Outre-Terre
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I.S.B.N.2749201713
320 pages

p. 297 à 319
doi: en cours

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Psychanalyse et géopolitique

no 5 2003/4

2003 Outre - Terre Psychanalyse et géopolitique

Chronologie : « Les États-Unis depuis 2000 »  [*]

Avril 2003
14 avril 2003 Chute de Tikrit en Irak, ville bastion de Saddam Hussein
Après la prise de contrôle par les forces britanniques de la ville de Bassorah, au sud de l’Irak, le 8 avril, celle de Kirkouk au nord par les forces kurdes appuyées par les forces spéciales américaines, le 10 avril, la ville de Mossoul, également au Kurdistan irakien, tombe le 11, où un accord pour une capitulation sans combats intervient entre les commandants irakiens de l’armée régulière et les États-Unis. Le 14, la ville de Tikrit, au nord de Bagdad, ville natale de Saddam Hussein et d’où sont originaires la plupart des dirigeants du régime irakien, tombe aux mains des forces américaines, qui rencontrent peu de résistance. Avec la chute de Tikrit, dernière des grandes villes irakiennes à passer sous contrôle anglo-américain, s’achève l’essentiel de l’offensive militaire Liberté de l’Irak, 26 jours après son lancement. Des affrontements entre factions arabes et kurdes continuent cependant à Mossoul.
9 avril 2003 Prise de Bagdad en Irak par les forces américaines
Après la prise de contrôle, le 4 avril, de l’aéroport international près de Bagdad, les chars et blindés américains entrent le 5 dans Bagdad par le sud-ouest. Le 7, après d’intenses bombardements aériens sur la ville, et notamment sur une cible où sont censés se trouver Saddam Hussein et ses fils, les blindés américains s’emparent de plusieurs palais présidentiels. Le 8, l’hôtel Palestine où loge la presse est bombardé, deux journalistes sont tués et trois blessés. Le 9, les chars américains arrivent sur la place Al-Ferdaous, où la statue de Saddam Hussein est renversée avec l’aide d’une centaine d’Irakiens. La plus grande partie de Bagdad est alors contrôlée par les forces américaines. La population se livre à des scènes de pillages à grande échelle.
9 avril 2003 Réunion de l’onu sur la question nucléaire nord-coréenne : New York
Ces consultations à huis clos au sein du Conseil de sécurité sont convoquées suite à la saisine par l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) en février 2003 des violations par le régime nord-coréen de ses obligations dans le domaine nucléaire. La Corée du Nord a en effet redémarré à l’automne 2002 sa centrale nucléaire de Yongbyon, expulsé les inspecteurs de l’AIEA et annoncé le 10 janvier 2003 son retrait du TNP (Traité de non-prolifération nucléaire). Les États-Unis souhaitaient lors de ce débat à l’ONU voir la Corée du Nord condamnée pour ce retrait unilatéral, estimant que le problème relève de la communauté internationale. Mais la Chine et la Russie s’y opposent, considérant le dossier strictement américanonordcoréen, et aucune mesure concrète n’est prise à l’issue de la réunion.
7-8 avril 2003 Sommet sur l’Irak entre George W. Bush et Tony Blair :
Belfast (Irlande du Nord)
À l’issue de ses entretiens avec le premier ministre anglais, le président américain se déclare pour la première fois prêt à accorder à l’ONU une responsabilité politique « aux côtés de la coalition » dans la mise en place du processus de transition en Irak après la guerre. La déclaration commune affirme que « les Nations unies ont un rôle vital à jouer dans la reconstruction de l’Irak » et soutient la création d’une « administration transitoire dirigée par les Irakiens jusqu’à l’établissement d’un gouvernement permanent par le peuple irakien ». Sur le Moyen-Orient, autre thème du sommet, George Bush se dit résolu à faire appliquer la « feuille de route », plan de paix international par étapes prévoyant d’ici à 2005 la création d’un État palestinien. Le président américain apporte également son soutien à Tony Blair sur le dossier nord-irlandais, demandant aux responsables catholiques et protestants d’adopter le plan de relance des accords de paix de 1998.
1er -3 avril 2003 Tournée du secrétaire d’État américain Colin Powell en Europe, à propos de l’Irak
Il se rend d’abord à Ankara où il rencontre notamment son homologue turc, Abdallah Gul, auprès de qui il obtient une assistance logistique de la Turquie pour le ravitaillement des forces américaines déployées dans le nord de l’Irak. Il est le 3 avril à Bruxelles où des entretiens avec ses homologues de l’Union européenne, de l’OTAN ainsi qu’avec le chef de la diplomatie russe Igor Ivanov, font apparaître des divergences sur l’après-guerre en Irak. Alors que les Européens souhaitent voir l’ONU tenir une place centrale dans la reconstruction et la transition politique en Irak, Colin Powell évoque un simple « partenariat » pour l’organisation et souligne que la coalition américano-britannique qui mène les combats entend garder le rôle principal.
Mars 2003
27 mars 2003 Démission du président du Conseil américain de défense, Richard Perle
Partisan convaincu de la guerre en Irak qu’il a contribué à mettre en œuvre, il est mis en cause pour conflit d’intérêts entre ses activités de conseiller à la fois auprès du Département de la défense et auprès des sociétés d’armement.
20 mars 2003 Lancement de l’opération américano-britannique « Liberté de l’Irak »
Plusieurs séries de raids et de bombardements frappent plusieurs sites dans la capitale irakienne une heure après l’expiration de l’ultimatum lancé par Washington à Saddam Hussein pour qu’il quitte l’Irak. Des missiles sont tirés à partir de navires stationnés dans le Golfe, en mer Rouge et en Méditerranée. Dans la soirée, les forces terrestres américaines et britanniques pénétrent en Irak depuis le Koweit avec blindés et artillerie enserrant la ville irakienne d’Oum Qasr, à la frontière avec le Koweit. De nombreux raids aériens visent Bagdad et ses environs les jours suivants, Bassorah dans le sud de l’Irak, Mossoul dans le nord ainsi que la région de Kirkouk, ville située dans le Kurdistan irakien. De violents combats ont lieu à Nassiriah située au sud-est de Bagdad.
20 mars 2003 La Turquie autorise le survol de son territoire par l’aviation américaine
Le parlement adopte par 332 voix pour, 202 voix contre et une abstention, sur les 535 députés présents, une motion ouvrant l’espace aérien du pays « à des éléments aériens armés étrangers » pour « une possible opération militaire » contre l’Irak voisin. Le Parlement vote également pour l’envoi de soldats turcs dans le nord irakien pour faire échec à toute tentative par les Kurdes irakiens de proclamer leur indépendance en cas d’éclatement de l’Irak.
17 mars 2003 Ultimatum du président américain George W. Bush au dirigeant irakien Saddam Hussein
Alors que les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Espagne ont retiré, faute de consensus et en raison d’une menace de veto français, leur projet de résolution de l’ONU qui aurait donné le feu vert à une guerre en Irak, George W. Bush lance dans un discours télévisé à la nation un ultimatum au dirigeant irakien. Il lui donne 48 heures pour quitter son pays, sous menace de guerre. Le 18, Saddam Hussein rejette l’ultimatum. Tous les inspecteurs en désarmement de l’ONU quittent l’Irak à destination de Chypre. Kofi Annan annonce la suspension du programme « Pétrole contre nourriture » et le retrait du personnel de la MONUIK (Mission d’observation des Nations unies pour l’Irak et le Koweït) déployé à la frontière entre les deux pays.
16 mars 2003 Sommet entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Espagne sur l’Irak :
Lajes (Portugal)
Alors que des centaines de milliers de personnes manifestent le 15 mars à travers le monde contre une intervention armée en Irak, et que le même jour, la France, l’Allemagne et la Russie, lancent un « appel solennel » commun pour éviter la guerre et poursuivre les inspections, le président américain George W. Bush et les premiers ministres anglais, Tony Blair et espagnol, José Maria Aznar, hôtes du premier ministre portugais, José Manuel Durao Barroso, se retrouvent pour un sommet aux Açores et annoncent une « ultime » tentative de faire avaliser par l’ONU un ultimatum qui autorise l’usage de la force contre l’Irak.
7 mars 2003 Rapports d’étape des inspecteurs du désarmement de l’Irak à l’ONU :
New York
Alors que le 5 mars, la France, l’Allemagne et la Russie ont réaffirmé dans une déclaration leur opposition à une intervention militaire contre l’Irak, et leur refus d’une deuxième résolution au Conseil de sécurité de l’ONU qui légitimerait la guerre, et à laquelle ils pourraient opposer leur veto si elle était mise aux voix, Hans Blix et Mohammed El Baradei, chefs des inspecteurs du désarmement de l’Irak, présentent leurs rapports respectifs devant le Conseil de sécurité. Ils affirment que l’Irak s’est montré « actif », dans sa coopération avec les inspecteurs au cours du mois dernier, citant en exemple le coup d’envoi des opérations de destruction des missiles Al Samoud 2, et le début des entretiens privés avec les scientifiques irakiens. Hans Blix prévient, toutefois, que même si cette attitude de l’Irak se maintient, il faudra des mois encore pour régler les principales questions de désarmement en suspens.
1er mars 2003 Le Parlement turc vote contre le déploiement de troupes américaines sur son territoire
La motion en faveur d’un déploiement américain, dans l’éventualité d’une guerre contre l’Irak, est proposée par le gouvernement turc. 264 députés votent pour le déploiement, 250 votent contre et 19 s’abstiennent. Elle recueille donc moins de la majorité des voix des députés présents lors du vote et cela malgré la position des militaires turcs en faveur du déploiement. Le 6 février 2003, le Parlement avait donné son feu vert par 308 voix contre 193 à la modernisation par les États-Unis de ses bases aériennes et de ses ports.
Février 2003
24 février 2003 Projet de résolution à l’ONU sur l’Irak déposé par le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Espagne : New York
Relevant la « violation patente » de ses obligations de désarmement complet par l’Irak, le texte affirme que Bagdad « n’a pas saisi la dernière possibilité qui lui était offerte par la résolution 1441 » pour se soustraire à de « graves conséquences », c’est-à-dire une guerre. Parallèlement, le 24 février, la France, l’Allemagne et la Russie, soutenus par la Chine publient un mémorandum proposant un échéancier précis pour des inspections renforcées comme alternative au recours aux armes. Le 7 mars, un amendement est apporté au texte du projet de résolution donnant à l’Irak jusqu’au 17 mars pour se conformer à ses obligations. Le 17 mars, les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Espagne retirent, faute de consensus, le projet de résolution.
15 février 2003 Manifestations dans le monde contre la guerre en Irak
Quelque dix millions de personnes participent à des manifestations contre la guerre en Irak, dans le monde et notamment en Europe. En Grande-Bretagne, où le Premier ministre Tony Blair est partisan de la guerre aux côtés des États-Unis, plus d’un million de personnes défilent à Londres. En Italie et en France ce sont respectivement près de trois millions de personnes et plusieurs centaines de milliers qui se mobilisent. Aux États-Unis, à New York, une coalition d’environ 200 associations pacifistes rassemble une centaine de milliers de personnes près du siège des Nations unies. L’Amérique latine, l’Asie et le Moyen-Orient connaissent également de nombreux rassemblements.
14 février 2003 Nouveaux rapports des inspecteurs du désarmement de l’Irak à l’ONU :
New York
Pour Hans Blix, chef de la CCVINU (Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations unies), la coopération avec Bagdad a progressé ces dernières semaines, mais L’Irak n’a pas rendu compte de nombreux armements prohibés et de matériel. Pour Mohamed El Baradei, directeur de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique), les inspecteurs n’ont pas découvert d’activité nucléaire interdite en Irak et un renforcement des moyens d’inspection est prévu. Tous les deux demandent plus de temps pour poursuivre leur tâche, ralliant à leur cause douze des quinze membres permanents du Conseil de sécurité, les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Espagne restant favorables à une opération militaire.
10 février 2003 Triple veto à l’OTAN sur l’aide à la Turquie en cas de conflit avec l’Irak :
Bruxelles
L’Allemagne, la Belgique et la France opposent leur veto, lors de la réunion des 19 ambassadeurs des pays membres de l’OTAN, aux mesures demandées par les États-Unis pour sécuriser la Turquie en cas d’attaques venues de l’Irak. La Turquie est le seul pays allié qui ait une frontière avec l’Irak et invoque l’article IV du Traité fondateur de l’organisation selon lequel les Alliés doivent se consulter dès lors qu’un pays estime sa sécurité menacée. Paris, Berlin et Bruxelles préconisent une solution pacifique à la crise irakienne et considèrent qu’accepter ces demandes ferait entrer prématurément l’OTAN dans une « logique de guerre ». Le 16 février, un accord est finalement conclu au sein du Comité des plans de défense qui rassemble l’ensemble des États membres de l’organisation, à l’exception de la France, autorisant la planification de mesures pour protéger la Turquie, concernant principalement le déploiement à titre préventif de batteries de missiles antimissiles Patriot et d’avions-radars Awacs.
5 février 2003 Discours du secrétaire d’État américain Colin Powell sur l’Irak à l’ONU :
New York
Il dresse devant le Conseil de sécurité un bilan des preuves accumulées du refus de l’Irak de coopérer avec le processus de désarmement de l’ONU. Photos satellites et enregistrements de conversations entre responsables irakiens à l’appui, Colin Powell fait une énumération des armements prohibés de l’Irak, des manœuvres de ce dernier pour « tromper » les inspecteurs de l’ONU et de ses liens avec l’organisation terroriste Al Qaida. À l’issue du discours, les réactions des membres du Conseil de sécurité sont diverses : pour certains gouvernements, parmi lesquels figurent les plus proches alliés militaires des États-Unis, dont la Grande-Bretagne, le réquisitoire de Colin Powell prouve de manière convaincante que l’Irak représente une menace. Mais pour d’autres, tels que la France, l’Allemagne, la Chine et la Russie, hostiles à toute intervention militaire contre Bagdad, ces révélations appellent surtout une intensification des inspections de l’ONU sur le terrain.
Janvier 2003
30 janvier 2003 Dans une lettre commune, 8 dirigeants européens appellent au soutien du président George Bush dans la crise irakienne
Cinq États membres de l’Union européenne (Danemark, Espagne, Italie, Grande-Bretagne, Portugal) et trois pays en cours d’intégration (Hongrie, Pologne, République tchèque) marquent ainsi leurs divergences par rapport à l’accord du 28 janvier 2003 entre les quinze États membres qui soutenait la poursuite des inspections de l’ONU en Irak. Ils affichent aussi leurs distances à l’égard de la position de l’Allemagne et de la France sur une question majeure de politique étrangère et de défense. 28 janvier 2003 Discours sur l’état de l’Union du président George W. Bush
Dans le contexte de guerre annoncée si l’Irak n’accepte pas de renoncer à toute arme nucléaire et de destruction massive et alors que le bilan des inspections de l’ONU semble mitigé, le Président demande au Conseil de Sécurité de se réunir le 5 février pour examiner les informations dont disposent les États-Unis, celles-ci concernant également les liens de Saddam Hussein avec Al Qaida. Il aborde par ailleurs dans son message la crise économique proposant d’appliquer dès cette année les réductions d’impôts prévues pour 2004 et 2006. Sur le plan social, il demande au Congrès d’approuver son initiative en faveur des actions caritatives religieuses et du bénévolat et une aide spéciale à l’Afrique et aux Caraïbes pour la lutte contre le Sida.
27 janvier 2003 Présentation des rapports des chefs des inspecteurs de l’ONU en Irak, devant le Conseil de sécurité
Hans Blix, président de la CCVINU (Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations unies) et Mohamed El Baradei, directeur de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) dressent un bilan mitigé de deux mois d’inspections en Irak, jugeant que Bagdad n’a « pas véritablement accepté de coopérer ». Ils demandent un délai de plusieurs mois pour mener à bien leur mission et répondre à de nombreuses questions toujours sans réponse, demande soutenue par la plupart des membres du Conseil de sécurité.
7 janvier 2003 Présentation d’un plan de soutien à l’économie américaine par le président Bush
D’un montant de 674 milliards de dollars sur dix ans, ces mesures qui seront débattues au Congrès compenseront la suppression de l’impôt sur les dividendes des entreprises, les baisses d’impôts déjà votées en 2001 et une aide à la recherche d’emploi pour les chômeurs.
Décembre 2002
17 décembre 2002 Début de mise en place du système de défense antimissile aux États-Unis
Prévue pour être opérationnelle en 2004-2005, la première phase de déploiement du bouclier américain antimissiles consiste dans l’installation de dix intercepteurs sur chacune des deux bases concernées en Alaska et en Californie, de vingt intercepteurs embarqués, ainsi que d’un réseau de satellites en orbite et de radars.
5 décembre 2002 Accord de coopération militaire entre les États-Unis et le Canada
Cet accord prévoit la création d’un Groupe de planification binational dans le cadre du NORAD (North American Aerospace Defense Comand) chargé de répondre aux attaques terroristes et à toute autre menace contre le continent Novembre 2002 25 novembre 2002 Loi créant un ministère de la sécurité aux États-Unis
Elle s’inscrit dans le cadre du plan américain de mobilisation contre les attaques terroristes, en réaction aux attentats du 11 septembre 2001. L’objectif de cette loi concerne la coordination des services fédéraux chargés de la sécurité du territoire, sous l’autorité du ministre Tom Ridge, nommé le même jour.
8 novembre 2002 Résolution 1441 de l’ONU sur le désarmement de l’Irak : New York
Présentée par les États-Unis et la Grande-Bretagne, après deux mois de discussions entre les membres du Conseil de sécurité, la résolution est adoptée à l’unanimité. Soulignant que l’Irak continue de violer les précédentes résolutions de l’ONU, le Conseil décide de lui donner « une dernière chance de s’acquitter des obligations en matière de désarmement qui lui incombent » et « d’instituer un régime d’inspection renforcé » en Irak où l’accès à tous les sites y compris présidentiels, devra s’effectuer sans restriction. L’Irak dispose de trente jours pour faire « une déclaration à jour, exacte et complète sur tous les aspects de ses programmes de mise au point d’armes chimiques, biologiques et nucléaires, de missiles balistiques et d’autres vecteurs ». Le Conseil enfin avertit l’Irak de « graves conséquences » s’il continue à « manquer à ses obligations ». Le 13 novembre, l’Irak annonce qu’il accepte sans réserve la résolution 1441. Le 18 novembre, les inspecteurs en désarmement de l’ONU, dirigés par Hans Blix, président de la CCVINU (Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations unies) arrivent à Bagdad pour le début de leur mission.
5 novembre 2002 Élections législatives et locales aux États-Unis
Ces élections intervenant à mi-mandat présidentiel (mid-term), marquent un net succès pour le président Bush, les Républicains reprenant le contrôle du Sénat avec 51 sièges sur 100, et gardant la majorité à la Chambre des représentants avec 227 sièges contre 203 pour les Démocrates. Malgré quelques succès comme la reprise de l’Illinois, les Démocrates détiennent 22 postes de gouverneurs contre 24 pour les Républicains, 36 des 50 postes ayant été soumis à renouvellement.
Octobre 2002
16 octobre 2002 La Corée du Nord reconnaît développer secrètement des armes nucléaires
Cette déclaration de Pyongyang suite à des indices rapportés par l’émissaire américain James Kelly lors de sa visite en Corée du Nord du 3 au 5 octobre 2002 annule de facto l’accord cadre de 1994 signé entre la Corée du Nord et les États-Unis. Cet accord prévoyait le gel du programme nucléaire coréen en échange de la fourniture par plusieurs pays, de deux réacteurs à eau légère destinés à des activités civiles. 11 octobre 2002 Vote du Congrès américain autorisant le recours à la force armée contre l’Irak : Washington
La résolution qui intervient en période préélectorale, recueille l’assentiment d’une majorité de démocrates et obtient 296 voix contre 133 à la Chambre des représentants et 77 voix contre 23 au Sénat. Le texte permet l’intervention des États-Unis dans le cadre d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU et pour défendre la sécurité nationale.
11 octobre 2002 Attribution du Prix Nobel de la Paix à Jimmy Carter : Oslo
L’ancien président américain Jimmy Carter fut le principal artisan des accords de Camp David de 1978-1979. Cette attribution « peut et doit aussi être interprétée comme une critique de la politique de l’administration actuellement au pouvoir aux États-Unis à l’égard de l’Irak », déclare le président du Comité Nobel.
Septembre 2002
12 septembre 2002 Les États-Unis décident de réintégrer l’Unesco
Le président George W. Bush qui annonce lors de la 57e Assemblée générale des Nations unies cette décision de rejoindre l’Unesco, déclare marquer l’engagement des États-Unis « en faveur de la dignité humaine ». Les Éats-Unis s’étaient retirés de cette organisation en 1984 sous la présidence de Ronald Reagan, pour protester contre la gestion de l’organisme.
30 août 2002 Confirmation de la condamnation des États-Unis par l’omc dans le différend l’opposant à l’Union européenne sur les aides américaines aux exportations
L’Arbitre confirme le jugement du 14 janvier 2002 de l’Organe d’appel de l’OMC concernant le différend euro-américain sur le traitement fiscal des sociétés de vente à l’étranger (FSC, Foreign Sales Corporations) et autorise l’Union européenne à taxer ses importations en provenance des États-Unis pour un montant de 4,043 milliards de dollars, sanction la plus lourde jamais infligée par l’OMC.
24 juin 2002 Plan du Président Bush sur le Moyen Orient
Dans ce plan, le président américain demande le remplacement de Yasser Arafat à la tête de l’Autorité palestinienne et appelle les Palestiniens à élire des dirigeants qui ne soient pas compromis dans le terrorisme, démarche pouvant permettre aux états-Unis de soutenir la création d’un état palestinien provisoire.
13 juin 2002 Le Traité antimissiles balistiques (ABM) devient caduc
Signé entre les États-Unis et l’URSS le 26 mai 1972, le traité a été dénoncé le 13 décembre 2001 par le président américain George W. Bush, car il empêchait le déploiement d’un bouclier antimissile sur le territoire américain prévu après 2004-2005. Le Pentagone lance la construction d’un site test pour le nouveau système de défense antimissile (MD ) dès le 15 juin.
Mai 2002
30 mai 2002 Réforme du FBI mis en cause après les attentats du 11 septembre aux États-Unis
Elle porte sur un accroissement des moyens d’action et la création d’un bureau de coordination avec la CIA, les enquêtes menées parallèlement par le ministère de la Justice et par une mission parlementaire conjointe ayant mis en évidence les défaillances des différents services de renseignement.
24 mai 2002 Traité de désarmement nucléaire entre les États-Unis et la Russie : Moscou
Le Traité signé par le président américain George W. Bush et le président russe V. Poutine, vise à réduire de deux tiers les arsenaux nucléaires stratégiques russe et américain, d’ici à 2012, ramenant le nombre d’ogives nucléaires pour chaque pays à une fourchette située entre 1 700 et 2 200, contre plus de 6 000 actuellement, chacun demeurant libre de détruire ou simplement stocker ces armes. Une commission bilatérale de suivi est créée. Le Traité doit être ratifié par le Congrès américain et par le Parlement russe pour entrer en vigueur.
13 mai 2002 Loi américaine d’aide à l’agriculture augmentant les subventions de près de 80% sur 10 ans
Adoptée à six mois des élections de novembre (mid-term), avec l’accord des Républicains et des Démocrates, elle porte sur un montant de 190 milliards de dollars. Apparaissant comme une nouvelle atteinte au libéralisme après la taxation des importations d’acier, elle suscite de vives protestations tant de la part de l’Union européenne, que du Canada et du Mexique, partenaires des États-Unis au sein de l’ALENA et de l’OCDE.
5-7 mai 2002 Visite aux États-Unis d’Ariel Sharon, premier ministre israélien :
Washington
Lors de ses entretiens avec le président Bush, il exprime son refus d’envisager pour l’instant un État palestinien mais demande une réforme de l’Autorité palestinienne et notamment la création d’une force de sécurité unifiée. Cinquième visite d’Ariel Sharon, elle est interrompue comme la précédente par un attentat à Tel-Aviv.
Mars 2002
20 mars 2002 Loi sur le financement électoral aux États-Unis
Alors que le financement des élections a fait l’objet de projets de loi successifs depuis des années, l’adoption de celui-ci par le Congrès est facilitée par le scandale autour de la faillite d’Enron. La loi limite les contributions privées des groupements d’intérêt collectif au financement des campagnes des partis (soft money) qui avaient atteint près de 500 millions de dollars lors des élections 2000, mais relève le plafond des donations faites directement aux candidats (hard money).
9 mars 2002 Plan de relance de l’économie après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis
Annoncé par le Président Bush le 3 octobre 2001, il porte sur le déblocage de crédits d’un montant de 60 à 75 milliards de dollars, ces mesures devant s’ajouter aux 40 milliards d’aide d’urgence pour New York et aux 15 milliards pour les compagnies aériennes, déjà votés. Il fait l’objet d’un vif débat au Congrès, la majorité démocrate du Sénat critiquant par ailleurs l’ampleur des baisses d’impôts prévues. Le plan voté le 8 mars et signé par le Président le 9, prévoit finalement une enveloppe de 42 milliards de dollars et le doublement de la durée d’indemnisation des chômeurs.
5 mars 2002 Instauration de taxes à l’importation d’acier aux États-Unis
Les mesures protectionnistes (droits de douane de 20 à 30% et quotas) mises en place par l’administration Bush, sur demande des sidérurgistes américains, suscitent de vives protestations de la part des pays exportateurs. Le 7 mars, l’Union européenne dépose une plainte auprès de l’OMC.
Février 2002
21 février 2002 Assassinat au Pakistan du journaliste américain Daniel Pearl
Correspondant du Wall Street Journal enlevé le 23 janvier à Karachi, il enquêtait sur les milieux islamistes extrémistes. Le 21 février, une cassette vidéo tournée par les assassins confirme sa mort.
17 février 2002 Début d’une opération militaire américaine aux Philippines dans le cadre de la lutte antiterroriste
Les conseillers américains doivent aider l’armée philippine à lutter contre le groupe Abou Sayyaf et contre l’implantation de groupes liés au réseau Al-Qaida d’Oussama Ben Laden, dans le Sud à majorité musulmane de l’archipel. Cette opération intervient après l’arrestation le 15 janvier à Manille, d’Al-Gozi, Indonésien spécialiste en explosifs du groupe Jemaah Islamiyah.
4 février 2002 Hausse des dépenses militaires dans le budget américain pour 2003
Le projet présenté par le président George W. Bush comporte un déficit de 80 milliards de dollars pour un total de 2130 milliards de dollars. Les crédits de la défense qui augmentent de 13,7% sur 2002, s’élèvent à 379 milliards de dollars, 38 milliards de dollars supplémentaires étant consacrés à la protection du territoire. Novembre 2001 13 novembre 2001 Décret autorisant le jugement de terroristes par des tribunaux militaires spéciaux américains
Signé par le Président Bush, il vise expressément la mise en place de procédures secrètes et spéciales pour juger les terroristes du réseau Al Qaida. La décision suscite un vif débat aux États-Unis et sur la scène internationale.
6 novembre 2001 Élection du républicain Michael Bloomberg à la mairie de New York
Milliardaire et fondateur de l’agence d’information financière qui porte son nom, il succède à Rudolph Giuliani et bénéficie du capital de sympathie accumulé par celui-ci après l’attentat contre les tours du World Trade Center, le 11 septembre 2001. Les démocrates Mark Warner et Jim McGreevey sont respectivement élus aux postes de gouverneurs des États de Virginie et du New Jersey.
Octobre 2001
26 octobre 2001 Loi antiterroriste aux États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001
Adoptée le 24 octobre par la Chambre des représentants, le 25 par le Sénat (par 98 voix contre 1), et signée le 26 par le président Bush, elle prévoit l’allongement à sept jours de la détention provisoire des étrangers en situation irrégulière, la surveillance des communications par téléphone ou sur Internet et des réseaux de financement. Elle suscite des critiques de la part des associations de défense des droits et libertés publiques.
7 octobre 2001 Début des frappes aériennes américaines et britanniques en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis
Vingt-six jours après les attentats, les forces américaines et britanniques bombardent les camps d’entraînement de l’organisation d’Oussama Ben Laden, AlQaida, en Afghanistan, ainsi que les centres de commande et l’aviation des Talibans. Des manifestations de protestation contre ces frappes ont lieu au Pakistan, en Iran, en Egypte, en Indonésie et à Gaza. Des commandos américains opèrent sur le terrain à partir du 19 octobre. Les bombardements se poursuivent après la prise de Kandahar par les combattants de l’Alliance du Nord et la chute du régime taliban le 7 décembre, mais les forces d’intervention ne parviennent pas à localiser Oussama Ben Laden ni le Mollah Omar qui pourraient avoir quitté le pays début décembre.
5 octobre 2001 Cas de contamination au bacille de l’anthrax aux États-Unis
Les médias sont d’abord visés par des courriers infestés et un photographe décède le 5 octobre à Boca Raton (Floride). Le Congrès puis la Cour suprême sont à leur tour contaminés, mais ce sont deux employés du centre postal de Brentwood (Washington DC) et une employée d’un hôpital de New York qui décèdent les 21, 22 et 30 octobre. Le FBI poursuit son enquête, mais aucun lien avec les attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington ne peut pour l’instant être démontré. 2 octobre 2001 Le Président Bush se prononce en faveur de l’idée d’un État palestinien
La déclaration qui rappelle le droit à l’existence d’Israël, intervient quelques jours avant le départ du Secrétaire à la défense David Rumsfeld pour une tournée le conduisant à Oman, en Égypte, en Arabie saoudite et en Ouzbékistan dans le cadre de la riposte après les attentats du 11 septembre 2001.
Septembre 2001
Septembre-octobre 2001 Violentes manifestations anti-américaines au Pakistan
Depuis l’annonce le 15 septembre, par les autorités pakistanaises, d’un soutien total aux États-Unis dans le cadre d’une coalition internationale antiterroriste, de nombreuses et violentes manifestations, organisées par des groupes islamistes proches des talibans, ont lieu dans tout le pays, principalement à Karachi, Quetta, Peshawar, Lahore, Islamabad et Rawalpindi. Le Pakistan reste cependant le seul pays à conserver des relations diplomatiques avec le régime de Kaboul.
Septembre-octobre 2001 Réactions russes aux attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis
La Russie apporte son soutien aux États-Unis dès le 11 septembre. Le 24 septembre, Vladimir Poutine annonce que la Russie est prête à participer à des « opérations de sauvetage et de recherches internationales en Afghanistan » et à ouvrir son espace aérien pour le transport de l’aide humanitaire. Il donne également son accord pour que les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale mettent à la disposition des États-Unis et de leurs alliés leur espace aérien et leurs aérodromes. Le 7 octobre, la Russie approuve le lancement de l’opération militaire anglo~américaine contre l’Afghanistan.
28 septembre 2001 Résolution 1373 de l’onu sur la lutte contre le financement du terrorisme :
New York
La résolution du Conseil de sécurité contraint tous les États à priver les réseaux terroristes de soutien financier et logistique. Le 3 octobre est mis en place le Comité contre le terrorisme, créé par la résolution, et qui devra s’assurer que les 189 États membres refusent tout financement, soutien ou asile aux terroristes et coopérent dans les domaines policier, judiciaire et du renseignement, sous peine de sanctions. 22 septembre 2001 Levée des sanctions américaines contre l’Inde et le Pakistan
Elle est destinée à s’assurer la coopération du Pakistan dans le cadre de la riposte après les attentats terroristes contre les tours du World Trade Center à New York et le Pentagone à Washington, attribués au réseau islamiste d’Oussama Ben laden dont le siège se trouve en Afghanistan. Les sanctions avaient été imposées après les essais nucléaires de ces deux pays en 1998.
19 septembre 2001 Résolution du Parlement allemand suite aux attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis : Berlin
Par 565 voix contre 40 et 6 abstentions, le Bundestag apporte son soutien aux États-Unis, à l’OTAN et au gouvernement, y compris par la mise à disposition des moyens militaires appropriés.
12 septembre 2001 Conseil extraordinaire de l’otan : Bruxelles
En réponse aux attaques terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis, l’OTAN prend la décision, pour la première fois depuis sa création, de mettre en oeuvre le mécanisme de solidarité militaire, l’article 5 du Traité, qui prévoit qu’une attaque contre un seul de ses membres sera considérée comme une attaque contre tous. Cette décision est assortie de la condition que cet article n’entrera en vigueur que si la preuve est faite que les attaques contre New York et Washington ont été « organisées depuis l’extérieur ». Le 4 octobre, les 18 États alliés de l’OTAN s’engagent à soutenir la riposte militaire de Washington.
12 septembre 2001 Résolutions de l’ONU sur les attentats terroristes aux États-Unis : New York
Adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité, la résolution 1368 « condamne catégoriquement » les attaques terroristes qui ont eu lieu le 11 septembre 2001 à New York, Washington (DC ) et en Pennsylvanie, et reconnaît aux États-Unis le droit à la légitime défense. Le même jour, l’Assemblée générale de l’ONU adopte la résolution A/RES/56/1 appelant à une coopération internationale « en vue de traduire en justice les auteurs, organisateurs et commanditaires » des attentats et « en vue de prévenir et éliminer les actes de terrorisme ».
11 septembre 2001 Attentats terroristes aux États-Unis, à New York et Washington
Deux avions de ligne détournés par des commandos suicides s’écrasent sur les deux tours du World Trade Center, à Manhattan, qui s’effondrent, provoquant la mort de 2 843 personnes (bilan au 11 février 2002) parmi lesquelles on compte des ressortissants de 80 pays et 343 pompiers. À Washington, le Pentagone est partiellement détruit par un troisième avion, tandis qu’un quatrième s’abat près de Pittsburgh, en Pennsylvanie. Le Président Bush qualifie l’événement de tragédie nationale. L’état d’urgence est déclaré à New York, Washington, en Virginie et dans le Maryland.
Juillet 2001
25 juillet 2001 Les États-Unis rejettent le protocole de vérification de la Convention internationale sur les armes bactériologiques
Ce rejet est en grande partie motivé par l’impossibilité de vérifier la détention d’armes de ce type par certains pays. Ce nouveau retrait d’une convention internationale alimente les critiques sur la politique étrangère du président Bush.
Juin 2001
7 juin 2001 Plan Bush de réduction d’impôts aux États-Unis
Adopté par le Congrès le 26 mai, signé par le Président le 7 juin et applicable dès 2001, il comporte une réduction du barème de l’impôt pour les bas revenus et pour les revenus les plus élevés. Le total des réductions sur onze ans s’élève à 1350 milliards de dollars.
Mai 2001
3 mai 2001 Les États-Unis perdent leur siège à la Commission des droits de l’homme de l’ONU : New York
Les membres de la Commission sont élus pour trois ans, et Washington qui y siégeait depuis 1947 n’a pas obtenu le nombre de votes nécessaires au renouvellement de son mandat. En représailles, la Chambre des représentants américaine se prononce, le 10 mai, par 252 voix contre 165, en faveur du non-paiement de 244 millions de dollars d’arriérés dus à l’ONU.
1er mai 2001 Discours du président George W. Bush présentant le projet américain de défense antimissile (Missile Defense)
Reprenant le programme National Missile Defense (NMD ) lancé en 1999 par le président Clinton, George W. Bush propose à la Russie une nouvelle négociation du désarmement nucléaire remettant en cause le Traité ABM de 1972, un processus de consultation des pays « alliés » devant permettre de développer un bouclier antimissile commun remplaçant l’IDS (Initiative de défense stratégique), arrêtée en 1993. Un essai de tir antimissile a lieu avec succès le 3 décembre. Le président Bush annonce le 13 décembre sa décision de dénoncer le Traité ABM.
Avril 2001
Avril 2001 Résultats du recensement 2000 aux États-Unis
Lors de ce dernier recensement décennal, on compte 281 421 906 personnes avec un accroissement de 32,7 millions sur dix ans. A elle seule la minorité hispanique est de 35,3 millions, rejoignant ainsi la minorité afro-américaine. La population des grandes villes sauf Philadelphie et Detroit a augmenté, l’Ouest et le Sud des États-Unis ayant par ailleurs connu la plus forte croissance.
Mars 2001
21 mars 2001 Expulsion de cinquante diplomates russes par les États-Unis
Elle fait suite à l’arrestation, le 18 février, de Robert Hanssen accusé d’espionnage au profit de la Russie, et est suivie d’une mesure similaire d’expulsion de cinquante diplomates américains en Russie.
13 mars 2001 Dénonciation du protocole de Kyoto par le président américain George W. Bush
Le président confirme la non ratification du protocole réglementant les émissions de CO2. Il veut convaincre ses partenaires de développer de nouvelles approches pour combattre l’effet de serre.
Février 2001
23 février 2001 Visite aux États-Unis de Tony Blair, premier ministre de Grande Bretagne :
Camp David (États-Unis)
Tony Blair est le premier dirigeant européen à rencontrer George W. Bush. Les entretiens portent sur la question des sanctions imposées à l’Irak, la défense européenne, le rôle de l’OTAN et le programme américain de missiles antimissiles, National Missile Defense (NMD ).
Janvier 2001
21 janvier 2001 Entrée en fonction du républicain George W. Bush, 43e président des États-Unis
Après sa prestation de serment, il réaffirme son intention de réduire les impôts et bloque les dernières décisions prises par son prédécesseur démocrate Bill Clinton. Décembre 2000 23 décembre 2000 Accord sur la participation américaine au budget de l’ONU : New York
Les États-Unis s’engagent à rembourser tous leurs arriérés qui s’élèvent à plus d’un milliard de dollars, en échange d’une réduction de leur part au budget ordinaire de l’ONU qui passe de 25 à 22%.
Novembre 2000
7 novembre 2000 Élection présidentielle aux États-Unis
Par un arrêt du 12 décembre, la Cour suprême fédérale fait du républicain George Bush le vainqueur de l’élection présidentielle. Annulant l’arrêt de la Cour suprême de Floride, elle met fin, en effet, aux recomptes demandés par le candidat démocrate Al Gore du fait d’un scrutin très serré dans cet État. Al Gore, qui devance par ailleurs son concurrent de 337 576 voix en terme de votes populaires, reconnaît officiellement sa défaite le 13. L’attribution des voix des 25 grands électeurs de Floride permet à George Bush de remporter, avec 271 voix contre 267, la majorité absolue des suffrages lors du vote des grands électeurs, le 18 décembre.
7 novembre 2000 Élections législatives et locales aux États-Unis
Au Sénat, démocrates et républicains se retrouvent à égalité, Hilary Clinton, démocrate, est élue. À la Chambre des représentants, les républicains gardent la majorité avec 220 sièges contre 211 pour les démocrates. Bien que ces derniers remportent par ailleurs huit des onze postes de gouverneurs à renouveler, les républicains conservent la majorité de ces postes. Les référendums qui ont lieu dans 42 États, portent notamment sur la question des armes individuelles et celle des mesures en faveur de l’enseignement privé.
Octobre 2000
24 octobre 2000 Accord de libre-échange commercial entre la Jordanie et les États-Unis
Il éliminera sur dix ans toutes les barrières douanières entre les deux pays.
18 octobre 2000 Levée partielle de l’embargo américain contre Cuba
Elle concerne l’exportation de certains produits alimentaires et pharmaceutiques, mais elle est très critiquée à Cuba, car elle ne comporte aucun assouplissement en ce qui concerne les autorisations de crédit d’une part, la délivrance de visas aux Américains d’autre part.
12 octobre 2000 Attentat-suicide contre un navire de guerre américain causant la mort de 17 personnes : Aden (Yémen)
L’attentat est revendiqué par divers groupes d’obédience islamique. Une enquête est ouverte par le FBI, et 2 000 marines sont envoyés en renfort dans cette partie du Golfe.
10 octobre 2000 Loi américaine sur la normalisation des relations commerciales avec la Chine
Votée par la Chambre des représentants le 24 mai, et par le Sénat le 19 septembre, elle doit permettre d’éviter la reconduction annuelle de la clause de la nation la plus favorisée. Elle est signée par le président Clinton le 10 octobre.
Août 2000
14-17 août 2000 Convention du Parti démocrate américain pour l’élection présidentielle :
Los Angeles (États-Unis)
Al Gore, vice-président actuel, est désigné candidat officiel du parti à l’élection de novembre et Joe Lieberman, sénateur du Connecticut, candidat à la viceprésidence.
Juillet 2000
31 juillet-3 août 2000 Convention du Parti républicain pour l’élection présidentielle américaine :
Philadelphie (États-Unis)
George W. Bush, vainqueur des primaires au mois de mars, obtient l’investiture du parti comme candidat à la présidence, avec Dick Cheney comme candidat à la vice-présidence.
13 juillet 2000 Accord commercial entre les États-Unis et le Vietnam
Vingt-cinq ans après la fin de la guerre du Vietnam et six ans après la levée de l’embargo commercial imposé par Washington, cet accord permet au Vietnam de bénéficier de tarifs douaniers normaux en échange de l’ouverture aux investissements américains de secteurs clés de l’économie vietnamienne.
Juillet 2000 Tirs antimissiles dans le cadre du programme américain « National Missile Defense »
Après un premier essai réussi le 3 octobre 1999, deux essais d’interception échouent les 18 janvier et 8 juillet 2000 mettant en cause la faisabilité du programme. Celui-ci, critiqué par la Russie, la Chine et certains pays européens, est destiné à remplacer l’IDS (Initiative de défense stratégique), arrêtée en 1993. Le 2 septembre, le président Clinton annonce le report du programme de déploiement du bouclier antimissile 28-juin 2000 Fin de l’affaire Elian Gonzales, jeune rescapé cubain aux États-Unis
La Cour suprême des États-Unis ayant rejeté l’appel de la famille d’Élian qui l’avait recueilli à Miami après qu’il ait perdu sa mère dans un naufrage en tentant de gagner les États-Unis en novembre 1999, l’enfant rentre à Cuba avec son père le 28 juin.
Mai 2000
18 mai 2000
Loi américaine sur le commerce en faveur du développement Signée par le Président Clinton, elle tend à faciliter les importations textiles en provenance de différents pays d’Afrique et des Caraïbes.
Mars 2000
20-25 mars 2000 Tournée du président Clinton en Inde, au Bangladesh et au Pakistan
Première visite d’un président américain au Bangladesh, première visite au Pakistan depuis 1969, et la première en Inde depuis 1978, la tournée est destinée à faire baisser la tension dans la région. Elle comporte un séjour de quatre jours en Inde où, malgré l’absence d’accord sur la non prolifération nucléaire, la volonté de rapprochement se traduit par l’instauration de groupes de travail réguliers. La situation au Cachemire est débattue en Inde et au Pakistan auquel il est demandé de rouvrir le dialogue.
7 et 14 mars 2000 Élections primaires des deux « super mardis » aux États-Unis
Étapes essentielles dans le processus de l’élection présidentielle américaine, les primaires et caucus démocrates ou républicains ont lieu le mardi 7 mars dans une quinzaine d’États dont la Californie, et le mardi 14 mars dans six États du Sud dont le Texas et la Floride. Le démocrate Al Gore et le républicain George W. Bush l’emportent largement sur leurs concurrents directs, Bill Bradley et John McCain.
Janvier 2000
24 janvier-1er février 2000 Caucus de l’Iowa et élection primaire du New Hampshire aux États-Unis
Ils marquent le début de la campagne présidentielle américaine. Dans l’Iowa, Al Gore chez les démocrates et George W. Bush chez les républicains devancent leurs concurrents. Dans le New Hampshire, Al Gore l’emporte devant Bill Bradley, mais du côté républicain, le sénateur John McCain l’emporte sur George W. Bush.
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NOTES
 
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