Cadavre à la « une » La télévision et la mort de Jacques Mesrine, ennemi public n° 1 (1979)
Bruno Bertherat
À travers le récit détaillé de la mort violente de Jacques Mesrine, déclaré « ennemi public numéro un » et de l’examen des nombreuses réactions face à la monstration du cadavre du malfrat, cet article nous invite à une étude de l’histoire du fait divers à l’ère des médias audiovisuels ; il nous propose également une réflexion sur les attitudes devant la mort et sur le traitement du corps à la radio et à la télévision.
Through the detailed description of Jacques Mesrine’s violent death (a public enemy n° 1) and the studies of the numerous reactions towards the showing of the killer’s cadavre, the article brings us to a study of the history of « faits divers » (miscellaneous news items) at the time of the audiovisual medias. Also, it invites us to a reflexion over attitudes on the face of death and the analysis of a the treatment of the body over the radio and television.
• La place du cadavre
— Le poids des images
— Une scénographie d’exécution capitale
— La négation du deuil
• Le cadavre comme enjeu ou les origines du fait divers
— La construction de l’ennemi public numéro un
— La mort de Mesrine : un déballage encadré de l’information
— « Le crime ne paie pas » : la morale du fait divers
• La mémoire du cadavre
— Le poids du cadavre dans l’imaginaire
— Un cadavre nécessaire ? Essai de mise en perspective