Penser l’exode de la société du travail et de la marchandise
André Gorz
Comment sortir du capitalisme ? L’itinéraire intellectuel et politique d’André Gorz est une longue tentative pour répondre à cette question. Depuis les années 1980 et Les chemins du paradis, la révolution de l’information, les transformations du capitalisme et du salariat occupent une place essentielle dans sa réflexion. Misère du présent et L’immatériel, ses deux derniers livres, mettent en exergue l’émergence d’un capitalisme cognitif dans lequel non seulement la création de valeur est déconnectée de la production matérielle, mais aussi où l’automation, l’informatisation et les gains de productivité rendent obsolète le modèle fordiste de mobilisation massive du travail salarié. Dans l’article qui suit, nourri du débat allemand sur le revenu social garanti, il revient sur la dynamique du capitalisme financier et sur les raisons qui permettent de voir dans cette proposition non pas un moyen pour distribuer du revenu monétaire mais – si elle est couplée à une dynamique d’autoproduction — une occasion d’ouvrir des voies à « l’exode de la société du travail et de la marchandise ».
• ● Le capitalisme mort-vivant
• ● Taxe Tobin
• ● L’industrie financière
• ● La crise
• ● Amorcer la rupture
• ● Capital humain
• ● L’appropriation du travail
• ● Autovalorisation ?
• ● Autoproduction high-tech