2001
Mouvements
Dossier
Motivé-e-s. Les quartiers, la culture et le politique
Laurent Visier
Geneviève Zoïa
[*]
Zebda, groupe de musique issu des quartiers nord de Toulouse, a aujourd’hui acquis une reconnaissance nationale et s’est lancé, avec l’association Tactikollectif (ex-Vitécri) dans la campagne des élections municipales à Toulouse en présentant sa propre liste et en réunissant plus de 12 % des voix. Le passage de l’action culturelle à l’action sociale et politique ainsi que la possibilité de l’émergence d’une figure autonome issue des quartiers sont analysés dans la relation conflictuelle de cet acteur original avec les acteurs institutionnels.
Mars 2001 : la campagne pour les élections municipales est marquée dans la quatrième ville de France par la présence de la liste Motivé-e-s et les 12,4 % d’électeurs qu’elle réunira au premier tour. Toulouse, deuxième ville étudiante de France et traditionnellement bastion de l’extrême gauche, qui vote plutôt à gauche lors des scrutins nationaux mais élit depuis plusieurs décennies un maire de centre droit, se place pendant cette campagne sous le signe engagé et ludique de ce mouvement qui n’est ni un parti ni même une force politique et dont les attaches se situent dans l’action associative et la musique. À l’écart des grandes formations nationales mais ni Verts ni groupuscule d’extrême gauche, les Motivé-e-s, largement identifiés au groupe de musique Zebda, surprennent.
Feu de paille ou émergence de nouveaux acteurs sociaux et politiques ? D’où vient Motivé-e-s ? Pour fournir des éléments de réponse à ces questions, situons-nous en amont de cette campagne et revenons sur une trajectoire originale comme explication possible de succès lors d’un scrutin marqué au niveau national par le rejet des parachutés de tous bords.
•Vitécri et Zebda : les deux faces d’une même action
Salah Amokrane et ses amis de Zebda, les initiateurs de la liste, ne sont pas des inconnus à Toulouse. Adolescents, ils font leurs armes au début des années quatre-vingt dans les quartiers nord de la ville. Ils produisent, avec l’aide d’une éducatrice qu’on retrouve aujourd’hui sur leur liste, des documents vidéo relatant leur expérience de jeunes issus de l’immigration dans ces quartiers que l’on dit difficiles. Au travers de l’association Vitécri, ils deviennent des acteurs de la politique de la Ville alors en plein essor. Mobilisés sur leur quartier dans le cadre de l’action socioculturelle, ils traversent le creux de la vague à la fin des années quatre-vingt avant de reparaître au début des années quatre-vingt-dix sous une forme plus engagée. Ce ne sont pas des adolescents en mal d’intégration mais de jeunes adultes qui s’impliquent dans l’action en organisant trois années consécutives un grand festival sur les quartiers nord de Toulouse. « Ça bouge au Nord
[1] » mélange les genres, les origines et les classes d’âge, programmant Noir Désir aussi bien qu’Yvette Horner. Cette manifestation place les quartiers sous la bannière de Al Brown, boxeur noir panaméen des années trente, empoignant sur leur affiche un accordéon bleu blanc rouge.
Pourtant, au festival organisé par Vitécri, les autorités toulousaines préfèrent une autre manifestation qui met en scène un pluriculturalisme de façade élaboré pour les quartiers par des professionnels militants de l’action culturelle. La comparaison des deux festivals laisse apparaître une forte dualité sur trois plans : l’origine culturelle (beurs/français « de souche »), la génération (20-30 ans/40-50 ans) et l’habitat (cités pour les uns/ex-habitants du Mirail pour les autres)
Les jeunes de Vitécri cessent alors d’être les enfants chéris de cette politique de la Ville et se trouvent de plus en plus souvent en conflit avec la municipalité et les institutions. Celles-ci ne reconnaissent pas ces jeunes issus des quartiers qui prétendent avoir leur mot à dire sur la définition même de l’action à mener dans ces territoires. Plus encore, les entretiens que nous avons menés dans les années quatre-vingt-dix
[2] avec des agents institutionnels de la politique de la ville, de la culture et de l’action sociale montrent que ces « petits jeunes » sont considérés comme peu fiables et font l’objet d’un discours mi-critique mi-condescendant.
Dans la dynamique de Vitécri, naît Zebda, groupe d’abord fictif issu d’une des productions vidéo de l’association. Contrairement à ce qui a été dit et écrit dans les médias pendant la campagne de 2001, il ne s’agit donc pas d’« un groupe de musique qui se lance dans la politique ». L’identification Zebda/Vitécri est constante, comme s’il s’agissait des deux faces d’une même matrice. La musique est l’une des formes de l’engagement. Dans les paroles des chansons de Zebda comme dans l’action de l’association dominent l’expérience de la vie dans les quartiers, la lutte contre la discrimination par l’origine culturelle et l’affirmation d’une action offensive et joyeuse. Issu des quartiers nord toulousains, Zebda n’est pas un groupe de rap, contrairement là encore à certaines lectures médiatiques pour lesquelles une production musicale issue des cités ne peut être que du rap. Dès son origine, le groupe se singularise par un engagement qui ne se traduit ni en accès de violence, ni en affirmations ethniques ou sexistes. Zebda est irrémédiablement engagé et gai. Le terme « motivé » traduit cette manière d’être au monde : exister en tant que tel et participer à ce titre à l’action publique.
C’est par la musique et par Zebda que Vitécri, devenu Tactikollectif, trouve à Toulouse un nouveau souffle. Le disque Motivés, produit en 1996 par l’association, réunit des musiciens amis et connaît un succès inespéré. « Le Chant des partisans » et les refrains de lutte de différents pays serviront d’hymne de ralliement aux manifestations de chômeurs en 1997 et contre les alliances avec le Front national dans les Conseils régionaux en 1998. L’association, forte des recettes générées par un CD vendu à plus de cent mille exemplaires, rend les subventions publiques liées à son action sociale et culturelle dans les quartiers afin de préserver son autonomie.
Zebda confirme ensuite sa popularité avec un troisième album puis les Victoires de la musique 2000. À la dénonciation des dérives racistes (« le bruit et l’odeur
[3] » de l’album précédent), répond le « Ça va pas être possible » proféré par Dieudonné et le ludique « Tomber la chemise » résonne dans toutes les têtes.
Comme on le constate aujourd’hui dans d’autres lieux, la musique est une forme d’engagement. Actions culturelle, sociale et politique sont étroitement liées même si elles obéissent à des logiques et à des contraintes différentes.
•La méfiance des institutions
D’une part, Zebda permet une ouverture sur le plan national, sur des réseaux culturels et sur le monde du marché : ainsi le festival « Ça bouge au Nord » s’est toujours refusé à une politique de l’entrée gratuite systématique contrairement à ce qui prévalait dans le festival « concurrent » largement subventionné, ce qui n’empêche pas simultanément Zebda de refuser pour ses concerts l’inflation du prix des places. Cette politique réaffirme que les quartiers sont bien des lieux « ordinaires » de vie et non des « sous-mondes institutionnels
[4] », des espaces utopiques ou enfin des laboratoires sociaux dont les fresques murales réalistes constituent la marque la plus visible.
D’autre part, Vitécri/Takticollectif marque le lien avec le quartier et avec une action de terrain. Il est ainsi probable que Zebda a permis à l’association de ne pas être étouffée par les obstacles locaux et de garder une capacité, une liberté d’action que bien peu d’associations peuvent se permettre. Ce double ancrage rend le couple Vitécri/Zebda inclassable et probablement de ce fait plus inquiétant encore du point de vue des acteurs institutionnels. Ils ne rentrent en effet dans aucune des catégories identifiées de l’action dans les quartiers : ni professionnels du social salariés des institutions, ni « grands frères » coincés entre deux logiques, ni même militants politiques ou culturels revendiquant au nom des quartiers sans y vivre eux-mêmes
[5].
L’association devient un aiguillon sur Toulouse au-delà des quartiers nord et annonce en mai 2000 qu’elle envisage de déposer une liste aux municipales. Cette liste souvent identifiée sous le nom de « liste Zebda » fait son chemin autour de l’idée de démocratie participative, s’émancipe du territoire des quartiers et réunit des militants associatifs, féministes, alternatifs.
Dans cette histoire singulière, le plus important est peut-être cette méfiance de l’action publique locale à l’égard de ces jeunes motivés. Nos travaux de recherche à Toulouse bien avant la constitution de la liste Motivé-e-s montrent Vitécri et Zebda toujours décrits – à droite comme à gauche – comme « trop » ou « pas assez » (amateurs, intégrés, communautaires, militants…). Symbolisant depuis l’origine une implication des quartiers et des jeunes issus de l’immigration dans la vie publique, ils sont renvoyés à leur origine et à la question de l’intégration. « J’attends le jour où ils vont ranger Zebda dans les bacs Proche-Orient » nous dit à cette époque Magyd Cherfi, auteur de la plupart des textes de Zebda. Ils sont tenus à l’écart alors que l’affirmation de la participation des habitants des quartiers fonde la politique de la Ville. Pourtant, Toulouse s’affirme comme un modèle de celle-ci sous l’égide de Françoise de Veyrinas, éphémère secrétaire d’État aux quartiers en difficulté dans le premier gouvernement Juppé. La participation qu’ils proposent et qu’ils mettent en œuvre n’est jamais considérée comme la bonne. Le Café-Musique qu’ils projettent de monter dans les quartiers nord ne verra jamais le jour.
Cette expérience d’une participation impossible est fondatrice. La politique sociale et culturelle sur les quartiers exhorte à la participation, à l’action, à la « citoyenneté » même – comme il est de bon ton de dire aujourd’hui – mais ne peut reconnaître l’exercice effectif de celles-ci dès lors qu’elles sortent du cadre de l’assistance ou du projet limité. Vitécri/Takticollectif et Zebda ont pris au sérieux cette invitation à l’action et se sont retrouvés de fait marginalisés voire discrédités par les institutions (droite et gauche confondues). C’est parce qu’ils deviennent véritablement acteurs que ces jeunes troublent la vie locale. Tout se passe comme si cette exhortation à l’action ne valait que pour mieux caractériser un manque (« Les jeunes ne veulent pas s’engager »), fonctionnant ainsi à la manière de l’exigence du projet dans le monde scolaire et éducatif qui revient souvent à démontrer le manque de projet de l’élève.
Il aura suffi que ces jeunes issus de l’immigration fassent de leur propre expérience un enjeu de leur engagement pour qu’on leur colle à la peau le qualificatif de « communautaires », qu’on les renvoie à « une identité villageoise » ou à des « connexions familiales
[6] » qui entraînent le discrédit. C’est donc au nom même de la citoyenneté que sont mis en œuvre les mécanismes de ce discrédit du point de vue des politiques publiques.
On peut affirmer que c’est finalement une triple expérience d’enfants d’immigrés, d’habitants des cités et de publics de la politique de la Ville qui va irriguer Vitécri/Tactikollectif/Zebda puis deviendra la matrice des Motivé-e-s.
•Au-delà des clivages politiques traditionnels
On a vu que ce qui explique le hiatus entre ces jeunes motivés et les institutions publiques tient d’abord au statut d’« inclassable » qui les caractérise jusqu’à aujourd’hui. Doit-on dès lors les comptabiliser avec l’extrême gauche ainsi qu’on peut le lire lors de la publication des résultats des élections (alors que la LCR, LO et le PT présents chacun sous leur bannière réunissent ensemble 4,5 % des voix) ? Mordent-ils sur l’électorat des partis de gauche et singulièrement sur celui des Verts (qui, avec 6,5 %, réalisent un score médiocre) ?
Les Motivé-e-s, dans cette volonté de « faire de la politique autrement », prennent leurs décisions en assemblées générales publiques et font avancer cette idée de démocratisation de la politique comme prolongement de l’action qu’ils mènent depuis de nombreuses années par d’autres moyens. De même qu’ils ont fait bouger l’action sociale et culturelle sur Toulouse en faisant émerger des projets « venus » des quartiers et non pas « destinés » aux quartiers, ils promeuvent une action politique « par » les gens et non « pour » les gens. Si ces idées ne sont pas nouvelles, leur mise en acte l’est plus : loin des références idéologiques de l’extrême gauche, ils font montre d’un pragmatisme qui a toujours prévalu dans leur action. L’alliance avec la liste de François Simon (Gauche plurielle) au second tour a été très largement votée lors de l’assemblée générale au soir du 11 mars. En revanche aucun poste d’adjoint au maire n’est négocié alors que la victoire de la gauche paraît possible et que le vote des électeurs de la liste Motivé-e-s est déterminant pour celle-ci.
Bien que l’opposition droite/gauche fonctionne comme élément local fort d’explication des choix et des démarches politiques notamment sur les quartiers, la lecture que nous proposons ne se situe pas à ce niveau. Le refus de Vitécri/Tactikollectif de s’inscrire dans cette opposition est constamment affirmé même si le ralliement à la gauche au second tour ne fait pas de doute. Les clivages politiques ne sont dans cette perspective que très faiblement pertinents quant à l’action et aux positionnements de chacun sur la scène publique dans les quartiers. Ceci est d’autant plus vrai à Toulouse où Dominique Baudis avait en quelque sorte recyclé nombre d’anciens militants de gauche. Claude Llabrès, un temps figure nationale des rénovateurs communistes et responsable de l’action culturelle à la mairie de Toulouse, est emblématique de cet état de fait
Plus précisément, l’itinéraire de l’association nous semble révélateur de la manière dont droite et gauche voire extrême gauche confondues pensent et agissent sur les quartiers. Que ce soit sur la base d’un constat moralisateur s’appuyant sur la nécessité de faire évoluer les conduites de populations définies comme « à éduquer » ou sur celui des quartiers comme sites pilotes potentiellement porteurs de nouvelles formes – plus ou moins héroïques – de sociabilité ou de fraternité
[7], l’action publique est pensée sous la forme de l’action sanitaire, du soin, de la réparation et laisse peu de place aux populations concernées. Tactikollectif et Zebda n’ont pas de place dans de tels dispositifs. Le dernier acte de cette indépendance est d’ailleurs le conflit avec la LCR, bref compagnon de route, qui présente sa propre liste « 100 % à gauche » aux municipales de Toulouse. Alors que l’engagement sur les quartiers est souvent synonyme de souffrance et de noirceur, textes et attitude de Zebda sur scène témoignent d’une « motivation » qui, loin de la seule dénonciation, se fonde sur le pragmatisme. Comme pour certains autres personnages publics issus des quartiers
[8], et contrairement à un courant sombre et violent du rap, l’expérience individuelle est un support à l’engagement mais également à la fête voire au fou rire qui témoigne du fait que les difficultés n’étouffent jamais complètement les possibilités de « bouger ».
•L’entrée des beurs en politique
Enfin, bien que curieusement peu relevé par les observateurs de cette campagne municipale, l’émergence des Motivé-e-s symbolise de la manière la plus forte qui soit l’entrée des beurs en politique (Zebda signifie beurre en arabe) : non pas comme caution isolée au sein d’une liste, non pas comme liste de beurs mais comme une liste avec une forte composante d’enfants d’immigrés et menée par l’un d’eux. La revendication du droit de vote des étrangers n’est plus alors seulement une exigence de dignité revendiquée par certains pour d’autres mais bien la nécessaire reconnaissance de ses propres parents. De la même manière que Zebda est un groupe mixte du point de vue des origines, la liste Motivé-e-s l’est également. Elle ne fait pas seulement une part importante à l’expérience de l’immigration et des quartiers, elle vient de là.
Il n’est pas hasardeux que ces thèmes aient brutalement resurgi à trois jours du second tour de ces élections municipales : que Philippe Douste-Blazy parle non plus des Motivé-e-s mais de la « liste de Salah Amokrane », qu’il soit question de « communautarisme » et de « haine » à propos de la chanson « Allez Ouste » écrite pour l’occasion par Zebda ; c’est bien la participation de jeunes issus de l’immigration qui est en cause.
L’heure n’est plus aux marches des Beurs du début des années quatre-vingt et moins encore à la mouvance SOS Racisme qui n’a jamais vraiment pris dans les banlieues. La liste Motivé-e-s dépasse le débat entre république et multiculturalisme en faisant émerger sur la scène publique des enfants de l’immigration. Si on n’a pas assez dit durant la campagne ce que l’originalité de cette liste empruntait à cette expérience, c’est que l’espace politique français ne peut encore abriter l’expression d’une telle affirmation en dehors d’attitudes d’assistance. En effet, malgré l’abondance de références multiculturelles dans les quartiers, il n’est pas vraiment question de reconnaître des expressions particulières
[9].
En ce sens, les Motivé-e-s marquent l’accès à la politique de cette génération trop souvent décrite soit comme désintéressée de toute action publique, soit handicapée par une appartenance ethnique ou culturelle.
Que cet accès emprunte des voies – et des voix – nouvelles et inédites devrait contribuer à poser la question des possibilités de cette émergence dans notre société et de l’autonomie de ces acteurs. •
[*]
Respectivement sociologue (CADIS) et anthropologue (Estérel).
[1]
En septembre 2001, la manifestation « Ça bouge encore » fait écho à « Ça bouge au nord » en programmant notamment les musiciens amis Manu Chao, Noir Désir…
[2]
Cf. G.
Zoïa,
Légitimités des médiations : deux modèles associatifs des quartiers toulousains, Rapport de recherche, ministère de la Culture, 1994.
[3]
Dans cet album, la chanson titre se termine par un enregistrement du discours de J. Chirac mentionnant « le bruit et l’odeur » relatifs aux familles d’immigrés vivant dans les cités.
[4]
Selon l’expression de P.
Berger et T.
Luckman,
La construction sociale de la réalité, Éditions Méridiens-klincksiek, 1989.
[5]
Cette problématique du caractère inclassable de leur action est développée dans G.
Zoïa et L.
Visier, « De Zebda à Motivé-e-s »,
Les Annales de la recherche urbaine, juin 2001.
[6]
Zebda retourne en quelque sorte ce dernier grief quand il entonne dans son premier CD un texte de C. Sicre sur le maire de Toulouse : « Ton père t’a fait maire, ses pairs l’ont eue amère, Y a pas eu de primaire, ce fut héréditaire »,
L’arène des rumeurs, 1992.
[7]
Castel écrit à ce propos « [les politiques d’insertion] ont fonctionné comme des laboratoires où s’est expérimenté un redéploiement de l’action publique […] on ne fonde pas de la citoyenneté sur de l’inutilité sociale ». R.
Castel,
Les métamorphoses de la question sociale, une chronique du salariat, Fayard, 1995, pp.427-428.
[8]
On pense en particulier au comédien Djamel.
[9]
Martucelli montre que la prise en compte des spécificités se fait dans le cadre d’une conception égalitariste et républicaine. Les particularismes ne sont pris en compte que quand ils peuvent être pensés en terme universels. « Lorsque des spécificités culturelles et identitaires sont envisagées, c’est toujours en tant que problèmes sociaux », D.
Martucelli, « Les contradictions politiques du multiculturalisme »,
in M.
Wieviorka (dir.),
Une société fragmentée, La Découverte, 1996.