Composition de classe en Corée du sud et tournant néolibéral
Joe Jeong Hwan
Cet article entend décrire le changement de la société coréenne après la crise néo-libérale de 1997. La crise économique en Corée a résulté des luttes de classe ouvrière entre 1987 et 1997. Mais elle fut employée comme l’occasion permettant l’approfondissement de la réforme néolibérale et la recomposition du capital. Ce processus paradoxal s’est accompli par un violent licenciement de large envergure, comme dans d’autres pays. Dans ce processus, le premier facteur remarquable est l’attitude apparemment coopératrice du mouvement travailliste progressiste. L’auteur décrit le contexte de décomposition des groupes militants de la classe ouvrière dans les entreprises, mais il s’efforce aussi de cerner une nouvelle recomposition de cette classe ouvrière ainsi que la formation de multitudes autonomes à tous les niveaux de la société coréenne.
• La situation de classe avant la crise économique
• Recomposition du capital et décomposition de classe sous le gouvernement de Kim Dae Jung
• La dynamique de recomposition de la classe ouvrière depuis la crise économique
• Dynamique de la subjectivité sociale en Corée du Sud