Lunes de miel algéro-américaines
Maxime Ait Kaki
Depuis 2001, Alger et Washington ont entamé un rapprochement tous azimuts : diplomatique, économique – investissements énergétiques –, militaire – lutte antiterroriste −, associé au dialogue méditerranéen de l’OTAN, aux manœuvres bilatérales... Spectaculaire, l’évolution suscite des interrogations sur sa profondeur et sa durabilité. Washington entend-elle faire d’Alger son partenaire premier dans la région ? Alger peut-elle organiser sa politique régionale autour du seul bilatéralisme avec Washington ?Mots-clés :
Algérie, Etats-Unis, hydrocarbures, coopération militaire.
Since the end of the Cold War, the United States has expressed a growing interest for Algeria. The Algerian leaders, with their long experience in fighting terrorism, are ready to offer their services to the Pentagon, even if they refuse the installation of an American base in their country. The two states also develop economic relations: with investments totaling more than 11 billion dollars in 2005 (mainly in the hydrocarbon sector), the United States became Algeriaʼs first economic partner in 2005-2006, France being relegated to second place.
• Permanences et mutations du bilatéralisme algéro-américain
— Une absence d’ancrage historique
— Le tournant de 2001 et l’essor des relations algéro-américaines
• L’alibi de la lutte antiterroriste et les illusions du partenariat militaire
• Des relations économiques absorbées par les hydrocarbures