Pensée plurielle
De Boeck Université

I.S.B.N.978 2-8041-5445-5
222 pages

p. 59 à 72
doi: en cours

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n°16 2007/3

Concentrations spatiales des populations à faible revenu, entre polarisation et mixité

Une analyse de trois grandes aires urbaines françaises

Louafi Bouzouina
L’objectif de cet article est d’aborder la question de la pauvreté par sa dimension spatiale. À travers une comparaison de trois aires urbaines de formes différentes, à savoir Lyon, Lille et Marseille, nous montrons, d’abord à l’échelle communale, que les lieux de concentration des populations modestes sont très stables dans le temps. À l’échelle fine du quartier, nous mettons en évidence des espaces de polarisation des populations selon leurs revenus, sur les trois villes et l’existence de zones de mixité souvent centrales. Les résultats convergent vers une concentration des populations modestes plus importante dans les villes polycentriques de Marseille et Lille interrogeant la capacité de la centralité à réduire la ségrégation de la ville.Mots-clés : pauvreté, concentration, revenus fiscaux, ségrégation spatiale, forme urbaine. The aim of this article is to tackle the issue of poverty in its spatial dimension. Thanks to a comparision of three urban areas of different shapes, i.e. Lyon, Lille and Marseille, we will show, first of all at a council level, that the concentration places of the low-income populations are very steady through time. At the basic level of the district, we will bring to the fore polarization spaces of the populations according to their income, on the three cities and the existence of mix zones that are often central. The results lead towards a more important concentration of the low-income populations in the polycentric cities of Marseille and Lille, raising the question of the ability of centrality to reduce town segregation.Keywords : poverty, concentration, fiscal income, spatial segregation, urban form.
• Introduction
• Populations « pauvres » et territoires « pauvres » : possibilité de mesure par les faibles revenus
— Populations « pauvres »
— Territoires « pauvres »
— Évolution des concentrations des populations modestes à l’échelle communale : les foyers fiscaux non imposés
— Une concentration encore plus forte qu’il y a vingt ans…
— … et sur les mêmes territoires
• Concentration des populations « pauvres » à l’échelle du quartier
— Lyon : des populations pauvres moins concentrées mais reléguées en première couronne Est
— Marseille : des populations pauvres plus concentrées, dans la partie nord du centre historique
— Lille : une population pauvre attachée aux centralités
• Polarisations ou mixités des classes de revenus ?
— Au sein même du centre : des zones polarisées par les riches, des zones polarisés par les pauvres et des zones intermédiaires de mixité
— Des centres secondaires relativement polarisants
— Périphéries des villes : territoires mixtes des classes aisées et moyennes
• Conclusion
• Références bibliographiques


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