Mondes en développement
De Boeck Université

I.S.B.N.2-8041-4304-X
111 pages

p. 7 à 8
doi: en cours

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no 124 2003/4

2003 Monde en développement

Introduction

Jean Brot Hubert Gérardin Jacques Poirot  [(*)]
Crise et redéfinition des finalités de l'aide au développement, appels à plus de solidarité Nord-Sud, recherche d'une mondialisation plus équilibrée…, ces éléments sont au centre de nombreux débats et enjeux actuels. A de nombreux égards, les problématiques du développement durable et de la mondialisation remettent en cause le rôle et les modes de fonctionnement des acteurs.
Comment adapter les modèles de développement jusqu’alors promus ? Dans quelle mesure la pluralité et la diversité des expériences locales, nationales ou régionales peut-elle y contribuer ? Que peut-on attendre des tentatives de constructions alternatives impulsées par le Sud, et visant à s’affranchir de la tutelle des acteurs que sont les institutions financières internationales ? Quels acteurs se révèleront pour relever les défis des désastres écologiques passés et à venir ?
Dans un monde globalisé, les acteurs locaux disposent, désormais, de nouvelles capacités d’action, fondées sur d’autres approches, d’autres partenariats et d’autres ressources (Fabienne Leloup, Laurence Moyart et Bernard Pecqueur).
A l’instar de l’expérience de l’Union européenne (Laure Delcour), de nouvelles formes de coopération sont à élaborer, dans une perspective de cohésion internationale renforcée.
Les stratégies de développement doivent prendre en compte les évolutions qui ont marqué les années 90 et le début du nouveau millénaire : l’ouverture commerciale et financière internationale croissante ; la tendance à une diminution drastique de l’aide que les effets d’annonce du sommet de Monterrey n’ont pas encore inversée ; un endettement qui pèse toujours sur de nombreuses économies en développement ; l’affirmation de nouveaux acteurs sur la scène politique mondiale (mouvements de résistance, altermondialisation, etc.)
Ces stratégies sont mises en œuvre par de multiples acteurs, qui interviennent à des niveaux différents (Philippe Hugon), ne sont pas reconnus comme des partenaires ou ne se reconnaissent pas eux-mêmes comme des acteurs de développement ; leurs objectifs ne sont pas toujours compatibles ou cohérents entre eux.
La transformation des relations entre les acteurs fait émerger de nouvelles problématiques concernant, notamment, la coordination des niveaux de décision dans la mise en œuvre de l’aide, la cohérence entre politique d’aide et d’autres politiques économiques (agricole, protectionniste… ), la compatibilité entre mesures d’ajustement à court terme et stratégies de développement durable (Fano Andriamahefazafy et Géraldine Froger), les contradictions entre logique participative (Diana Burgos-Vigna) et mesures de contrôle social, etc.
Dans ce contexte, comment dépasser la crise de la solidarité internationale et s’orienter vers une notion de communauté planétaire ? Comment évoluent les logiques d’intervention des acteurs du développement au niveau local, national et international (régional et mondial), sur le plan bilatéral/multilatéral, dans les secteurs privé et public ?
Quels sont les acteurs concernés ? Comment interviennent-ils ? A quels types d'adaptation procèdent-ils ? Les stratégies de développement ne risquent-elles pas de se diluer dans les nouvelles stratégies de lutte contre la pauvreté ?
Quelle place, quelle marge de manœuvre détiennent encore les politiques publiques (Jean-Jacques Gabas)? Comment le rôle des Etats se redéfinit-il et pour quelle forme de gouvernance ?
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NOTES
 
[(*)] Credes et Grefige, Université Nancy 2
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