2003
Outre - Terre
La Russie vue d'ailleurs
La Chine et la Russie
Yang Baoyun
professeur à la Faculté des relations internationales, université de Pékin.
Les relations entre ces deux grands voisins que sont la Chine et la Russie ne
datent pas d’hier. Pour des raisons d’ordre intérieur et aussi du fait de la conjoncture internationale, les relations sino-soviétiques se sont détériorées dans les
années 1960-1980. Mais avec la fin de la guerre froide et la désintégration de
l’Union soviétique, elles se sont rapidement améliorées. En 1992, la Russie et la
Chine signaient une déclaration conjointe sur les fondements de leurs relations
bilatérales ; en 1996, elles ouvraient une nouvelle phase dans ce rapprochement
en établissant un partenariat stratégique. Depuis lors, les relations sino-russes
n’ont cessé de se développer avec une démilitarisation massive de la frontière et
le règlement, en avril 1999, de presque tout le différend frontalier.
[1] Russie et
Chine se sont entendues sur des mesures de confiance mutuelle, s’engageant à ne
pas employer l’arme nucléaire en premier ; partant, les missiles stratégiques
respectifs ne sont plus tournés sur le territoire de l’autre partie.
À la veille d’entrer dans le XXI
e siècle, les dirigeants chinois et russes ont
décidé de renforcer leur coopération stratégique. Lors de la visite du Président
Poutine en juillet 2000 à Pékin, les deux présidents ont élaboré un projet de
traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération, lequel a été signé un an plus
tard, en juillet 2001, lors de la visite du président Jiang Zemin en Russie.
Comme l’a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois :
« le traité traduit l’aspiration commune des deux peuples au maintien d’une
amitié qui se transmet de génération en génération ; le développement des relations amicales sino-russes dans tous les domaines correspond non seulement
aux intérêts des deux peuples, mais favorise également la sauvegarde de la paix,
de la stabilité et du développement sur les plans régional et mondial
[2] ».
Communiqué auquel faisait écho la déclaration de l’ambassadeur de Russie
à Pékin, Igor Alexeïevitch Rogachev, indiquant que le traité entré en vigueur le
28 février 2002 après ratification des deux parlements « constituait le fondement juridique du partenariat entre les deux pays
[3] ». La signature de ce traité
marque ainsi une étape significative dans l’évolution des relations sino-russes.
Le président russe a effectué du 1er au 3 décembre 2002 une visite officielle
en Chine, laquelle a débouché sur la signature d’une nouvelle « Déclaration
conjointe » engageant les deux États sur la voie non seulement du partenariat,
mais également de la coordination. L’enjeu pour le XXIe siècle : élargir le
dialogue politique, approfondir la compréhension et la confiance mutuelles,
renforcer la coopération bilatérale et surtout participer en commun à la résolution des problèmes régionaux et internationaux. Reste à préciser le contenu.
Le développement des relations bilatérales
Coopération stratégique
Les dirigeants chinois et russes ont renforcé, ces dernières années et sur la base
des intérêts communs, la coopération stratégique, en particulier dans le domaine
de la sécurité. Un système efficace de rencontres et de consultations régulières
a été mis en place à différents niveaux, ainsi que des comités de coopération
spécifiques : entre les chefs d’État, les Premiers et vice-Premiers ministres et
même les différents ministres et spécialistes des deux pays. Pendant la récente
visite du président Poutine à Pékin, les deux chefs d’État ont réaffirmé leur
volonté d’intensifier le dialogue, de renforcer les mécanismes de consultation et
d’élever leur niveau de confiance mutuelle dans les domaines politique et militaire.
Au fondement de ces développements : le non-alignement, la non-confronta-tion et l’instauration de relations d’un type nouveau qui ne sont dirigées contre
aucun pays tiers. Un dernier point qui permet ainsi de rassurer ceux qu’inquiète
un tel renforcement des relations sino-russes. Comme le séparatisme menace déjà
gravement l’intégrité territoriale et la sécurité de la Russie comme de la Chine, les
deux pays ont décidé de s’entraider concrètement dans la lutte contre les mouvements de cette nature. La partie russe a réaffirmé que le gouvernement de la République populaire est le seul gouvernement légitime de la Chine, Taïwan formant
une partie inaliénable du territoire chinois, qu’elle n’établirait donc ni relations ni
échanges officiels avec l’île. De plus, elle reconnaît le Tibet comme partie intégrante du territoire chinois. En contrepartie, la Chine soutient la Russie dans les
efforts déployés contre les séparatistes terroristes tchétchènes. De surcroît, les
deux pays empêcheront l’installation sur leurs territoires respectifs d’organisations et de groupes ayant pour objectif de porter atteinte à la souveraineté et à la
sécurité de l’autre partie et ils interdiront toute activité aux groupes de cet ordre
déjà existants.
La coopération militaire, soit pour l’essentiel les ventes d’armes, est une
partie importante du partenariat stratégique entre les deux pays. La Chine, qui
souhaite améliorer sa défense et maintenir son intégrité territoriale, est l’un des
premiers clients de l’industrie d’armement russe. Des achats d’armes qui redonnent une bouffée d’oxygène, en Russie, au complexe militaro-industriel et plus
généralement à l’industrie lourde. Les problèmes subsistant entre la Chine et la
Russie devront être résolus dans les plus brefs délais. Par exemple, les ministères
des Affaires étrangères des deux pays doivent rapidement mettre fin au problème
de la délimitation de la frontière dans les deux zones encore en suspens
[4], les
conditions les plus favorables pour en fixer le tracé étant actuellement réunies.
Relations économiques et commerciales
Outre l’armement qui occupe une place importante dans leurs échanges
commerciaux, les deux pays ont développé une coopération dans les hautes
technologies (exemple de l’exploration spatiale), l’électronique, les télécommunications et l’énergie nucléaire. La construction des deux tranches ( 1.000 MW
chacune) de la centrale nucléaire Tianwan
[5] est ainsi bien engagée. Selon l’ambassadeur russe à Pékin, les échanges commerciaux entre la Chine et la Russie
ont dépassé les 10 milliards de dollars US en 2001 et pourraient atteindre les
12 milliards en 2002
[6]. Reste à les développer, ce qui implique d’améliorer les
services commerciaux en instaurant une coopération financière (banques et
assurances) et aussi de renforcer les liens entre les petites et moyennes entreprises. Comme l’ont rappelé les deux chefs d’État lors la visite du président
russe en Chine, la mise en œuvre des projets d’oléoduc et de gazoduc déjà
conclus entre les deux pays
[7] devrait intervenir à brève échéance.
Collaboration dans d’autres domaines
Chine et Russie souhaitent également resserrer leurs liens dans le domaine
social : éducation, culture, santé, sport. Le 5 décembre 2002 un comité conjoint
chargé de promouvoir la coopération sino-russe en ces matières a été inauguré
par le vice-Premier ministre chinois Li Lanqing et son homologue russe Valentina Matviyenko. Pareille structure à un niveau aussi élevé permettra que soit
mieux planifié et organisé le travail commun. Au cours d’une première session
les deux parties ont déjà signé cinq documents
[8]. De plus, afin de populariser la
coopération entre les deux pays, la Chine et la Russie s’engagent à la développer au niveau local. Ainsi le président Jiang Zemin a-t-il dit pendant sa visite à
Sotchi que les échanges et la coopération au niveau local constituaient un
élément important des relations bilatérales, une déclaration hautement appréciée
par les autorités russes
[9].
Coopération internationale et régionale
Coordination des positionnements stratégiques
La Chine et la Russie ont de plus en plus d’intérêts communs. Et elles appellent
de leurs vœux un monde multipolaire, d’où la résistance, chez l’une comme
l’autre, à une hégémonie de l’hyperpuissance américaine. Toutes deux sont
fortement attachées au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures
des États, comme sur Taïwan et la Tchétchénie. De plus, les deux pays ont des
points de vue similaires en matière de désarmement, de non-prolifération
d’armes de destruction massive et de transport de produits sensibles. C’est pourquoi ils ont réaffirmé vouloir consolider leur coordination bilatérale dans les
domaines diplomatique et sécuritaire.
Chine et Russie estiment que la coexistence harmonieuse, la diversité des
États et la démocratisation des relations internationales contribuent au renforcement de la paix et de la stabilité mondiales. Elles soulignent que le recours à des
moyens politiques et diplomatiques, au dialogue et à la négociation doit devenir
la norme internationale de résolution des conflits régionaux. Elles soutiennent
par exemple que le problème irakien ne pourra trouver de solution complète et
définitive que par des moyens politiques et diplomatiques, sur les bases du strict
respect des résolutions du Conseil de sécurité. Au Moyen-Orient, elles sont
préoccupées par le conflit israélo-palestinien qui se prolonge et demeurent
convaincues de ce que le recours à la force ne résoudra pas les différends; seule
une solution politique répondant aux intérêts de tous et faisant coexister Israël
et Palestine en tant qu’États dans la sécurité de frontières reconnues permettra
que la confrontation soit liquidée. Les deux parties sont aussi d’accord pour
résoudre le problème du nucléaire nord-coréen par la négociation pacifique, tout
en exigeant que soit dénucléarisée la péninsule coréenne.
Coopération au sein des organismes régionaux et internationaux
Non seulement la Chine et la Russie ont des points de vue identiques ou similaires sur de nombreuses questions internationales et régionales, mais elles
insistent toutes deux sur l’importance des organismes internationaux ou régionaux dans la résolution des problèmes. Elles œuvrent à l’établissement d’un
nouvel ordre international, démocratique et rationnel, estimant l’une comme
l’autre que l’ONU et son Conseil de sécurité doivent jouer un rôle clé dans les
questions d’importance majeure. La Chine et la Russie sont disposées à coopérer dans le cadre de l’ONU; elles soutiennent que l’ONU est le principal instrument à même d’assurer la sécurité et la coopération dans un monde multipolaire
et que son rôle doit donc être renforcé. Les deux pays cherchent à cette fin à en
améliorer l’efficacité, notamment celle du Conseil de sécurité.
Les deux pays ont également effectué des progrès importants dans la promotion de la coopération régionale, notamment au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). En avril 1996, Chine, Russie, Kazakhstan, Kirghizstan
et Tadjikistan se rencontraient une première fois à Shanghai, s’engageant à renforcer leur coopération dans tous les domaines, en particulier la lutte contre les
mouvements terroristes, séparatistes et intégristes présents sur leurs différents
territoires, tout en respectant scrupuleusement l’indépendance et l’intégrité territoriale des signataires. Le 15 juin 2001, l’Ouzbékistan rejoignait le groupe et les
présidents des six républiques signaient la Déclaration de l’Organisation de
coopération de Shanghai; les ministres de la Défense de ces six pays se réunissaient au même moment. En juin 2002, les chefs d’État des six pays membres de
l’OCS signaient la Charte de cette organisation, la dotant ainsi d’un fondement juridique solide. Il est possible que l’OCS devienne un centre d’influence politique,
économique et financière (notamment en matière d’investissements), tout comme
un forum permettant de multiplier les échanges entre les civilisations d’Europe et
d’Asie, en d’autres termes un élément vital et positif dans la promotion d’un
monde multipolaire. La Chine et la Russie considérant cet organisme comme une
plate-forme pour leur coopération, singulièrement au plan stratégique.
Au fur et à mesure du développement des relations de la Chine avec l’Association des nations du sud-est asiatique (ASEAN ), et surtout depuis la création de
la Zone de libre échange Chine-ASEAN, la Russie a manifesté une volonté de
développer ses échanges avec cet organisme et la Chine a promis de l’aider
[10].
Par ailleurs, en tant que membre nouveau de l’Organisation mondiale du
commerce (OMC ), la Chine soutient les efforts de la Russie pour intégrer cet
organisme.
Lutte contre le terrorisme
Depuis le 11 septembre, la situation internationale s’est profondément modifiée
et compliquée. Les défis non-traditionnels comme le terrorisme transnational
font planer une menace sérieuse sur la paix et la sécurité mondiales. La Chine
et la Russie considèrent le terrorisme comme un ennemi commun. Mais le
11 septembre aux États-Unis, et la prise d’otages du 23 octobre 2002 à Moscou
ont clairement démontré qu’un seul pays ne peut à lui tout seul tenir tête à pareil
désastre et qu’une coopération internationale est donc indispensable. Les deux
pays ont à cet effet décidé de renforcer leur coopération dans ce domaine.
Comme le rappelle l’ambassadeur de Russie à Pékin : « le soutien mutuel entre
Russie et Chine [… ] arrive à point nommé et une équipe antiterroriste russochinoise a déjà commencé à travailler »
[11]. Les 23-24 décembre 2002, cette
équipe antiterroriste sino-russe s’est réunie pour la troisième fois à Pékin, de
façon à accélérer la mise en place concrète de la coopération au « Turkestan
oriental » et en Tchétchénie. On a de nouveau insisté sur le rôle de l’ONU dans
la lutte contre le terrorisme, rappelant une opposition commune à la pratique du
« double critère » – introduisant une sélection entre les cibles, selon qu’ils s’agit
d’ennemis ou non de l’Occident – par certains États
[12]. Les deux pays poursuivent également leur collaboration antiterroriste dans le cadre de l’OCS, appuyant
les efforts de cet organisme en matière de coopération régionale, de coordination de la lutte contre le terrorisme, le séparatisme et l’extrémisme, tout en le
consolidant.
Difficultés potentielles
Bien que les relations sino-russes se soient développées de manière significative, il existe encore un certain nombre de freins, réels ou potentiels. Tout
d’abord une certaine méfiance compte tenu de l’histoire récente. De plus, l’économie chinoise a connu, durant les deux dernières décennies, un essor particulièrement rapide, renforçant d’autant la puissance de la Chine, alors qu’en
Russie la situation était plus difficile. La Russie, qui se sent dès lors en état d’infériorité, est donc plus réticente quant à une coopération bilatérale plus poussée,
sans quoi ces développements auraient été plus rapides et plus efficaces. Par
exemple l’inquiétude devant un voisin plus puissant, tant sur le plan économique que sur le plan militaire, fait que les armes russes vendues à la Chine ne
sont pas les plus modernes et s’avèrent fréquemment d’une qualité inférieure à
celles destinées à l’Inde. Pour empêcher une entreprise publique de Chine
d’acheter des actions émises par les complexes pétroliers russes, la Douma a
même voté précipitamment une loi interdisant aux sociétés d’État étrangères de
participer à la privatisation de grandes entreprises russes. Lors de la visite du
Premier ministre japonais en Russie le 9 janvier 2003, les deux pays ont
annoncé la construction en commun d’un oléoduc transsibérien dont le tracé ne
traverserait pas le nord-est de la Chine : terminus sur le rivage russe du Pacifique. Même si des projets de coopération en matière d’oléoduc et de gazoduc
conclus entre la Chine et la Russie devraient être mis sous peu en œuvre, et si
ceux-ci stimuleront le développement des relations économiques et commerciales jusque-là nettement en retrait sur les relations politiques.
Une méfiance et des hésitations de la partie russe qui se manifestent encore
plus au plan local. Les gouverneurs de l’Extrême-Orient russe se plaignent
d’une « invasion » par des immigrés d’origine chinoise, alors que la plupart
d’entre eux sont des ouvriers et paysans qualifiés, qui sont allés travailler en
Russie à la demande d’entreprises et même d’organismes gouvernementaux, et
qu’ils ont fortement contribué au développement économique de ces régions.
D’où des relations locales qui progressent beaucoup moins vite que les relations
d’État à État.
Mais optimisme de rigueur
Je suis par ailleurs plutôt optimiste quant à l’avenir des relations sino-russes.
Cela fait tout d’abord déjà plus d’une décennie qu’elles se développent. L’évolution des situations internationale et intérieure a démontré aux deux pays la
nécessité d’une coopération stratégique. Au fur et à mesure qu’avancent la
mondialisation et le combat antiterroriste, il devient indispensable de procéder
à une coordination régulière des positions aux plans international, régional et
même bilatéral. Les progrès économiques de la Chine offrent des opportunités
aux entreprises russes ; côté chinois, les équipements, technologies et matières
premières provenant de Russie comptent également beaucoup. Bref les intérêts
communs continueront de resserrer des liens entre les deux pays.
De surcroît, le sommet de l’appareil d’État joue ici un rôle décisif. Le XVIe
congrès du Parti communiste chinois a renouvelé la direction chinoise ; peu de
temps après, le président Poutine s’est rendu en visite officielle à Pékin où il a
rencontré M. Hu Jingtao, le nouveau Secrétaire général du Comité central du
PCC. Les deux dirigeants affirmant une volonté de promouvoir le développement
des relations sino-russes ; ils se sont aussi entretenus amicalement par téléphone
à la veille de l’an 2003. De bonnes relations personnelles qui ne peuvent que
bénéficier au développement des relations entre les deux États.
Comme la Chine et la Russie ont enfin déclaré à plusieurs reprises que leur
partenariat stratégique ne visaient aucun pays tiers et n’empêchaient pas non
plus les deux parties de développer des relations avec des tiers, il n’existe aucun
motif valable pour que quiconque s’oppose à leur avancée.
[1]
La longueur de la frontière sino-russe est d’environ 4 200 km. 98 % du tracé ont été juridiquement délimités par les deux pays de 1991 à 1994. Un relevé des 2 % restant a été effectuéen 1999.
[2]
Agence Xinhua, « Chine/Russie : le partenariat de coopération stratégique fonctionne selon
la porte-parole du ministère des A.E. », 20 juin 2001.
[3]
« Développement des relations sino-russes : sur la voie du partenariat et de la coordination »,
Agence Xinhua, 1
er décembre 2002.
[4]
Ces idées figurent clairement dans la
Déclaration conjointe publiée par la République
populaire de Chine et la Fédération de Russie, signée par les deux chefs d’État le 2 décembre
2002 à Pékin.
[5]
Elle se trouve à Lianyungang, ville de la province du Jiangsu, au bord de la mer Jaune.
[6]
« Développement des relations sino-russes sur la voie du partenariat et de la coordination »,
Agence Xinhua, 1
er décembre 2002.
[7]
« Déclaration conjointe publiée par la République populaire de Chine et la Fédération de
Russie »,
Agence Xinhua, 2 décembre 2002.
[8]
« Chine-Russie : renforcement de la coopération bilatérale »,
Agence Xinhua, 6 décembre
2002.
[9]
« La Chine et la Russie promouvront la coopération au niveau local »,
Agence Xinhua,
10 juin 2002.
[10]
Zaobao (Journal du Matin), Singapour, 4 décembre 2002.
[11]
« Développement des relations sino-russes sur la voie du partenariat et de la coordination »,
Agence Xinhua, 1
er décembre 2002.
[12]
Les Chinois reprochent aux États-Unis de tenir un double langage : ceux-ci demandent à
la Chine de coopérer sur la sécurité, mais vendent dans le même temps des armes à Taïwan;
cf. le discours de Wang Yi, vice-ministre des Affaires étrangères chinois à Munich,
Agence
Xinhua, 6/02/2002 (n.d.l.r.).