2004
Mouvements
Dossier : Peut-on parler normalement d’Israël ?
Réflexions sur la question sioniste
Alain Dieckhoff
[*]
Depuis son élaboration comme idéologie de mobilisation nationale, le sionisme a connu une succession d’évolutions jusqu’à la consécration avec la création de l’État d’Israël. L’achèvement du projet politique du sionisme signifie-t-il cependant sa perte de légitimité comme idéologie et comme horizon d’action ? Les débats autour du post-sionisme et du néo-sionisme en Israël et dans la diaspora montrent clairement que la page n’est pas tournée, mais que la perpétuation du sionisme se fait au prix de contradictions croissantes. Alain Dieckhoff revient ici sur les évolutions de la « question sioniste » en la replaçant dans la perspective de l’État israélien et de son projet national.
«Le sionisme est mort ». Si ce constat définitif avait émané d’un Edward Saïd ou d’un Uri Avnéry
[1], il n’aurait guère surpris : ces personnalités ayant toujours été très critiques du sionisme, à la fois comme projet idéologique et comme pratique politique, elles auraient été dans leur rôle en énonçant un jugement aussi péremptoire. Mais ces fortes paroles furent proférées par Avraham Burg, qui a été au cœur du dispositif du pouvoir en Israël. Président de la Knesset entre 1999 et 2003, ancien président de l’Agence juive (organisme partiellement en charge de l’absorption des nouveaux immigrants), député du Parti travailliste israélien, Burg est issu d’une famille qui a été activement engagée dans la construction du jeune État d’Israël, son père ayant été un ministre quasi-inamovible pendant trois décennies. De plus, il présente la particularité d’être religieux – son père fut un des piliers du Parti national religieux –, ce qui rend donc sa parole pleinement légitime auprès du public orthodoxe, lequel penche politiquement, en majorité, du côté de la droite nationaliste. Difficile, donc, de dénier à Avraham Burg un pedigree sioniste impeccable. C’est même précisément cette qualité éminente qui a donné un retentissement considérable à son article
[2]. Nous ne souhaitons pas revenir sur la substance même de la démonstration implacable d’A. Burg (crise de la moralité civique, violence permanente faite aux Palestiniens…), mais partir de l’acte de décès du sionisme qu’il dresse.
Ce constat est-il justifié ? Oui, si on approche le sionisme comme projet idéologique de mobilisation nationale ; non, si on le considère comme dispositif de pouvoir. Comme mouvement politique de rassemblement, le sionisme est, en effet, largement épuisé mais, paradoxalement, par ses succès mêmes ; comme fait de superstructure, par contre, il continue d’organiser la société israélienne et d’avoir de puissants effets socio-politiques.
• Le sionisme : un projet politique achevé
La famille sioniste a été divisée, au cours de la première moitié du
xxe siècle, par des clivages idéologiques, parfois tranchés, sur la nature de la société à construire (socialiste/« bourgeoise », laïque/religieuse), mais ces divergences étaient contenues à l’intérieur d’un consensus national sur le but final : la conquête de la souveraineté politique
[3]. Avec l’avènement de l’État d’Israël en 1948, cet objectif cardinal est atteint. La tâche prioritaire des dirigeants était désormais de renforcer l’État et d’affermir ses fondements, et cette tâche fut assez largement couronnée de succès. De simple communauté religieuse sous le mandat britannique, les Juifs sont devenus le groupe démographique majoritaire d’une société indépendante, diversifiée économiquement, avec une langue et une culture hébraïque florissante. L’État s’est consolidé en se dotant d’une bureaucratie et d’une armée qui a su faire preuve à plusieurs reprises de sa redoutable efficacité. Il a su intégrer, avec d’inévitables ratés, des vagues considérables d’immigrants. Quant à la démocratie, malgré l’environnement hostile dans lequel Israël a évolué pendant des décennies, elle n’a jamais été remise en cause dans son principe. De plus, le renforcement de l’État juif s’est accompagné d’une double légitimation, interne et externe, du sionisme
[4]. Au niveau interne, le sionisme qui avait été longtemps un mouvement minoritaire au sein du peuple juif est devenu, sous la forme du pro-israélisme, un signe de ralliement pour une grande majorité de Juifs à travers le monde. Il se traduit à la fois par un soutien financier et politique à l’État d’Israël comme par un attachement affectif et symbolique. Au niveau externe, c’est-à-dire sur le plan de la reconnaissance internationale, les choses ont été plus compliquées. Si le monde occidental (Amériques, Europe de l’Ouest) a d’emblée reconnu l’État d’Israël, ce dernier est longtemps resté un paria pour le tiers-monde, les pays communistes et, bien entendu, les États arabes. Pourtant, avec le lancement du processus de paix dans les années 1990, dans un contexte géopolitique radicalement transformé, la légitimité externe s’est incontestablement améliorée. L’adversaire le plus acharné d’Israël, l’OLP, n’avait-il pas officiellement reconnu, en 1993, l’État d’Israël et son droit à vivre en paix et en sécurité ? L’État d’Israël n’a-t-il pas noué des relations diplomatiques avec un nombre impressionnant d’États, y compris des pays-civilisations comme l’Inde et la Chine ? Sans doute, on pourra toujours objecter que le sionisme, loin d’apporter une solution définitive à la « question juive », a fait d’Israël le point de cristallisation d’un « nouvel antisémitisme ». De même les idéaux de justice sociale et d’humanisme qui faisaient corps avec le sionisme des origines sont les parents pauvres d’une société israélienne où les écarts sociaux sont parmi les plus importants du monde occidental. Enfin, la normalisation d’Israël dans la région reste pour l’heure précaire et très relative. Toutefois, si l’on juge le sionisme, non par rapport à l’ensemble de ses ambitions, mais par rapport à l’objectif du
nation-building, le bilan apparaît plutôt comme « globalement positif ». Parce qu’il s’est incarné comme réalité politique, le sionisme a ainsi progressivement cessé d’être une idéologie porteuse. C’est le lot de toute révolution : une fois la rupture accomplie – et le sionisme a, historiquement, été une césure dans la destinée juive moderne –, un processus de « routinisation » se met en branle et la dynamique mobilisatrice s’épuise. Dans ce contexte, deux attitudes sont possibles. La première consiste à refuser « la mort de l’idéologie » pour en appeler à une vigoureuse remobilisation autour de valeurs de combat ; la seconde consiste, au contraire, à tirer toutes les conséquences de la normalisation d’Israël en « désionisant » résolument l’espace public.
• Néosionisme et postsionisme
La victoire d’Israël lors de la guerre des Six jours (juin 1967) fut un cadeau empoisonné. Si elle éloigna durablement le danger d’une large coalition arabe dirigée contre l’État hébreu, elle plaça les dirigeants du pays devant une contradiction dont ils ne sont toujours pas totalement sortis : fallait-il utiliser les territoires nouvellement conquis (péninsule du Sinaï, plateau syrien du Golan et, surtout, bande de Gaza et Cisjordanie) comme monnaie d’échange pour parvenir à la paix avec les voisins arabes ou convenait-il de poursuivre le rêve sioniste en encourageant la colonisation juive dans ces zones peuplées à l’époque d’un million de Palestiniens (plus 6 000 Druzes sur le Golan) ? La gauche travailliste, alors au pouvoir, adopta une demie-mesure : des points d’implantation furent établis, mais à une échelle limitée (sauf à Jérusalem-Est), de façon à laisser ouverte la voie d’un compromis territorial, en particulier avec la Jordanie. Ces hésitations n’étaient pas de mise à droite. Pour le Likoud qui remporta les élections en 1977, la chose était entendue : il fallait combattre l’assagissement idéologique et redonner un second souffle au sionisme. Pour cette entreprise de régénération, les troupes étaient prêtes. Aux kibboutzniks fatigués allaient désormais succéder les jeunes religieux, avec leurs kippas crochetées et leurs mitraillettes Uzi en bandoulière. En effet, le succès militaire d’Israël a été interprété dans les cercles sionistes religieux comme un évènement de nature miraculeuse qui a permis au peuple juif de prendre possession du cœur de la terre promise, la Judée et la Samarie. Développer la présence juive sur l’ensemble de la terre d’Israël (Eretz Israël) devient dès lors un impératif religieux censé accélérer le salut et l’arrivée du messie. C’est à cette tâche que va s’atteler le Gouch-emounim (Bloc de la foi) qui devient le fer de lance du mouvement de colonisation en Cisjordanie et à Gaza. Avec lui naît le néosionisme qui, contrairement au sionisme des origines, n’aspire pas à la normalisation politique du peuple juif mais cherche, au contraire, à cultiver sa singularité, son destin particulier, sa « mission divine ». Depuis le milieu des années 1970, le néosionisme s’est affirmé comme une force avec laquelle il faut compter, car il bénéficie de relais importants sur la scène politique israélienne, à droite (Likoud) et à l’extrême-droite (Parti national religieux, Union nationale).
Avec un temps de décalage devait apparaître, à la fin des années 1980, une tendance strictement inverse : le postsionisme. Ses défenseurs, bien représentés dans certaines élites intellectuelles, considèrent que le sionisme est dépassé par le fait même qu’il a été historiquement réalisé. Dans une société israélienne qui est devenue
de facto multiculturelle, et où l’individu a été reconnu comme titulaire de droits fondamentaux, l’éthos collectiviste qui avait prévalu jusque dans les années soixante s’est dissipé. L’heure est à l’approfondissement de la démocratie libérale, et donc à la dissociation progressive entre État et ethnicité : Israël devrait cesser d’être un État juif pour devenir un État des Juifs c’est-à-dire un État où les Juifs constituent une majorité démographique, et bénéficient par conséquent d’un poids social et culturel indéniable, mais qui ne serait plus lié institutionnellement au judaïsme. Il n’est pas étonnant que dans le climat relativement optimiste des années 1990, encouragé par un processus de paix qui semblait conduire quasi-inéluctablement à l’intégration d’Israël dans la région, soit apparue une historiographie nouvelle qui entendait précisément revisiter et largement déconstruire les mythes fondateurs de l’État d’Israël
[5]. Le postsionisme a représenté une tendance idéologique ascendante, bien relayée dans les médias et la culture populaire, qui a, parfois durement malmené une rhétorique sioniste officielle, remplie de slogans creux. Toutefois, cette présence culturelle du postsionisme n’a pas connu de prolongement politique notable. Le postsionisme est resté confiné à certains cercles de la classe moyenne supérieure qui regroupe une partie de la troisième génération de l’élite ashkénaze. Il n’est pas parvenu à s’imposer comme projet de dépassement du nationalisme qu’une formation politique à vocation civique aurait pu reprendre à son compte. Comment rendre compte de cet échec ? Il tient au fait que, bien qu’idéologiquement, le sionisme ait largement perdu ses capacités d’entraînement, il est resté un fait de superstructure c’est-à-dire un mode de représentation de soi et plus encore un système institutionnel qui charpente la société israélienne.
• Le sionisme comme fait de superstructure
Parce qu’il est un nationalisme, le sionisme considère les Juifs, non comme une simple communauté religieuse, mais comme une nation qui a un droit imprescriptible à l’autodétermination dans sa patrie historique. Ce droit politique et moral à l’existence d’un État juif est supérieur aux droits concurrents, en particulier à celui des Arabes de Palestine (même dans l’approche plus ouverte de la gauche sioniste, le droit des Palestiniens à un État indépendant n’est pas considéré comme absolu, il découle d’une renonciation, par Israël, à l’exercice de la plénitude de son propre droit à l’autodétermination). Cette Weltanschauung est demeurée en situation d’hégémonie culturelle parce qu’elle est reproduite et diffusée de façon routinière par les appareils d’État (armée, école). Ainsi, dans les établissements scolaires, même si les années 1990 ont vu l’introduction de manuels d’histoire offrant une vision beaucoup plus nuancée de la guerre de 1948, le récit dominant est resté foncièrement patriotique. Toutefois, la place du sionisme en Israël implique beaucoup plus que la simple diffusion d’un patriotisme de rassemblement, une pratique commune à un grand nombre de jeunes États engagés dans un processus de construction nationale. Elle se traduit par un dispositif institutionnel qui reflète la nature spécifique d’Israël comme État du peuple juif. En cela, Israël est un État tout à fait sui generis parce qu’il est l’État d’une collectivité transnationale dont seulement un bon tiers des membres sont citoyens de l’État, les deux autres tiers demeurant en diaspora. Autrement dit, Israël est, réellement, l’État des Juifs qui y ont immigré (citoyens effectifs) et, virtuellement, celui des Juifs de diaspora qui, bien que possédant déjà la citoyenneté des pays où ils résident, et bien que leur sentiment subjectif d’appartenance au peuple juif soit éminemment variable, sont autant de citoyens potentiels de l’État. A contrario, l’État d’Israël n’est pas juridiquement l’État de ses citoyens arabes (près de 20 % de la population). Lors d’un débat à portée constitutionnelle à la Knesset en 1985, la proposition de définir Israël comme « l’État du peuple juif et de ses citoyens arabes » a été clairement rejetée par le Parlement. Dans un tel contexte où l’État appartient tout à la fois à certains qui n’en sont pas citoyens tandis que d’autres qui bénéficient des droits de citoyenneté demeurent irrémédiablement extérieurs à cet État (dont ils doivent pourtant reconnaître la légitimité et respecter les lois), la notion de citoyenneté, comme statut juridique uniforme conférant des droits et des devoirs et instituant une communauté politique d’égaux sur une base territoriale, devient nécessairement floue.
Cette particularité d’Israël a d’importants prolongements dans la loi. Ainsi, l’octroi de la citoyenneté israélienne est fondé sur une distinction majeure entre Juifs et non-Juifs, essentiellement arabes : tous deux peuvent l’obtenir par la naissance (tout enfant né de père ou de mère israélien sera Israélien) mais seuls les premiers bénéficient d’un droit automatique à la citoyenneté qui découle directement de la loi du retour de 1950 accordant à tout Juif le droit d’immigrer en Israël. En 1970, le droit au retour a été élargi à certains proches non-juifs d’un Juif : le conjoint, les enfants et leurs conjoints, les petits-enfants et leurs conjoints. Cette disposition, incontestablement libérale, ne fait pourtant que souligner davantage la dimension ethnique puisque le critère retenu est celui de la parenté avec un Juif (jusqu’à la seconde génération), et non l’appartenance religieuse.
La reconnaissance institutionnelle du sionisme est encore plus nette à travers le statut particulier conféré aux « institutions nationales » (Agence juive, Fonds national juif…), organes qui existaient avant la création de l’État d’Israël et ont obtenu, après son avènement, certaines compétences spécifiques pour agir au nom du peuple juif. Or ces institutions ont un rôle essentiel dans le maintien de la démarcation ethnique entre Juifs et Arabes en Israël. Ainsi l’Agence juive, par exemple, fournit non seulement des aides multiformes aux nouveaux immigrants juifs, elle crée des villages, paye le raccordement au réseau électrique et d’eau, encourage le développement agricole et industriel. Ses fonds provenant des contributions volontaires des Juifs de diaspora (et non du budget de l’État), il paraît
a priori normal que l’Agence juive intervienne à leur seul profit. Toutefois, en exerçant des fonctions quasi-gouvernementales, comme la construction de villages, l’Agence agit dans le domaine public à l’avantage exclusif d’un groupe particulier, rompant ainsi l’égalité théorique entre citoyens, indépendamment de leur origine ethnique ou religieuse. En effet, dans les communautés rurales financées par l’Agence juive, les citoyens arabes d’Israël peuvent difficilement obtenir le statut de résident. Jusqu’à il y a peu, cette exclusion était légale, sous prétexte que les terres sur lesquelles ces villages ont été établis ont été louées à l’Agence juive. En mars 2000, la Cour suprême a jugé que pareille discrimination était illégale, mais des familles arabes ne sont pas prêtes de s’installer dans ces villages, les comités d’admission rejetant systématiquement leur candidature pour « incompatibilité sociale ». La même fonction discriminatoire est remplie par le Fonds national juif. En 1948, après près d’un demi-siècle de fonctionnement, cette institution avait acheté 4,5 % des terres de Palestine mais suite à la victoire militaire d’Israël lors de la première guerre israélo-arabe, son patrimoine fut brusquement porté à 18 % des terres en Israël. La plupart des terres ainsi transférées appartenaient aux 750000 Arabes qui avaient fui la Palestine pendant les combats et le FNJ leur appliqua promptement le principe d’incessibilité qui régit son action : non seulement ces terres, « propriété perpétuelle du peuple juif » ne sauraient être vendues à un particulier, elles ne peuvent même pas être louées à un non-Juif, fut-il citoyen de l’État d’Israël. Ajoutons qu’en principe cette restriction draconienne ne s’applique pas aux terres directement administrées par l’État (soit 75 % des terres). Néanmoins, dans la pratique, les procédures de location sont faites de telle sorte qu’elles constituent, pour un Arabe, un véritable parcours du combattant dont il sort rarement victorieux
[6]. À l’évidence, tant que, dans son système de gouvernance, l’État d’Israël ménagera une place officielle aux organes du sionisme organisé, l’égalité des droits entre citoyens, Juifs et Arabes, restera un leurre.
Cette « désionisation » de l’appareil d’État, corollaire logique de la normalisation politique à laquelle le nationalisme juif aspirait, n’est toutefois pas à l’ordre du jour. Le déclenchement de l’Intifada al-Aqsa, fin septembre 2000 a, au contraire, montré que le sionisme demeure bel et bien présent comme un fait de superstructure. Si en temps normal, il est vécu sur le mode de l’évidence, en temps de crise, il peut être énergiquement réactivé. Parce que la révolte palestinienne a été ressentie comme mettant en danger l’existence même de l’État, elle a suscité par contrecoup un fort mouvement de « défense patriotique » et de réaffirmation des valeurs sionistes. La constitution, après la victoire électorale d’Ariel Sharon en février 2001, d’un gouvernement d’unité nationale avait été la manifestation la plus symptomatique de ce consensus retrouvé face à l’adversité. Comme représentation historique du destin juif, mais aussi comme réalité institutionnelle, le sionisme a encore de beaux jours devant lui. •
[*]
A publié récemment avec R.
Leveau,
Israéliens et Palestiniens. La guerre en partage, Balland, 2003.
[1]
Bien qu’également critiques du sionisme, les deux hommes ne sont pas parvenus à la même conclusion. Le grand intellectuel palestinien, Edward Saïd, décédé en septembre 2003, avait été parmi les premiers à défendre le partage territorial entre deux États. L’échec des Accords d’Oslo devait l’amener à prôner un État binational, avec une citoyenneté commune pour les Juifs et les Arabes. Militant de la gauche radicale, fondateur du
Gouch shalom (Bloc de la paix), Uri Avnéry est resté, lui, fidèle à l’idée de la co-existence entre l’État d’Israël et un État palestinien.
[2]
L’article a été initialement publié dans
Yediot aharonot. Il a été repris dans un certain nombre de grands quotidiens dont
Le Monde sous le titre « La révolution sioniste est morte », 11 septembre 2003.
[3]
Pour une analyse détaillée des différents courants idéologiques sionistes voir A.
Dieckhoff,
L’invention d’une nation. Israël et la modernité politique, Gallimard, 1993. Une version augmentée est parue en anglais sous le titre
The invention of a nation. Zionist thought and the making of modern Israel, Hurst & New York, Columbia University Press, Londres, 2003.
[4]
Cette distinction est emprunté à C.
Klein dans son
Essai sur le sionisme qui suit sa traduction de l’ouvrage de T.
Herzl :
L’État des Juifs, La Découverte, 1990, p. 156-181.
[5]
Pour une présentation synthétique des débats en français : D.
Vidal,
Le péché originel d’Israël, Éditions de l’Atelier, 1988 ; I.
Greilsammer,
La nouvelle histoire d’Israël. Essai sur une identité nationale, Gallimard, 1998.
[6]
D.
Kretzmer,
The legal status of the Arabs in Israel, Boulder, Westview, 1990, p. 50-75.