Autocontrainte et instance surmoïque : éléments de réflexion sur la référence d’Elias à la psychanalyse freudienne
Sabine Delzescaux
La référence à la psychanalyse a toujours été envisagée par Elias comme un passage obligé, l’œuvre de Freud, auquel il avait envoyé en 1939 un exemplaire du Procès de civilisation, revêtant pour lui une grande importance. Pour autant, ses emprunts à la pensée freudienne restent difficiles à cerner particulièrement en ce qui concerne sa conception de l’autocontrainte. Qu’en est-il, par exemple, de sa référence à la deuxième topique des instances de la personnalité et de sa référence, plus particulièrement, au concept de surmoi ? Comment Elias, autrement dit, se réapproprie-t-il cet héritage ? Telle est l’interrogation à laquelle nous nous efforçons d’apporter des éléments de réponse dans cet article.Mots-clés :
autocontrainte, procès de civilisation, surmoi, idéal du moi, régulation des pulsions, historicisation.
Referring to psychoanalysis has always been considered by Elias as a binding passage, Freud’s works – he had, in 1939, supplied Freud with a copy of « Civilization process » – being of great importance to him. Yet, it remains difficult to determine his borrowing of the Freudian thinking, especially as concerns his conceiving of self-constraint. And what about, for instance, his reference to the second topic of personality agencies, and more particularly his reference to the super ego concept ? In other words : how does Elias readapt this heritage ?
Such is the questioning to which we do our best to contribute with some answering elements in this article.Keywords :
self-constraint, civilization process, super ego, ego ideal, drive’s regulation, historicization.
• L’autocontrainte dans la théorie du processus de civilisation
• Le concept de surmoi dans la psychanalyse freudienne
• Historicisation de la topique freudienne des instances de la personnalité
• Bibliographie