Yukio Mishima : notre homofasciste préféré
James Keith Vincent
L’article commence avec la constatation que le romancier Yukio Mishima est plus connu à l’extérieur du Japon comme écrivain « gay » alors qu’à l’intérieur du Japon il est connu pour ses tendances droitières. La coahabitation inconfortable de l’ « homosexualité » et du « fascisme » dans la figure de Mishima est ensuite discutée comme le symptome d’une tendance plus générale du Japon d’après guerre : appréhender l’« homosexualité » et le « facisme » comme des exemples d’un investissement excessif dans les signes et dans la représentation en tant que tels. Le résultat est que les défenses psychiques contre le facisme empruntent souvent leur énergie à l’homophobie.