Accueil Discipline (Psychologie) Revue Numéro Article

La lettre de l'enfance et de l'adolescence

2007/4 (n° 70)

  • Pages : 124
  • ISBN : 9782749208381
  • DOI : 10.3917/lett.070.0093
  • Éditeur : ERES


Article précédent Pages 93 - 98 Article suivant

Avant-propos

1

La présence croissante d’enfants-soldats et d’enfants victimes de guerre est le signe d’une mondialisation des conflits qui se produit et perdure en l’absence de codifications de la guerre, de la paix et de l’armistice. La guerre réduit à rien ou à très peu les impératifs de protection de l’enfance qui fut pourtant un des grands thèmes de l’Europe du xxe. La guerre n’est plus, depuis la Seconde Guerre mondiale et les politiques d’extermination des juifs d’Europe, une entreprise destinée à s’annexer ou à contrôler des territoires. Elle devient (ou redevient car il y eut toujours des massacres de « civils » y compris dans les guerres de l’Antiquité) une entreprise d’éradication de générations massifiées d’hommes, de femmes et d’enfants, en raison de leur supposée appartenance identitaire, ethnique ou confessionnelle. L’intégration des enfants à la guerre indique donc le déplacement de la violence vers des populations démunies, souvent privées de moyens d’autodéfense. Il s’y annonce aussi, et c’est ce que nous voulons développer ici, un lien qui sera de plus en plus vif entre participation des enfants dans le conflit et tentative d’extermination de l’autre – de l’ennemi, de l’étranger, etc.

L’enfant et l’adolescent combattants ne sont pas impliqués dans des guerres dites « tribales »

2

Les soldats tueurs, adultes et adolescents de Sierra Leone, du Mozambique, du Libéria ou du Rwanda, ne portent pas leur intérêt à défendre un territoire, un rapport au pouvoir ou à l’État. Qu’agissent-ils ? Certaines de ces violences ne visent pas à supprimer la vie de l’ennemi, mais à le transformer en un corps sans réponse dans le miroir, à un corps dé-membré – selon l’expression de F. De Boeck à une chose, à un reste « poubellisé ». C’est-à-dire que l’ennemi n’est plus, au-delà de sa mort, un partenaire possible pour l’identification. Il n’est pas un ancêtre capable de dialoguer avec d’autres ancêtres.

3

Ces enfants sont les survivants d’un projet qui vise à doublement supprimer l’ennemi. Le supprimer physiquement, mais aussi et plus encore le retrancher systématiquement de son appartenance à l’humanité. Réduire ce projet à un exercice de la pulsion de mort est un truisme, et presque une insanité. L’appartenance de la victime tuée au monde de la mort humaine est bien aussi ce qui est visée. Se positionner dans un tel rapport à l’ennemi, et donc à soi-même, revient à vouloir en finir avec l’incomplétude et l’indéterminé de chaque fondation humaine. Nul n’en sort indemne.

Problématique moderne de la guerre

4

Aujourd’hui la guerre crée des déterritorialisations massives, des pertes du lien à la référence et à l’ancestralité, elle génère des errances d’adolescents pris dans le sentiment souvent terrifiant d’avoir été détruit dans leur humanité même. La fragmentation du corps social court-circuite des interdits et des prescriptions endogamiques et exogamiques. Elle réduit à des imaginaires clos les contours du monde sur lequel le sujet peut se compter au titre de semblable. Les possibles étayages des fonctionnements familiaux sur les fonctionnements sociaux sont détruits, souvent de façon inexorable de sorte que la limite de l’espace commun est souvent rétrécie à des clans extrêmement précaires. C’est l’exemple de ces bandes d’adolescents soldats, en errance d’un pays à un autre de l’Afrique de l’ouest.

5

La problématique moderne de la guerre est donc liée à la destruction des altérités. L’hypothèse serait alors que l’enfant soldat émerge au moment où ce qui se jouerait dans la guerre ne serait nullement l’effet d’une amplification des guerres fraternelles, mais plus précisément le moment où la moindre fraternité avec l’adversaire, l’ennemi, l’autre devient ruinée ou impossible.

6

L’idée de guerre moderne peut alors être approchée à partir non de la question de la technique, mais à partir d’une absence de supposé partage d’idéal entre ennemis. C’est-à-dire que ce qui caractérise cette pensée de l’altérité dans ces guerres modernes, est une façon de délabrement des idéaux, qui, ne se reconnaissant plus comme tels, touchent à la façon même qu’un sujet a de se saisir de son corps. Dépouillé du devoir de s’orienter vers des idéaux partageables, dédouané d’avoir à s’inventer des repérages fraternels en dehors et au-delà des accommodations scopiques prévalentes qui assurent son assignation dans un clan, une bande, une armée rudimentaire, le sujet vit comme dans un étrange retranchement. Remarquons que ces fictions anciennes qui divisent l’ennemi en présence hostile et irréductible frère se présentent avec une logique de supposition d’appartenance qui fait que le sujet existe comme une déduction, il existe parce qu’il est possible de penser pour la réfuter l’assertion qu’il aurait pu appartenir au clan d’en face.

7

Donc, l’enfant soldat situé dans un rapport à l’altérité, complètement rétréci dans un mode de connaissance paranoïaque, ne pourra se déduire en tant que sujet voué à l’échange.

8

De sorte que la question de l’enfant soldat semble tout à fait liée à une dimension où du politique est étroitement intriqué avec le psychisme en promouvant la culture de la haine totale de l’ennemi. La loi de l’assujettissement à la parole humaine semble être passée au-dessus de la tête de ces adolescents, ce qui explique leur dangerosité et leur désespoir. Figure remarquable et maudite ou redoutée de la génération des descendants survivants, leur seule présence met au jour le fait que cette génération des descendants est celle d’un entremêlement, d’une confusion de toutes les origines familiales par rapport aux événements traumatiques qui ont mis les historicités en impasse, faute de récits, de narrations communes susceptibles de relier le présent au passé. C’est une problématique de construction identitaire à résoudre dans la mesure où le plus souvent ce sont des métissages déniés, des origines en partage oubliées, tenues pour forcloses qui reviennent par le corps et les actes des adolescents combattants.

9

Des passes de parole peuvent se réaliser toutefois, qui réinscrivent le sujet au-delà des meurtres dont il a été l’alibi ou le pitoyable héros. La clinique des enfants-soldats est d’abord celle d’un mode particulier d’amnésie qui n’est pas l’effet d’un refoulement œdipien. Elle rejoint alors des cliniques tout aussi énigmatiques, comme celles de l’amnésie d’identité, à ceci près que cette dernière affection ne cause pas d’effroi sur le sujet. Or l’effroi est bel et bien présent dans la clinique du trauma de guerre que nous rencontrons à partir du moment toutefois, et c’est notable, où le sujet s’intéresse à l’effet de ses paroles sur autrui, puis sur lui-même. Ces moments où le sujet se prend à goûter à nouveau aux forces d’évocation de la parole, introduisent à une clinique du réel. On comprendra, je l’espère, que ce que le thérapeute campe voire met en scène, est que le réel ne fait pas que cracher et vomir de l’effroi et des morceaux de corps. Le réel pousse à la parole pleine. Loin d’exiger de nos patients un témoignage objectif et chirurgical de leurs faits et gestes, nous pouvons laisser ouvert le champ à l’évocation mythologique, à la poésie, au conte.

Un exemple

10

J’avais été alerté dans cette capitale du Mali, Bamako, par une petite fille, dont on m’avait dit au départ, qu’il fallait lui soigner les yeux qui étaient infectés de part et d’autre. Ce « de part et d’autre » nous avait beaucoup intrigué. On suspectait des piqûres de moustiques, mais nous avions à faire là, à des moustiques un peu épris d’esthétisme, pour réaliser une telle symétrie de l’offense de leurs piqûres à droite comme à gauche du visage ! Il était assez facile de se rendre compte que cette gamine s’obstruait les yeux en les colmatant avec tout ce qui pouvait faire orifice d’une façon plus discrète. De même s’obstruait-elle, plus discrètement, le nez, les oreilles avec tout ce qu’elle trouvait à portée de main dans ces trottoirs d’infortunes. Bien entendu, s’il fallait désinfecter les yeux, il fallait tout de même aller plus loin dans le soin. D’autant qu’un certain nombre de ces sujets en errance ne tiennent surtout pas par le mouvement, mais dans l’échouage en un lieu fixe qui leur sert de bassin total de sensorialité.

11

Or cette gamine souffrait d’hallucinations. Négatives. Des vides dans sa perception. Trouée. Bordée de sons étouffés et de menus détails de sa géographie quotidienne. Elle voyait flotter à ses yeux des morceaux de l’environnement, la rambarde d’un petit pont à côté, l’affiche d’un cinéma, du cinéma Vox, le seul cinéma qu’il y eut longtemps à Bamako. Tous ces petits ballets du quotidien enserraient ce vide de l’hallucination négative, lorsque murmuraient à ses oreilles les noms des disparus, dans un bruissement, confus, de paroles éteintes ou était condensés, entortillés, comme tressés vocalement en sonore anagramme. C’était bien un enfant sous les guerres, une de ces petites maliennes qui avaient suivi leur famille dans l’exil au Sierra Leone, qui étaient reparties à cause de la guerre. De plus elle portait tout contre elle un objet formé d’un capuchon de stylo, d’une branche de lunette, d’une frange d’habit, sans doute un patchwork mémorial prélevé sur le corps des disparus, tués sous ses yeux, et elle utilisait cela, exactement comme on utilise un « zap » de télévision, c’est-à-dire, qu’elle utilisait cet outil, le manipulait, pour lutter parfois, contre cet envahissement du vide et du chaos hallucinatoire.

12

Bien sûr, il a fallu reconstituer cela, pendant de longues, très longues semaines, en restant continûment avec elle. Nous nous sommes relayés auprès d’elle dans la rue, car il n’était pas question de l’arracher de force à cet environnement avec lequel elle faisait corps. J’ai décidé de l’orienter dans un centre d’accueil d’urgence où nous avons pu continuer à la suivre du moment qu’elle me confia, les larmes coulant de ses yeux nettoyés, cet objet-relique en le posant sur mes yeux, ma bouche et ma poitrine avant que de me le donner et de refermer mes doigts dessus. Je lui proposai de le lui rendre au bout de quelques minutes, ce qu’elle refusa net. Alors je lui dis que je le garderai avec moi, le temps que je serai à Bamako. Lorsque je lui rendis, la veille de mon départ, elle m’emmena dans un coin du jardinet. Déliant les pauvres liens qui resserraient ces malheureux restes, elle inhuma, séparés, mais proches, chaque élément et guida ma main pour, dessus, tasser la terre. S’ensuivit rapidement une intense activité de lecture et de graphie, elle se jetait sur les pages blanches y laissait des traces, dévorait les livres sans peut-être les lire mais comme si elle devait se coller aux lettres qui le composaient. Y faire corps, comme si elle pouvait enfin lire le nom des morts pour en dégager le sien. Elle trouva une famille qui put l’accueillir.

13

Elle n’est pas du tout psychotique, elle va très bien et quand je vais à Bamako, et qu’elle vient me saluer (car ma présence la nuit dans les rues de Bamako ne passe pas inaperçue et on sait vite que je suis là) elle a tendance à se « foutre » un peu de ma pomme, ce qui prouve qu’elle va bien. « Alors Douville on va voir les blacks » me lança-t-elle un jour, avec un brin d’« atmosphère, atmosphère » dans sa gouaille. J’ai dû voir trop de film avec Arletty quand j’étais gosse.

Des coûts psychiques

14

La guerre finie, ou suspendue un temps, les enfants et adolescents ont beaucoup de mal à entrer dans un lien social ordinaire. Il en est certes de même des liens sociétaux en général, profondément bouleversés et fragilisés. Des mises en silence qui font violence, des amnisties autoritairement décrétées, confisquent des mémoires et paralysent les énergies des souvenirs. Les morts, vite oubliés, insistent dans la nuit psychique. Et j’ai pu voir, au Cambodge comme au Congo, plus récemment, à quel point cette chape de plomb fragilisait les ferments du lien social. C’est qu’ici ou ailleurs, nul ne savait si le nouveau voisin qui s’installait dans la maison d’à côté n’avait pas été activement un bourreau ou s’il était un frère ou une sœur de parole. La volonté d’effacer le passé récent à seule fin de reconstruire un pays neuf et unifié confisquait le travail de transmission de la vie psychique d’une génération à une autre.

15

Aussi la grande difficulté, là où la silenciation du passé violemment récent est de mise, est bien pour ces garçons et pour ces filles, naguère enfants combattants et/ou victimes des guerres, de se réaffirmer comme appartenant non seulement à la communauté « ethnique » ou nationale, mais plus radicalement encore à la communauté humaine.

16

Parfois arbitrairement placés dans des familles censées les accueillir, certains de ces enfants et adolescents, se vivent comme le cœur d’une menace planant sur cette famille d’accueil. Emilie Meideros, dans une communication faite à Rennes parle de ces jeunes filles, encore récemment utilisées comme prostituées par des adolescents combattants et qui, au sein d’une dynamique de groupe, expriment à quel point elles se vivent comme le mauvais objet de ces familles au sein desquelles elles furent si brusquement incluses. Elle note encore à quel point le fait d’évoquer les violences subies, ou parfois les violences commises crée une sidération dépressive, d’allure presque mélancolique, pouvant mener à des actes suicidaires. Le sujet n’a plus alors le sentiment de participer à une narrativité commune se faisant et se tissant à plus d’une voix. Il est dans une position d’infra-témoignage pour laquelle dire l’insupportable est effrayant car il ne s’est pas encore constitué de langue pour traduire et qu’il en s’est pas encore creusé chez l’Autre un lieu d’accueil de telles paroles. Dans la plus vive solitude de leurs énonciations, ces jeunes se vivent comme des sujets radicalement exclus de la communauté des vivants et des parlants.

Pour tenter de conclure

17

Le jeune, qui a été combattant sous la guerre, n’est pas soutenu – et c’est heureux – par un idéal du moi particulièrement ancré dans une identification à des pôles actifs ou passifs, potentiellement masculins ou féminins. Dans sa sidération, il semble ne se réguler que sur des attitudes d’attaque ou de fuite, comme s’il était indifféremment victime et bourreau. Il est sans cesse pris dans un mouvement qui va d’une identification à l’autre, sans pouvoir aisément trouver dans la parole qu’il énonce des indices de réalité et de quoi rendre compte des épisodes de destruction qu’il a vécus et agis. Sa mémoire, essentiellement traumatique est liée à des « flashes » et à des « événements-chocs ». Ce sont des coupes de violence dans l’existence de repères, non des paroles structurantes ou des contraintes à l’échange. L’agir ou l’apathie, plus souvent l’aller-retour lui sert d’abri psychique, il s’attend à trouver en face de lui un autre, inconstant et violent duquel il doit triompher, d’où des passages entre mélancolie et manie.

18

Souvent, les rythmes de base sont atteints que ce soient les rythmes du sommeil (bercement initial) et les rythmes alimentaires, ce que complique encore les diverses addictions.

19

Ces jeunes ne sont pas pour autant dans la solitude ou le repli. Ils font masse, créant d’extraordinaires phénomènes d’agrégats. Ce n’est pas là une mutualisation des liens, à proprement parler, mais bien davantage une manière rigide de socialisation sans anticipation et qui se fait sur le mode d’un appariement à un autre plus âgé qui a « tenu le coup », allant jusqu’à la création de bandes dirigées par celui qui, parmi les enfants, passe pour avoir le mieux résisté au travail de la destruction sur soi, quitte à avoir infligé cette destruction aux autres. D’où l’appétence à une sorte de paganisme qui n’a rien à voir avec une sagesse coutumière. Je pense là à ces enfants qui se recouvrent de pseudos fétiches comme la petite fille dont nous venons de parler.

20

Devant un tel tableau, on se permettra de proposer, pour conclure, des préconisations :

  • permettre le double mouvement d’une régression qui redonne un sentiment de sécurité et restaure l’image inconsciente du corps ;

  • disperser le plus possible les formations d’enfants-soldats, qui risquent de se regrouper en bandes qui conjureront leurs angoisses en créant, par de l’agression, l’angoisse chez l’autre ;

  • faire porter la parole et la demande de ces enfants par du Tiers. C’est l’institution qui les prend en charge, demande pour eux, et leur attribue une demande de changement à laquelle ces enfants finissent le plus souvent par s’identifier ;

  • permettre l’historisation des catastrophes par l’écriture, mais sans préconisation forcée, comme on le voit dans certaines initiatives thérapeutiques malhabiles ou toxiques où l’enfant était tenu de remplir son « cahier de trauma » ;

  • donner à l’enfant, restauré dans son économie somatique, des responsabilités au sein de la communauté, en développant le sens de l’échange et de la dette. Les assister trop longtemps reconduisant à l’isolement traumatique ;

  • aider cet encadrement par le biais de groupes de paroles réunissant les professionnels qui s’en occupent et en les mettant aussi, au sein de ces dispositifs, au contact de ce qui reste de famille à ces enfants-soldats.


Bibliographie

  • Adolescence, « En guerre », automne 2001, t. 19, 2.
  • De Boeck, F. 1998. « Au-delà de la tombe : histoire, mémoire et mort dans le Congo-Zaïre postcolonial, ptah, (araps), 7/8 « Effets d’histoire, production », 51-80.
  • Meideros, E. 2005. « Dynamique des jeunes libériennes appelées “enfants soldats” en situation poste conflit armé », Colloque international « Femme, féminin et criminalité », université de Rennes 2.
  • Vingtième siècle, revue d’histoire, « Enfances en guerre », 89, janvier-mars 2006.

Notes

[*]

Olivier Douville, psychanalyste, formation à l’anthropologie, maître de conférences en psychologie clinique, Université Paris 10-Nanterre. Membre de l’Assoc. franç. des anthropologues, directeur de publication de Psychologie clinique. douvilleolivier@noos.fr

[1]

Quelques points de ce texte se sont précisés à moi lors d’un exposé fait au « Diwan Orient-Occident » grâce aux remarques de Fethi Benslama, Alice Cherki, Karima Lazali et Georges Zimra. Je les en remercie.

Résumé

Français

L’auteur, définissant ce qu’a de nouveau la situation des enfants dans des conflits guerriers qui visent l’extermination de l’ennemi, relate l’expérience du soin psychique en direction d’enfants-soldats et d’enfants sous la guerre, en Afrique.
Il propose alors de considérer comment le rapport de ses jeunes à la relique, mais encore au corps, à l’espace et au temps, est mobilisé dans des moments possibles de retrouvailles des pouvoirs de la parole et de promesses de liens humanisants.

Mots-clés

  • enfants-soldats
  • guerre moderne
  • parole
  • objet relique

Plan de l'article

  1. Avant-propos
  2. L’enfant et l’adolescent combattants ne sont pas impliqués dans des guerres dites « tribales »
  3. Problématique moderne de la guerre
  4. Un exemple
  5. Des coûts psychiques
  6. Pour tenter de conclure

Pour citer cet article

Douville Olivier, « Enfances en guerre », La lettre de l'enfance et de l'adolescence 4/ 2007 (n° 70), p. 93-98
URL : www.cairn.info/revue-lettre-de-l-enfance-et-de-l-adolescence-2007-4-page-93.htm.
DOI : 10.3917/lett.070.0093

© 2010-2014 Cairn.info
back to top
Feedback