Les études philosophiques
P.U.F.

I.S.B.N.9782130555339
140 pages

p. 141 à 161
doi: en cours

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

n° 77 2006/2

Le conflit tragique chez Sophocle et son interprétation chez Hölderlin et Hegel

Kathrin Holzermayr-Rosenfield
On peut dégager chez Schelling deux types ou deux manières de penser le conflit. Le premier de ces types se trouve modélisé dans la tragédie grecque : c’est le type d’une lutte sans vainqueur ni vaincu, d’un combat qui débouche sur l’égale victoire et l’égale défaite de la nécessité et de la liberté. Schelling le thématise dès ses premiers écrits et le développe ensuite dans ses leçons sur l’art. La deuxième manière de penser le conflit consiste à le placer dans la substance divine pour le situer ensuite dans la conscience humaine : c’est le type d’une lutte dont l’aiguillon aveugle (la volonté du fond) est contraint au retrait par son propre opposé. Ce type est développé à partir des Recherches de 1809 et permet de comprendre le processus complexe de la mythologie. Mais, s’il y a un vainqueur, c’est bien à la faveur d’une loi d’équité qui, à chacune des forces, et d’abord au fondement finalement surmonté, reconnaît un droit propre qui est inaliénable.
• Les glissements interprétatifs depuis Karl Reinhardt
• L’anti-hégélianisme de Karl Reinhardt
• L’incompatibilité des catégories de Reinhardt avec les concepts spéculatifs et métahistoriques de Hegel
• L’égalité des figures poétiques de l’ « inconscience » et de la « conscience »
— La symétrie équilibrée des trajectoires d’Antigone et de Créon
• Sentiment intime et conscience de soi dans l’épisode de l’enterrement de Polynice dans la perspective de la traduction de Hölderlin
• Remarques sur le rythme chez Hölderlin et Hegel


© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis