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Mouvements

2001/3 (no15-16)

  • Pages : 224
  • ISBN : 2-7071-3488-0
  • DOI : 10.3917/mouv.015.0016
  • Éditeur : La Découverte


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On aurait tort de toujours associer critique politique, et notamment critique sociale du politique, et désenchantement politique. L’exemple du roman noir et plus particulièrement celui des auteurs comme Didier Daeninckx, Frédéric Fajardie, Thierry Jonquet, Jean-Bernard Pouy, Jean-François Vilar qui ont initié une redéfinition du polar français au tournant des années quatre-vingt en offre un démenti éclairant. Tous les cinq sont venus du gauchisme de l’après-68 (que ce soit du PCF, de Lutte ouvrière ou de la LCR) et, depuis leur entrée en littérature « noire » dans les années 1979-1984, tous ont conservé, chacun à leur manière et à l’inverse de ce qui s’est produit pour d’autres gauchistes passés dans d’autres secteurs sociaux (journalisme, politique, magistrature), un regard attentif aux plus démunis et rebelle face à l’ordre social et politique établi. D’une certaine façon, leur transformation en écrivains professionnels ne semble pas les avoir fait renoncer à leurs idéaux anciens, ce que vient attester le « pacte romanesque » qui ressort de leurs ouvrages successifs [1]  Cet article est une version remaniée et écourtée d’un... [1] .

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Des récits respectifs de Didier Daeninckx, Frédéric Fajardie, Thierry Jonquet, Jean-Bernard Pouy et Jean-François Vilar se dégage une vision qui regarde de travers la politique pour en pointer les collusions avec toutes les formes de pouvoir et en décrire les effets : un monde de puissants fermé sur lui-même, aveugle à la réalité sociale et capable d’une violence sans frein sur tous ceux qui lui sont étrangers, au point, comme le dit Fajardie, de « faire vivre une vie qui n’a pas été choisie ». Cette vision ne s’intéresse guère aux institutions ou aux coulisses de la politique, ne cherche que rarement à en décrire les ressorts cachés. Elle porte sur la politique un point de vue extérieur, défait de toute illusion ou adhésion, pour mieux en traquer les secrets, les manipulations et les méfaits. Surtout, elle se déploie à partir d’une posture critique tout à fait particulière ; si celle-ci prolonge les déceptions provoquées aussi bien par les défaites des mouvements auxquels ces anciens gauchistes ont cru que par une gauche perçue comme prête à tout pour réussir (même à faire aussi bien ou plutôt aussi mal que les droites gaulliste et giscardienne), elle conserve malgré tout une part d’enchantement que certains auteurs trouvent dans la dignité préservée des plus démunis et de leurs défenseurs et que d’autres, parfois les mêmes, retirent des déroutes politiques de leurs anciens adversaires (ou leurs anciens congénères ralliés au « sérieux » et au « réalisme » politiques).

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Cette posture critique ne renvoie alors ni à un cynisme affiché ni à un désengagement politique désabusé. Elle mêle, au contraire, désillusions sur la politique telle qu’elle s’exerce – avec ses intérêts corporatistes, ses connivences éhontées et ses alliances dérisoires – et illusions sur celle qui pourrait enfin s’accomplir si les responsables politiques retrouvaient le goût des causes sociales qui, même si elles semblent perdues d’avance, sont les seules, à leurs yeux, à mériter les dévouements. Comme l’écrit T. Jonquet : « Avec près de vingt ans de recul, force est de constater que la trahison (des socialistes et des communistes) a bien dépassé toutes nos espérances. Mais de révolte, nenni. Comme tant d’autres, j’ai appris à vieillir en rongeant mon frein, sans rien renier, sans rien oublier [2]  In « Voilà comment ça s’est passé… », Les Temps modernes,... [2] ». Comment dès lors, malgré un déplacement dans un autre univers social que celui où elle s’est originairement constituée, malgré encore le vieillissement social de ceux qui la portent, une telle posture réussit-elle à perdurer ? Deux phénomènes étroitement liés se sont conjugués pour empêcher à la fois une reddition politique et une conversion totale des manières de penser oublieuse des idéaux de jeunesse. D’une part, le type d’offre identitaire qu’a représenté le « roman noir » pour ces jeunes sortants du gauchisme plus ou moins en décomposition, puis pour les auteurs consacrés du « néo-polar » qu’ils sont devenus ; d’autre part, le mode d’acclimatation et de travail sur soi que le genre littéraire investi a attendu de leur part tout au long de leur « carrière » d’écrivain.

• Des marges politiques au centre du « roman noir » : une traversée sans heurts

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Tout d’abord, l’univers du polar à la fin des années soixante-dix ne contraint pas ceux qui tentent de s’y introduire à faire le deuil de leur passé, bien au contraire. Demande éditoriale en pleine expansion, multiplication des collections de polar (à la Série noire, au Fleuve noir et au Masque sont venus s’ajouter Sanguine, Engrenage, Sueurs froides, Fiction and Co, Fayard noir, plus tard Babel noir) sont portées par une nouvelle génération d’éditeurs et de critiques, parfois eux-mêmes issus de l’extrême gauche, et projetées vers la création d’un nouveau lectorat plus attentif au travail littéraire (humour, complexité des intrigues, autoréférence etc.) [3]  En témoigne le travail de critique et de revalorisation... [3] , des attentes de rénovation du genre noir dans un sens plus intellectuel et plus orienté vers une réflexion sur le monde social contemporain qui le démarquerait du précédent, perçu comme réactionnaire, commercial et « œuvre de tâcherons ». Ensuite, la place que ces jeunes auteurs vont occuper a déjà été préparée par d’autres qui les ont précédés (Hervé Prudon, Marc Villard, Alain Demouzon, Joseph Bialot par exemple) et qui ont fait valoir, à travers leurs écrits, une conception du roman noir fortement politisée et directement en prise avec les problèmes sociaux les plus révélateurs de la décomposition du monde social présent et à venir. La distance entre extrême gauche et roman noir est, ainsi, plus réduite que ce qu’il pouvait sembler de prime abord et n’exige pas une transformation douloureuse des idéaux et des savoir-faire anciens (ce qui explique aussi qu’ils aient vu dans le genre noir un espace de nouvelle appartenance possible). Enfin, et c’est le plus important, ces nouveaux venus vont savoir se saisir des opportunités offertes pour prolonger leur ancienne identité. Le souci de réalisme social (qui avait valu antérieurement au polar le déni d’une légitimité littéraire) va constituer le pivot de leur entreprise collective d’ennoblissement du polar et la voie d’importation d’une large part de leurs compétences politiques personnelles. Toutes les ressources de l’autobiographie sont mobilisées dans leurs premiers écrits et servent de ressort à l’intrigue développée. « Toutes les histoires de meurtre que j’ai écrites sont autobiographiques » déclare ainsi D. Daeninckx [4]  Voir son entretien dans ce numéro, et également, « La... [4] , mais on pourrait retrouver pour chacun de ces auteurs un mécanisme semblable de transfert et de projection qui place leur roman sous l’emprise de leur propre rapport au politique et à ses enjeux sociaux. De même, savoirs et savoir-faire issus du gauchisme (goût de l’enquête et du démontage de l’histoire officielle, dénonciation des compromissions, attention vigilante aux événements « révélateurs » d’une société à la dérive, humeur anti-institutionnelle) sous-tendent leur représentation littéraire du monde social et politique. Ces ressources personnelles rendent ainsi présentes, en les rejouant dans le domaine de la fiction, les injonctions au militantisme et les nécessités de l’action directe dans lesquelles ils étaient anciennement pris. Si cette conservation d’une visée sociale tient pour une part à la spécificité du « roman noir », elle tient également à ce que sont socialement ces nouveaux auteurs. Leur proximité avec le monde populaire (dont beaucoup sont issus), redoublée par une position relativement basse dans leur mouvement politique d’appartenance (simples militants ou occupant des fonctions d’intermédiaires, davantage chargés du travail de terrain auprès des milieux populaires que des débats « théoriques »), les porte, plus que d’autres, à tenir aux enjeux sociaux et aux croyances liées à la vertu subversive de la critique sociale.

• La consécration d’une identité gauchiste

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La consécration qu’ils reçoivent ne peut que renforcer leur inclination à dénoncer la violence sociale à l’œuvre dans l’ordre politique. D’une part, c’est leur identité politique marquée qui est d’emblée reconnue par les critiques d’alors. Les portraits dont ils sont l’objet, les comptes-rendus de leurs premiers ouvrages ne manquent jamais de rappeler leurs origines politiques et le type de regard qu’ils portent sur la société (et de description qu’ils établissent). Même leur style d’écriture, la structure narrative adoptée ou la complexité de l’intrigue développée sont alors moins salués pour eux-mêmes que pour la forme de contestation (ou de subversion) qu’ils produisent sur le genre « noir » et sur la représentation de l’ordre établi. D’autre part, la reconnaissance qu’ils obtiennent est spectaculaire et vient aussi bien du monde élargi de la presse que des pairs plus anciens : Fajardie, à peine publié Tueurs de flics, se voit demander une nouvelle pour un ouvrage collectif Paris Noir, un panorama anthologique du nouveau polar français en 1980, à l’instigation de Vautrin, Prudon, Bialot ; Vilar gagne le prix de Télérama en 1981, le prix du festival policier de Reims en 1982 pour Passage des Singes ; Jonquet est salué par Manchette pour son livre signé Mercader et obtient avec Mygale le droit d’écrire le numéro 2000 de la Série noire (La Bête et la belle) ; Daeninckx, lui, multiplie les prix avec Meurtres pour Mémoire, suscite une couverture médiatique qui dépasse le cadre des spécialistes du « polar ». Très vite encore, et toujours sur la base de cette identité gauchiste présentée comme radicalement nouvelle dans le « polar » et apportant un style et des idées neuves, ils voient leurs livres réédités, certains transformés en films ou téléfilms, ils sont appelés pour écrire des scénarios pour le cinéma ou la télévision, rédiger des livres pour enfants puis pour siéger eux-mêmes dans les instances de consécration du genre. Ils sont sollicités pour intervenir sur les problèmes sociaux (dans la presse généraliste, militante comme L’humanité, ou syndicale), sur l’histoire du « polar » et sur l’histoire politique. S’ils gagnent ainsi en notoriété, celle-ci les consacre en « intellectuels critiques » de la politique et du monde social. Surtout, elle joue pour chacun d’entre eux comme assignation à la posture de gauchiste écrivain et contrainte à être en continuité avec leur biographie passée. Que leur talent littéraire soit ainsi indexé et garanti par leur militantisme ancien ne peut que susciter une sorte d’obligation morale à la fidélité, élever les coûts de congédiement du passé… d’autant d’ailleurs que la figure de l’ex-gauchiste repenti, revenu de tout ou renégat prompt à se rallier au libéralisme ou à endosser un anti-marxisme de bon aloi, se trouve déjà occupée au sein du champ littéraire par d’autres personnages dont les ressources sociales ou culturelles sont autrement plus monnayables. Le fait que tous avouent une forme de bonheur à faire ce qu’ils font et à être ce qu’ils sont devenus démontre les bénéfices psychologiques et moraux forts qu’ils retirent d’une activité d’écrivain replacée en ligne directe avec leur passé politique, et l’entretien d’un rapport serein – fût-il critique – aux engagements passés qui ne peuvent être vécus comme des gâchis dont il faut se repentir.

• Le travail de fidélisation au passé et de filiation à soi-même

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Malgré tout, cette reconnaissance porte par elle-même les linéaments d’une réorientation de leur investissement qui n’épargne ni leur mode d’écriture, ni leur mode d’appartenance au genre « noir », ni enfin leur rapport à la politique et ses enjeux. Cependant, chacun à sa façon, tous vont réaliser collectivement un travail de fidélisation de leurs infidélités et de réduction des décalages possibles entre ce qu’ils ont été et ce qu’ils sont devenus qui confère à leurs écrits successifs, et notamment les plus tardifs, l’authenticité de leur marque d’origine : le gauchisme et sa critique sociale.

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Leur réussite conforte, en effet et au-delà de leurs propres espérances, leurs aspirations à réussir dans une voie intellectuelle. Aussi bien au regard de leur milieu d’origine et de leur trajectoire heurtée que des débuts assez difficiles qu’ils ont connus lorsqu’ils étaient écrivains amateurs, elle a tout de l’improbable réalisé. En ce sens, elle les tire vers le haut et ne peut que les pousser désormais à se vivre et se penser comme des « intellectuels d’abord » avant d’être des « gauchistes dans l’âme ». Cette incitation est d’autant plus forte que la position conquise d’intellectuels critiques les propulse en avant-garde éclairée dans le genre du roman noir. Ils deviennent des auteurs référence ayant eu raison contre tous les anciens écrivains de polars et avant d’autres. C’est autour d’eux que le genre s’organise. Des auteurs plus tôt venus dans le roman noir amorcent des ralliements inattendus à leur manière de faire (Vautrin, par exemple), les nouvelles générations s’en inspirent (Benacquista, Izzo, voire Raynal), d’autres s’opposent (ou sont opposés) à eux, comme les « femmes du roman noir [5]  M. Tabachnik, « Remarques sur la non-place des femmes »,... [5]  ». Des histoires du genre « noir » sont retracées, retrouvant des auteurs passés, disparus ou peu reconnus qui « annonçaient » la critique politique et sociale dont ils sont les maîtres actuels (Jean Amila par exemple) [6]  Voir par exemple, R. Deleuse, Les maîtres du roman... [6] . Cette situation centrale les soumet de plus en plus fortement aux enjeux littéraires [7]  Voir pour une analyse des effets des enjeux littéraires,... [7] qui deviennent ainsi le prisme à travers lequel ils regardent et déchiffrent désormais le monde social et politique.

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L’ordre de leurs priorités tend alors à s’infléchir et à les lancer dans une dépolitisation particulière de leur posture critique qui signale une prise de distance par rapport aux enjeux politiques du présent. Les faits divers, historiques ou politiques dont ils se servent sont plus éloignés de leur propre vécu et nécessitent un véritable travail d’investigation : plongée dans les archives, entretiens, observation ethnographique et « photographique ». Des univers étrangers à leur propre expérience sont explorés (mais c’est aussi une contrainte littéraire que de se « renouveler ») : monde de la magistrature pour le Jonquet des Orpailleurs et de Moloch ; Prague et le monde politique d’extrême gauche des années trente pour Nous cheminons tous entourés de fantômes au front troué de Vilar (ou le milieu révolutionnaire de 1789 pour les Exagérés), monde des lads et des turfistes pour Fajardie (Sous le regard des élégantes, 1997). Une sorte de déplacement de leur point de vue politique se produit dans l’ordre de la fiction et de la narration. La politique ou la réalité sociale (son histoire, ses actions et ses enjeux) sont désormais moins lues pour elles-mêmes que pour les « soutiens » qu’elles apportent à la posture d’auteur critique endossée. Mais, et c’est ce qui est intéressant à noter, les liens de filiation avec la posture critique initiale ne sont pas rompus. Les décalages sont rendus imperceptibles par tout un travail de présentation et représentation d’eux-mêmes : attitude simple presque inchangée entre hier et aujourd’hui (cheveux longs, habillement décontracté, goût pour la discussion). Certains habitent toujours sinon le même logement du moins le même quartier de leurs débuts. La plupart militent toujours même si c’est dans des organisations nouvelles (comme Ras l’Front) ou se mettent au service de causes soit politiques (lutte contre le fascisme ou le racisme), soit favorables aux plus démunis. « À quoi cela sert-il d’écrire, déclare Daeninckx, si on ne prouve pas, dans sa vie, qu’on est comme dans ses bouquins ? [8]  Le magazine du Département de la Seine, 9, avril 1... [8] » La phrase atteste le changement des projections et le renversement des identifications. « L’esprit gauchiste » est en quelque sorte redéfini : leur récit et leur activité d’écrivain constituent (ils le disent et y insistent) une forme d’action sociale et politique « en soi » qui vise non pas à agir sur le public de leurs lecteurs mais à témoigner publiquement de la dégradation de la société. « J’écris des romans… des romans noirs » affirme chacun d’eux. Le roman noir ou la littérature action : une politique d’intervention littéraire s’est peu à peu substituée à l’intervention politique en littérature.

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Cette « dégauchisation » politique ne prive cependant pas le « néo-polar » d’une charge politique sans cesse réactualisée qui préserve du sentiment de s’être oublié ou d’avoir oublié les plus vulnérables en gagnant un statut d’écrivain. La dépolitisation que connaissent les autres univers sociaux dominants (journalisme, magistrature), la relégation du monde populaire hors de leur cadre de perception combinée au rétrécissement des alternatives électorales, le retour à l’avant-scène d’anciens gauchistes reconvertis dans les mouvements sociaux (auxquels certains de ces auteurs appartiennent) contribuent continûment à faire du polar une sorte de « butte rouge ». Si l’ancrage contestataire de cette littérature est ainsi maintenu tout comme le sont les croyances de ces auteurs dans les vertus d’une critique sociale, reste que, et c’est la rançon du succès de la rénovation du genre noir impulsée, s’opère une ouverture des concurrences : concurrence, jusque-là bridée par la coopération collective qu’exigeait le renouvellement du genre, autour des manières légitimes d’être critique politiquement qui « tend » les relations entre ces écrivains phares du roman noir ; concurrence entre eux et les nouvelles générations dont de nombreux membres passent à peu de frais (c’est-à-dire sans payer les coûts des investissements politiques et littéraires personnels des fondateurs) pour être critiques et gauchistes. On pourrait le déplorer. On pourrait voir aussi dans cette identité « usurpée » une forme de propédeutique inattendue à la critique sociale ou encore une obligation proprement littéraire à apprendre l’enchantement, même de façade, de la dénonciation de l’ordre établi. •

Notes

[*]

Maître de conférences en science politique à l’Université Paris X-Nanterre. Membre du LASP (Laboratoire d’analyse des systèmes politiques).

[1]

Cet article est une version remaniée et écourtée d’un texte écrit avec E. Neveu, « La critique politique du néo-polar français », présenté dans la table ronde « Juger la politique » dirigée par J.-L. Briquet et P. Garraud au 6e Congrès de l’Association française de science politique qui s’est tenu à Rennes du 28 septembre au 1er octobre 1999. Le texte complet paraîtra dans un livre collectif aux Presses universitaires de Rennes en avril 2001. Voir également notre article, « Le « néo-polar » : du gauchisme politique au gauchisme littéraire », in Société et Représentation, mars 2001.

[2]

In « Voilà comment ça s’est passé… », Les Temps modernes, n°595, 1997, p.147.

[3]

En témoigne le travail de critique et de revalorisation des auteurs et des œuvres effectué par Jean-Patrick Manchette à partir de 1973. Voir ses Chroniques, Rivages, 1996. Voir aussi, J.-F. Géraud, Jean-Patrick Manchette. Parcours d’une œuvre, Encrage, 2000.

[4]

Voir son entretien dans ce numéro, et également, « La mort en chantier », Les Temps modernes, op. cit.

[5]

M. Tabachnik, « Remarques sur la non-place des femmes », Les Temps modernes, op. cit.

[6]

Voir par exemple, R. Deleuse, Les maîtres du roman policier, Bordas, 1991. Daeninckx le prendra comme figure référentielle dans son livre Nazis dans le métro, Le Poulpe, 1995.

[7]

Voir pour une analyse des effets des enjeux littéraires, G. Sapiro, La guerre des écrivains, 1940-1953, Fayard, 1999.

[8]

Le magazine du Département de la Seine, 9, avril 1997.

Plan de l'article

  1. • Des marges politiques au centre du « roman noir » : une traversée sans heurts
  2. • La consécration d’une identité gauchiste
  3. • Le travail de fidélisation au passé et de filiation à soi-même

Pour citer cet article

Collovald Annie, « L'enchantement dans la désillusion politique », Mouvements 3/ 2001 (no15-16), p. 16-21
URL : www.cairn.info/revue-mouvements-2001-3-page-16.htm.
DOI : 10.3917/mouv.015.0016


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