Déclin et chute du mouvement nationaliste palestinien
Barry Rubin
Texte traduit de l’américain par
Déborah Touboul
Le legs de Yasser Arafat – refus d’un accord global de règlement avec Israël, corruption généralisée de l’Autorité palestinienne et impuissance à créer une « culture de paix » chez les Palestiniens – ainsi que la propre ambiguïté de Mahmoud Abbas ne pouvaient permettre à ce dernier de rebondir. Les divisions croissantes du Fatah, ainsi que l’incapacité visible des dirigeants palestiniens à assurer l’ordre et le développement, débouchent sur la victoire attendue du Hamas, dont on n’a nulle raison de croire qu’elle le conduira à modérer sa position vis-à-vis d’Israël.
Mots-clés :
Israël, autorité palestinienne, Fatah, Hamas.
Hamas’s victory in the January 2006 Palestinian parliamentary elections showed the Palestinian nationalist movement’s collapse. Fatah and the Nationalists outlived their usefulness. They were responsible for 40 years of failure, ending with their inability to govern the West Bank and Gaza Strip or to negotiate a compromise peace agreement with Israel. In 2000, Arafat rejected a good offer: instead, he led the Palestinians to five years of disastrous war. Maximal demands, dictatorial methods and terrorist means are accepted by both Fatah and Hamas as well as the majority of Palestinians. In judging Fatah, Palestinians asked: if it could not obtain a State, why should we support it? If its ideology and strategy were basically identical to Hamas, why not back the Islamists?
• Le legs Arafat
• L’échec de Mahmoud Abbas
• La victoire du Hamas
• Le sens d’un tremblement de terre
• Un conflit de long terme : vue interne et externe