du M.,
P.P, P.
et T., S. des S.)
– O. Soutet, La concession en
français des origines au XVIe siècle. Problèmes généraux.
Les tours prépositionnels, Genève, Droz, 1990, 186 p. (L. du T., P. et
T.)
– O. Soutet, La concession dans
la phrase complexe en français des origines au XVIe
siècle,
Genève, Droz, 1992, 252 p. (L. du
T., P. et T.)
Dans l’avant-propos de son recueil d’articles consacré à
l’encyclopédisme médiéval, B. Ribémont
[43] émettait un vœu pieu, « celui de voir se développer
l’étude de ces textes trop souvent négligés ». À notre tour d’espérer que cette
bibliographie donnera envie à l’étudiant, au médiéviste ou bien encore à
l’historien des sciences de (re-)découvrir ces ouvrages « certes difficiles
d’accès, insuffisamment ou mal édités, qui font un peu peur »
[44] et d’y consacrer une
recherche ou, pourquoi pas, d’en proposer, du moins pour certains d’entre eux,
une nouvelle édition. Faire avancer les choses : les encyclopédistes y ont sans
doute, en leur temps et à leur manière, contribué. À nous de suivre leur
exemple. C’est à cette condition que l’on pourra apprécier à sa juste valeur un
genre, celui de l’encyclopédie, longtemps négligé mais que des études
nombreuses et de qualité ont contribué à faire connaître et à réhabiliter. Que
cette bibliographie soit donc plus qu’une simple liste : plus qu’une
incitation, un plaidoyer.
[1]
Appellation que nous empruntons à P. MICHAUD-QUANTIN, Les
petites encyclopédies du XIII
e siècle,
Cahiers d’Histoire mondiale, t. 3,
1966, p. 580-595. Parmi les ouvrages de vulgarisation, les uns ont été écrits
en latin, les autres en langue vulgaire. C’est à ces derniers que, comme le
titre du présent article l’indique, nous nous intéresserons essentiellement
ici.
[2]
Il restait à déterminer les critères en fonction desquels
sélectionner… Dans la mesure où nous laissons le lecteur seul juge de l’intérêt
des études mentionnées, présenter cette bibliographie comme « sélective » est
davantage une précaution destinée à excuser par avance nos éventuels oublis –
en la matière il est très difficile, sinon impossible, d’être exhaustif –
qu’une formule programmatique.
[3]
Du moins en ce qui concerne les encyclopédies du
XIII
e siècle écrites en français.
[4]
Il s’agit du
Livre I
du
Livre du Tresor de Brunetto Latini,
du
Placides et Timeo, de
L’Image du Monde en vers et de son
homologue en prose, de
La Petite
Philosophie, du
Secret des
Secrets en vers et du
Secret des
Secret en prose ainsi que du
Sidrach.
[5]
G. BEAUJOUAN, La science dans l’occident médiéval chrétien,
Histoire générale des sciences, t. 1,
Paris, 1957, p. 518.
[6]
Sur ce point, voir l’article de J. LE GOFF, Pourquoi le
XIII
e siècle a-t-il été plus particulièrement un siècle
d’encyclopédisme ?,
L’enciclopedismo
medievale, sous la dir. de M. PICONE, Ravenne, 1994, p. 21
s.
[7]
Sur ces « lecteurs de moyenne culture », assimilables en partie
aux groupes dirigeants de la société et qui, n’ayant aucun grade universitaire
et étant redevables de leur situation à leur habileté, à leur naissance ou à
leur fortune, éprouvent le besoin impérieux de se forger une culture, voir M.
de BOÜARD, Réflexions sur l’encyclopédisme médiéval,
Actes du Colloque de Caen, 12-16 janvier
1987, sous la dir. de A. BECQ, Paris, 1991, p. 288.
[8]
C’est notamment le cas de l’édition qu’a donnée V. MINERVINI du
Libro di Sidrac, versione catalana,
qui doit sa mention dans notre liste à son introduction ainsi qu’à l’ample
bibliographie que cet ouvrage consacre à l’ensemble des versions du
Sidrac, toutes langues réunies. Une
telle édition, « indispensable à la connaissance du
Sidrac » (jugement formulé par Fr.
FERI-HUE dans le compte rendu qu’elle propose de ce livre dans
Romania, t. 105, 1984, p. 385)
méritait bien la place qu’on a bien voulu lui accorder.
[9]
M.S. STEINER fournit par exemple une bibliographie sur les
traductions en langues romanes et non romanes du
Sidrac dans son édition de 1994, p. 8-9 ; J.
BARTUSCHAT donne, p. 395 s. de sa thèse, la liste des éditions des versions
étrangères du
Livre du
Tresor.
[10]
Les sources, ce sont à la fois, et en simplifiant à l’extrême,
les grandes encyclopédies médiévales en latin de la fin du
XII
e et du XIII
e siècle et des textes
plus anciens ou plus lointains venant de l’Antiquité grecque ou latine ou bien
encore des savants juifs et arabes.
[11]
Dans la présentation qu’elle propose du
Sidrach, S.M. STEINER,
Un témoignage de la diffusion encyclopédique au
XIIIe siècle. Le Livre de Sidrach, Melun,
Association « Mémoires », 1994, p. 4, en résume en ces termes le contenu : «
Ainsi, on y aborde successivement la société, la vie matérielle, l’art de la
guerre, la femme, l’éducation des enfants, les facultés de l’âme et les
sentiments, les facultés intellectuelles, les arts et les techniques,
l’histoire naturelle (animaux, géologie, anthropologie, lapidaire), la
connaissance de l’univers (cosmogonie, astronomie, astrologie, météorologie),
la médecine (reproduction des êtres humains, thérapeutique de certaines
maladies, herbier), la religion (histoire biblique et évangélique, l’homme, les
anges, les démons, les sacrements, les dogmes, le bien et le mal)
».
[12]
Nous remercions Madame D. JACQUART d’avoir bien voulu nous
donner son avis éclairé sur cette liste.
[13]
«
Histoire» a ici le
sens de genèse.
[14]
Micrologus publie un
volume thématique annuel depuis 1993. On pourrait ajouter à ces quelques titres
celui de la revue
History of Science
dans laquelle on lit parfois des travaux sur le Moyen Âge.
[15]
Voir aussi du même auteur
Lire
dans le ciel. La bibliothèque de Simon de Phares, astrologue du
XVe s., Bruxelles, 1994.
[16]
Voir par exemple l’article de Ch. BURNETT, Astrology and
Medicine in the Middle Ages,
The Society for the
Social History of Medicine. Bulletin, t. 37, 1985, p. 16-18, ou bien
encore celui, plus récent, de D. JACQUART, Médecine et astrologie à Paris dans
la première moitié du XIV
e siècle,
Filosofia, scienza e astrologia nel Trecento
europeo, éd. Gr. FEDERICI VESCOVINI et Fr. BAROCELLI, Padoue, 1992,
p. 121-134.
[17]
Voir la récente mise au point faite par N. WEILL-PAROT,
Les « images astrologiques » au Moyen Âge et à la
Renaissance. Spéculations intellectuelles et pratiques magiques
(XIIe-XVe siècle), Paris,
2002, p. 443-449.
[18]
De même d’ailleurs que la très riche bibliographie qui figure
en fin de volume, p. 311- 378.
[19]
On pourrait notamment déplorer de ne trouver aucune référence à
l’alchimie et aux travaux de R. HALLEUX, à la magie ou à l’optique (l’ouvrage
de D.Ch. LINDBERG,
Theories of vision from
Al-Kindi to Kepler, Chicago, 1976, reste un outil indispensable),
mais ce sont là des sujets rarement, pour ne pas dire jamais – du moins en ce
qui concerne les deux premiers –, abordés dans les textes scientifiques en
langue vulgaire qui nous intéressent ici. Qu’on nous pardonne également de ne
pas avoir cité un chercheur comme L. THORNDIKE, référence incontournable en
histoire des sciences, mais dont les publications dépassent le cadre
chronologique étroit que nous avons fixé.
[20]
De diversis artibus,
collection de travaux de l’Académie internationale d’histoire des sciences,
Turnhout.
[21]
C’est ainsi, par exemple, que les quatre grandes encyclopédies
médiévales en latin que sont le
Speculum
maius de Vincent de Beauvais, le
De
naturis rerum d’Alexandre Neckam, le
De proprietatibus rerum de Barthélémy l’Anglais
et le
Liber de natura rerum de Thomas
de Cantimpré figurent dans la liste des sources utilisées par Brunetto Latini.
Voir l’édition CARMODY, p. LVII- LXII.
[22]
En la matière, nous ne pouvons que renvoyer le chercheur à
l’indispensable
Bibliography of the Institute for
Classical, Oriental, Medieval and Renaissance Studies de
l’Université de Groningen dont la dernière mise à jour date de 1996 et qui
fournit les références des principales études sur les encyclopédistes ayant
écrit en latin.
[23]
Voir notamment son ouvrage
Bartholomaeus Anglicus and his Encyclopedia,
Londres, 1992.
[24]
Les recherches sur Barthélémy l’Anglais et plus
particulièrement sur l’histoire de la diffusion et de l’utilisation du
De proprietatibus rerum, sont, au sein
de ladite équipe, menées par H. MEYER. Elles s’inscrivent dans un projet plus
général qui concerne le rôle de l’encyclopédie dans l’expansion de l’écrit
pragmatique.
[25]
B. BEYER de RYKE (Université libre de Bruxelles) est
responsable d’un projet de recherche visant à étudier le rapport entre le
christianisme et le savoir profane dans les ouvrages encyclopédiques du Moyen
Âge. Ce travail, qui porte plus particulièrement sur les prologues et préfaces
ainsi que sur les principes d’organisation des textes encyclopédiques
médiévaux, fait une place importante à l’œuvre de Barthélémy
l’Anglais.
[26]
L’Atelier, fondé par J. SCHNEIDER, est dirigé actuellement par
P. PÉGEOT.
[27]
Nous empruntons la plupart des informations concernant
l’Atelier Vincent de Beauvais à deux sites Internet entièrement consacrés au
grand encyclopédiste : à celui de l’Atelier (Université de Nancy 2) bien sûr,
mais aussi à celui de H. VOORBIJ de l’Université d’Utrecht qui, outre une
présentation des projets de recherche les plus importants sur le
Speculum maius, fournit une
bibliographie complète des travaux sur Vincent de Beauvais. Pour un complément
d’information sur les sites Vincent de Beauvais, voir l’article de M. PAULMIER-
FOUCART et M.Chr. DUCHENNE, Les progrès de Vincent de Beauvais sur Internet,
Vincent of Beauvais Newsletter, éd. G.
GUZMAN, t. 23, 1998, p. 10-11.
[28]
On en trouvera la liste dans le site de l’Atelier.
Contentons-nous pour l’heure de quelques références : la revue
Spicae-Cahiers de l’Atelier Vincent de
Beauvais, et plus particulièrement le n°1 (1978) qui contient, p.
6-29, un article, encore très utile, de J. SCHNEIDER, Vincent de Beauvais.
Orientation bibliographique ;
Vincent de Beauvais
: intentions et réceptions d’une œuvre encyclopédique au Moyen Âge. Actes du
XIVe Colloque de l’Institut d’études médiévales.
Université de Montréal, 27-30 avril 1988, éd. S. LUSIGNAN, M.
PAULMIER-FOUCART et A. NADEAU,
Cahiers d’Études
médiévales, Cahier spécial, t. 4, 1990 ; Lector et compilator.
Vincent de Beauvais, frère prêcheur. Un
intellectuel et son milieu au XIIIe siècle,
sous la dir. de S. LUSIGNAN et M. PAULMIER- FOUCART, Grâne, Éd. Créaphis,
1997.
[29]
Description des recherches d’A. FIJALKOWSKI sur les idées de
Vincent de Beauvais en matière d’éducation et sur leur réception dans la
Pologne médiévale dans
Vincent of Beauvais
Newsletter, t. 22, 1997, p. 4-5.
[30]
Les recherches de St. SCHULER s’inscrivent dans le projet plus
large dirigé par Chr. MEIER-STAUBACH décrit n. 24.
[31]
Ce projet vise à étudier les techniques d’adaptation et de
compilation qui sont celles d’un dominicain du XIII
e
siècle.
[32]
C’est à G. GUZMAN que l’on doit notamment l’édition du bulletin
de liaison des chercheurs Vincent de Beauvais, le
Vincent of Beauvais Newsletter déjà
mentionné.
[33]
Quant à la réédition des œuvres complètes d’Albert le Grand
(édition qui vise à remplacer celle, maintenant ancienne, d’A. BORGNET), elle
est actuellement menée par une équipe d’érudits allemands en collaboration avec
l’Albertus-Magnus-Institut (Éd. Monasterii Westfalorum in aedibus
Aschendorff).
[34]
O. KL A P P,
Bibliographie
d’histoire littéraire française, t. 18-38, Francfort, V.
Klostermann, 1981-2001.
[35]
B. RIBÉMONT, Repères bibliographiques sur les encyclopédies
médiévales de l’Occident latin
(XII
e-XV
e siècles),
Vulgariser la science : les encyclopédies
médiévales, Cahiers de Recherches médiévales, t. 6, 1999, p. 99-108.
Il ne s’agit, comme le nom de cet article l’indique, que de fournir quelques
repères.
[36]
M.W. TWOMEY, Appendix. Medieval Encyclopedias,
Medieval Christian Literary Imagery. A guide to
interpretation, éd. R.E. KASKE, col. A. GROOS et M.W. TWOMEY,
Toronto, Univ. of Toronto Press, 1988, p. 182-215. Cette étude, qui a le mérite
de passer en revue, rapidement il est vrai, chacune des encyclopédies dont il
est ici question, fournit les références des éditions, celles des versions
étrangères ainsi que celles de quelques ouvrages critiques.
[37]
Voir par exemple l’article de Ch. CONNOCHIE-BOURGNE, Comment li
element sont assis
: l’image de l’œuf cosmique
dans quelques encyclopédies en langue vulgaire du XIIIe
siècle, qui passe en revue tous les textes dont nous traitons à
l’exception toutefois du
Secret des
Secrets.
[38]
C’est notamment le cas de la thèse de Ch. CONNOCHIE-BOURGNE sur
l’
Image du Monde, de celle de J.
PLISSON sur le
Livre du Tresor ou bien
encore de l’ouvrage de Cl. THOMASSET sur le
Placides et Timeo.
[39]
C’est, résumée, la critique que formule F.J. CARMODY au sujet
de l’édition du
Livre du Tresor donnée
par P. Chabaille dans la préface de sa propre édition de cet ouvrage, p.
IX-XI.
[40]
Ce qui est justement le cas de l’édition Chabaille qui,
conformément à la méthode lachmanienne, propose un nombre considérable de
variantes qui peuvent s’avérer très utiles. Sur ce point, cf. l’article de P.
TORRI, Sulla tradizione manoscritta del
Tresor: i codici Vat. Lat. 3203 e Vat. Reg.
1320, p. 255 n. 1.
[41]
Voir les remarques formulées par P. SWIGGERS sur l’édition de
F.J. Carmody dans Le
Tresor de
Brunetto Latini et l’usage du français, p. 71 n. 14.
[42]
Voici la liste des abréviations utilisées :
Li Livres dou Tresor (
L. du T.) ;
L’Image du monde (
I. du M.) ;
La
Petite Philosophie (
P.P.) ;
Le Secret des Secrets (
S. des S.) ;
Placides et Timeo (
P. et T.) ;
Sidrach (
Sid.)
.
[43]
B. RIBÉMONT,
De Natura
Rerum, p. 5.