Population
I.N.E.D

I.S.B.N.sans
240 pages

p. 479 à 502
doi: en cours

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La contraception et le recours à l'avortement en France dans les années 2000. Présentation et premiers résultats de l'enquête Cocon

Volume 59 2004/3-4

Les inégalités sociales d’accès à la contraception en France

Nathalie Bajos Pascale Oustry Henri Leridon Jean Bouyer Nadine Job-Spira Danielle Hassoun l’équipe Cocon
Depuis la légalisation de la contraception en 1967, le recours à la contraception médicalisée, et notamment aux pilules de troisième génération non remboursées, ne cesse d’augmenter. Cette modification du paysage contraceptif a pu générer de nouvelles formes d’inégalités. L’article montre que les inégalités sociales en matière de contraception en France se sont déplacées de décennie en décennie. Au début des années 1980, l’accès à la pilule et au stérilet était marqué par de fortes disparités. Ces disparités se sont par la suite fortement réduites, pour la pilule dans les années 1990, puis pour le stérilet à la fin des années 1990. Pour la première fois, les données de l’enquête Cocon montrent qu’elles concernent désormais l’accès aux pilules de troisième génération. Ces inégalités d’accès à des produits non remboursés par la Sécurité sociale semblent résulter, outre du frein financier que représente leur prix élevé, d’attentes différentes des femmes, liées à leur appartenance sociale, ainsi que des comportements des prescripteurs qui varient aussi selon l’appartenance sociale des femmes. Ces nouveaux produits ne semblent toutefois pas être plus appréciés des femmes. Since contraception was legalized in France in 1967, there has been a sustained increase in use of medical contraception, notably third generation contraceptive pills that are not reimbursed by the social security. This change in contraceptive behaviour may well have generated new forms of inequality. This article shows that social inequalities in contraceptive use in France have changed in recent decades. At the beginning of the 1980s, access to the pill and the intrauterine device (IUD) was characterized by large inequalities. These inequalities subsequently declined sharply, for the pill in the 1990s and for the IUD at the end of the 1990s. COCON data show for the first time that such inequalities now affect access to third generation oral contraceptives. In addition to the financial obstacle of high price, the inequalities in access to these non-refundable products seem to result from women’s expectations, which are related to their social class, and from the behaviour of the prescribing doctors, which also varies with the woman’s social class. However, women seem not to prefer these new products Desde que se legisló el uso de anticonceptivos, en 1967, el acceso médico a éstos, y en particular a las píldoras no reembolsables de tercera generación, sigue aumentando. Es posible que tales cambios en el paisaje anticonceptivo hayan generado nuevas formas de desigualdad. Este artículo muestra que las desigualdades sociales en el uso de anticonceptivos en Francia se han ido desplazando década tras década. A principios de los años ochenta había fuertes disparidades de acceso a la píldora y al DIU. Estas disparidades se fueron reduciendo durante los años noventa, en el caso de la píldora, y hacia finales de los noventa, en el caso del DIU. Por primera vez, los datos de la encuesta Cocon muestran que tales desigualdades se manifiestan actualmente en el uso de las píldoras de tercera generación. Además del obstáculo financiero que supone el precio elevado de éstas píldoras, tales desigualdades de acceso a productos no reembolsables por la Seguridad Social parecen derivarse de diferentes expectativas por parte de las mujeres según su nivel social y a comportamientos también variables según nivel social de la mujer por parte de quienes las prescriben. Sin embargo, estos nuevos productos no parecen gozar de mayor apreciación entre las mujeres.
• Méthodologie
— Évolution des inégalités
— Constitution de groupes d’utilisatrices
— Méthodes d’analyse
• Les inégalités d’accès à la contraception se déplacent
• Les inégalités d’accès aux pilules de troisième génération non remboursées
• Les pilules de troisième génération ne sont pas plus appréciées que les autres par leurs utilisatrices
— Le point de vue des femmes
— L’hypothèse d’un biais de prescription
• Conclusion
• RÉFÉRENCES


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