Outre-Terre 2006/4
Outre-Terre
2006/4 (no 17)
200 pages
Editeur
I.S.B.N. 9782749206455
DOI 10.3917/oute.017.0009
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Vous consultezLa triple contrainte

AuteurMichel Korinman du même auteur



Les scénarios contenus dans le rapport de la United Nations Population Division à partir de 2001 sont formels ; il ne peut y avoir maintien à l’horizon 2050 du rapport entre actifs et inactifs ou plus simplement du niveau de population de l’Europe actuelle sans recours massif à l’immigration : 161 millions sur le continent européen (Russie incluse) et 80 en Union européenne des 15 dans le premier cas ; 100 millions et 47 millions dans le second. Ceci valant en particulier pour les pays dont le taux de fécondité s’est effondré en vingt ans comme l’Espagne et l’Italie. L’Italie, l’Allemagne et la Russie ont respectivement besoin de 13,18 et 28 millions de migrants pour se maintenir à leur niveau démographique ; de 19,25 et 33 millions d’étrangers de façon à ce que le rapport entre actifs et retraités soit préservé[1] [1] Cf. Jacques Barou, Europe, terre d’immigration :...
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. Sans doute semblable prospective (sur un demi-siècle !) est-elle parfaitement aléatoire. Elle n’en suggère pas moins l’effacement (souhaité ?) des frontières, historiquement périmées, et un mouvement universel des populations.

2 C’est d’ailleurs une des thèses apocalyptiques du dernier Jacques Attali, Une brève histoire de l’avenir : « Au total, dans vingt-cinq ans, environ cinquante millions de personnes s’exileront tous les ans. Près de 1 milliard d’individus vivront ailleurs que dans leur pays natal ou que dans le pays natal de leurs parents[2] [2] Jacques Attali, Une brève histoire de l’avenir, Paris,...
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. »

3 La Banque mondiale allant plus modestement elle aussi dans le sens d’une migration accrue, mais accompagnée de mesures susceptibles de promouvoir le retour au pays. Elle chiffre le nombre de migrants actuels à 200 millions tout en recommandant une meilleure gestion des flux de main-d’œuvre immigrée par un système de « migrations circulaires ». On abolit les obstacles qui s’opposent à la migration dans les pays de l’OCDE tout en encourageant les migrants au retour afin que les pays d’origine bénéficient de la compétence acquise à l’étranger[3] [3] International Migration, Remittances and the Brain Drain,...
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(cf. Eberhard Rhein, infra, pour une critique implicite de ces propositions).

4 L’Europe constitue ici un cas paradoxal : elle accueillait en 1993 quelque 20 millions d’immigrés, soit le quart des migrants de la planète, dans sa partie occidentale, alors que sa population équivaut à moins du 10e de la population mondiale et que son territoire correspond au 15e des terres émergées[4] [4] Cf. Jacques Barou, op. cit. , p.  53. ...
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.

5 La Grèce avait déjà créé en 1990 sa Fondation nationale pour l’accueil et la réinstallation des Grecs rapatriés (Ethniko Idrima Ypodochis kai Apokatastasis Apodimon kai Palinnostoynton Omogenon Ellinon [EIYAPOE]), s’efforçant d’attirer et de sédentariser les anciennes diasporas en tant qu’alternative à l’immigration étrangère. Et dès lors que les sondages allemands, britanniques ou français vont tous dans le sens d’une préoccupation nationale en début de millénaire, nombre de gouvernements et de personnalités, à tort ou à raison, les suivent. Gordon Brown, chancelier de l’Échiquier (ministre des Finances) du Royaume-Uni, aujourd’hui leader du Parti travailliste, ne proposait-il pas au Parlement l’instauration d’une « journée de l’identité britannique », dans un pays si longtemps attaché au multiculturalisme institutionnalisé[5] [5] Ibid. , p.  74,81,144. Et Laure Mandeville, « Londres...
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 ? Dernier exemple en date, celui de la France, où le candidat de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, évoque la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale; peu importe le repli sémantique obligé sur « Identité républicaine » (après de furieuses attaques des concurrents), les chiffres sont là : 55 % des Français le suivent ; 58 % et 56 % respectivement des employés et des ouvriers ; 65 % des sondés quand la question de l’adhésion ou pas des immigrés à l’identité collective est posée en termes de principe[6] [6] Cf. Guillaume Perrault, « Politoscope : l’“identité...
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.

6 D’autant que les gouvernements d’Europe de l’Ouest sont soumis à une triple contrainte :

  • D’abord, l’émergence de poches incontrôlables de violence. Par exemple, les quartiers italiens décrits par Luigino Scricciolo (cf. infra). Le cas le plus célèbre restant celui du mur antidéliquance érigé par la mairie de gauche de Padoue pour faire écran entre le « ghetto africain » des trafiquants et le reste des habitations[7] [7] Cf. Richard Heuzé, « Padoue construit un mur antidélinquants »,...
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    . Ceci dans un pays d’immigration étrangère récente ; c’est en effet parce que l’Allemagne et la France avaient restreint les flux de travailleurs marocains, tunisiens ou africains à partir de 1974 que ceux-ci se sont orientés au cours des années 1990 vers l’Italie, puis vers l’Espagne[8] [8] Cf. Jacques Barou, op. cit. , p.  50. ...
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    . Faut-il procéder à des « répartitions », évidemment très contestées, sur le territoire ? Mais avec quels moyens ? Tel est en tout cas le débat mené avec âpreté par les maires de Sassuolo (qui a déjà testé la méthode), de Modène, de Bovezzo (Brescia) et le ministre à la Solidarité sociale, Paolo Ferrero[9] [9] Cf. Grazia Maria Mottola, « Trasferiamo gli immigrati...
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    . Probablement les États sont-ils extrêmement inquiets d’une émergence partout possible de bandes « autochtones », telles qu’elles ont pu être décrites dans le cas italien. Pire encore serait naturellement l’organisation de milices d’autodéfense par des groupes violents, c’est-à-dire une véritable transition de la droite nationale à l’extrême droite.
  • De même pour les tensions larvées entre les zones insulaires par où les clandestins tentent de s’infiltrer dans le paradis européen et les États dont elles font partie, comme les Canaries ou Lampedusa, de même qu’entre un nouveau membre comme Malte et l’Union européenne. La première option a eu pour origine la mise en place d’un système de vigilance électronique dans le détroit de Gibraltar et le renforcement de la sécurité dans les deux enclaves espagnoles du Nord marocain, Ceuta et Melilla, la route partant de la Mauritanie ou du Sénégal ; le gouvernement autonome nationaliste canarien de l’archipel ne maîtrise plus l’arrivée des cayucos, ces grosses pirogues surchargées de migrants, et s’en prend à un gouvernement central qui a été incapable d’anticiper sur les événements ; on demande un soutien renforcé de Madrid et même des Nations unies ; or, l’exécutif central qui a convoyé de janvier à août 2006 plus de 11000 voyageurs en direction de la capitale espagnole, de Barcelone ou de Malaga, doit à l’inverse rendre des comptes aux gouvernements autonomes continentaux qui dénoncent, eux, une présence toujours plus nombreuse de « sans-papiers » sur leur territoire[10] [10] Cf. « El presidente canario pide un gabinete de crisis...
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    . 1 882 migrants échoués sur les côtes maltaises en 2005, soit l’équivalent en proportion de 270 000 arrivées en France, puisque l’île ne compte pas plus de 402 000 habitants ; les deux grands partis proclament que les intérêts nationaux priment sur les droits de l’homme ; surtout, les Maltais ont le sentiment que les autres pays pourraient ou bien accueillir des contingents d’immigrés débarqués dans leur île, ou bien organiser des rapatriements communs ; un million et demi de clandestins n’attendent-ils pas en Libye de suivre le mouvement[11] [11] Cf. Stéphane Kovacs, « Malte se sent envahie par les...
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     ? Même logique multiscalaire chez le maire de Lampedusa, Bruno Siragusa de Forza Italia (cf. infra) : 20,2 km2 et 5 515 habitants, mais 2 100 réfugiés du 1er au 16 juillet sur l’avant-poste italien dans le canal de Sicile[12] [12] Cf. Heinz-Joachim Fischer, « Immer vor Lampedusa Afrikanische...
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    , une situation qui exige l’envoi d’une task force communautaire.
  • La conférence de Rabat sur les migrations tenue en juillet 2006 à l’initiative du Maroc et de l’Espagne avait un triple objectif : le balisage des routes nouvelles empruntées par les clandestins dès lors que le Maroc intensifie ses contrôles, le renforcement de la coopération avec les polices africaines désormais équipées de bases de données numériques et de systèmes d’alertes, ainsi que l’élaboration de programmes de codéveloppement susceptibles de favoriser le retour des migrants et de les sédentariser dans leur pays d’origine[13] [13] Cf. Thierry Oberlé, « La conférence sur les migrations...
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    . La conférence ministérielle Union européenne/Union africaine des 22-23 novembre 2006 s’accompagne, elle, d’une négociation italo-libyenne qui va se conclure sur des bases de réciprocité : construction par les Italiens d’un hôpital ou du premier tronçon de l’autoroute côtière Benghazi-Tripoli pour compenser les dommages subis par la Libye durant la période coloniale et la guerre, d’une part ; contrats très avantageux pour l’Ente nazionale idrocarburi (ENI) et les Libyens de l’autre. Mais si la Libye, 5 850 000 habitants, qui abrite quelque 500 000 à plus d’un million de clandestins selon les estimations et en gros 500 000 immigrés en situation régulière, a accepté que des patrouilles de l’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures (FRONTEX) surveillent ses côtes (sous direction maltaise et italienne), elle a aussi réclamé que l’UE se charge de surveiller les pistes à ses 3 000 km de frontières désertiques. Accusations lancées par le ministre aux Infrastructures, Antonio di Pietro : les Libyens instrumentaliseraient leurs immigrés pour amener Rome à construire l’autoroute[14] [14] Cf. Hans-Christian Rössler, « Libyens größtes Problem...
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    . Plus généralement : les pays du Maghreb, qui se proclament « débordés[15] [15] « Marokko sieht sich “überrannt” », FAZ, 29 sept. ...
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     », commencent à formuler en marge des conférences internationales « euroméditerranéennes » la nécessité d’aller au-delà des mesures de type administratif et de géopolitiser les perspectives. Le Maroc n’a-t-il pas fait officiellement acte de candidature à la Communauté européenne dès 1987 ? Pourquoi ne pas avancer sur l’inclusion des pays du Maghreb – d’autant qu’ils sont bien plus proches de l’Europe que la Turquie… – dans le processus de construction européenne ? Ceux-ci s’en trouveront du même coup nettement plus enclins à fonctionner en tant que « marches » de l’Occident. Et puis, le Maroc tout comme la Tunisie n’ont-ils pas déclaré la guerre au voile ? Le tout avec en arrière-plan le gaz et le pétrole.
    Il y a enfin dans ce contexte l’Afrique subsaharienne. Kofi Annan a beau laisser entendre que l’État-nation serait dépassé, c’est dans le contexte de cette tradition léguée par les Français que nombre d’intellectuels ivoiriens expliquent le tournant de la restriction des flux migratoires, chez eux, dans les années 1990 (cf. infra le passionnant débat entre Pierre Kipré, Christian Bouquet et Augustin Loada). Justement la France aurait dû, pense-t-on à Abidjan, comprendre.

7 Sans compter un éventuel « choc des diagonales » à l’intersection Sud-Nord/Est-Ouest. En voyage au Maghreb, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, y a fait l’expérience d’une préoccupation majeure : l’Europe ne va-t-elle pas prolonger la lancée de l’élargissement et se tourner désormais vers l’Ukraine et la Géorgie (chrétiennes) ? Ceci au détriment du Sud méditerranéen. Son collègue marocain se faisant insistant : la ceinture du « voisinage » avec l’Union européenne devrait être, de Kiev à Rabat, d’égale qualité[16] [16] Cf. Johannes Leithäuser, « Ein Gürtel von Kiew bis Rabat »,...
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. Les Maghrébins connaissent la théorie des relais migratoires. Il y aurait actuellement plus de deux millions de Roumains en Europe (surtout l’Italie et puis l’Espagne), soit quelque 20 % de la population active du pays, dont une moitié de clandestins ; ce qui signifie que l’exode a déjà eu lieu ; mais les régions désertifiées de l’Est européen, comme le Nord-Est et le Centre-Est roumains – 35 % de la population du département de Vrancea – accueillent désormais des Asiatiques parce que les Moldaves et les Ukrainiens, réservoirs traditionnels de main-d’œuvre, préfèrent tenter leur chance plus à l’Ouest[17] [17] Cf. Arielle Thedrel, « La Roumanie aussi accueille des...
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. De même les pays baltes (dans une moindre mesure l’Estonie), désertés par une jeunesse formée et dynamique, renouent par là avec l’émigration historique de l’époque des pogroms et de la russification tsaristes; la population lettone aurait diminué en 2004-2006 de 200 000 personnes, passant de 2,3 à 2,1 millions d’habitants ; 350 000 Lituaniens, soit un dixième de la population du pays, auraient émigré depuis l’indépendance en 1991 ; ces lacunes sur le marché du travail étant comblées par des clandestins biélorusses, russes et ukrainiens[18] [18] Cf. Robert von Lucius, « Wie zu Beginn der sowjetischen...
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. La Fédération de Russie constitue d’ailleurs une plaque tournante pour deux millions d’étrangers par an[19] [19] Cf. Jacques Barou, op. cit. , p.  89. ...
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. De même que la migration intra-européenne entre 1950 et 1972 a joué un rôle positif dans l’émergence d’une « conscience de proximité culturelle[20] [20] Ibid. , p.  43. ...
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 », de même les mouvements de population à partir de l’Est et du Grand Est vont à tout le moins aller dans le sens d’un élargissement mental.

8 P.S. Remarque intéressante de Pascale Warda, ancien ministre irakien aux Migrants et aux Déplacés, à la conférence « Peuples en migration au XXIe siècle », organisée par Daedalos Institute of Geopolitics (Nicosie) : si les 175 millions de migrants internationaux de l’année 2000 étaient rassemblés en un seul pays, ce serait le cinquième du monde !

 

Notes

[ 1] Cf. Jacques Barou, Europe, terre d’immigration : Flux migratoires et intégration, 2e éd., Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2006, p. 217-218 ; United Nations Population Division, World Population Prospects : the 2000 Revision, 2001; Kofi Annan, « Les migrants font avancer l’humanité », Le Monde, 9 juin 2006. Retour

[ 2] Jacques Attali, Une brève histoire de l’avenir, Paris, Fayard, 2006, p. 203. Retour

[ 3] International Migration, Remittances and the Brain Drain, Département de la Recherche de la Banque mondiale, Maurice Schiff, Çaglar Özden (éd.), 2005, <http ://econ.world bank.org/programs/migration> ; Migration and Remittances : Eastern Europe and the Former Soviet Union, Ali Mansoor, Bryce Quillin (éd.), 2007, <Cneal1@worldbank.org>=Un nouveau rapport de la Banque mondiale en faveur de l’équité, <www.genreenaction.net/ spip.php ?article3699>. Retour

[ 4] Cf. Jacques Barou, op. cit., p. 53. Retour

[ 5] Ibid., p. 74,81,144. Et Laure Mandeville, « Londres s’interroge sur le multiculturalisme », Le Figaro, 6 sept. 2006. Retour

[ 6] Cf. Guillaume Perrault, « Politoscope : l’“identité nationale” approuvée », ibid., 16mars 2007. Retour

[ 7] Cf. Richard Heuzé, « Padoue construit un mur antidélinquants », Le Figaro, 15 août 2006. Retour

[ 8] Cf. Jacques Barou, op. cit., p. 50. Retour

[ 9] Cf. Grazia Maria Mottola, « Trasferiamo gli immigrati ma lo Stato deve aiutarci », Corriere della Sera, 5 sept. 2006. Justement à propos de Bovezzo, Marco Imarisio, « Nel Senegal di Brescia “È un ghetto autogestito” », Corriere della Sera, 8 sept. 2006. Ou encore sur le fossé antigitans creusé par la mairie de centre-gauche de Schio (Veneto), « Veneto, dopo il Muro un fossato anti nomadi », Corriere della Sera, 1er nov. 2006. Retour

[ 10] Cf. « El presidente canario pide un gabinete de crisis ante la llegada masiva de inmigrantes », El País, Agences de presse, 17 août 2006 ; J.A. R., « Coalición Canaria acusa al Gobierno de actuar “tarde y sin sentido de anticipación” », ibid., 1er sept. 2006; J. M. Pardellas, « El presidente canario affirma que la islas “son un embalse a punto de reventar” », ibid., 6 sept. 2006; Thierry Oberlé, « Clandestins : crise entre les Canaries et Madrid », Le Figaro, 25 août 2006. Retour

[ 11] Cf. Stéphane Kovacs, « Malte se sent envahie par les immigrés », Le Figaro, 20 juin 2006. Retour

[ 12] Cf. Heinz-Joachim Fischer, « Immer vor Lampedusa Afrikanische “Bootsflüchtlinge” machen auch der Regierung Prodi zu schaffen », Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), 3 août 2006. Retour

[ 13] Cf. Thierry Oberlé, « La conférence sur les migrations s’ouvre à Rabat », Le Figaro, 10 juil. 2006. Retour

[ 14] Cf. Hans-Christian Rössler, « Libyens größtes Problem ist nicht die Küste », FAZ, 1er sept. 2006 et Dino Martirano, « Libia-Italia, “nuove basi per il negoziato” », Corriere della Sera, 24 nov. 2006. Retour

[ 15] « Marokko sieht sich “überrannt” », FAZ, 29 sept. 2005. Retour

[ 16] Cf. Johannes Leithäuser, « Ein Gürtel von Kiew bis Rabat », FAZ, 20 nov. 2006. Retour

[ 17] Cf. Arielle Thedrel, « La Roumanie aussi accueille des immigrants », Le Figaro, 29 déc. 2006. Retour

[ 18] Cf. Robert von Lucius, « Wie zu Beginn der sowjetischen Besatzung Junge Menschen verlassen in Scharen das Baltikum, um im Ausland ihr Glück zu suchen – die heimische Wirtschaft leidet », FAZ, 28 juil. 2006. Retour

[ 19] Cf. Jacques Barou, op. cit., p. 89. Retour

[ 20] Ibid., p. 43. Retour

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POUR CITER CET ARTICLE

Michel Korinman « La triple contrainte », Outre-Terre 4/2006 (no 17), p. 9-14.
URL :
www.cairn.info/revue-outre-terre-2006-4-page-9.htm.
DOI : 10.3917/oute.017.0009.