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Mouvements

2003/1 (no25)

  • Pages : 176
  • ISBN : 2-7071-3940-8
  • DOI : 10.3917/mouv.025.0094
  • Éditeur : La Découverte


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Jouer ou ne pas jouer les prophètes, là n’est pas vraiment la question. Il s’agit plutôt de s’interroger sur les tendances lourdes de la politique internationale telles que l’orientation du gouvernement Bush junior et la nouvelle crise de l’Irak semblent les mettre au jour, et sur leurs conséquences au niveau des espaces européen et nationaux. C’est à cet exercice que nous invitons Alain Joxe [*]  Alain Joxe, sociologue, spécialiste des questions stratégiques,... [*] .

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Mouvements. : L’ONU sortira-t-elle renforcée de la crise irakienne ou plus instrumentalisée et plus neutralisée qu’auparavant, comme certains sont déjà tentés de le dire ?

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Alain Joxe. : Au début des années quatre-vingt-dix, Bush père voyait d’une certaine manière tout sous la couleur du bleu onusien, puis Clinton aussi. Ce qui était tout à fait rationnel puisque, la guerre froide terminée, l’ONU allait pouvoir commencer à fonctionner réellement. Mais c’est au contraire un épisode d’autisme américain qui a suivi. Il n’a pas attendu l’attentat des Twin Towers pour se manifester, mais il a été relativement contrôlé au moment de la fin des guerres serbes, en 1999. Maintenant, alors que Bush proclame qu’il ne tiendra pas compte de l’ONU, c’est plutôt l’ONU qui récupère une légitimité, par l’action des puissances qui la constituent. Kofi Annan, lui, reste très transparent, contrairement à Hammarskjöld au moment de la crise des fusées de Cuba – à l’époque il y avait encore le tiers-monde. Hammarskjöld a joué alors un rôle actif de médiateur toujours en assumant pleinement le rôle de secrétaire général de l’ONU. Il était reconnu que l’Organisation servait à empêcher les guerres et qu’elle respectait la souveraineté des États. On n’imagine plus vraiment aujourd’hui Kofi Annan allant voir respectueusement Saddam Hussein comme Hammarskjöld rendit visite à Castro en octobre 1962. Actuellement, les gouvernements américains affichent l’idée que l’ONU ne sert pas à grand-chose. Des membres de l’équipe Bush ont pu annoncer que si l’ONU s’opposait à la résolution américaine, ce serait la fin de l’ONU. En vérité, ce sera la première fois que l’ONU s’est opposée véritablement aux États-Unis. Les Américains, convaincus de leur droit, d’autant qu’ils ont fondé l’ONU n’envisagent pas qu’il puisse y avoir une dialectique entre eux et leurs partenaires. Évidemment, du temps de la guerre froide, le reste de l’Occident n’avait qu’à se rallier bon gré mal gré à eux. Aujourd’hui, c’est bien plus problématique d’autant que le poids économique de l’Europe est considérable. C’est l’Europe (Grande Bretagne, France et Allemagne) qui a forcé les États-Unis à accepter une procédure onusienne. L’ONU peut être en mesure de prendre position pour empêcher les guerres. Certes, en même temps, on félicite Vladimir Poutine de son massacre au gaz complété par une balle dans la nuque, ce qui constitue un sinistre présage dans la mesure où c’est un ralliement à la vision américaine qui veut que tous les coups soient permis dans la « guerre contre le terrorisme ».

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M. : Les prises de position ou interventions de Jacques Chirac ou Gerald Schröder contre la guerre pourraient-elles être comprises comme des stratégies de représentations ? Ou bien faut-il y voir les prémisses d’une réelle autonomisation de l’Europe vis-à-vis des États-Unis ?

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A. J. : On n’est pas dans la théâtralité des représentations. Il y a un véritable conflit de critères avec toutes les nuances ou variantes que l’on peut imaginer auprès des opinions publiques et entre les dirigeants européens et les États-Unis. L’Europe est un système fondé sur la paix entre ses membres. Comme condition d’adhésion politique, il faut avoir résolu toute espèce de conflit territorial et de conflit identitaire à l’intérieur comme aux frontières de son État. À quoi s’ajoute la condition qu’il n’y ait pas de régime militaire, même latent – ce qui conforte les deux autres. À cela s’ajoutent les conditions économiques, qui sont toutefois bien plus souples. L’Europe a ainsi une identité, gonflant par cooptation, qui a des règles très lisibles. C’est d’ailleurs pourquoi la Turquie est en attente. Elle ne répond pas encore aux trois conditions politico-militaires. D’aucuns prétendent que c’est parce que la Turquie est un pays musulman, mais cela n’a nullement été déclaré. D’ailleurs, si on acceptait ce critère religieux, proposé notoirement par M. Giscard d’Estaing, ce serait également la fin de l’Europe : la fin de son « code génétique », vital pour sa durée, son extension et sa reproduction. Les exceptions existent et ont leur source dans l’histoire de l’oppression : le catholicisme de l’identité polonaise ou irlandaise, face aux oppresseurs orthodoxes ou protestants, l’orthodoxie de l’identité grecque face à l’oppression ottomane sont des rémanences d’une autre époque close définitivement par l’adhésion à l’Union. Ce code sépare la tradition, la culture ou le sentiment religieux de la culture politique et civique. Il est propre à la culture de l’Europe mais étranger aux Américains.

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Le problème entre Européens et Américains est donc très clair du point de vue de la politique de sécurité. La sécurité de l’Europe est liée à son voisinage, essentiellement. Le critère américain, en revanche, est mondial. Il concerne à la fois une macro-économie et une macro-géopolitique complexe. Le fait que les États-Unis se projettent au milieu de l’Asie centrale renseigne sur leur volonté hégémonique impériale. D’un point de vue géopolitique traditionnel, viser l’Asie centrale, c’est vouloir être les maîtres du monde. Pour eux, la question du pétrole ou la question du centre que représente l’Asie compte globalement. Le problème est qu’ils se heurtent à une géopolitique européenne fondée sur la sécurité d’un « bon voisinage » qui ne correspond pas à leur propre logique.

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M. : Peut-on imaginer à moyen terme une rivalité effective entre l’Europe et les États-Unis ? Ou bien y a-t-il deux logiques tellement distinctes qu’elles resteront relativement parallèles l’une à l’autre ?

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A. J. : Si les Américains ne tiennent pas compte de la spécificité de l’Europe en tant que système de sécurité par voisinage, ils entrent en contradiction avec les intérêts européens de sécurité territoriale. Or, cela n’est pas négociable pour les Européens. La prochaine étape, c’est l’Orient. La Turquie a été autorisée à être candidate. Imaginons qu’elle règle ses problèmes internes, alors elle devient la frontière européenne avec le Caucase et avec le Machrek. Certes, ce processus ne sera pas rapide, d’autant que, poussée par les Américains, elle pourrait aussi se tourner vers l’Asie centrale – ce qu’elle fait en partie déjà. Mais c’est quand- même une véritable question de voisinage. En ce sens, ce ne sont pas simplement des divergences de représentations du monde, mais de Realpolitik. Les États-Unis ne sont pas entièrement entourés par des pays sous-développés, comme c’est le cas pour l’Europe. Durant la guerre froide, il y avait un ennemi géopolitique commun aux États-Unis et à l’Europe occidentale. Maintenant qu’il n’y en a plus, les États-Unis essaient d’en fabriquer un : le terrorisme. Le terrorisme, c’est une chose, mais s’ils commencent à créer des nids de terrorisme dans tout l’Islam, alors ils mettent en péril le voisinage de l’Europe. Et l’antagonisme ne tardera pas à devenir manifeste.

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M. : Est-ce que la logique de guerre peut arriver à un point où elle est non négociable avec la logique de paix ? Ou bien est-ce que de toute façon, dans six mois ou dans deux ans, l’enlargment économique clintonien peut tout à fait reprendre le dessus ?

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A. J. : On va bientôt pouvoir savoir si Bush est un « accident », ou s’il représente une tendance lourde. On pourrait effectivement penser que la tendance va se retourner. Avec Gore, à la suite de Clinton, c’était la pax pacifica qui se prolongeait ; un projet de toute façon prédatoire, mais à base d’économie et de commerce transpacifiques. Il est possible que l’on revienne à cela. Pourtant, alors que Bush aurait pu calmer le jeu après les attentats des Twin Towers, il a entretenu la peur chez les Américains comme si c’était indispensable pour l’équilibre sociopolitique interne, ce que l’opposition américaine lui reproche. Certes, on peut faire crédit à la croyance selon laquelle le traumatisme des deux tours a été très fort et qu’il est nécessaire de le soigner. Toutefois, on peut également avancer que cela ne le guérit pas du tout et que, sous le coup des actions internationales, les vocations terroristes sont multipliées. À une telle interprétation, les États-Unis sont complètement fermés. Cela suppose que le pays souffre d’une crise politique et sociale très grave ; il subit lui-même la délocalisation et la fermeture des usines, une baisse de la croissance, un accroissement du déficit commercial alors que se creuse de façon vertigineuse l’écart entre les niveaux de revenus. C’est une crise comme dans les autres pays exposés aux méfaits du néolibéralisme, avec cette différence qu’aux États-Unis, rien ne permet d’atténuer ces turbulences : pas de sécurité sociale, pas de nécessité d’établir des plans de reconversion, des licenciements non réglementés, etc. D’un autre côté, on peut estimer que leur leadership économique est fragile et qu’il faille, pour eux, le prolonger par cet autre moyen qu’est le leadership militaire. Alors, une politique de long terme serait engagée, reposant sur cette puissance militaire dont ils sont les seuls maîtres, contrairement à la puissance économique, une politique qui correspondrait à une phase spécifique de leur évolution et visant la domination absolue du monde par la puissance militaire. C’est pourquoi aujourd’hui donner une réponse est complexe et aléatoire. Les États-Unis sont beaucoup plus imprévisibles que l’Europe qui, elle, est plus prévisible, plus codée, moins décisionnelle et qui, de surcroît, n’a pas la capacité de se mobiliser rapidement dans des actions irréversibles.

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M. : Si on raisonne en termes de modèle, on peut considérer le modèle suivant : entretenir la peur à l’intérieur, ce qui justifie une politique sécuritaire et, co-extensivement, développer une politique belliciste à l’extérieur. Alors on s’aperçoit que d’autres pays reproduisent ce modèle : Israël, la Russie, par exemple. De même, certains gouvernements européens entretiennent la peur à l’intérieur. Peut-on considérer, selon vous, qu’il y a là une nouvelle configuration du pouvoir (que ce pouvoir relève du politique serait encore à vérifier), configuration qui serait la réponse structurelle à la crise sociale résultant des contradictions internes du capitalisme ?

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A.J. : Il y a effectivement, si on prend par exemple Israël et les États-Unis, une remarquable analogie qui se révèle à des niveaux d’échelle différents. Analogie qui est une des conséquences de la logique « fractale » déterminant la globalisation, avec une distribution centre-périphérie, intérieur-extérieur que l’on retrouve à tous les niveaux, jusqu’à l’opposition « banlieue-centre ville ». Mais en même temps, on ne peut pas faire l’impasse, sous peine de rien comprendre au local, sur les questions régionales spécifiques à chaque zone. Le modèle fractal dont il s’agit est politique et social, non physique, d’où la nécessité de prendre en considération d’autres paramètres. Ainsi il y a les bouleversements causés par la mondialisation que l’on note dans tous les pays, mais il ne faut pas scotomiser les particularités territoriales. Ce qui est angoissant, c’est moins la compréhension du système que la recherche de la solution qui pourrait retourner ce système et le rendre moins fatal. C’est là que se situe, en ce moment, l’interrogation que portent les mouvements anti-globalisation. J’ai quand même l’impression que des mouvements comme Attac, par exemple, même s’ils n’ont pas que des outils adéquats pour pousser une analyse du phénomène à un niveau scientifique, ont la perception socio-politique immédiate de ces phénomènes. Il y a l’idée que tout ce qui se passe, du fait de la globalisation, a des effets locaux. Le discours sur le risque de tout transformer en guerre civile locale, se tient dans de nombreux endroits, des faubourgs de Buenos-Aires aux banlieues de Lyon. En ce sens, on met effectivement le doigt sur l’effet fractal possible de la mondialisation. Et quand M. Sarkozy s’esclaffe en disant que c’est du « droit de l’hommisme », il joue son rôle qui est de dire que les droits de l’homme ne sont plus grand-chose face à la dynamique fractale. Ce faisant, il se recale dangereusement sur le Bushisme qui, en France, s’appellerait Lepenisme, si Le Pen avait vraiment un contenu populiste « gonflant » alors qu’il est plutôt rétractile. Pourtant, je veux croire que tout personnage qui tourne en dérision la question des droits de l’homme n’a pas d’avenir en France, tandis que Bush peut en avoir aux États-Unis. C’est peut-être une considération optimiste, je pense qu’il y a en Europe des barrières qui sont dues à la culture, au conditionnement civique, à la façon dont on assume la relation avec l’immigration, qui est très différente de celle des Américains.

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M. : À propos du Kosovo, vous avez écrit que les politiques, aux États-Unis, n’avaient pas pris acte de la justesse des analyses des militaires [1]  A. Joxe, « La victoire ou l’échec ? », Mouvements,... [1] , ce qui aurait évité beaucoup de déportations et de massacres. Par ailleurs, vous avez évoqué l’autonomie des militaires. N’y a-t-il pas à voir là un lobby des militaires sur les politiques ?

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A. J. : Je ne sais pas où se situe l’autonomie militaire. Il y en a toujours eu une. Aux États-Unis, on peut admettre que tous les corps constitués un peu solides ont une autonomie, sont créateurs de lobby et jouent les uns contre les autres dans le système général du « check and balance ». C’est la constitution américaine qui veut ça. Il y a effectivement une pression militaire, mais ce n’est pas une pression en faveur de la guerre. Sauf peut-être de l’Air Force qui a la suprématie. L’Armée de terre est toujours plus retenue. Aux États-Unis, il y a effectivement un pouvoir coordonné pour les commandes d’armement et pour la planification inter-armes passant par l’électronique. Mais en même temps, toutes ces mesures ne sont pas faites pour faire la guerre, mais pour des opérations victorieuses que l’on ne peut pas appeler « guerres ». Les militaires américains ne sont pas « fanatiques » de la guerre. Ce sont eux les moins favorables à la guerre en Irak. Actuellement un militaire normalement constitué doit subir les chocs incroyables des variations du discours de Bush : ou bien c’est une invasion totale de l’Irak avec occupation pendant trois, cinq, dix ans pour « démocratiser », comme pour l’Allemagne et le Japon, ou bien c’est un simple bombardement, ou bien c’est assassiner Saddam. Les militaires doivent trouver que ce n’est pas sérieux. De surcroît, une partie de l’opposition exilée irakienne est contre cette guerre. Elle considère que ce n’est pas avec une guerre que l’on instaurera la démocratie en Irak, on mettra une autre dictature, au besoin militaire. Il y a ainsi toute sorte d’inquiétudes qui sont légitimes du point de vue d’une analyse des opérations. Par ailleurs, il y a le souci de conduire une autre guerre qui n’est pas la suite de l’Afghanistan, ni l’écrasement de l’Irak : c’est la protection du territoire américain, voilà ce que dit le général responsable des opérations des Marines. Cela veut dire qu’il y a un certain malaise avec l’idée que le pouvoir militaire américain est peut-être en train de faire le grand écart au niveau de ses capacités d’intervention réelles sur plusieurs théâtres, avec un appareil non seulement militaire, mais aussi anti-terroriste. Si l’Irak est écrasée, cela va créer des vocations irakiennes de vengeance. Tous ces enjeux créent une tension au sein de l’appareil militaire. Le problème n’est pas encore réglé. Je doute ainsi que la résolution américaine demeure intacte. Le ralentisseur est déjà en route. On ne sait pas ce qui va se passer, en revanche ce qui est sûr, c’est que les États-Unis ont déjà perdu des plumes. Au printemps, ils avaient dit qu’il ferait la guerre avant octobre. De plus, ils risquent d’être obligés de faire la guerre contre l’ONU. On est au cœur d’un réseau de contradictions. Rien n’est fixé.

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M. : Dans un article, en 1996, vous écrivez que le terrorisme est un concept « fourre-tout » : « la personnalité terroriste » n’existe pas. Il faut écarter l’explication psychologique, voire culturaliste. C’est le contexte politique et social, la forme de l’oppression – liée au combat souvent clandestin – qui façonnent les rôles joués dans les groupes résistants. » [2]  A. Joxe, « Attentats, violences politiques et injustices... [2] Maintenez-vous cette formulation ?

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A. J. C’est devenu d’autant plus vrai que sous Clinton, si le terrorisme était un élément du « fourre-tout » des menaces ; il y en avait d’autres qu’il fallait surveiller parce que c’était dangereux pour le commerce. Sur la liste, avec le terrorisme, figurait par exemple la drogue, la prolifération nucléaire, l’islamisme extrémiste. Aujourd’hui, l’innovation c’est Al-Qaida. Avant, tous les terrorismes étaient « de libération nationale ». Avec Al-Qaida, anciennement allié à la CIA, le terrorisme est propulsé à un niveau global sans autre objectif que le pouvoir mondial, c’est l’image inverse de la « parano » du plan Rumsfeld-Cheney-Wolfowitz-Powell qui a été conçu dès l’époque de Bush père. Cela n’a plus rien à voir avec les terroristes palestiniens, tchétchènes ou colombiens. Il y a des terrorismes locaux et, à côté, Al-Qaida qui est vraiment quelque chose de nouveau. Toutefois, que l’on décide, à partir de ce réseau délocalisé, de mener une lutte contre un terrorisme global pour y englober tous les terrorismes locaux, l’adversaire devient encore plus « fourre-tout » que les listes disjointes de Clinton. Il y aurait donc accentuation du caractère « fourre-tout » qui s’oppose au traitement stratégique des causes diverses de la violence. Mais pour s’y opposer, il va falloir que se mobilisent localement et globalement des mouvements de tous genres qui ont en commun de repousser le projet consistant à dominer par la violence préemptive, à tout surveiller et tout punir, projet transformant ainsi le monde à toutes les échelles en une guerre de banlieue sans merci et sans fin.

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C’est le modèle Porto Alegre et Florence qui doit soutenir le modèle européen et non pas la réforme constitutionnelle oligarchique que nous préparent les droites et les bureaucraties éclairées, avec leur référence cléricale d’un autre âge. •

Notes

[*]

Alain Joxe, sociologue, spécialiste des questions stratégiques, est directeur d’études à l’Écoles des hautes études en sciences sociales et président du CIRPES (Centre interdisciplinaire de recherches sur la paix et d’études stratégiques). Dernier ouvrage publié : L’Empire du chaos, La découverte, 2002.

[1]

A. Joxe, « La victoire ou l’échec ? », Mouvements, n° 5, septembre-octobre 1999, pp. 73-77.

[2]

A. Joxe, « Attentats, violences politiques et injustices au Proche-Orient. Un concept fourre-tout : le terrorisme », Le Monde Diplomatique, avril 1996, pp. 6-7.

Pour citer cet article

Mesnard Philippe, « Au-delà de la guerre », Mouvements 1/ 2003 (no25), p. 94-98
URL : www.cairn.info/revue-mouvements-2003-1-page-94.htm.
DOI : 10.3917/mouv.025.0094

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