Mondes en développement
De Boeck Université

I.S.B.N.2-8041-4432-1
128 pages

p. 67 à 75
doi: en cours

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no 125 2004/1

2004 Monde en développement

Autour d’un récif calédonien menacé  [1]

Elodie Cavigioli  [2] Christophe Domin  [3] Sophie Mage  [4]
En Nouvelle-Calédonie, le littoral est un des premiers espaces convoités et modifiés par le tourisme. Il devient primordial de bien gérer le flux de personnes se rendant dans cet espace touristique, afin d’assurer une activité pérenne et le maintien de l’équilibre écologique en termes d’espèces marines et de flore aquatique. Certaines interrogations se profilent quant à la politique à adopter pour gérer les effets négatifs du développement touristique, sans pour autant refuser la présence humaine aux abords du lagon. Les auteurs, dans cette note, proposent une ligne d’action. Mots-clés : Nouvelle-Calédonie, préservation du patrimoine naturel, Lagon. In New Caledonia, coastal borders are the most famous areas for tourists. Consequently, managing the number of tourists is a priority in order to prevent the region from ecological disaster. A clever policy needs to be set up to counter the negatives effects of tourism on local resources, without impeding tourism which remains the main economic activity of the island. Authors propose a roadmap for actors. Keywords : New Caledonia, natural resources preservation, Lagoon.
La Nouvelle-Calédonie est surnommée "l’île de l’éternel printemps" ou "l’île la plus proche du paradis" [5] ; le lagon y a fait sa renommée. Cette destination n’a de cesse d’attirer l’attention autant des touristes [6] que des amateurs et des défenseurs de la nature. Le lagon et ses richesses constituent un véritable trésor, tant d’un point de vue touristique que scientifique, comme l’atteste l’intérêt porté par l’UNESCO [7]. L’exploitation du nickel, le tourisme et les aménagements urbains soumettant le domaine maritime à de nombreuses pressions, certaines interrogations se posent, relatives à la politique à adopter, afin de gérer les effets négatifs du développement touristique, sans pour autant refuser la présence humaine aux abords du lagon. Il convient, notamment, de s’interroger sur les moyens de concilier le développement du tourisme avec les politiques de protection et de conservation du territoire. Le développement touristique étant indissociable de la sauvegarde du lagon, la mise en place de produits touristiques "intégrés", facilitée par un aménagement du territoire lié au tourisme conciliant à la fois développement économique et préservation de la biodiversité sous-marine, aura pour effet de réévaluer les secteurs de la mercatique, du tourisme, de l’environnement et de l’économie.
 
1. LES INSTANCES DE MISE EN VALEUR DU TERRITOIRE CALÉDONIEN
 
 
Le bilan du tourisme calédonien est mitigé : la clientèle est majoritairement internationale et la saisonnalité touristique est très faible. Les problèmes de desserte aérienne et le renchérissement du coût de la destination ont perturbé l'activité touristique du territoire. La Province Sud accentue ses campagnes de promotion touristique, au niveau provincial seulement, tant sur la variété et la richesse du patrimoine marin que sur sa fragilité et la nécessité de le protéger. Pour les professionnels du tourisme, cette ressource a un caractère inépuisable. D’un point de vue général, la Nouvelle-Calédonie paraît bien équipée en matière de représentation d’organisations touristiques de préservation des patrimoines, de l’environnement et de l’espace marin, comme l’illustre le tableau suivant.

Tableau 1
Organismes chargés de la protection et de la mise en
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Tableau 1 Organismes chargés de la protection et de la mise en valeur du territoire calédonien Représentation d’organisation touristique Bureaux du Tourisme pour chaque Province Bureau de Représentation à PARIS (Nouvelle-Calédonie Tourisme POINT SUD) Syndicats des Hôteliers Syndicats des Activités nautiques Chargé de développement / Surveillance des normes de construction Agence de Développement économique de la Nouvelle-Calédonie (ADECAL) Institut de Recherche pour le Développement (IRD) Communauté du Pacifique Représentation du ministère Organismes en charge de Réflexion sur l’espace l’environnement marin Association pour la IFRECOR protection du IFREMER patrimoine calédonien Observatoire marin à PARIS Aquarium de Nouméa Centre d’Initiation à Association CORAIL l’Environnement Vivant "Opérations cétacés" Sources : E. Cavigioli et S. Mage (2003)
E. Cavigioli et S. Mage (2003)

Différents organismes sont présents et ont pour objectif la préservation du patrimoine calédonien. L’harmonisation des objectifs et la mise en commun des moyens d’action ne sont pas clairement définies au sein de chaque province. Le fil conducteur qui réunit chaque entité régionale reste toutefois l’intérêt pour la préservation des patrimoines. Dans cet esprit, la Nouvelle-Calédonie a conçu un nouveau type d’offre de produits touristiques, soucieux de l’environnement, tout en le valorisant par une activité de découverte.
C’est ainsi que de nombreuses organisations proposent une réévaluation du patrimoine marin au profit du tourisme, et que des réserves spéciales [8] marines et une réserve intégrale [9] ont été mises en place, en grande partie en Province Sud. Parmi les initiatives développées, nous pouvons en citer trois :
  • Le Fargo, d’origine néo-zélandaise, est un bateau conçu sur mesure pour les fonds marins, afin d’éviter que les cuves des bateaux ne viennent heurter le corail et les espèces qui y vivent.
  • Sur les rives de l'îlot aux Canards, qui se situe au large de l’Anse Vata, face Nouméa, un sentier sous-marin, à but pédagogique, a été créé par le Centre d’Initiation à l’Environnement, depuis 2001.
  • Enfin, premier habitat sous-marin en milieu naturel, le Divescope, instrument de sensibilisation du grand public et des touristes, est un observatoire sous-marin pressurisé, situé à huit mètres de profondeur, au large de l'îlot Maître.
Ces exemples d’organisation pour la sauvegarde du lagon sont les prémices d’un écotourisme en Nouvelle-Calédonie, appuyé par des organisations telles que l’IFREMER (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), l’IFRECOR (Initiative française pour les récifs coralliens), et des associations comme "Corail Vivant". L’intérêt premier de ces institutions et de ces organisations est de revaloriser l’image de la destination en éduquant les visiteurs au respect du territoire visité, mais aussi en prônant et en mettant en avant l’écotourisme, plutôt que le simple cliché "plage et océan". La volonté de ces différents acteurs du tourisme est d’avancer dans la recherche d’un meilleur développement touristique. Si l’activité humaine (et surtout l’exploitation minière) n’aide pas au développement d’un écotourisme, faute de réglementation, les catastrophes naturelles mettent en évidence l’urgence de la préservation du lagon et de son corail. Les cyclones et les tempêtes, très fréquents, ont des effets désastreux sur le corail. Les destructions et les mouvements de terrain qu’ils provoquent déposent aux fonds des mers des quantités importantes de sédiments qui, une fois dans l’eau, absorbent la lumière, indispensable à la survie du corail. Une situation qui, à Madagascar et à Mayotte, a d’ores et déjà condamné une grande partie des récifs. De la même façon, le phénomène climatique El niño, survenu en 1998, a détruit environ 16% des récifs dans le monde. Le Pacifique est la première région touchée par ce dérèglement climatique généralisé. Il ne faudrait donc pas ajouter aux dégâts naturels ceux causés par la main de l’Homme.
Actuellement, 10 % des récifs coralliens de la planète sont morts. 30 % d’entre eux sont condamnés, 60 % sont menacés de disparaître dans les années à venir, victimes d’agressions multiples. La double barrière calédonienne (il n’en reste que dix dans le monde) est constituée de 1600 kilomètres de récifs, d’îlots et de hauts fonds. Elle constitue le deuxième ensemble corallien de la planète. Il est, par conséquent, impératif d’essayer de le préserver en minimisant les conséquences de l’activité humaine sur celui-ci ou en mettant en place des mesures significatives de protection. Il est ainsi urgent de se préoccuper du lagon calédonien pour essayer de préserver cette richesse marine et éviter que la Nouvelle-Calédonie ne subisse le même sort que les îles voisines.
 
1. LES EFFETS AMBIGUS DE L’EXPLOITATION MINIÈRE
 
 
Même si le lagon est l’image phare de la Nouvelle-Calédonie, cette destination possède des caractéristiques intrinsèques qui la présentent sous trois couleurs : le bleu du lagon, le vert de la végétation luxuriante et l’ocre des pistes de nickel. Il est important de rappeler que la Grande Terre possède le plus important gisement de nickel connu dans le monde (25% des réserves de la planète), qu’elle en est le troisième producteur mondial (en tonnage de métal contenu) et qu’elle détient également le deuxième gisement de cobalt. Cette ressource minière fait toujours la richesse économique du territoire, par suite de ces nombreuses exportations.
L’industrie minière du nickel a eu un certain impact sur le relief et ses paysages qui se sont alors "transformés", au fur et à mesure du développement de l’exploitation. Une étude d’impact écologique du nickel sur le corail a révélé que de simples poussières déversées dans l’Océan anéantiraient, à moyen terme, le premier patrimoine naturel et touristique de la Nouvelle-Calédonie. Ce territoire est donc confronté à de nombreuses problématiques en matière de gestion de ses récifs, suite au développement urbain et à la création de nouveaux pôles miniers. Malheureusement les projets concernant le récif et sa protection n’aboutissent que trop rarement, faute d’accords communs entre les Provinces.
Le ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement a déposé, au nom de la France, le 31 janvier 2002, un dossier proposant le classement intégral du massif corallien et des écosystèmes associés de Nouvelle-Calédonie au Patrimoine Mondial de l'Humanité de l’UNESCO. Cette proposition est à l’origine de conflits d’intérêts entre la Province Sud et la Province Nord. Le dossier n’ayant pas été accepté, car incomplet, les Provinces ne parviennent pas à s’accorder sur les mesures de gestion à adopter, telles que la définition de l’espace, la responsabilité politique et la restriction législative. La responsabilité de l'environnement marin incombe aux services provinciaux depuis 1988. Or, les trois Provinces ne disposent pas des mêmes instruments de décision et de conseil, ce qui entraîne des inégalités et qui est à l’origine de nombreux désaccords. De même, la répartition des budgets n’étant pas égale, les compétences ne sont pas toujours réparties et peuvent se recouvrir. L’UNESCO exigeait une entente sur la gestion et l’organisation des trois Provinces, afin d’arriver à une mise en commun des intérêts.
En Province Sud, les contrats de développement ont permis l’acquisition de bateaux de surveillance, le nettoyage des réserves marines et des îlots du Sud, ainsi que l’aménagement de sites touristiques, tels que la Baie de Prony et l’îlot Casy. Un schéma d’aménagement et de gestion des zones maritimes côtières a été mis en place. Celui-ci s’apparente à un schéma de mise en valeur de la mer, mais il n’a aucun caractère réglementaire. Or, concernant la Province Nord et celle des Iles, aucune action pour l’environnement marin stricto sensu n’est inscrite au contrat. Il n’existe pas de politique dans le domaine de la conservation des espaces récifaux. En Province Nord, les propositions contenues dans le schéma provincial en cours d’élaboration sont les suivantes : 10% du lagon et 20% des récifs pourraient devenir des réserves intégrales. Nous remarquons le déséquilibre entre le nombre de réserves de la Province Sud et celles de la Province Nord. Or le système de mise en place des réserves et de protection dépend directement de chaque Province.
Si de beaux récifs peuvent encore être présents en aval de bassins miniers (Nakety, Kouaoua), on estime néanmoins que les récifs autour des estuaires, en aval, sont touchés par l'activité. Selon l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) de la Nouvelle-Calédonie de Nouméa, l’actuelle activité minière a accéléré l’érosion naturelle. Les déchets d’extraction sont entraînés dans le lagon lors des épisodes pluvieux et étouffent les récifs. Si la proposition de classement avait été acceptée, il aurait fallu classer toute la superficie du lagon. Cette procédure de classement aurait engendré des répercussions sur l’activité d’extraction des gisements de la mine. Or, elle aurait pu remettre en question l’ouverture de l’usine métallurgique de Goro à Prony, tant controversée.
En effet, la Compagnie internationale de nickel du Canada (INCO) doit d’ici quelques années ouvrir une usine métallurgique au Sud de l’île de Goro à Prony, au nom du développement économique et de l’emploi. La société prévoit d'utiliser un nouveau procédé hydrométallurgique, polluant et nocif pour les coraux - lesquels sont d'autant plus précieux dans cette région du monde qu'ils sont protégés du blanchissement par un courant froid remontant du sud de la mer de Tasmanie. Ce chantier est à la fois important et novateur, avec un investissement de 1,4 milliard d’euros, soit plus de deux fois le budget annuel de la Nouvelle-Calédonie. Il s’agit de construire à une soixantaine de kilomètre à l’Est de Nouméa une usine traitant les latérites pauvres du Sud néo-calédonien, afin d’en extraire le nickel et le cobalt par hydrométallurgie. D’autres projets industriels sont en cours. Une autre société canadienne, Falconbridge, prépare son implantation dans le Nord de la Grande Terre, province contrôlée par les indépendantistes. Un partenariat est prévu entre l’entreprise canadienne et la Société des mines du Sud Pacifique (SMSP), acquise en 1990 par la province Nord, dirigée par les indépendantistes. Il est prévu de construire un grand centre industriel comprenant une fonderie, un port, un aéroport international à Kone. Cette ouverture est considérée comme étant un élément clé pour redresser l’économie locale et rééquilibrer les provinces du Nord et du Sud. Cet établissement utilisera une autre technique et ne prévoit pas de rejet dans le lagon. Toutefois, la multiplication de telles exploitations pourrait, dans un avenir proche, provoquer, sinon renforcer, les dommages écologiques. Au terme des accords de 1998, la SMSP s’est vue attribuer le massif de Koniambo, proche de Kone, à la condition de construire cette "usine du Nord". Enfin, le groupe français Eramet et sa filiale locale (SLN) ont décidé d’augmenter la capacité de production de l’usine de Doniambo et du site d’extraction de Tiebaghi, dans l’extrême Nord (voir Lagadec, 2004).
 
3. CONCILIER ÉCONOMIE ET SAUVEGARDE DU PATRIMOINE : LA MAISON DU LITTORAL
 
 
Sur la base d’une analyse du territoire, du tourisme calédonien et de questionnaires remplis par les acteurs cités précédemment, nous avons construit un outil d’aide à la décision, qui a pour objectif de satisfaire à la fois les organismes de protection des patrimoines et les professionnels du tourisme (investisseurs, prestataires, institutions,… ) (Cavigioli et Mage, 2003). Le caractère original de notre étude de terrain réside dans le fait qu’il apporte à chacun des acteurs touristiques une réponse correspondant à ses attentes. De plus, notre objectif est de prendre en compte le territoire et ses spécificités, afin de proposer un outil adapté à la Nouvelle-Calédonie et non un outil "générique". Nous souhaitons ainsi convaincre les professionnels du tourisme de percevoir l’activité écotouristique comme étant une stratégie de développement permettant de multiples retombées, à la fois économiques, mais aussi en termes d’images. Cette forme de tourisme permet de toucher une nouvelle catégorie de clientèle, plus soucieuse et respectueuse de l’espace dans lequel elle se trouve. Dans un second temps, cet outil facilite les moyens d’actions des organismes de protection, car ces derniers travailleront en commun avec les différents professionnels du tourisme (tableau 2).

Tableau 2
Synthèse de l’outil d’aide à la décision
IMGIMGTableau 2 : Synthèse de l’outil d’ai...IMGIMF
Tableau 2 : Synthèse de l’outil d’aide à la décision Les retombées En termes d’images mise en valeur de l’image marketing de la destination En termes de tourisme Nouveaux produits "intégrés", répondant à la tendance pour le tourisme de protection, de découverte d’espaces protégés, etc. En termes d’environnement Politique visant à reconsidérer la protection En termes économiques si plus d’arrivées = plus de recettes = plus d’investissement étrangers (entrée de capitaux). Présence sur la scène médiatique = assurance de faire voter un budget pour suivre la politique et la mener à terme. L’aide à la décision Réflexion d’après les conséquences de la situation = volonté d’anticiper les problèmes futurs en prévoyant d’instaurer des politiques touristiques plus « intégrées » Méthodologie Concertation avec différents acteurs présents sur place : ce sont les premiers à attendre des réponses concrètes à adopter immédiatement Solutions Proposition poste par poste, secteur par secteur Réponses Nouvelle demande en terme de tourisme : les clients veulent valoriser leurs vacances en faisant jouer la carte de la prise en compte de l’environnement qui devient le motif de leur voyage. Propositions Aboutissement n’attendant qu’à être financé = propositions utilisables immédiatement Sources : E. Cavigioli et S. Mage (2003)
E. Cavigioli et S. Mage (2003)

Notre proposition se schématise de la manière suivante :
Schéma 1
Imbrication de nos propositions : une concordance
IMGIMGImbrication de nos propositions : une concordanceIMGIMF
E. Cavigioli et S. Mage (2003)
Notre souci premier est d’apporter une réponse adaptée à chacun des acteurs, afin que ceux-ci y trouvent un intérêt majeur pour, à terme, agréer à notre projet.
Schéma 2
Réponses aux attentes des acteurs
IMGIMGRéponses aux attentes des acteursIMGIMF
E. Cavigioli et S. Mage ( 2003)
Ce sont les professionnels de la plongée qui sont susceptibles d’adhérer à notre projet. En effet, notre étude a clairement mis en évidence la volonté d’une professionnalisation de ce secteur, ainsi qu’une mise en place de normes de construction d’établissements touristiques dans les îlots lagonaires. Dans ce contexte, ces acteurs témoignent de la viabilité de notre projet, puisque cet outil accorde les objectifs de chacun des acteurs touristiques et économiques en présence.
 
CONCLUSION
 
 
Si la Nouvelle-Calédonie constitue une destination qui possède une richesse certaine, les professionnels du tourisme, les institutions et les autres acteurs ne doivent pas omettre de préserver le présent pour pouvoir inscrire celle-ci dans le futur de manière durable. Ainsi, il serait judicieux de poursuivre l’effort de mise en place d’un produit écotouristique et d’étudier de façon concrète les propositions résultant d’une étude sur le territoire.
Les retombées d’un développement de ce type sur la destination ne seraient pas négligeables, d’autant plus qu’elles concerneraient divers secteurs. Par exemple, le sentier de l’îlot aux canards touche les secteurs écologiques ; en effet, il permet de présenter au monde une image mercatique forte, se basant à la fois sur la préservation d’un patrimoine marin et sur des activités touristiques attrayantes.
La maîtrise de ce développement touristique considérant la sauvegarde du lagon, par la mise en place de produits touristiques intégrés, a pour effet de valoriser chacun des secteurs. Considérant l’évolution de l’île à long terme, a-t-on vraiment le choix entre restreindre et réglementer l’activité minière, malgré la création de très nombreux emplois et son rôle économique, et la sauvegarde écologique du premier patrimoine du pays ?
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  CAVIGIOLI E. et MAGE S (2003) Le littoral calédonien : Comment développer le tourisme sans dégrader le littoral et le lagon de la Nouvelle-Calédonie ?, Projet Tutoré, Licence professionnelle "Tourisme et nouvelles technologies", Université de Marne-la-Vallée.
·  LAGADEC G. (2004) La stratégie des firmes multinationales face aux Etats : le cas de l’exploitation du nickel calédonien, Mondes en développement, tome 32, n° 125.
 
NOTES
 
[1] Une version électronique complète avec cartes en couleur et bibliographie détaillée peut être obtenue sur demande auprès des auteurs ( elomon93@ aol. com ou sophie- mage@ wanadoo. fr ).
[2] Junior Project Manager au sein du tour opérateur LTM Itinérances, E-mail : elomon93@ aol. com
[3] Doctorant, PRODIGE, CNRS et Université Paris 1.
[4] Etudiante en japonais à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales, E-mail : sophie-mage@ wanadoo. fr
[5] La Nouvelle-Calédonie est située dans la zone Pacifique à 18 370 km de la France. Depuis les accords de Nouméa signés en 1998, la Nouvelle-Calédonie est sur la voie de l’émancipation politique. Elle se compose de trois Provinces administratives indépendantes : la Province Nord, la Province Sud et les Iles Loyauté. Elle n’est plus, du point de vue juridique, un Territoire d’Outre-Mer (TOM) mais un Pays d’Outre-Mer (POM), " une entité territoriale spéciale au sein de la République Française". Ce statut sera amené à évoluer dans les années à venir.
[6] Aujourd’hui, l’imagerie touristique repose souvent sur des paysages d’îles basses, de plages de sable blanc, de cocotiers, et de lagons à l’eau bleu turquoise. Cliché indissociable de la Nouvelle-Calédonie qui s’illustre par l’engouement pour les activités de plaisance et de plongée sous-marine.
[7] Celle-ci a été sollicitée par les associations de sauvegarde du lagon et du corail, afin qu’une décision de classement au Patrimoine Mondial de l’Humanité soit prise en faveur du récif calédonien, désormais mis en danger par l’activité humaine.
[8] Ce sont des espaces à but limité destinés soit à conserver des ensembles de fait ayant une valeur esthétique, historique ou éducatrice, soit à satisfaire certaines nécessités biologiques. Cela concerne les réserves de sites naturels, celles des monuments naturels, celles de protection forestière et enfin celles de chasse ou de pêche.
[9] Espace institué dans un but de protection absolue et de prospection scientifique, où l’accès est en principe exclusivement réservé aux scientifiques et aux personnels administratifs. Seules les formes d’activité humaine permettant le déroulement des processus naturels sans interférences anthropiques y sont autorisées.
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