De l’État de droit à l’état d’Urgence
Gilles Sainati
Il est convenu de qualifier de « dérive sécuritaire » les récentes mesures adoptées ou envisagées par la droite en matière de Justice. Cette « dérive » constitue-t-elle une « droitisation » ? Est-elle récente, ou prend-elle des formes nouvelles ? Y a t-il « rupture » en la matière ? Gilles Sainati nous invite à plus de radicalité et de prudence. Radicalité, car à force de « dérives », ce sont à ses yeux les fondements même de l’État de droit qui sont aujourd’hui remis en cause. Prudence, car cette remise en cause apparaît, dans son récit, comme le fruit d’un processus relativement long et ancien, que la gauche de gouvernement a davantage accompagné que combattu.
• Une « liberté sécurisée »
• Une justice exécutive
• Bureaucratie comportementale
• Technologies de surveillance
• Perspectives
— Lutter contre le terrorisme pour garantir l’approvisionnement en pétrole
— Démanteler le droit social, comme impératif de la mondialisation capitaliste financière
— Assurer l’avènement d’un État sécuritaire, garant du nouvel équilibre économique et social