Outre-Terre
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I.S.B.N.2749201713
320 pages

p. 141 à 147
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La fin de l'occident

no 5 2003/4

2003 Outre - Terre La fin de l'occident

Géopolitique de l’anglosphère

John Laughland journaliste au Mail on Sunday, DEA Le Monde au Temps Présent.
Le courant qui domine dans l’administration Bush, c’est le néo-conserva-tisme. Cette mouvance pour l’essentiel de journalistes, de politiques et de conseillers est née d’une réaction de certains démocrates, dans les années 1970, au refus d’adopter une attitude plus agressive contre le communisme. Les néo-conservateurs ont rejoint les républicains lors de l’élection de Ronald Reagan et sont depuis lors restés à droite, voire à l’extrême droite de l’échiquier politique. Leur influence est déterminante.
Les différences entre néo-conservatisme et conservateurs traditionnels sont nombreuses. Les néo-conservateurs sont surtout connus pour leur soutien à une politique étrangère musclée et interventionniste. S’opposant ainsi aux tendances plutôt isolationnistes des conservateurs qui se revendiquent souvent du président Woodrow Wilson. On les entend fréquemment dire que les États-Unis ont pour mission historique d’exporter la démocratie ; une affirmation en tout cas formulée dans la Stratégie de Sécurité Nationale Américaine publiée par la Maison-Blanche en septembre 2002. Un messianisme qui explique en partie l’alliance de ces juifs athées, pour beaucoup, avec les intégristes chrétiens dont le pouvoir dans l’administration commence avec le Président lui-même.
On ne rougit plus, dans ce milieu, d’utiliser le terme d’« empire américain [1] ». Avec divers arguments à cette fin dont le plus saisissant reste le constat d’un état de nature anarchique (Hobbes) au sein du système international : seule la force des Américains pourra y imposer de l’ordre. Les deux jumeaux terribles du néo-conservatisme, William Kristol et Robert Kagan, ont réitéré plusieurs fois cette idée, reprochant par exemple dans un article clé de 1996 un manque de volonté politique à instaurer « une hégémonie bienveillante des États-Unis » susceptible de faire obstacle à l’effondrement de l’ordre international [2]. Comble du mauvais goût, l’annonce à Noël 2002 par le Center for Security Policy, un think-tank notoire, d’une « paix par la force américaine dans le monde ». Bref, pour les néo-conservateurs qui furent les disciples du philosophe allemand Leo Strauss, émigré à Chicago, ce qui compte, c’est la force [3]. D’où le traitement constant du « leadership » et du pouvoir dans leurs écrits, comme le livre d’Eliot Cohen ou l’ouvrage célèbre de Robert Kagan, Of Paradise and Power [4], la morale ne constituant ici plus qu’une « superstructure » hypocrite.
Autre élément qui distingue le néo- du paléoconservatisme : le premier est produit par des intellectuels urbains de Washington alors que le second vient plutôt du sud campagnard, avec des bases plus provinciales, traditionnellement méfiantes à l’égard de tout ce qui émane de la capitale. D’où le surnom légèrement injurieux donné à Pat Buchanan, le héraut du paléoconservatisme, de « Pitchfork (fourche) Pat ». Les néo-consevateurs plaident pour des dépenses, surtout dans le domaine militaire, par l’État, voire même un retour au dirigisme. L’une de leurs principales vedettes, l’éditorialiste David Brooks, s’en est même pris aux « conservateurs » accusés d’avoir bradé une « grandeur nationale » avec laquelle il veut renouer. On accuse ici surtout les électeurs de droite, avec leur scepticisme viscéral vis-à-vis de Washington, et non les libéraux, d’avoir miné la politique étrangère musclée dont ces idéologues rêvent [5]. Au point que l’écrivain israélien Ari Shavit a pu affirmer que la guerre en Irak avait été décidée par « 25 à 30 personnes [6] ». Alors que les conservateur traditionnels, au contraire de ce minuscule groupe, perçoivent dans le gouvernement fédéral une menace pour la liberté des États, se réfèrent plutôt au « bon sens » de l’Américain moyen du Midwest et aux représentants d’un certain « pays réel » que les « néo » considéreraient avec condescendance [7].
Une divergence qui s’explique par les racines à gauche, voire à l’extrême gauche du néo-conservatisme. Les artisans de cette « cabale » ont en effet tous commencé leur carrière à gauche ou à l’extrême gauche [8]. Le père fondateur du courant, Irving Kristol, écrivait en 1983 être toujours fier d’avoir adhéré en 1940 à la Quatrième Internationale et d’avoir contribué à New International et Partisan Review [9]. Deux autres fondateurs, Norman Podhoretz et James Burnham furent également communistes. Max Kampelman était objecteur de conscience en 1942 et refusa (sans doute convaincu par l’argument troskiste de l’équivalence entre les deux impérialismes, hitlérien et américano-capitaliste) de combattre l’Allemagne nazie. Richard Perle, connu sous le surnom de « prince des ténèbres » – caractère occulte de son influence– qui se trouve au cœur de tous les réseaux de pouvoir, un personnage froid, est resté électeur du parti démocrate; et il fut parachuté dans les années 1970 au cabinet du sénateur démocrate bien connu « Scoop » Jackson [10]. Autres néo-conservateurs qui viennent de la gauche, Nathan Glazer, Seymour Lipset et Daniel Bell [11]. (Même phénomène, au demeurant, au Royaume-Uni où deux des faucons les plus durs de la presse londonienne, Melanie Phillips et Stephen Pollard, connus pour l’extrémisme de leurs commentaires, viennent clairement de la gauche.)
C’est sous la présidence de Ronald Reagan que les néo-conservateurs ont quitté les démocrates au début des années 1990. Surtout caractérisés par un anticommunisme viscéral – l’anti-stalinisme du troskisme– ils ont été progressivement frustrés par la mollesse du parti démocrate, surtout sous Carter, vis-à-vis de l’« empire du mal ». Très proches d’Israël et du Likoud, les néo-conserva-teurs regardaient également d’un mauvais œil les velléités de compréhension démocrates pour la cause palestinienne. Voilà pourquoi Pat Buchanan les accuse de placer les intérêts d’Israël au-dessus de ceux des États-Unis. Ce qui relève évidemment pour partie de la manœuvre politique : les néo-conservateurs bellicistes reprochent aussi un manque de patriotisme à leurs adversaires plus isolationnistes [12]. Des néo-conservateurs sont plus vulnérables, de fait, à ce reproche, car un des éléments extraordinaires qui qualifient le courant, c’est que plusieurs de ses représentants ne sont pas du tout américains.
Parmi les émigrés qui militent pour l’extension de leur patrie d’adoption, on retrouve les personnalités suivantes : Michael Ignatieff, professeur à Harvard, Canadien d’origine russe ; David Frum, également Canadien, ancien conseiller du président Bush et auteur de l’« axe du Mal » ; toujours Canadien, né en Uruguay, Charles Krauthammer, journaliste au Washington Post, dont le fauteuil roulant ne fait qu’accentuer l’image de « Docteur Folamour » ; Mark Steyn, encore Canadien, éditorialiste régulièrement publié sur les deux rives de l’Atlantique dans la presse du grand baron Conrad Black, obligé lui aussi de se faire naturaliser Britannique en 2001 parce que le Premier ministre de son pays, Jean Chrétien, avait mobilisé une antique loi interdisant la nomination de ce ressortissant à la Chambre des lords pour se venger d’un des ses critiques les plus véhéments; Dinesh d’Souza, commentateur de renom qui prône avec jouissance l’idée d’un retour au bon vieux temps de l’impérialisme triomphant est né aux Indes [13]. Paul Johnson, l’historien britannique qui écrivait en 2001 que la réponse au terrorisme était le colonialisme [14] rejoint dans cette nostalgie son compatriote Andrew Sullivan, sujet britannique et rédacteur en chef de l’hebdomadaire The New Republic à New York, qui combine cette passion viscérale pour toutes les aventures militaires des États-Unis avec une homosexualité affichée et, très paradoxalement, un ferme attachement à la foi catholique. Je me souviens très bien de Sullivan qui présidait les séances de l’Oxford Union Society en queue de pie et cravate blanche, avec un ours en peluche sous le bras par référence à Sebastian Flyte, le héros du roman d’Evelyn Waugh, Brideshead Revisited. Autre néo-conservateur de choc qui plaide explicitement pour un empire américain, Max Boot né en Russie [15]. Rôle décisif, dans ce contexte, que celui de John O’Sullivan, ancien conseiller de Margaret Thatcher, Britannique résidant aux États-Unis depuis plus d’une décennie ; ce parfait représentant d’une cohérence entre conservateurs anglais et républicains américains a été le fondateur et co-président de la New Atlantic Initiative où les néo-conservateurs se forment et qui plaide pour une communauté de vues entre les deux rives de l’Atlantique du même coup moins large que la Manche [16]; il est également ancien rédacteur en chef de la National Review, l’un des principaux organes de presse du courant. Successeur de John Sullinan, qui dirige maintenant l’agence United Press International, à I a NAI, un certain Radek Sikorski, ex-étudiant d’Oxford, citoyen britannique, ancien ministre polonais de la Défense et collaborateur au moins occasionnel des services secrets anglais.
La campagne d’Irak a par contre ouvert à nouveau les vannes de la francophobie toujours latente dans les discours américain et britannique. Rien de tel, en effet, qu’une bonne brouille avec Paris pour renforcer la position affaiblie d’un Tony Blair qui s’en est largement servi après que Jacques Chirac eut annoncé un veto français contre toute résolution de l’ONU légitimant la guerre. Londres lâcha alors ses « chiens de guerre » et il est monnaie courante chez les néo-conservateurs britanniques et américains d’affirmer que la France porte seule la responsabilité de la guerre pour s’y être opposée. Des anathèmes du 10, Downing Street à faire rougir Margaret Thatcher pourtant fort peu francophile. Le journaliste William Shawcross, ancien gauchiste, fils de Sir Hartley Shawcross, procureur à Nuremberg, a été désigné par Channel 4 pour mener, avec une joie évidente, le procès médiatique de la turpitude morale et de la vénalité du président français. Une chaîne incarnant le politiquement correct et qui se prête à une émission aussi vulgaire et aussi xénophobe, voilà qui démontre à quel point les États-Unis sont devenus l’utopie des libéraux britanniques.
Certains commentateurs prônent désormais ouvertement une alliance ou une fusion d’États anglophones. Ce qui s’est de fait produit avec l’invasion de l’Irak en mars 2003 : troupes américaines, britanniques et australiennes. Depuis qu’un ministre l’a évoquée au congrès du parti conservateur en 1996, l’idée d’une adhésion de la Grande-Bretagne à l’Accord de libre-échange nord-américainest devenue populaire dans les milieux conservateurs eurosceptiques. Elle est aussi chère à Lord Black qui pèse en Angleterre, au Canada et en Israël qu’à John Hulsman de l’Heritage Foundation à Washington qui a proposé en janvier 2000 que l’axe anglo-américain se transforme en socle d’une alliance économicopolitique essentiellement anglophone, mais à vocation mondiale. Article de foi dans les milieux anti-européens et très répandu : le monde « anglo-saxon » partage, à la différence des fédéralistes européens favorables au dirigisme, les valeurs du libre-échange et de l’anti-étatisme. Hulsman propose que l’ALENA soit élargie et rebaptisée en Free Trade Association tout court, c’est-à-dire sans référence à un quelconque espace géographique. Mais il ajoute, convaincu de la supériorité du modèle économique anglo-américain, que l’organisation compterait un nombre disproportionné de membres anglophones à court et moyen terme [17]. Le politiste britannique David Conway étant du même avis : les nations anglophones sont par définition « libérales », tandis que le « continent » européen est dirigiste, socialiste et potentiellement totalitaire [18]. C’est encore le journaliste américain James C. Bennett qui a une rubrique hebdomadaire intitulée « anglosphère » et explique régulièrement pourquoi et comment le Royaume-Uni, le Canada et les États-Unis doivent fusionner pour United Press International [19]. Son livre sur le sujet doit sortir en septembre 2003.
L’enthousiasme pour l’empire américain chez des non américains s’expliquerait selon Jet Heer par un constat historique : le projet impérial, dans l’histoire universelle, ne vient pas toujours du centre ; le rêve impérialiste est souvent nourri à la périphérie, par ceux à qui l’empire donne précisément une place dans un contexte plus vaste [20]; il suffit de citer les précédents d’Alexandre le Grand et de Napoléon ; et puis les deux premières victimes de la campagne irakienne n’étaient-ils pas, parmi quelque 31 000 autres, deux soldats nés respectivement au Guatemala et au Mexique et morts pour un pays où ils n’avaient donc pas le droit de vote [21].
Un soutien à l’« anglosphère » qui repose souvent sur des liens familiaux entre dirigeants britanniques et américains. Le concept était par exemple cher à Winston Churchill dont la mère était américaine et dont l’« Histoire des Peuples anglophones » constitue une référence [22]. Mais ici, les droits d’auteur appartiennent probablement à un certain Clarence K. Streit qui proposa en 1939 une « Union Fédérale des Démocraties de l’Atlantique Nord [23] » ; cette union comprenait les États-Unis et le Commonwealth (Canada, Afrique du sud, Nouvelle-Zélande, Australie et Irlande), mais aussi la France, la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, le Danemark, la Norvège, la Suède et la Finlande. Chez Hulsman, l’association mondiale inclut par contre certains pays non anglophones qui ont fait le leur pour l’essentiel le modèle anglo-américain : Hong-Kong, Bahrein, Chili, Israël, Singapour, Danemark, Estonie et République tchèque.
Certains théoriciens du complot, aux États-Unis, se méfient beaucoup de ce genre d’internationalisme. il y aurait là une « prise en otage » de la politique étrangère américaine par une cabale d’Américains anglophiles formés au prestigieux Institut Rhodes d’Oxford ; un plan occulte de la perfide Albion pour récupérer, par le biais d’un empire mondial ou à tout le moins atlantique, les colonies américaines rebelles [24]. Et le politiste américain Caroll Quigley, favorable à l’idée, chante lui les louanges d’un « réseau anglophile, essentiellement composé de banquiers, qui aurait infiltré le Département d’État et des organismes puissants comme le Council of Foreign Relations et dont le but serait le gouvernement du monde, comme en témoigne le simple fait que Clinton ait étudié à Oxford grâce à une bourse de la Fondation Rhodes et qu’il soit par la suite devenu membre du fameux Council [25] !
Inconvénient de ces théories du complot, elle présentent comme occulte des phénomènes tout à fait publics. Quand le Congrès américain décide de décerner à Anthony Blair sa médaille d’honneur pour soutien aux États-Unis dans la guerre contre l’Irak – dernier récipiendaire, Winston Churchill– ceci ne fait qu’illustrer la réalité de l’axe anglo-américain. L’establishment britannique est de toute façon convaincu depuis Suez que tout éloignement des positions américaines entraînerait un désastre pour le Royaume-Uni. Les Américains, pour leur part, sont vraiment reconnaissants à Blair pour le soutien à outrance dont il a fait preuve et sa rupture avec Jacques Chirac [26].
Idée chère à certains Britanniques depuis la décolonisation et même avant : les Anglais d’après l’empire auraient vis-à-vis des Américains le même rôle que les Grecs en face des Romains et continueraient de leur tenir de référence culturelle [27]. Nombreux sont en effet les Britanniques, au moins dans le monde politicomédiatique, pour qui la vocation nationale du Royaume-Uni, c’est l’impérialisme libéral, soit l’alignement inconditionnel sur l’expansionnisme américain. Il y a là maintenant un réflexe, tant l’idée s’est répandue, que les rivalités entre les deux establishments n’y changent rien. Avec la dernière guerre du Golfe, Blair a définitivement abandonné son projet central de constituer un « pont « entre les deux rives de l’Atlantique et opté de façon parfaitement claire pour les États-Unis contre la France et l’Allemagne. L’entrée de la Grande-Bretagne dans l’euro semble désormais exclue, tout comme celle d’une politique étrangère et d’une défense commune. Winston Churchill n’avait pas eu tort de le prophétiser au général de Gaulle : « Rappelez-vous ceci, mon Général, entre l’Europe et le grand large, nous choisirons toujours le grand large ! »
 
NOTES
 
[1] Cf. Michael Burden, « The Burden », New York Times Magazine, 5 janvier 2003.
[2] Cf. « Towards a Neo-Reaganite Foreign Policy », Foreign Affairs, juillet-août 1996.
[3] Cf. Shadia Drury, Leo Strauss and the American Right, St. Martin’s Press, New York, 1999.
[4] New York, Alfred Knopf, 2003.
[5] « A Return to National Greatness : Manifesto for a lost Creed », The Weekly Standard, mars 1997. Et Franklin Foer, « Great Escape : How Bill Kristol ditched conservatism », The New Republic, 28 mai 2001.
[6] Cf. Ari Shavit, « White Man’s Burden », Ha’aretz, 5 avril 2003.
[7] Cf. par exemple Tom Fleming, « America’s flailing Francophobes », Chronicles, 13 mars 2003 (qui se conclut sur un « Vive la France ! »).
[8] Pat Buchanan n’hésite pas à employer le terme de cabale dans The American Conservative, 24 mars 2003.
[9] Reflections of a neo-conservative, New York, Basic Books, 1983, p. 4.
[10] Cf. « The Making of a Neoconsevative », interview avec Ben Wattenberg, PBS, 14 novembre 2002.
[11] Cf. John Ehrman, The Rise of Neo-Conservatism : intellectuals and foreign affairs ( 1945-1994), Yale University Press, 1995, p. 47.
[12] Cf. surtout l’attaque de David Frum contre les paléo-conservateurs, « Unpatriotic Conservatives : A War against America », National Review, 7 avril 2003.
[13] Cf. Dinesh d’Souza, « In praise of American Empire », Christian Science Monitor, 26 avril 2002.
[14] Cf. Paul Johnson, « The answer to terrorism ? Colonialism », The Wall Street Journal, 9 octobre 2001.
[15] « The Case for American Empire », The Weekly Standard, 15 octobre 2001.
[16] Site internet hhttp :// www. aei. org/ research/ nai/ projectID. 11/default.asp
[17] Cf. « The World Turned Right-Side Up : A New Trading Agenda for the Age of Globalization », Heritage Lecture 653,24 janvier 2000.
[18] Cf. David Conway, Classical liberalism, The Unvanquished Ideal, St. Martin’s Press, 1995.
[19] hhttp :// www. upi. com/ results. cfm ? Keywords-Anglosphere@ STARTROW=1
[20] Cf. Jet Heer, « Operation Anglosphere », Boston Globe, 23 mars 2003.
[21] Cf. « Casualty lists highlight thousands of non-citizens serving in the army », Deborah Kong, Associated Press, 3 avril 2003.
[22] Cf. Winston Churchill, A History of the English Speaking Peoples, Londres, Cassell, 1956-1958.
[23] Texte intégral sur internet à http :// www. constitution. org/ aun/ union_now. htm
[24] Par exemple http :// www. pushhamburger. com/ nov_pearl. htm
[25] Cf. Caroll Quigley, Tragedy and Hope : The History of the World in Our Time, New York, Macmillan, 1966. Et le compte rendu par Robert W. Lee dans The New American Magazine 7. Même si Rhodes voulait certainement diffuser son impérialisme dans des pays comme les États-Unis et l’Allemagne.
[26] Alors que le Premier ministre britanniqueavait tenté d’effectuer, en 1997, un virage à 180 degrés en politique étrangère sur la base d’un rapprochement avec Paris, après tant d’années de mauvaises relations anglo-européennes sous les conservateurs.
[27] le secrétaire d’État américain Dean Aheson pensant au contraire et à juste titre que Londres avait perdu un empire sans retrouver un rôle.
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[3]
Cf. Shadia Drury, Leo Strauss and the American Right, St. M...
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[4]
New York, Alfred Knopf, 2003. Suite de la note...
[5]
« A Return to National Greatness : Manifesto for a lost Cre...
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[6]
Cf. Ari Shavit, « White Man’s Burden », Ha’aretz, 5 avril 2...
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[7]
Cf. par exemple Tom Fleming, « America’s flailing Francopho...
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[8]
Pat Buchanan n’hésite pas à employer le terme de cabale dan...
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Reflections of a neo-conservative, New York, Basic Books, 1...
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[10]
Cf. « The Making of a Neoconsevative », interview avec Ben ...
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[11]
Cf. John Ehrman, The Rise of Neo-Conservatism : intellectua...
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[12]
Cf. surtout l’attaque de David Frum contre les paléo-conser...
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[13]
Cf. Dinesh d’Souza, « In praise of American Empire », Chris...
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[14]
Cf. Paul Johnson, « The answer to terrorism ? Colonialism »...
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[15]
« The Case for American Empire », The Weekly Standard, 15 o...
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[16]
Site internet hhttp :// www. aei. org/ research/ nai/ proje...
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[17]
Cf. « The World Turned Right-Side Up : A New Trading Agenda...
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[18]
Cf. David Conway, Classical liberalism, The Unvanquished Id...
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[19]
hhttp :// www. upi. com/ results. cfm ? Keywords-Anglospher...
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[20]
Cf. Jet Heer, « Operation Anglosphere », Boston Globe, 23 m...
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[21]
Cf. « Casualty lists highlight thousands of non-citizens se...
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[22]
Cf. Winston Churchill, A History of the English Speaking Pe...
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[23]
Texte intégral sur internet à http :// www. constitution. o...
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[24]
Par exemple http :// www. pushhamburger. com/ nov_pearl. ht...
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[25]
Cf. Caroll Quigley, Tragedy and Hope : The History of the W...
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