Tony Blair : premier bilan stratégique
Jolyon Howorth
A priori étranger aux affaires internationales, Tony Blair aura d’abord privilégié les dossiers humanitaires et européens, dont celui de la PESD naissante. Il donne également l’impulsion pour une importante réforme militaire, et décide du renouvellement de la force de dissuasion britannique. Il restera néanmoins l’homme de l’Irak, du ralliement sans condition à George W. Bush, qui s’est compromis sans jamais réussir à peser sur les décisions de l’Administration américaine.Mots-clés :
Royaume-Uni, politique européenne, guerre en Irak, politique militaire.
Tony Blair came to power in 1997 with a worldview initially forged via the Kosovo crisis of 1998-1999 and articulated in his Chicago speech of April 1999, with its emphasis on humanitarian intervention and the management of globalization. His role in transforming Britain’s armed forces to make them globally deployable in the cause of crisis management, and his role in kick-starting, along with President Jacques Chirac, the process of European Security and Defence Policy (ESDP) gave him an early reputation as an architect of a new values-based approach to international relations. However, Blair’s seemingly unconditional support for President George W. Bush over the Iraq War, massively disavowed by his fellow citizens, led to his early withdrawal (June 2007) from national politics.
• Un début prometteur
• Le tournant de l’été 2001
• La restructuration des forces armées britanniques
• Le renouvellement de la force de dissuasion nucléaire
• Une vision sous-jacente
• Intérêts nationaux et politique d’influence
• Quelques éléments de bilan