Mil neuf cent
Société d’études soréliennes

I.S.B.N.sans
210 pages

p. 19 à 26
doi: en cours

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Y a-t-il des tournants historiques ? 1905 et le nationalisme : La problématique

n° 19 2001/1

2001 Mil neuf cent Y a-t-il des tournants historiques ? 1905 et le nationalisme : La problématique

1905 : la menace de guerre est-elle à l’origine d’un renouveau nationaliste ?

Jean-Jacques Becker
S’il y a quelque chose de bien établi – établi en ce sens que répété infiniment –, c’est bien qu’à partir de 1905, la France vit sous la menace de la guerre avec l’Allemagne et que partant le nationalisme en profite pour se développer. On assiste alors à un renouveau nationaliste. À vrai dire, on peut se demander si tout cela n’est pas totalement erroné ou au moins partiellement erroné et si, comme souvent en histoire, des idées fausses n’ont pas été transformées en vérités révélées.
D’où vient l’erreur ? Très vraisemblablement d’une sorte de mélange entre deux phénomènes très différents, même s’ils pouvaient avoir des points de contact à certains moments, même s’il n’y avait pas de cloison étanche entre eux, le renouveau de la question nationale et la tension des relations internationales, phénomènes différents à la fois par leur nature et par leur chronologie.
Lord Salisbury, premier ministre britannique à la fin du xixe siècle, reprochait aux diplomates d’utiliser des cartes à trop petite échelle et d’accorder de ce fait une importance démesurée à la question des Détroits pour la défense de l’Empire des Indes. On pourrait dire à peu près la même chose des historiens qui jonglent avec le temps et qui n’hésitent pas à sauter d’un bond cinq ou dix ans pour justifier leur point de vue. En d’autres termes, une dizaine d’années en histoire ce n’est pas rien et c’est bien le laps de temps entre la visite de Guillaume II à Tanger et l’éclatement de la guerre de 1914.
On a présenté, par la suite, Delcassé, ministre des Affaires étrangères de façon continue de 1898 à 1905, comme l’organisateur d’une sorte d’encerclement de l’Allemagne, témoignage de la permanence de l’antagonisme franco-allemand [1]. En fait, quand il arrive au ministère des Affaires étrangères, la grande question n’est pas celle-là, mais l’antagonisme franco-britannique : c’est l’époque de Fachoda. Bien loin de tisser sa toile contre l’Allemagne, pendant plusieurs années Delcassé cherche des ouvertures du côté de l’Allemagne, espérant d’ailleurs que l’Allemagne pourrait consentir la rétrocession de l’Alsace-Lorraine contre une compensation, une colonie par exemple – vision à vrai dire assez utopique. Toujours est-il que même quand il doit renoncer à l’idée d’une collaboration avec l’Allemagne, il ne se met pas à édifier une construction diplomatique dirigée contre elle. « Son objectif essentiel demeure l’affermissement des positions françaises en Méditerranée [2] » et son but principal est la mainmise sur le Maroc. Dans un premier temps, Delcassé n’entend pas maintenir l’Allemagne à l’écart, mais, malgré les conseils de prudence de la direction politique du Quai d’Orsay et de nombreux diplomates, il fut amené à s’engager dans cette voie « sans mesurer les graves conséquences que cela allait entraîner dans les rapports franco-allemands [3] ». C’est donc la politique marocaine de Delcassé qui a provoqué en 1905 une crise internationale et que, pour la première fois depuis longtemps – depuis plus de 15 ans –, un conflit franco-allemand a pu être évoqué (dans la période précédente, en particulier au moment de Fachoda, un conflit franco-britannique était bien davantage à l’ordre du jour). Mais tout s’était arrangé : Delcassé avait été renvoyé car il n’avait pas réussi à convaincre ses collègues que l’Allemagne « bluffait » et qu’il ne fallait pas se laisser intimider par ses rodomontades. La conférence d’Algésiras avait par ailleurs trouvé un compromis sur le Maroc et on était entré dans une période très calme. L’Empereur Guillaume II, qui n’avait pas trop aimé aller à Tanger, avait pu de nouveau apparaître comme un souverain amoureux de la paix.
Ce détour par l’histoire des relations internationales était essentiel parce que la suite des temps a totalement modifié la perception que l’on peut avoir de cette crise de 1905 qui n’est aucunement cette sorte de premier pas d’une marche vers la guerre souvent décrite.
En France, à peu près au moment où la crise avait éclaté, on avait ramené la durée du service militaire de trois à deux ans – certes dans les milieux militaires, on grognait, on estimait qu’on ne pouvait former un cavalier ou un artilleur en deux ans –, mais on n’avait pas éprouvé le besoin de revenir sur cette décision : or si le débarquement de Guillaume II à Tanger eut lieu le 28 mars 1905, le vote de la loi de deux ans, lui, avait eu lieu une semaine avant, le 2l mars. On comprendrait mal qu’on n’ait pas reporté l’application de cette loi si on avait eu à ce point le sentiment d’une menace de guerre dans les semaines suivantes…
En 1906 débutait le gouvernement Clemenceau. Le président du Conseil détestait Delcassé parce qu’il le considérait comme un homme « dangereux » et en particulier il estimait que sa politique marocaine avait entraîné des risques inacceptables. Comme l’a écrit Jean-Baptiste Duroselle, « s’il est une période où la politique française a été conciliante, c’est bien celle où Clemenceau l’a menée de 1906 à 1909 [4] ». Celui-ci maintenait avec l’Allemagne des rapports détendus : il n’était pas homme à se laisser entraîner dans une aventure balkanique pour complaire à la Russie, il le montrait bien en 1908 lors de l’annexion de la Bosnie-Herzégovine par l’Autriche, ni d’ailleurs dans des aventures marocaines, d’autant qu’il était toujours resté très méfiant envers la colonisation française.
Alors pourquoi cette vision déformée ?
Tout simplement parce que le calme international était indépendant d’un renouveau de la question nationale et que, quelques années plus tard, ce renouveau national allait sembler se conjuguer, voire se confondre, avec une véritable tension des relations internationales. La crise d’Agadir en 1911 a véritablement provoqué une explosion de colère, au moins dans la presse des deux pays, et sa solution n’avait donné satisfaction à personne.
Pourquoi le renouveau national dans les premières années du siècle ? Pourquoi en fait ce changement de structure mentale au début du nouveau siècle ?
On a souvent dit que la France depuis 1871 avait vécu dans l’atmosphère de la Revanche. Cela a été souvent vrai au niveau du discours, mais la France n’a pratiquement jamais préparé la revanche, ni au niveau de sa politique internationale, ni au niveau de sa politique militaire. Elle a dépensé autant d’argent que l’indemnité versée à l’Allemagne pour se doter d’un système de fortifications – le système Séré de Rivières – dans lequel la défense de Paris jouait un rôle central. Il est difficile de voir dans la préparation aussi coûteuse d’un éventuel nouveau siège de Paris, dans cette manifestation d’un esprit défensif, une volonté de Revanche bien convaincue. Les travaux récents, et même très récents, vont dans ce sens, comme si pendant plus d’un siècle il avait été impie de nier que la France n’avait cessé de préparer sa revanche après 1871. Mais, en 1999, après une analyse attentive des sources, Bertrand Joly peut écrire : « Entre 1871 et 1914, la France a-t-elle voulu la Revanche, c’est-à-dire une guerre offensive contre l’Allemagne pour reprendre l’Alsace-Lorraine ? On doit répondre par la négative : la France n’a jamais voulu la Revanche, même pas dans les premiers mois qui suivirent la défaite [5] ». Il y a déjà longtemps d’ailleurs que Zeev Sternhell avait émis l’idée que « la Revanche était surtout un mythe, mais l’opinion publique désirait que ce mythe fut entretenu [6] ». Quant à nous, il y a également longtemps que la formule de « Revanche » nous a paru recouvrir bien des ambiguïtés et des faux-semblants [7].
La fin du siècle et le début du suivant sont dominés dans la mémoire par les péripéties de l’affaire Dreyfus, mais est-ce que la focalisation sur un événement d’une grande importance sur d’autres plans, n’a pas caché des changements considérables, et en particulier que l’atmosphère de la France est devenue toute différente ? C’en est fini de la France refermée sur elle-même, de la France de la Revanche, même si c’était au mieux objet de discours. De la Revanche, de l’Alsace-Lorraine – même si on ne l’oublie pas pour autant – on en parle de moins en moins. On connaît l’apostrophe d’Albert de Mun le 9 août 1914 : « La Revanche ! Mot vibrant, si longtemps refoulé dans nos âmes et qu’il nous était défendu de crier tout haut [8] ». En fait, toute une série d’observations permettent de dire qu’en ce début du xxe siècle, la Revanche n’est même plus un objet de discours [9].
Pourquoi en est-il ainsi ? D’un côté, pour des raisons de fait. Il est de moins en moins imaginable qu’une France à la population stagnante puisse se mesurer à une Allemagne démographiquement en pleine expansion, mais c’est pourtant probablement secondaire. Même si dans la plupart des grands pays européens, on avait prévu la mobilisation générale en cas de guerre, les états-majors, du moins l’état-major français, croyaient toujours que la bataille décisive aurait lieu seulement entre forces d’active et de ce point de vue les effectifs étaient à peu près équivalents.
La véritable raison c’est que la France a changé. C’est d’abord un phénomène de génération. Celle qui a communié, au moins verbalement, dans la Revanche tend à disparaître. La situation de la France dans le monde est devenue différente. La France que Bismarck avait tant voulu isoler est alliée de la Russie et se rapproche bientôt du Royaume-Uni, elle possède l’un des plus vastes empires coloniaux, après les difficultés cycliques de la période précédente, elle est sur la voie de la prospérité : la croissance s’est installée de façon continue depuis 1895 et allait être particulièrement forte dans les années 1910 [10]. La France est riche, sans que ses investissements extérieurs, comme on l’a longtemps dit, obèrent les investissements intérieurs. L’ancienne grande Nation a repris conscience d’elle-même. En d’autres termes, la nation France ne se détermine plus par rapport à son vainqueur de 1871, mais en soi. Ce qui rend l’analyse complexe réside dans le fait que, comme toujours, les contemporains ressentent et intègrent une situation nouvelle, sans obligatoirement la formuler. Finalement, la formule de la « Belle Époque », bien dévaluée depuis, n’est peut-être pas si loin de la vérité, d’autant que, comme ironise Jean-Baptiste Duroselle, ces Français relativement peu nombreux – la démographie est l’aspect le plus gris de la situation française – n’ont pas une « piètre idée » d’eux-mêmes : ils sont convaincus d’être au centre de la civilisation [11].
D’où la nature du néo-nationalisme de la Ligue de la patrie française et de l’Action française. La Revanche, l’Alsace-Lorraine, même si au moins pour l’Action française, elles sont évoquées, même si un antigermanisme d’une extrême violence s’y maintient, sont là pour mémoire. Ce néo-nationalisme est tourné vers l’intérieur ; il entend lutter contre la « décadence » due au régime politique. Le véritable adversaire, c’est davantage la « gueuse », la République, que l’Allemagne, mais on n’a probablement pas assez souligné combien, malgré tout, ce nationalisme était décalé par rapport aux réalités. La décadence française était derrière et non devant.
D’où également l’apparition d’un courant de renouveau national qui associe la gloire et la grandeur de la guerre à une foi retrouvée ou acquise, symbolisée par la conversion de Charles Péguy ou celle d’Ernest Psichari (même si cela va sans dire, ni Péguy ni encore davantage Psichari n’avaient la notoriété qu’ils ont eu par la suite).
Au risque de tomber dans le péché que je dénonçais un peu plus haut – se tromper dans la chronologie –, je voudrais citer deux ouvrages qui entendent témoigner de ces changements. L’un publié en 1912 sous la plume d’Étienne Rey et intitulé La renaissance de l’orgueil français est tombé par la suite dans l’oubli, mais il eut alors un assez large succès et fut considéré, avec excès, comme un des ouvrages les plus significatifs de la période. Il se terminait ainsi :
Que nous puissions aujourd’hui envisager un tel événement [la guerre] sans crainte et sans faiblesse, cela doit être pour nous un sujet d’orgueil légitime […]. Car, pour les nations, comme pour les individus, la fierté est un signe de force et une promesse de gloire et c’est elle qui doit les conduire sur les routes claires de l’avenir [12].
L’autre est plus connu : Les jeunes gens d’aujourd’hui d’Agathon publié en 1913 [13]. J’ai consacré beaucoup d’efforts à lutter contre l’idée reçue et largement diffusée qui voulait faire de cet ouvrage une représentation de toute la jeunesse française. Il est en revanche important pour montrer la nature du nationalisme de la jeunesse nationaliste. On peut en retenir cette formule : une jeunesse « avide d’action ». Ces deux ouvrages captaient une tendance qui s’était développée dans les années précédentes et étaient en définitive d’accord (Étienne Rey se proclame républicain) pour saluer une France nouvelle.
Quelle est la place de 1905 dans tout cela ?
Le cas Psichari est clair. Le petit-fils de Renan, étudiant en philosophie, abandonne ses études et s’engage dans l’artillerie coloniale en 1903. Pour Péguy, c’est plus compliqué parce qu’il n’a cessé de dire et de redire l’importance de 1905 dans ses choix. Ainsi au moment de la démission de Delcassé en juin 1905, il écrit :
Je savais […] que dans l’espace de ces deux heures une période nouvelle avait commencé dans l’histoire de ma propre vie, dans l’histoire du pays, et assurément dans l’histoire du monde [14].
Est-ce bien vrai, pourtant ? Claude Digeon, dans sa thèse si remarquable sur La crise allemande de la pensée française, qui a pourtant tendance à attribuer une grande importance à la crise de 1905, écrit : « Y a-t-il [chez Péguy] des raisons lointaines à cette prise de conscience quasi instantanée du danger allemand ? » Et, pourrait-on ajouter, si la guerre n’avait pas éclaté à peu près dix ans plus tard, qui aurait fait un sort à de tels propos… ?
Il faut bien dire que si certains font de l’année 1905 « la marque d’un changement du destin », comme Jules Isaac [15], très proche de la pensée de Péguy, encore qu’il est très conscient que rien ne se serait alors produit sans la « faute grave » de la France et de l’Angleterre : celle d’avoir prétendu régler la question marocaine à l’exclusion de l’Allemagne [16], d’autres comme Romain Rolland (« La menace de guerre m’a, à cette époque, très peu touché [17] ») ou Jean Guéhenno (il affirme n’avoir « rien connu, rien senti dans ces années 1905 de ces rancunes, ni de ces colères [18] ») contestent tout à fait ce point de vue. Reconnaissons que les uns et les autres (mis à part Péguy) écrivent bien plus tard….
D’ailleurs, si après la période de risque d’une guerre franco-anglaise, on était entré dans une période, où s’il y avait la guerre, il y avait évidemment une chance qu’elle ait lieu contre l’Allemagne, cette guerre que l’on exalte, n’est-ce pas la guerre en soi ? N’est-ce pas l’armée en soi qui est exaltée ?
Psichari, de ce point de vue, est très important. Que dit-il dans L’appel des armes qu’il publie en 1912 ? Il célèbre l’armée en tant que telle, l’armée de métier, force au-dessus de la nation, seul refuge de la pureté. Il tourne en dérision les idées humanitaires, il faut se préparer à la guerre, non pour atteindre un but quelconque, mais pour la valeur même de la guerre. C’est ce que dit Péguy à certains moments :
Si affreuses que puissent devenir les misères de la guerre, au moins elles peuvent être compensée. Il y a l’honneur de la guerre. Et il y a la grandeur de la guerre [19].
Au total, plus que par une poussée nationaliste, le début du siècle est marqué par une remontée de la question nationale dont les aspects sont divers et dont le nationalisme patenté n’est qu’une partie. Son enclenchement n’a que peu à voir avec les circonstances internationales, mais bien davantage avec le changement de mentalité d’un pays longtemps humilié et qui a le sentiment de ne plus devoir l’être, de ne plus l’être.
Néanmoins, ce serait fausser les perspectives que d’oublier que parallèlement une tendance aussi forte, plus forte peut-être, cherche au même moment sa voie dans l’internationalisme et le pacifisme, et qu’elle trouve en Jean Jaurès un incomparable porte-parole. Ce serait également fausser les perspectives que de ne pas sentir qu’à partir des années 1910, il y a une certaine confluence entre les effets de la situation internationale (qu’il ne faut pas non plus exagérer, après la crise de 1911, il y eut une retombée de l’excitation qu’avait produite la crise) et ce renouveau de la question nationale. Tout un courant républicain en est fortement marqué à travers des hommes comme Poincaré, Briand, Barthou, Millerand. Cela devait aboutir en 1913 au retour à la loi de trois ans après le plus important débat politique de cette période, mais qui avait montré tout de même une France presque divisée à parts égales sur sa nécessité. Que signifiaient les « retraites militaires » inaugurées par Millerand en 1912, et qui firent si mauvais effet en Allemagne, si ce n’est de vouloir redonner l’esprit militaire aux Français, avec des effets d’ailleurs contradictoires ? Comme le dit Henry Contamine, « cette espèce de démagogie militariste qu’inventa le ministre de la Guerre de 1912 [20] » et qui eut au demeurant un effet de boomerang. Les désordres qu’elles suscitèrent obligèrent rapidement à les supprimer. Que signifiait la volonté par Poincaré de resserrer l’alliance franco-russe si ce n’est de montrer que la France redevenue la France était très irritée par l’affaire de 1911, parce qu’il n’était plus admissible qu’on puisse forcer la main de la France ? Il ne voulait certes pas la guerre, mais Jean-Baptiste Duroselle le montre comme symbolisant un nationalisme « ombrageux [21] » – j’aurais plutôt tendance à dire un sentiment national « ombrageux ».
Il me semble vraiment qu’il y a dans la France du nouveau siècle un changement d’attitude, un changement de mentalité, à vrai dire assez étranger aux circonstances internationales, mais qui ne fut évidemment pas sans conséquence sur le grand embrasement de 1914.
 
NOTES
 
[1]Il faut suivre la très lumineuse mise au point de Pierre Guillen, « Delcassé et l’Allemagne », colloque Delcassé et l’Europe à la veille de la Grande Guerre, Foix, 1998, non publié.
[2]Ibid., p. 5.
[3]Ibid., p. 6.
[4]Jean-Baptiste Duroselle, Clemenceau, Paris, Fayard, 1988, p. 493.
[5]Bertrand Joly, « La France et la Revanche (1871-1914) », Revue d’histoire moderne et contemporaine, avril-juin 1999, p. 326.
[6]Zeev Sternhell, Maurice Barrès et le nationalisme français, Paris, Éd. du Seuil, 1972, p. 95.
[7]Jean-Jacques Becker et Stéphane Audoin-Rouzeau, « La Revanche », in Id., La France, la nation, la guerre. 1850-1920, Paris, Sedes, 1995, p. 142 sq.
[8]L’Écho de Paris, 9 août 1914.
[9]Jean-Jacques Becker, 1914. Comment les Français sont entrés dans la guerre, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1977, p. 53 sq.
[10]Madeleine Rebérioux, La République radicale ? (1898-1914), Paris, Éd. du Seuil, 1975, p. 196, d’après Maurice Lévy-Leboyer, « La croissance économique en France au xixe siècle », Annales ESC, juillet-août 1968.
[11]Jean-Baptiste Duroselle, La France de la « Belle époque », Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, rééd. 1992, p. 8.
[12]Étienne Rey, La renaissance de l’orgueil français, Paris, Grasset, 1912.
[13]Agathon [Henri Massis et Alfred de Tarde], Les jeunes gens d’aujourd’hui, présenté par Jean-Jacques Becker, Paris, Imprim. nationale, rééd. 1995.
[14]Notre patrie (Cahiers de la Quinzaine, 7e série, 22 octobre 1905), Œuvres en prose complètes, Paris, Gallimard, coll. « La Pléiade », II, 1988, p. 59.
[15]Jules Isaac, 1914. Un débat historique. Le problème des origines de la guerre, Paris, Rieder, 1933, p. 22.
[16]Ibid., p. 25, n. l.
[17]Romain Rolland, Péguy, [Paris, Albin Michel, 1944], I, p. 118, cité par Claude Digeon, La crise allemande de la pensée française (1870-1914), Paris, Puf, 1959, p. 5l9.
[18]Jean Guéhenno, La mort des autres, Paris, Grasset, l958, p. 57.
[19]Charles Péguy, L’argent suite, Œuvres en prose complètes, op. cit., III, 1992, p. 235.
[20]Henry Contamine, La Revanche (1871-1914), Paris, Berger-Levrault, 1957, p. 132.
[21]J.-B. Duroselle, op. cit., p. 3l7.
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Romain Rolland, Péguy, [Paris, Albin Michel, 1944], I, p. 1...
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