Les oligopoles de la violence en Afrique de l’Ouest
Andreas Mehler
Texte traduit de l’allemand par
Stéphanie Bauer
La décomposition, progressive ou brutale, de nombre d’États d’Afrique, en Côte-d’Ivoire, en RDC, en Sierra Leone ou au Liberia, laisse place à une constellation d’acteurs à la fois destructeurs et producteurs de sécurité. Sans doute faut-il prendre acte de la constitution sur le continent noir de véritables oligopoles de la violence, et concevoir les entités qui les composent comme des producteurs de sécurité dans le cadre d’une sorte de « gouvernance au-delà de l’État ».Mots-clés :
Afrique, sécurité, États, privatisation de la sécurité.
The Europe-inspired notion of the State with a monopoly on tax-raising and violence is empirically difficult to find in large parts of Africa. Decision-makers frequently ignore how local groups perceive their security conditions and to whom they turn to for services in this area – including vigilantes and traditional authorities. A wide range of State and non-State actors can provide security, and sometimes their interplay create an “oligopoly of violence”. Efficiency and (local) legitimacy have to become important criteria in selecting partners for cooperation. It would be useful to have a complete overview of all violence actors, their motives and performances before far-reaching decisions are taken.
• La « gouvernance au-delà de l’État »
• Les exemples de la Côte-d’Ivoire, de la Sierra Leone et du Liberia
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