Ouverture économique et inégalités régionales de développement en Chine : le rôle des institutions
Maurice Catin
Christophe Van huffel
Maurice CATIN et Christophe VAN HUFFEL
La Chine connaît un fort développement économique depuis 1978 qui s’est
accompagné d’un dualisme croissant entre ses provinces côtières fortement
insérées dans l’économie mondiale et ses provinces intérieures dont les marchés
restent très cloisonnés. Cet article montre que les choix institutionnels du
gouvernement ont largement contribué à cette dichotomie, accentuant ainsi les
disparités régionales. D’une part, l’ouverture graduelle du territoire aux
échanges internationaux a conduit les provinces maritimes à devenir le moteur
de la croissance. D’autre part, de multiples freins à l’ouverture interne
ralentissent la diffusion du développement vers les provinces intérieures.
Mots-clés :
Chine, institutions, ouverture, disparités spatiales.
Maurice CATIN et Christophe VAN HUFFEL
Despite a dramatic growth since 1978, China shows an increasing dualism
between its coastal provinces highly integrated in the world economy and its
relatively autarkical hinterland provinces. This paper shows that government
institutional choices have largely contributed to this dichotomy, leading to
growing regional disparities. On the one hand, the country’s gradual opening to
trade has led the coastal region to become the driving force behind the Chinese
growth. On the other hand, the limited internal openness slows down the
diffusion of development through internal provinces.
Keywords :
China, institutions, openness, spatial disparities.
• I. LES POLITIQUES D’OUVERTURE À
L’INTERNATIONAL ET LA CONCENTRATION
SPATIALE DES ACTIVITÉS
—
I. 1 Une polarisation dans les régions côtières liée à l’ouverture
et aux IDE
— I. 2 Une concentration spatiale renforcée par le processus
d’industrialisation
• II. LES FREINS INSTITUTIONNELS À L’OUVERTURE
INTERNE ET À LA RÉDUCTION DES INÉGALITÉS
RÉGIONALES
— II. 1 Le protectionnisme régional et la faiblesse
du commerce interne
— II. 2 Les restrictions à la mobilité de la main-d’œuvre
— II. 3 Le régime de propriété des entreprises et les politiques
d’urbanisation
• CONCLUSION
•