La Turquie et l’Union pour la Méditerranée : un partenariat calculé
Dorothée Schmid
L’image de la Méditerranée n’est guère positive dans l’imaginaire turc. L’idée que le projet d’Union méditerranéenne pourrait se substituer aux négociations d’adhésion du pays à l’Union européenne a donc été d’emblée nettement rejetée par Ankara. La diplomatie turque semble désormais privilégier une position d’observation, qui suggère que le pays pourrait accepter de jouer le jeu du projet français, à condition que l’UM s’intègre dans l’UE, et que la porte de cette dernière demeure ouverte.
politique étrangèreMots-clés :
Union pour la Méditerranée, Union européenne, Turquie, France .
President Sarkozy’s “Mediterranean Union” project
has been perceived from the outset as an attempt to distract Turkey
from its EU membership ambitions. The February 2007 Toulon speech
explicitly mentioned Turkey as a central pillar of the new co-operative
structure to be established under French leadership. Yet Turkish interests
in the Mediterranean do not necessarily match the French vision.
Occasional Turkish commitment has nonetheless been observed on some
regional Mediterranean initiatives, which suggest that the Turkish
government could opt for conditional participation in the UMed project.
• La Turquie dans le projet du président : un partenaire naturel en Méditerranée
— Les dessous d’un grand projet
— L’intégration de la « question turque » dans l’UM
• Turquie et Méditerranée : une équation fantasmée
— De l’expansion au malaise : un processus de déshérence historique
— Perceptions turques contemporaines de la Méditerranée
— Un point volontairement aveugle
• L’usage fonctionnel de la Méditerranée par les Turcs : un art cinétique
— Une Méditerranée fonctionnelle
— La Turquie face à l’UM : piège ou occasion diplomatique ?