Terrorisme : une forme inédite d’expression de la puissance
Stephen R. Di Rienzo
Texte traduit de l’anglais par
Dominique David
Le terrorisme est réputé être l’arme de désespoir du faible. Après le 11 septembre, il doit surtout être considéré comme un moyen d’équilibrer la puissance dans un dialogue inégal entre États et armées régulières d’une part, groupes non étatiques de l’autre. C’est à partir de ce constat que doivent être revisitées les notions de « guerre contre la terreur » et surtout de « frappe préemptive », cette dernière ne semblant pas avoir intégré les novations actuelles du champ conflictuel.
Mots-clés :
terrorisme, guerre contre la terreur, actions préemptives, groupes non étatiques.
Perpetrators of terrorism understand this specific form of violence as a legitimate form of power negotiation because they operate on a non nation-to-nation level. Rarely operating outside the norms of the target audience, terrorism has grown since the fall of the Soviet Union as ‘the’ form of power negotiation due to the absence of authentic opportunities to engage with traditional methods of negotiation between nations – physical negotiation, defined by army-to-army conflict, and oral negotiation, defined by diplomatic engagement and resolution. This article highlights some issues related to understanding terrorism and explores the ramifications of this idea in the aftermath of 9/11.
• La négociation symétrique
• La guerre contre le terrorisme : une guerre contre une forme illégitime de négociation
• Les frappes « préemptives » contre les formes illégitimes de négociation
• Le terrorisme, négociation de puissance, et les relations internationales à venir