Mouvements
La Découverte

I.S.B.N.2-7071-3593-3
176 pages

p. 148 à 152
doi: 10.3917/mouv.018.0148

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no18 2001/5

À partir de 1967, sous l’impulsion des organisations maoïstes, un mouvement d’établissement fait rentrer dans les usines des centaines de militants étudiants, qui ont eu un poids non négligeable dans le mouvement syndical et ouvrier. Issus d’une thèse sur ce phénomène historique, deux livres tentent de décrire les pratiques de ces militants, et de comprendre le fondement de cet engagement qui revient à changer de destin social. Au-delà, c’est toute l’intensité d’un militantisme dans la gauche extraparlementaire des années 1968 qui est passée au crible d’une analyse s’appuyant notamment sur l’anthropologie religieuse, dont une lecture critique de la méthode permet de montrer les limites.
Ces deux ouvrages sont issus d’une thèse de doctorat soutenue à l’Institut d’études politiques de Paris en 1992 dont le sujet concernait le « mouvement d’établissement » maoïste. Le terme établissement vient d’un texte de 1957 de Mao Tse Toung cité en exergue du volume publié chez Belin, et désigne les intellectuels « appelés à servir les masses ouvrières et paysannes » en allant, pour les comprendre, vivre la vie de ces dernières – « par exemple deux ou trois ans voire plus ». Les établis des années 1968 dont Marnix Dressen nous fait un portrait de groupe sont des étudiants et étudiantes issus de diverses organisations de la gauche extraparlementaire se réclamant du maoïsme, qui ont choisi de « s’établir » volontairement en usine. Autobiographies (une douzaine du PCRml [1] en Alsace), entretiens semi-directifs (une cinquantaine), questionnaires (deux cent quatre-vingt-trois sont retournés sur les cinq cents envoyés, proportion remarquable) et étude de multiples documents d’époque (tracts, bulletins et journaux, textes des organisations) sont les sources de l’étude. Cette dernière ne couvre pas l’ensemble du phénomène de l’établissement (elle ne concerne ni les « ruraux volontaires » pour plagier l’expression « d’ouvriers volontaires » employée pour caractériser les établis en usine, ni les « employés volontaires » postiers ou banquiers d’occasion par exemple s’embauchant en 1973-1974 après les mouvements sociaux dans ces secteurs d’activité). Marnix Dressen dresse un panorama qui apporte de nombreux éléments de compréhension à ce phénomène historique abordé auparavant soit par des témoignages plus ou moins romancés, soit par des approches superficielles ou subjectives. Le fractionnement pour la publication de la thèse en deux volumes, aux tonalités fort différentes, nous oblige à les aborder successivement. Si le premier ouvrage comme l’écrit l’auteur « fait peu de place à l’événementiel et aux pratiques », le second est une étude de cas consacrée à l’usine Brandt de Lyon, entreprise qui a la particularité d’avoir de 1971 à 1982 constamment employé des établis (sept ou huit identifiés dans la période [2]).
L’apport de Marnix Dressen à la connaissance de ce phénomène historique révélateur de « l’assomption » de la classe ouvrière, dans le vocabulaire politique de la gauche extraparlementaire – « les gauchistes » selon le vocable employé communément à l’époque –, est avant tout quantitatif. Estimant (selon quels critères ?) qu’il a recensé environ un dixième des établis, l’auteur fait donc état de 2 000 à 3 000 établis en usine entre 1967 et 1989 (date de son enquête sociologique). Le plus surprenant peut-être réside dans le fait que, dans son échantillon, 10 % des « établis » sont encore ouvriers en 1989 et que la durée d’établissement a été plus longue que ne le laissaient entendre certains commentaires : 45 % des établis l’ont été plus de six ans (dont 22 % plus de dix ans), 31 % l’ont été de deux à cinq ans et 24 % moins de deux ans. L’établissement n’a donc pas été, dans la grande majorité des cas, un phénomène passager et a duré plus longtemps que ne l’indiquaient Mao Tse Toung lui-même et la plupart des organisations auxquelles ils ou elles ont appartenu. Notons à ce propos un fait que n’a pas souligné Marnix Dressen, mais qui est lisible à travers les exemples qu’il donne, c’est la facilité avec laquelle les établis passent d’une organisation à l’autre, en fonction des situations locales et des conjonctures historiques et organisationnelles. Ces parcours individuels relativisent les différences proclamées existant entre les organisations et montrent l’écart entre leurs textes et les pratiques.
 
Une explication mystique unilatérale
 
 
Du point de vue de leurs origines sociales, l’auteur souligne que les établis sont tout à fait similaires à la population étudiante de 1967-1968. Les milieux auxquels ils appartiennent sont hétérogènes, même si l’engagement familial (pas forcément à gauche) est une quasi-constante. On ne peut, selon l’auteur, interpréter le choix de ces étudiants, brillants pour certains, en tout cas qui réussissaient dans leurs études, en terme de « frustration relative » – c’est-à-dire l’inadaptation entre études, ambitions et avenir – appliquée par Bernard Lacroix et Danièle Hervieu-Léger aux jeunes ayant choisi de se retirer du monde et de vivre en communautés. Il reste donc à l’auteur à expliquer ce paradoxe du choix volontaire et individuel d’une « mobilité sociale descendante » et il n’en trouve qu’une, centrale, c’est celle du don de soi, du sacrifice dans un mouvement de foi intense pour expier la situation dominée de la classe ouvrière et même du peuple dans son ensemble.
L’ouvrage publié chez Belin fait ainsi la part belle et presque unique au postulat de l’auteur qui s’appuie sur l’anthropologie religieuse et sur un argument de Raymond Aron sur « la religion sécularisée » : il s’agirait d’un mouvement politico-religieux, apparenté à un phénomène mystique de type sectaire dont les militants seraient les fidèles. Le vocabulaire employé souligne constamment cette interprétation : les organisations extraparlementaires sont qualifiées à maintes reprises « d’ecclésioles » ou de « conventicules », leur ligne politique est dite une « obédience », les militants sont des « adeptes » voire des « dévots », enthousiastes car « habités par l’esprit de Dieu », qui « communient » avec la classe ouvrière, ont un rapport de « consubstantialité » avec elle, le maoïsme étant « une doctrine intellectuelle de salut ». Il s’agit donc d’une étude qui porte plus sur la dimension de psychologie supposée de l’établissement que sur sa portée historique et politique. L’auteur fait même de cet « échantillon chimiquement pur » de la religion politique, le paradigme explicatif de tout le mouvement socialiste depuis les saint-simoniens du xixe siècle. La systématisation de l’explication par l’anthropologie religieuse fait fi de toute l’histoire du socialisme, de ses apports comme de ses diversités et de ses contradictions. Le mouvement d’établissement, lui, n’est pas resitué dans le contexte historique dans lequel il s’est développé au sein du « gauchisme » des « années 68 ». D’une façon générale il s’agit d’un déni de la mobilisation politique et sociale spécifique de la période et de la négation même de la notion d’événement, plus précisément « de l’exposition à l’événement » – selon l’expression de Michel Dobry – d’une classe d’âge. La notion de classe d’âge, catégorie majeure d’explication du social selon l’auteur [3] doit être replacée non pas dans l’âge biologique, mais dans l’exposition à l’événement majeur de mai-juin 1968. Et l’on aimerait en savoir plus sur les raisons avancées par ces étudiants de leur rejet du monde universitaire.
Dès l’introduction, il est bien spécifié que l’ouvrage publié chez Belin fera peu de place à l’événementiel et aux pratiques. Certes. Mais cela n’autorise pas à écrire que la droite et la gauche ont des représentations communes dans les années soixante/soixante-dix [4], que les établis sont proches de la culture social-étatiste jacobine (alors que la gauche extraparlementaire est antiparlementaire et antiétatiste) ou que Sartre et Foucault, par aversion des intellectuels pour les bourgeois, ont soutenu les maoïstes du Nord dans l’Affaire de Bruay [5] alors que leurs écrits respectifs prouvent le contraire. Publier la thèse en deux livres distincts a peut-être contribué à forcer le trait et à faire du monisme explicatif, ce qui nous conduit à nous interroger sur la méthode. On y reviendra.
 
Le poids implicite du contexte sociohistorique
 
 
Le second ouvrage porte sur les pratiques des établis dans une usine métallurgique de Gerland (Lyon, viie arrondissement), fabriquant des machines à laver, qui employait essentiellement des OS, des femmes et des immigrés, cas exemplaire d’usine fordiste des « Trente glorieuses ». En 1974 l’usine tourne avec 2 100 personnes et produit près de 40 % des machines à laver vendues sur le marché français. Les salaires sont bas, le turn over très élevé, la CGT est majoritaire parmi les organisations syndicales.
Quinze entretiens ont été conduits en face-à-face ou au téléphone (sept établis et neuf syndicalistes, précise l’auteur) et 1 500 documents analysés [6]. Alors que la chronologie du premier ouvrage se situait entre 1967 (début du mouvement d’établissement) et 1989 (date des entretiens, donc de production de la mémoire des établis), la chronologie de l’étude sur Brandt se situe entre 1968 (date de l’embauche d’une militante de l’UJCml [7]) et 1982 (année de démission des deux derniers établis). Les documents écrits ont permis à Marnix Dressen « d’établir des faits et notamment une solide chronologie », catégories propres à l’histoire.
Dès le début, l’auteur se situe dans le champ d’analyse des formes de mobilisation et distingue deux modèles : le syndicalisme institutionnel (FO, CGT, CFDT) et le syndicalisme d’action directe. Sa conclusion, après une étude précise des positionnements dans et à l’égard des syndicats, est d’ailleurs beaucoup plus nuancée que les idéaux-types de départ. La place du conflit et de la négociation est au centre de l’analyse du rapport à la légalité et à l’illégalité (occupation, sabotage, séquestration, etc.). Les questions clés posées en mai-juin 1968 – rôle des assemblées générales, des délégués, de l’usage du vote à main levée ou à bulletin secret, journée d’action, débrayages ou grève prolongée, articulation négociation/conflit – ou celles posées par les actions des OS des années post-68 – actions spontanées en dehors des syndicats, lutte contre l’encadrement, ralentissement ou sabotage du travail, place des femmes et des immigrés dans la classe ouvrière – servent de fil conducteur pour examiner le positionnement des acteurs dans les microévénements qui scandent la vie de l’entreprise. Suivre très précisément, comme Marnix Dressen l’a fait, le discours de chaque organisation syndicale ou politique est un exercice passionnant. Et l’on mesure l’importance du décalage entre la production écrite de la confédération ou même de l’organisation départementale de la CGT [8] avec les tracts de la section d’entreprise de Brandt – en particulier, au début des années 1970, ce souci récurrent de la démocratie syndicale ou la modération à l’égard des gauchistes établis ou extérieurs –, ce qui souligne le rôle des individus, comme celui de ce prêtre-ouvrier, leader charismatique de la CGT chez Brandt jusqu’en 1972. Brandt est aussi l’illustration de l’arraisonnement après 1968 de la CFDT par des militants plus à gauche que la direction confédérale, mais aussi de l’instrumentalisation de ces derniers dans sa rivalité « fraternelle » avec la CGT. Enfin le chapitre sur les transformations de l’organisation du travail par la direction de l’entreprise est particulièrement intéressant pour comprendre la mutation de l’usine fordiste à la fin des années 1968 sous le poids de la crise économique et de la contestation par les OS de l’ordre productif. On perd un peu le fil des établis, mais l’approche vaut le détour.
Dans les sept établis, l’auteur discerne trois « promotions » – le terme paraît excessif pour un échantillon aussi faible –, celle des « syndicalistes prolétariens » qui, en 1967-1968 avec l’UJCml, veulent « une CGT de lutte de classes » (un cas), entre 1970 et 1973 celle qualifiée de spontanéiste de la Gauche prolétarienne, prolongée dans le Comité de lutte, qui prône la lutte et la révolte (deux établis), celle enfin du PCMLF-Front rouge (six membres) [9] qui travaille dans les syndicats pour parvenir à ses fins c’est-à-dire favoriser – dans une « dialectique léniniste » bien comprise – l’évolution de la conscience politique des ouvriers et in fine la construction de leur parti. Ces « promotions » – qui ne sont en somme, vu le nombre, que des expériences individuelles d’établis – correspondent à des conjonctures historiques précises et à des discours ou lignes politiques spécifiques des différentes organisations maoïstes. La question des promotions d’établis nous permet ainsi de comprendre la principale aporie de la thèse centrale : c’est en fin de compte l’évitement à la fois du politique et de l’historique au sens plein du terme, d’un présent et d’un événementiel qui ne se limiterait pas aux microévénements de l’entreprise. Ce refus de prendre en compte l’histoire fait parfois écrire à deux reprises des choses surprenantes : ainsi la création du Mouvement de libération des femmes en octobre 1970 serait à l’initiative du groupe Vive la révolution (il s’agit sans doute d’une lecture rapide – qui confond histoire d’une des actrices du MLF et histoire du groupe – du tome deux de Génération cité en note). Plus fondamental pour notre propos, l’acte d’établissement n’a pas le même sens en 1967 pour une étudiante marxiste-léniniste et en 1978 pour cet ingénieur en conversion : mai 68, la crise économique, la dissolution progressive de (presque) toutes les organisations de la gauche extraparlementaire, la rupture de l’union de la gauche et la désyndicalisation sont passés par là. Le suivi minutieux et passionnant de la production écrite des différents syndicats de l’entreprise Brandt (dont la section CFDT revivifiée par les établis), bien ancré dans l’historicité – le passage sur les immigrés rappelle par exemple fort opportunément l’importance de la nationalisation du pétrole algérien en 1971 comme ferment du racisme ; le poids de la crise économique et de son cortège de chômeurs pèse sur les attitudes syndicales et la désyndicalisation – va a contrario de la thèse centrale de l’étude sur l’établissement comme conduite religieuse. À la lecture du volume publié à l’Harmattan, on ne voit d’ailleurs plus du tout comment elle peut se justifier dans le cas lyonnais étudié.
 
Un problème méthodologique
 
 
L’anthropologie religieuse, si elle est une des clés permettant de décrypter partiellement le phénomène historique de l’établissement, en particulier l’intensité du militantisme politique dans la gauche extraparlementaire des années 1968, ne peut être la seule. La systématisation du postulat de départ conduit à des hypothèses curieuses : la convergence idéologique entre maoïsme et catholicisme expliquerait « la fortune qu’a connue le maoïsme en Europe du Sud dans les années soixante et surtout soixante-dix [10] ». La fortune (fort limitée) des organisations maoïstes est sans doute plus certainement due à l’importance des partis communistes en Europe du Sud (essentiellement la France et l’Italie) – de la contestation desquels sont issus les divers courants qui se réclament du maoïsme – qu’à l’importance du catholicisme. Par ailleurs on peut émettre des doutes sur l’interprétation univoque d’une religion sécularisée quand on analyse le long questionnaire dont les 283 réponses ont été utilisées pour la démonstration [11]. On peut se demander par exemple quel rôle a joué l’orientation du questionnaire (la sur-représentation des questions touchant à la religion, à l’appartenance religieuse, aux organisations chrétiennes, etc. [12]) : l’auteur n’a-t-il pas trouvé ce dont il était persuadé au départ et son parcours personnel explicitement énoncé [13] (d’apprenti-pasteur, d’établi pendant cinq ans et de militant maoïste à Front rouge – « j’ai cru voir dans le peuple une réincarnation du Christ », écrit-il) ne devient-il pas le prototype de tous les autres ?
Marnix Dressen démonte lui-même, implicitement, dans son étude sur les établis de l’usine Brandt son hypothèse centrale sur le rôle du religieux et souligne a contrario l’importance de la politique et de l’historicité. Non seulement l’historicité sise dans les déclarations faites dans le présent de l’époque et soigneusement scandée par l’auteur dans le livre sur les établis de Brandt, mais celle qui explique les modes de la construction de la mémoire. Il y a dans ce livre une utilisation des entretiens qui surprend de la part d’un sociologue attaché à une approche anthropologique, alors qu’on connaît l’importance et la précocité de la réflexion de ces deux disciplines sur l’usage des témoignages oraux. Les questions de l’interwieveur qui pourraient éclairer la production du discours mémoriel des protagonistes ne sont jamais reproduites. Les extraits des entretiens réalisés à la fin des années quatre-vingt – dont l’auteur dit lui-même qu’ils sont liés à des réseaux d’interconnaissance et qu’ils sur-représentent le groupe du PCRml en particulier le groupe d’Alsace (ce qui pourrait éventuellement être une des explications du poids de la religion compte tenu des caractéristiques confessionnelles de la région) – sont utilisés comme preuve d’une démonstration déjà faite, et ils ne sont jamais interrogés dans leur constitution et dans la production mémorielle de ses acteurs. Comment s’est constituée la mémoire de chacun des établis ? Quelle est donc, dans l’appréciation postérieure des établis, la place des événements personnels, familiaux, nationaux et internationaux qui se sont produits ultérieurement ? En particulier le fait que l’usine et le continent ouvrier soient devenus des non-lieux au moment où on les interroge ? Quelle est la part, dans ces appréciations sur le phénomène de l’établissement, du fantôme récurrent de Mai 68 dans les médias et des remémorations permanentes des acteurs-vedettes des années 1968 dont la parution des deux tomes de Génération (1988) a été à la fois l’effet et la cause ? Quels sont les buttes-témoins de la mémoire pour chacun des individus établis, comme les lieux de l’oubli ? Autant de questions ouvertes après la lecture de ces deux ouvrages qui constituent, sur un phénomène méconnu dans son extension et ses effets, un apport important à l’étude de ce chantier qu’est l’histoire des années 1968, histoire dont on sent continûment le poids dans notre présent. •
Michelle Zancarini-Fournel
 
NOTES
 
[1]PCRml, Parti communiste marxiste-léniniste issu d’une scission du PCMLF en 1974.
[2]Dressen en compte huit puis sept ; le prêtre ouvrier est-il considéré comme un établi ? Marnix Dressen, Les établis, la chaîne…, op. cit., pp.3 et 19.
[3]Idem, p.49.
[4]Marnix Dressen, De l’amphi à l’établi…, op. cit., p.34.
[5]Idem, pp.114-115.
[6]Le corpus de documents a été versé à la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) de Nanterre où se trouve déjà le fonds Mémoires de 68 qui contient quelques documents sur Brandt. Marnix Dressen, Les établis, la chaîne…, op. cit., note 3 p.5. Voir l’inventaire des sources in Mémoires de 68, Guide des sources d’une histoire à faire, Lagrasse, Verdier, 1993.
[7]UJCml, Union des jeunesses communistes marxistes léninistes, groupe issu d’une scission de l’Union des étudiants communistes, dirigé par Robert Linhardt.
[8]Voir l’autobiographie posthume de Georgette Vacher, Chacun compte pour un, publiée à compte d’auteur, sur les pratiques de la direction de l’union départementale CGT du Rhône vis-à-vis de ses reponsables-femmes.
[9]PCMLF-Front Rouge, Parti communiste marxiste-léniniste de France fondé en 1967 et dissout en juin 1968. Front rouge est la partie légale du PCMLF qui scissionne en 1974 : une des branches donne le PCRml.
[10]Marnix Dressen, Les établis, la chaîne…, op. cit., p.97.
[11]Le questionnaire ne figure dans aucun des deux ouvrages, mais on peut le consulter dans le troisième volume de la thèse de doctorat « Les étudiants à l’usine », 1992, déposée à la Bibliothèque de l’IEP de Paris.
[12]Dans les parties qui concernent l’origine socioculturelle des établis interrogés, la moitié des questions portent sur la religion, et dans celle sur l’itinéraire personnel, les trois premières questions portent sur les croyances, et pour ce qui concerne l’adhésion à un groupement quatre noms de groupements cités sur dix sont liés à la religion ou à une Église. Les Éclaireurs de France deviennent des « scouts laïques » et on vérifie ensuite dans le corps du livre l’importance du mouvement scout chez les établis.
[13]Marnix Dressen, De l’amphi à l’établi…, op. cit., p.16.
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[2]
Dressen en compte huit puis sept ; le prêtre ouvrier est-il...
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[3]
Idem, p.49. Suite de la note...
[4]
Marnix Dressen, De l’amphi à l’établi…, op. cit., p.34. Suite de la note...
[5]
Idem, pp.114-115. Suite de la note...
[6]
Le corpus de documents a été versé à la Bibliothèque de doc...
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[7]
UJCml, Union des jeunesses communistes marxistes léninistes...
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[8]
Voir l’autobiographie posthume de Georgette Vacher, Chacun ...
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[9]
PCMLF-Front Rouge, Parti communiste marxiste-léniniste de F...
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[10]
Marnix Dressen, Les établis, la chaîne…, op. cit., p.97. Suite de la note...
[11]
Le questionnaire ne figure dans aucun des deux ouvrages, ma...
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Dans les parties qui concernent l’origine socioculturelle d...
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Marnix Dressen, De l’amphi à l’établi…, op. cit., p.16. Suite de la note...