Les études philosophiques
P.U.F.

I.S.B.N.9782130542476
136 pages

p. 25 à 37
doi: 10.3917/leph.041.0025

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n° 68 2004/1

Sommes-nous vraiment « déthéologisés » ?

Carl Schmitt, Hans Blumenberg et la sécularisation des temps modernes

Myriam Revault d’Allonnes
Le débat entre Carl Schmitt et Hans Blumenberg a des implications considérables. Il porte en dernière analyse sur le statut et la valeur assignés à la modernité, sur l’intelligibilité de l’histoire (et notamment sur le rapport entre continuité et discontinuité), sur la nature de la « légitimité » et donc in fine sur la confrontation entre « théologie politique » et « philosophie politique ». Ce dernier aspect pourrait également nous éclairer sur la fascination exercée par la pensée de Schmitt sur la « radicalité » politique actuelle. En définitive, le débat porte sur le sens et la validité de la « sécularisation » et de la « sécularité » entendues comme catégories interprétatives de la modernité. The issue between Carl Schmitt and Hans Blumenberg has significant involvements. It turns ultimately on the statute and the value of modernity, on the intelligibility of history (about relation between continuity and discontinuity), on the nature of legitimity and at last on the collation between « political theology » and « political philosophy ». Seen from that side, it might to throw some light on the fascination exerted by Schmitt’s thought on political « radicality » today. That issue finally turns on meaning and validity of « secularisation » and « secularity » as interpretative categories for modernity.
• I. Les difficultés de la catégorie de sécularisation : son statut conceptuel
• II. Entre Schmitt et Blumenberg : la question de la légitimité


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