Warhol au Soleil levant
Art, sous-culture et production sémiotique
Brian Holmes
La « Factory » d’Andy Warhol, lieu mythique de création collective, cherchait à subvertir la culture normative de la période fordiste avec une production artistique d’en bas, celle des « sous-cultures ». Mais aujourd’hui, la formule warholienne s’avère parfaitement adaptée au régime de production sémiotique du post-fordisme, qui encourage l’interprétation subjective afin d’individualiser le produit de masse. À partir de deux exemples - l’artiste Takashi Muramaki et son équipe au Japon, et le Palais de Tokyo, « site de création contemporaine » en France - l’article montre comment une forme de contrôle biopolitique impérial émerge des échanges commerciaux et culturels entre le Japon, l’Europe et l’Amérique du Nord. L’expression culturelle minoritaire est encouragée, surveillée, rentabilisée. La question se pose : comment subvertir cette forme de contrôle ?
• Miroirs de la réception
• Nouveau japonisme ?