Les études philosophiques
P.U.F.

I.S.B.N.9782130553601
140 pages

p. 289 à 294
doi: en cours

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n° 74 2005/3

2005 Les études philosophiques

Pourquoi le politique ?

Monique Dixsaut Professeur honoraire à l’Université de Paris I
Le Politique est généralement conçu comme un dialogue décousu et manquant d’unité, au mieux comme une succession de méthodes et de voies de recherche différentes (division dichotomique, mythe, paradigme) visant chacune à définir le politique. Le présent article vise au contraire à montrer que l’unité du dialogue est coextensive au développement d’une unique diaíresis, et ce en soulignant, à partir de ce que le texte dit lui-même, que le mythe, la méthode par paradigme et l’analyse des constitutions existantes ne sont que des moyens permettant à la division de tracer le sentier qui mène au politique tel qu’il devrait être. L’ensemble des passages méthodologiques du dialogue permet ainsi d’expliquer comment le Politique explore les possibilités et souligne les limites de la méthode diairétique. Plato’s Statesman is usually read as a tedious and carelessly written exercise in dialectic, or, more charitably, as a patchwork of loosely connected applications of different methods of definition of statesmanship (division, myth and paradigm). In this paper, I argue that this much disputed problem of the unity of the dialogue can be solved, provided one reads the whole dialogue as what it claims to be, i.e. the developpment of a single diaíresis. It can be shown that the Eleatic Visitor makes use of the myth, of the analysis of paradigms and of the treatment of non-ideal constitutions as means to following a single path, throughout the whole dialogue, that leads to the definition of statesmanship as it should be. The Statesman emerges as Plato’s most profound reflection on the possibilities and the limits of the diairetic method.
Le Politique n’est pas le dialogue le plus séduisant de l’œuvre de Platon. Il n’a ni l’intensité dramatique des affrontements entre Socrate et Calliclès ou Thrasymaque, ni l’élan érotico-philosophique qui réussit à unifier les différents discours du Banquet ou les différents moments du Phèdre. Tout comme dans le Sophiste, Socrate y disparaît comme protagoniste et l’Étranger d’Élée souhaite avoir affaire à des interlocuteurs jeunes et dociles pour que l’examen puisse se dérouler sans rencontrer d’autres obstacles que ceux que présente la réalité mise en question. De cette désincarnation des locuteurs, on conclut généralement à la sécheresse du discours tenu. À cela s’ajoute le fait que l’on ne retrouve pas non plus la profondeur spéculative déclenchée par la poursuite de cet objet fuyant qu’est le sophiste, qui exigeait pour être capturé une réflexion sur le non-être, la mimèsis et l’image. La dialectique semble s’identifier à une mécanique de division, dont on dit à plusieurs reprises dans le dialogue craindre qu’elle soit inutilement longue et ennuyeuse, accompagnée de quelques passages pédagogiques sur la différence entre espèce et partie, la distinction entre deux espèces de mesure ou l’utilité d’un paradigme. Quant au grand mythe central, il est jugé par son auteur lui-même exagérément surchargé. La structure semble donc, ainsi que le dit C. Castoriadis, « biscornue : on rencontre deux définitions du politique dont aucune n’est la bonne du point de vue de Platon. La bonne définition est cachée dans le dialogue ; c’est comme une charade. Il y a, en outre, trois digressions et huit incidentes » [1]. Le long d’un parcours aussi labyrinthique, il faut de la patience au lecteur désireux de découvrir le fil d’Ariane qui le conduira jusqu’au sens d’un texte en apparence totalement décousu.
Tout cela explique le peu de travaux consacrés par le passé au Politique. Mais, depuis une vingtaine d’années, la situation a changé. Il n’est toutefois pas sûr que cela ne tienne pas davantage à l’inflation exponentielle des études platoniciennes qu’à un intérêt réel. Pourtant, le Politique est sans doute le dialogue dont on peut montrer le plus facilement l’actualité. Il « offre une anticipation frappante de la problématique moderne de la théorie et de la pratique (...) dans la conception, et dans l’esprit Platon est bien plus proche des Modernes, et de la situation contemporaine en particulier, que ne l’est Aristote » [2]. Platon est également le premier à concevoir la nécessité d’une science politique distincte des autres sciences et à en marquer le caractère souverain ; défendre la souveraineté du politique contre une foule de rivaux et d’usurpateurs n’est certes pas un problème que l’on pourrait prétendre dépassé. Enfin, cette science n’a pas pour but de produire le corps de la cité, mais d’en assurer et d’en maintenir l’unité. Qu’est-ce qui la menace ? Le fait que coexistent deux espèces de citoyens possédant deux vertus contraires, courage et modération, toutes deux valorisant des buts opposés : la guerre, le conflit, la rapidité de mouvement, ou la paix, le compromis et la plus grande stabilité possible au sein d’un monde en perpétuel devenir. Comment tisser ensemble faucons et colombes, réformistes et conservateurs ? En leur imposant une opinion commune sur des valeurs ; comme il s’agit d’opinion, cela passe forcément par des images et par des mythes. Cet assez extraordinaire diagnostic justifierait à lui seul l’effort de lecture que demande le Politique. Il ne faudrait cependant pas tomber dans le travers propre à nombre de commentateurs : isoler quelques passages jugés intéressants, que l’on analyse pour eux-mêmes sans les rattacher à l’ensemble. Les trois principaux problèmes posés par le dialogue : quel en est réellement l’objet, possède-t-il une véritable unité, et quel rapport entretient-il avec ces deux monuments de la pensée politique de Platon que sont La République et les Lois, ne peuvent être traités séparément.
Le but de la recherche semble assez clairement désigné : c’est la définition du politique. La question posée par Socrate en ouverture du Sophiste n’était pourtant pas celle-là, mais celle de la distinction entre trois genres : philosophe, sophiste et politique. C’est l’Étranger qui la reformule « socratiquement » : « Qu’est-ce que chacun peut bien être ? » Il ne justifie pas sa décision de commencer par le sophiste, mais la consistance propre des deux autres genres ne pourra être découverte et leur définition formulée qu’une fois endigués les débordements de ce genre-là ; car, pour le sophiste, il n’y en a qu’un seul : le philosophe, c’est lui, et le politique, c’est lui aussi. Mais si le sophiste n’est qu’un simulacre de politique, et si tous les hommes politiques, passés ou présents, font selon Platon partie d’une troupe de charlatans, par quoi le véritable politique se distingue-t-il du philosophe ? Par la nature de son savoir. Lequel est théorique puisqu’il est un savoir, mais est orienté vers une pratique qu’il lui revient de diriger, non d’effectuer. La science politique n’est ni purement théorique ni purement pratique, elle est à l’articulation des deux : prescriptive. Elle ne diffère de la science théorique qu’elle utilise que par sa finalité : c’est elle qui doit déterminer les grandes orientations de la vie dans la cité, ce qui marque la nécessaire subordination du pratique au théorique. Si cette science est au principe de toute action publique, c’est aussi parce qu’elle est capable d’apprécier le moment d’agir. Elle sait quand il est ou non opportun de mettre en branle toutes les entreprises importantes – déclarer la guerre et faire la paix, enseigner quoi, à qui et quand, conserver une loi ou la modifier et énoncer un verdict en conséquence, imposer des valeurs par la persuasion ou par la force. À la différence du philosophe, le politique est face à la diversité infinie des choses humaines et au changement perpétuel auquel elles sont soumises. Il a affaire au devenir, pas à l’être, à une diversité proliférante, pas à une multiplicité rationnellement constituée. Il doit donc être défini dans sa différence, qui n’est pas une différence de nature comme celle existant entre le sophiste et le philosophe, mais qui est celle de la science qu’il doit avoir pour faire ce qu’il doit faire.
Cependant, il est dit à un moment du dialogue (285 d) que la recherche du politique n’est pas un but en soi mais un moyen de « devenir meilleurs dialecticiens sur tous les sujets possibles ». Chacune des étapes du dialogue provoque en effet une réflexion sur les erreurs commises, leurs causes et les moyens de les éviter. Le Politique serait donc, pour certains, « un dialogue dont le but principal est méthodologique » [3], ce que d’autres contestent : « L’importance si hautement proclamée de la dialectique n’empêche pas que le problème soit traité à fond et discuté avec une ardeur passionnée (...). Tel est donc, en définitive, l’objet de notre dialogue : un problème politique servant de matière à des exercices dialectiques et à des considérations de méthode. » [4] Mais « servir de matière » peut s’entendre « servir de prétexte ». Que la politique préoccupe « passionnément » Platon, nul n’en doute, mais pourquoi est-ce précisément de l’enquête sur la définition du politique, et d’elle seule, qu’il affirme qu’elle n’est que l’occasion d’un exercice visant à nous rendre meilleurs dialecticiens ?
La première raison en est que la partie de la science « théorique » que doit posséder le véritable politique est la science dialectique. De même qu’un architecte doit posséder la science du calcul, mais doit, de plus, être capable de l’appliquer aux problèmes pratiques concernant la construction des bâtiments, de même le politique doit convertir une science purement théorique en science prescriptive. C’est donc la nature même de l’objet, le politique, qui impose son dépassement : impossible d’être un bon politique sans être dialecticien, et meilleur dialecticien on deviendra, meilleur politique on sera. Aucun homme dans son bon sens ne pourra donc croire que la définition du politique mérite d’être recherchée pour elle-même, puisque la connaissance de cette définition ne fera jamais de personne un bon politique. Ce qui en fera un véritable politique est, ainsi qu’il est dit dans La République, sa capacité d’aller jusqu’au terme de la dialectique, de voir le Bien et, l’ayant vu, d’appliquer la connaissance qu’il en a acquise. La recherche de la définition du politique n’est utile au politique qu’en tant qu’elle est la recherche d’une définition, non en tant qu’elle est celle de la définition du politique.
La seconde raison tient à la nature des actions politiques : analogues à celles du tisserand, elles miment les opérations dialectiques puisqu’elles consistent à rassembler et séparer correctement, à tisser l’unité de la cité, c’est-à-dire l’unité politique de la vertu. Le problème politique est donc un problème essentiellement dialectique : unifier une multiplicité qu’on a commencé par constituer en en discernant les éléments. Ce problème doit être résolu par des moyens non dialectiques puisque divisions et rassemblements s’opèrent sur des choses complexes et mouvantes, mais la connaissance qu’ils supposent est dialectique. Quand elle se fait directive et que le philosophe se fait politique, on peut donc alors craindre, comme le dit Melissa Lane, que celui-ci perde « le loisir qui est le sien » [5]. Perd-il aussi ses objets propres, les Formes intelligibles ? Cela a donné lieu à un important débat, en particulier depuis l’identification par Rodier de la seconde espèce de métrétique à la mathématique philosophique du Philèbe [6], ce qui est, à peine modifiée, l’une des thèses centrales de l’École de Tübingen. Cette mathématique pure serait une « génération logique des Idées », Idées qui seraient des Nombres idéaux et des Grandeurs idéales intermédiaires entre les Idées intelligibles et les choses sensibles. Or le Politique offre peu de base textuelle, pour ne pas dire aucune, à une telle conception ; en revanche, c’est bien, comme l’affirme S. Delcominette [7], la présence d’une juste mesure dans une chose sensible qui est la condition de sa participation à une Forme intelligible, autant dire de toute l’intelligibilité dont cette chose est capable.
Quant à l’unité du dialogue, ou bien elle est purement et simplement niée, ou bien on s’emploie à la démontrer de différents points de vue. Celui soutenu ici par D. El Murr est que les « “ruptures méthodologiques” s’inscrivent dans le développement d’une seule et unique division, dont certaines prémisses ne sont jamais remises en cause » [8]. C’est aussi, défendue avec des arguments différents, la thèse de C. J. Rowe : « My own claim, in fact, is that there is a single, if complex, argument running throughout the dialogue, or, what amounts to the same thing, that its argument is based on a single diairèsis ». [9] Contrairement aux straussiens, ils estiment donc que Platon n’aurait pas cherché à montrer l’inadéquation de la méthode de division aux affaires humaines. Mais cela laisse ouverte la question de savoir si « devenir meilleurs dialecticiens » signifie seulement « être plus apte à faire des divisions correctes ». Il est frappant que, dans le Politique, le mythe se voit expressément conférer pour fonction de corriger les erreurs de la division précédente : il a une fonction dialectique. De plus, la définition finale n’est pas, comme dans le Sophiste, la récapitulation des acquis de la division, elle résulte de l’ensemble du parcours et plus particulièrement du paradigme du tissage et de la discussion qui précède. La division initiale donne certes au dialogue son unité, dans la mesure où le point central où tout converge est ce qui résulte de ses prémisses – à savoir, l’existence de sciences prescriptives –, mais il s’agit ensuite d’exploiter toutes les ressources de la méthode dialectique et de lui en fournir d’autres quand elle est face à cet objet particulier qu’est le politique. La méthode de division n’est pas inadéquate, mais la dialectique ne se limite pas à la méthode de division, et on peut croire que c’est justement ce que le Politique a pour but de montrer.
Le dernier problème est celui de l’évolution de la pensée politique de Platon. Trouve-t-on encore, ou non, dans le Politique, la thèse du philosophe gouvernant ? Ce qui équivaut à se demander si la phronèsis du bon gouvernant est au-dessus des lois. Or, si la fixité et la généralité de la loi sont opposées dans le Politique à la souplesse de l’intelligence royale, ce qui est dans la droite ligne de La République, la loi est ensuite « réhabilitée à titre de substitut d’un idéal défaillant », ce qui annonce la rédaction des Lois [10]. Le Politique serait donc le chaînon intermédiaire, l’idéal se trouvant réaffirmé à titre d’idéal mais le respect des lois devenant un moyen de gouvernement indispensable. À condition, ajoute C. J. Rowe [11], que les lois édictées soient l’imitation d’un ensemble de lois idéales. On pourrait objecter qu’elles imitent plutôt la « vérité » sous son aspect politique, la justice, telle qu’elle est connue dans son idée, et que c’est elle que doivent imiter les lois existantes plutôt que des énoncés particuliers idéaux, mais cela serait à nouveau l’objet d’un long débat.
La richesse et les difficultés de ce dialogue justifient donc qu’on l’étudie de près. Les articles réunis dans ce numéro sont le résultat d’une journée d’études organisée à l’École normale supérieure ; l’idée de cette journée est issue du travail poursuivi par toute une équipe de jeunes chercheurs (Antoine De la Taille, Dimitri El Murr, Alexandre Hasnaoui, Étienne Helmer, Annie Larivée, Fulcran Teisserenc – auxquels se sont joints Marc-Antoine Gavray et Pierre Arnoux) qui, tout en poursuivant la rédaction de leurs thèses, souhaitaient faire un travail commun. Ce sont eux, en particulier Dimitri El Murr et Annie Larivée, qui m’ont proposé d’organiser un séminaire de traduction et commentaire d’un texte de philosophie grecque, et qui ont choisi le Politique. Ils ont fait preuve, au long de toutes ces années, d’une énergie et d’une constance qui nous ont permis d’arriver (presque) au bout de notre tâche, et je ne saurais assez les remercier du plaisir que j’ai eu à travailler en leur compagnie.
 
NOTES
 
[1] C. Castoriadis, Sur le Politique de Platon, Paris, Le Seuil, « La Couleur des idées », 1999, p. 42 ; H. R. Scodel, Diaeresis and Myth in Plato’s Satesman, Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht, « Hypomnemata 85 », 1986, voit là l’explication du peu d’attention accordée au dialogue comparativement au Sophiste (p. 9).
[2] S. Rosen, Plato’s Statesman, The Web of Politics, St. Augustine Press, 2003 ; trad. française d’É. Helmer, Le Politique de Platon. Tisser la cité, Paris, Vrin, 2004, p. 23.
[3] Voir, par exemple, M. I. Santa Cruz, « Méthodes d’explication et la juste mesure dans le Politique », dans Reading the Statesman, Proceedings of the III Symposium platonicum, edited by C. J. Rowe, Sankt Augustin, Academia Verlag, 1995, p. 190-199 (p. 191).
[4] A. Diès, dans Platon, Œuvres complètes, t. IX, 1re partie : Politique, texte établi et traduit par A. Diès, Paris, Les Belles Lettres, 1935, Notice, p. IX. Voir dans le même sens J. B. Skemp : « Some interpreters have taken Plato very literally here, but it is always dangerous to do this » (Plato’s Statesman, a translation of the Politicus of Plato with Introductory, Essays and Footnotes by J. B. Skemp, London, Routledge & Kegan Paul, 1952, p. 18).
[5] Voir, ici, M. S. Lane : « “Emplois pour philosophe” : l’art politique et l’Étranger dans le Politique à la lumière de Socrate et du philosophe dans le Théétète. »
[6] G. Rodier, Études de philosophie grecque, Paris, Vrin, 1924.
[7] Voir, ici, S. Delcominette, « La juste mesure. Étude sur les rapports entre le Politique et le Philèbe ».
[8] Voir, ici, D. El Murr, « La division et l’unité du Politique de Platon » ; on trouvera dans son article une discussion de ce problème, avec toutes les références utiles.
[9] C. J. Rowe, Introduction, dans Reading the Statesman, op. cit., p. 14.
[10] Voir, ici, F. Teisserenc, « “Personne ne doit être en rien plus savant que les lois” : loi et connaissance dans le Politique », qui dégage clairement ces deux aspects.
[11] Voir, ici, C. J. Rowe, « Le traitement des constitutions non idéales dans le Politique ».
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[1]
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[2]
S. Rosen, Plato’s Statesman, The Web of Politics, St. Augu...
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[3]
Voir, par exemple, M. I. Santa Cruz, « Méthodes d’explicat...
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[4]
A. Diès, dans Platon, Œuvres complètes, t. ...
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[5]
Voir, ici, M. S. Lane : « “Emplois pour philosophe” : l’ar...
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[6]
G. Rodier, Études de philosophie grecque, Paris, Vrin, 192...
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[7]
Voir, ici, S. Delcominette, « La juste mesure. Étude sur l...
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[8]
Voir, ici, D. El Murr, « La division et l’unité du Politiq...
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C. J. Rowe, Introduction, dans Reading the Statesman, op. ...
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[10]
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[11]
Voir, ici, C. J. Rowe, « Le traitement des constitutions n...
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