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Mouvements

2013/1 (n° 73)

  • Pages : 192
  • ISBN : 9782707175717
  • DOI : 10.3917/mouv.073.0054
  • Éditeur : La Découverte

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Dans un article consacré au « plein-emploi [1][1] M. Husson, « Le droit à l’emploi », Nouveaux Cahiers... », l’économiste Michel Husson a eu la gentillesse de regrouper ses critiques contre le revenu inconditionnel (RI). Commençons par écrire que nous partageons avec lui une « démarche de transformation sociale » (sans oublier : et de transition écologique) ainsi définie : « Affirmation du droit à l’emploi, réduction massive du temps de travail, extension du champ de la gratuité. » Là où commence la déception, c’est quand nous listons les critiques adressées au RI : oubli de la question de la reconnaissance sociale, mise en place d’une société dualiste, désincitation au travail, escamotage du financement, recyclage des revenus sociaux, ambiguïté de la place des femmes. Nous rappelons juste que des réponses à ces faux procès ont déjà été maintes fois publiées et que la discussion ne risque guère d’avancer si les « tirs amis [2][2] B. Mylondo, « La ligne de front », Les Z’IndignéEs,... » s’entêtent à les esquiver.

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Foncièrement, qu’est-ce qu’un « emploi » ? S’il est un « mode de reconnaissance sociale et un espace de réalisation » (alors que le travail salarié serait certes un emploi, mais dans un « rapport d’exploitation, de domination et d’aliénation »), nous ne voyons pas pourquoi nous ne pourrions le redéfinir ainsi : activité socialement utile à qui revient une rémunération. À condition 1/de ne pas enfermer l’utilité sociale dans la production, 2/ de « reconsidérer la richesse », 3/de ne pas confiner la rémunération aux salaires (et aux profits) mais de l’ouvrir au « revenu », alors une société dans laquelle, sans condition d’âge et sans contrepartie, « reviendrait » à chacun un RI d’un montant lui procurant les conditions réelles d’une vie décente, une telle société serait bien une société du « plein-emploi ».

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Mais que pouvons-nous répondre à cette ultime rafale : « Enfin le grand point faible des projets de revenu universel est qu’ils visent à étendre le champ de la marchandise, puisqu’ils proposent un revenu sous forme monétaire. Ce point de vue équivaut à une véritable désocialisation. [3][3] M. Husson, « Le droit à l’emploi », Nouveaux Cahiers... » Bigre !

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Premièrement, ce risque n’a jamais été oublié de la part des partisans du RI. C’est pourquoi les objecteurs de croissance avaient forgé l’expression de « dotation inconditionnelle d’autonomie » (DIA) qui incluait dans le RI « une partie versée sous forme de monnaie nationale, une autre partie sous forme de monnaie locale … et une partie sous forme de droits d’accès aux biens communs [4][4] P. Ariès, « Pour un revenu social démonétarisé », Les... ». Cette proposition a, à ce point, avancé qu’aujourd’hui toute proposition décroissante en faveur du RI inclut ces trois parties (et qu’il n’y a même plus lieu de continuer à distinguer entre RI et DIA).

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Il existe, deuxièmement, un lien fondamental entre RI et monnaie locale complémentaire [5][5] Une MLC est l’une des formes que peut prendre une « monnaie... (MLC) : c’est la notion d’« espace écologique ». Certes le « plein-emploi » doit être au cœur d’un projet social(-iste) d’émancipation mais à la condition impérative de sa soutenabilité écologique. Ce qui signifie que toute revendication émancipatrice doit être explicitement encadrée entre un plancher (en dessous duquel commencent l’indécence et l’injustice des conditions réelles de vie) et un plafond (au-delà duquel débute l’irresponsabilité écologique).

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Le RI constitue ainsi le plancher d’un « espace écologique des revenus » dont le plafond est délimité par un revenu (d’un montant) maximal acceptable (le RMA) : car l’une des conditions de la décence est bien la décroissance des inégalités.

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Une MLC peut aussi être définie par un « espace écologique des monnaies » au sein duquel elle circule : entre le plancher de la gratuité (le don comme motivation substantive) et le plafond de la chrématistique (le gain comme moteur de l’activité économique).

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En quoi et comment RI et MLC peuvent-ils s’articuler pour dessiner/ esquisser une autre économie, soutenable donc véritablement sociale et réellement solidaire ?

Reconsidérer l’économie et l’État

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À cause d’une série de convergences dans leurs conditions de faisabilité respectives, une telle articulation ne semble pas impossible. Par exemple, l’inconditionnalité du RI n’exclut pas que les montants puissent varier d’un territoire à un autre : on pourrait très bien imaginer que cette part variable soit précisément versée en monnaie locale et/ou en gratuités. Ainsi, si dans les « capabilités [6][6] Par « capabilité », terme forgé par l’économiste Amartya... » du RI sont inclus un droit d’accès à un type de chauffage (fourni par une régie territoriale de l’énergie) ou un droit à un transport en commun, chacun comprend bien que la fourniture de ces biens et services varie suivant les territoires (à cause du climat, de la géographie, etc.). Dans ce cas, la « relocalisation » effectuée par une MLC peut parfaitement être le vecteur de variation du RI. Bien évidemment, on se rend compte qu’une telle variabilité de la monnaie et du revenu inconditionnel présage un abandon de la centralité de l’État dans une politique de justice sociale. Sans toutefois que cette décentralisation puisse signifier que les difficiles questions de la convertibilité (entre MLC) et de la péréquation (territoriale) sont écartées : simplement, elles seront posées non plus de façon descendante mais ascendante, citoyenne ; à l’échelle des usages et des habitants.

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C’est ce genre de discussions qui fait entrevoir que bien souvent les « tirs amis » viennent en défense d’une position sclérosée par les vieilles (et fausses) solutions à des problèmes toujours posés mais jamais résolus. Pourquoi celui qui critique le salariat continue-t-il de défendre mordicus le travail : ne ferait-il pas bien de proposer une vision élargie (et moins productiviste) de l’utilité sociale ? Pourquoi celui qui souhaite le dépérissement de l’État s’oppose-t-il à toute initiative qui menace sa souveraineté ?

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RI et MLC sont ainsi des projets politiques qui désirent « remettre l’économie à sa place », sans la nier, mais sans consentir à ce qu’elle occupe toute la place, ni même la première. C’est pourquoi, quand il s’agit d’économie, les partisans du RI comme ceux des MLC préfèrent écouter les anthropologues que les « économistes ». Pour le RI comme pour une MLC, le ré-encastrement de l’économique dans le social est une indispensable condition de faisabilité.

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Par exemple, une eSpérience de MLC découvre vite la différence avec l’Euro. Celui-ci est une monnaie potentiellement universelle. L’Euro n’a pas d’odeur, c’est de l’« argent » qui accepte d’être un moyen d’échange n’importe où, avec n’importe qui, pour n’importe quoi. La réappropriation citoyenne d’une MLC passe au contraire par un triple choix : « du qui, du où, du quoi ». Donc une MLC, ce ne sera pas avec n’importe qui mais seulement dans un réseau des prestataires « triés » qui se seront engagés à respecter et pratiquer les valeurs d’une Convention [7][7] Le cœur « éthique » de la Convention de la Mesure,.... Donc une MLC ce ne sera pas n’importe où mais seulement sur un « bassin de vie ». Donc une MLC ce ne sera pas pour n’importe quoi : car ce sont bien les produits échangés et les prestations fournies avec une MLC qui vont lui donner son sens. Une MLC joue ainsi le rôle d’un label qui permet de « reconnaître » quels prestataires et quels utilisateurs acceptent de remettre l’économie au service du social, sans sacrifier leurs responsabilités écologiques.

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Dans le RI, la « reconnaissance » est aussi au cœur de la proposition. Pourquoi se contenter d’un trop modeste « tout travail mérite salaire » ? Car le salaire n’est qu’une espèce de revenu et le travail n’est qu’une espèce d’activité socialement utile parmi beaucoup d’autres. C’est pourquoi le RI suppose que « toute activité mérite revenu », que la reconnaissance sociale ne doit pas être réduite au travail mais doit revenir à toute activité socialement utile. Le RI n’est pas un « revenu pour travailler » : pourquoi continuer à employer le vocabulaire des « travaillistes » alors que nous disposons du vocabulaire pour ne pas confondre travailler, œuvrer et agir [8][8] H. Arendt, Condition de l’homme moderne, Calmann-Lévy,... ? De plus, cette reconnaissance sociale, dans un effort de transition pour sortir d’une société de la valeur-travail, doit s’accompagner non seulement d’une réduction massive du temps de travail mais aussi de la reconnaissance d’un droit au temps partiel, choisi et non contraint.

Qu’est-ce qu’une MLC ?

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Aujourd’hui en France et depuis 2010 fleurissent partout des projets de MLC. À partir de l’initiative de Toulouse, le projet du SOL connaît un renouveau citoyen. Se met conjointement en place un « réseau des MLC » qui œuvre bottom-up, qui est en train d’élaborer un Manifeste et prépare des « Assises des MLC » (pour mai 2013 à Villeneuve sur Lot [9][9] Le site du réseau : http://monnaie-localecomplemen...).

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Une MLC, ce n’est pas de l’« argent », c’est de la « monnaie ». Une monnaie n’est pas vraiment un « outil », c’est une « institution ». Nous devons aux travaux de Karl Polanyi, et plus récemment à ceux de Jean-Michel Servet, d’avoir mis en critique la « fable du troc [10][10] J.-M. Servet, « Le troc primitif, un mythe fondateur... ». Quel porteur de MLC n’a pourtant pas entendu répéter à satiété cette origine fictive de la monnaie à partir du troc : comme si la monnaie devait d’abord faciliter les échanges entre des individus naturellement producteurs de marchandises et qui ne rêvent que de les échanger. Il nous semble que tant qu’un projet de MLC répétera cette fable du troc, il restera dans la confusion de la « monnaie » et de l’« argent ». Tout comme le RI, les projets de MLC obligent à « reconsidérer la société ». Que pouvons-nous vouloir dire si nous déclarons que l’argent veut « faire des échanges » alors que la monnaie veut « faire société » ? Que peut vouloir dire : l’argent peut détricoter les liens sociaux alors qu’une monnaie peut les tisser ?

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Une MLC est « locale ». Comment croire qu’une réappropriation citoyenne de la monnaie serait possible à l’échelle d’un territoire excédant les dimensions d’un « bassin de vie » ? Nous voyons bien, à l’échelle du monde, que plus personne ne comprend ni ne maîtrise les mécanismes de l’argent. La « relocalisation » est la condition de possibilité d’un Faire accessible aux « habitants » d’un territoire.

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Une MLC commence par une « complémentarité » définie par un principe de subsidiarité : en s’adossant à une monnaie officielle [11][11] Qui est aujourd’hui une « monnaie centrale » mais que... (1 MLC = 1 euro), une MLC profite ainsi de la confiance indispensable à sa mise en route. Mais, en même temps, un projet de MLC ne doit-il pas viser à changer le sens de « complémentaire » pour passer de « subsidiaire » à « alternative » ? Dans ce cas, la « ligne d’horizon » d’une MLC n’est pas une « société sans monnaie », seulement une « société sans argent ».

Verser une partie du RI en MLC, quel est l’intérêt ?

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Aujourd’hui pour obtenir des MLC, il faut aller à un « comptoir d’échanges » et « convertir » des euros ; une MLC est donc réservée à ceux qui ont déjà des euros. Tous les projets de MLC se demandent comment éviter ce piège d’un « monopoly éthique entre bobos écolos ». Le versement d’une part du RI en MLC permettrait d’offrir cette ré-appropriation citoyenne à tous les habitants d’un bassin de vie. Et puisqu’une MLC est « affectée » éthiquement, en particulier écologiquement, le RI trouverait ici une évidente portée écologique.

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Mais ce n’est pas tout : un versement du RI en MLC permet d’éviter deux autres écueils. Ne verser le RI : 1/qu’en argent et justifier une critique d’extension du champ de la marchandise ; 2/qu’en gratuités et céder sur deux conditions indésirables : si la répartition se fait par une sorte de « prise sur le tas », alors cela implique une abondance matérielle des ressources qui est écologiquement « insoutenable » ; si, à cause de la rareté, la répartition est contrôlée, cela se fera par une « instance » (dont le modèle aujourd’hui est l’État) qui, peu ou prou, s’arrogera le pouvoir de décider de la nature et de la quantité des besoins propres à permettre à chaque individu non pas simplement de vivre mais de Buen Vivir.

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La compréhension pratique de ce qu’est une MLC – à savoir une institution sociale dans laquelle s’organise le partage des biens et des services entre le plafond de l’« argent » et le plancher de la gratuité – dessine non seulement un espace de socialisation réelle mais aussi un trajet de transition politique : s’il est pragmatique de commencer à verser le RI en trois parts – monnaie commune, monnaie locale, droits d’accès à des biens communs – il est illusoire de croire que la ligne d’horizon du RI vise une démonétarisation du RI pour se ramener à la seule sphère de la gratuité. Même la gratuité a ses limites, même dans l’idéal, le RI devra conserver une part versée en monnaie, en monnaie locale.

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C’est là qu’une réponse relativement facile à formuler est beaucoup plus difficile à justifier : d’une part, parce que la réappropriation citoyenne de la monnaie suppose une exploration buissonnante ; d’autre part parce que, d’ores et déjà, l’auto-compréhension eSpérimentale d’une MLC (par des « habitants » d’un bassin de vie) amène à « reconsidérer » tout un ensemble de notions partagées tant par les défenseurs du « système » que par leurs critiques traditionnels.

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Dès le « premier stade » d’une MLC – quand « complémentaire » signifie « subsidiaire » - il est souhaitable de verser une part du RI en MLC. D’abord pour éviter les pièges de la chrématistique car la conversion des euros en MLC est triplement féconde : relocalisation des échanges, redynamisation économique et écologique d’un territoire, affectation des dépenses de consommation vers des prestataires « reconnus ». Et une MLC peut aussi être « fondante » (à échéance régulière, il faut revalider les coupons de MLC en s’acquittant d’une vignette coûtant un % de la valeur nominale) : une MLC est ainsi privée de tout intérêt à la spéculation.

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Le versement d’une part du RI en MLC à l’ensemble des habitants d’un bassin de vie augmenterait significativement sa « surface économique » et donc la confiance. Du coup, serait accessible le seuil pour enclencher le processus de détachement d’une MLC de la monnaie commune : ce qui revient à viser un deuxième stade – celui où « complémentaire » signifie « alternative ». Même si ce « stade » suppose une articulation à construire avec des rémunérations en temps plutôt qu’en monnaie – pourquoi pas sur le principe des « accorderies » - il n’entraîne pas la chimère d’une société sans monnaie et miraculeusement organisée autour de la seule gratuité.

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Étendre le champ de la gratuité ? Bien sûr que oui puisque c’est celui des biens et des services qu’une société doit garantir à chacun de ses membres. Mais jusqu’où : car deux questions ne cesseront de se poser, l’une sur la quantité et l’autre sur la nature de ces biens et services. 1/Plutôt que de laisser chacun fournir ses réponses ou escompter une abondance illimitée, il semble plus raisonnable de préférer la mise en place d’un processus de délibération collective : lequel, à quelle échelle ? 2/Comment instaurer des zones de gratuité sans connaître précisément la composition de chaque foyer et éviter une intrusion dans la vie privée des individus que le versement du RI en MLC aurait l’avantage de faire disparaître ?

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Nous ne prétendons pas que les MLC résoudraient toutes les objections adressées au RI ; mais nous prétendons que certaines objections seraient moins pénibles si elles ne se facilitaient pas le travail par la caricature et la simplification. Nous souhaitons surtout avoir suggéré qu’en versant une partie du RI en MLC et l’autre en gratuités, 1/nous poursuivions bien une transformation sociale et écologique : plein-emploi, réduction massive et choisie du temps de travail, extension du champ de la gratuité ; 2/nous ne méritions pas le reproche de la « désocialisation » : car si une société sans argent est désirable, une société sans monnaie n’est qu’une chimère.

Notes

[*]

Décroissant-chercheur (Mouvement des objecteurs de croissance), cofondateur du projet de la Mesure.

[1]

M. Husson, « Le droit à l’emploi », Nouveaux Cahiers du socialisme, n° 7, hiver 2012, p. 32-39.

[2]

B. Mylondo, « La ligne de front », Les Z’IndignéEs, n° 3, août 2012, p. 103-105.

[3]

M. Husson, « Le droit à l’emploi », Nouveaux Cahiers du socialisme, n° 7, hiver 2012, p. 37.

[4]

P. Ariès, « Pour un revenu social démonétarisé », Les Z’IndignéEs, n° 3, août 2012, p. 126-129.

[5]

Une MLC est l’une des formes que peut prendre une « monnaie sociale complémentaire ». Elle circule sur un « bassin de vie » sous la forme de coupons-papier, elle est convertible en euro, et généralement elle est « fondante ».

[6]

Par « capabilité », terme forgé par l’économiste Amartya Sen, il faut entendre une capacité (une liberté) à utiliser des biens ou des services afin de choisir son propre mode de vie.

[7]

Le cœur « éthique » de la Convention de la Mesure, la MLC du bassin de vie Romans-Bourg de Péage (26), <http://monnaie-localeromans.org/wp-content/uploads/2012/10/Convention2013_cœur.pdf>.

[8]

H. Arendt, Condition de l’homme moderne, Calmann-Lévy, coll. « Agora », Paris, 1983.

[10]

J.-M. Servet, « Le troc primitif, un mythe fondateur d’une approche économiste de la monnaie », Revue numismatique, 6e série - Tome 157, 2001, p. 15-32.

[11]

Qui est aujourd’hui une « monnaie centrale » mais que nous préférerions être seulement une « monnaie commune ».

Résumé

Français

Le versement d’une part du revenu inconditionnel (RI) en monnaie locale complémentaire (MLC) suffit-il à éviter les pièges de la monétarisation et de la désocialisation que courrait le RI ? Peut-être, à condition de ne pas tomber dans le piège symétrique d’une illimitation de la gratuité, à condition de ne pas jeter le bébé de la monnaie avec l’eau de l’argent. À condition de cadrer toute démarche de transformation sociale dans un espace écologique (défini par un plancher et un plafond). Ce qui est le cas pour le RI (qui est le plancher d’un espace écologique des revenus dont le plafond est le revenu maximum acceptable) ; ce qui est le cas pour une MLC qui s’inscrit entre le plancher du gratuit et le plafond de la chrématistique. À ces conditions, RI et MLC se renforceraient mutuellement : le versement d’une part du RI en MLC permettrait immédiatement à un projet de MLC d’atteindre la taille critique et transférerait au RI toutes les dimensions éthiques d’une MLC.

Plan de l'article

  1. Reconsidérer l’économie et l’État
  2. Qu’est-ce qu’une MLC ?
  3. Verser une partie du RI en MLC, quel est l’intérêt ?

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