Les études philosophiques
P.U.F.

I.S.B.N.9782130544555
160 pages

p. 193 à 211
doi: 10.3917/leph.042.0193

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n° 69 2004/2

Socrate, la musique et la danse.

Aristophane, Xénophon, Platon

Aldo Brancacci
Dans les Grenouilles (1491-1499), Aristophane reproche à Socrate de mépriser la musique. Cette étude vise à montrer que Xénophon et Platon ont répondu à Aristophane. Dans le Banquet de Xénophon, Socrate accorde une grande importance à la musique et à la danse et il y applique une esthétique conforme à celle qu’il a lui-même exposée dans les Mémorables (III 10). Le Banquet de Xénophon renferme également des allusions critiques à deux autres pièces d’Aristophane, soit les Nuées et les Cavaliers. Dans le Phédon (60 d - 61 b), Socrate obéit au rêve qui lui enjoint de composer de la « musique », que Platon assimile en fait à la philosophie elle-même. In Frogs (1491-1499), Aristophanes blames Socrates for spurning music. The aim of this paper is to show that Xenophon and Plato answered Aristophanes’ charge. In Xenophon’s Symposium, Socrates attaches great value to music and dance, and he applies the esthetic theory he had set out in Memorabilia (III 10). Xenophon’s Symposium also contains critical allusions to two other of Aristophanes’ plays, Clouds and Knights. In Phaedo (60 d - 61 b), Socrates obeys the dream that orders him to compose « music », which Plato reduces to philosophy itself.
• I
• II
• III
• IV
• Bibliographie


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