Fureur et stupeur
Les enseignements psychologiques de la guerre entre Israël et le Hezbollah
Michel Goya
En décrétant la fin de la menace extérieure globale, militaire, et en se focalisant sur les opérations de maintien de l’ordre ou de frappes ponctuelles dans les territoires occupés, les responsables israéliens ont condamné Tsahal à l’impuissance dans la véritable guerre qui les a opposés en 2006 au Hezbollah. Israël n’était prêt à l’affrontement ni politiquement, ni moralement, ni doctrinalement. Une leçon que d’autres armées occidentales auraient sans doute intérêt à méditer.
politique étrangèreMots-clés :
Israël, Hezbollah, doctrines militaires, guerre technologique.
The Israeli leaders had declared that global military threat was over, and then focused on military operations aiming only to maintain the public order by means of targeted attacks in the occupied territories. Doing so, they trapped themselves, together with Tsahal, in a powerless strategy in the war triggered in 2006 against Hezbollah. But Israel was neither politically nor morally ready to this confrontation, and even less from a strategic standpoint. This is a lesson that other Western armies should think over...
• La sécurité plus que la victoire
• La posture « post-héroïque »
— Le sentier profond
— À la recherche de l’infiniment petit
— La redécouverte douloureuse du combat rapproché
— Le sentier du Hezbollah
• Où est le slack ?
• Le retour à la réalité guerrière