Population
I.N.E.D

I.S.B.N.sans
180 pages

p. 653 à 680
doi: en cours

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

Volume 59 2004/5

Pourquoi certains ne migrent pas :

L’impact du contexte local sur la sédentarité aux États-Unis

Michael Irwin Troy Blanchard Charles Tolbert Alfred Nucci Thomas Lyson
Most prior research on US migration has relied on individual-level explanations of moving. In this study we build on this literature by examining the role of community structure upon indi-viduals’ probabilities of not migrating between 1985 and 1990. Using the full 1990 Census sample long-form microdata, we re-allocate adult persons in 1990 to their 1985 counties of residence. Then, using county of origin macro-structural variables (derived from the Economic Census microdata) and individual characteristics (from Decennial Census microdata), we develop a two-level hierarchical linear model. In level 1, we construct a logistic equation modelling individual probabilities of nonmigration. In level 2, we model the additive contextual effects of origin community structure on these models and then we model interactive cross-level effects. The community factors fall into two categories: 1) economic conditions that comprise the usual aggregate “push” factors, and 2) civic community factors that act to retain people in their communities. Re-sults specify the relationship between community context and individual migration patterns and demonstrate effects of local economic structure and local civic structure on these individual be-haviours. We find that, net of community economic factors and individual characteristics, civic attributes of communities are associated additively with a propensity to stay in place. Moreover, we find that certain community civic characteristics interact with personal and familial attributes to condition the effects of the individual characteristics on the likelihood of migration. La plupart des travaux sur les migrations américaines reposent sur des explications de la mobilité au niveau individuel. Notre étude va plus loin en examinant l’effet du contexte local sur les probabilités de ne pas migrer entre 1985 et 1990. En utilisant les données individuelles extraites des bulletins complets du recensement de 1990, nous rattachons les adultes recensés en 1990 à leur comté de résidence en 1985. Ensuite, en exploitant les caractéristiques macro-structurelles des comtés d’origine (fournies par le recensement de l’économie) et les caractéristiques des individus (fournies par le recensement décennal), nous élaborons un modèle linéaire hiérarchique à deux niveaux. Au niveau 1, nous construisons une équation logistique qui modélise les probabilités individuelles de ne pas migrer. Au niveau 2, nous modélisons d’abord les effets contextuels additifs de la localité d’origine sur ces probabilités, puis les effets d’interaction (inter-niveaux). Les facteurs locaux se classent en deux catégories : 1) la situation économique, qui comprend les habituels facteurs « répulsifs » au niveau agrégé ; 2) les caractéristiques de la collectivité locale qui tendent à retenir les gens là où ils vivent. Les résultats précisent le lien qui existe entre le contexte local et les migrations individuelles et montrent les effets des structures économiques et sociales locales sur ces comportements individuels. Nous constatons que, une fois contrôlés les facteurs économiques locaux et les caractéristiques individuelles, les particularités sociologiques des localités exercent des effets additifs sur la propension à rester où l’on est. De plus, nous observons que certaines caractéristiques des communautés locales interagissent avec les caractéristiques individuelles et familiales pour conditionner les effets des facteurs individuels sur la probabilité de migrer. La mayoría de estudios sobre las migraciones en Estados Unidos intentan explicar la movilidad a nivel individual. Nuestro estudio va más allá, ya que analiza el impacto del contexto local sobre las probabilidades de no migrar entre 1985 y 1990. Utilizando datos individuales proceden-tes de los cuestionarios completos del censo de 1990, vinculamos a los adultos censados en 1990 con sus condados de residencia en 1985. A continuación, utilizando las características macroestructurales de los condados de origen (extraídas del censo económico) y las características de los individuos (extraídas del censo decenal de población) elaboramos un modelo lineal jerárquico a dos niveles. En el primer nivel construimos una ecuación logística para estimar las probabilidades individuales de no migrar. En el segundo nivel empezamos por modelizar los efectos contextuales aditivos del lugar de origen sobre tales probabilidades, y a continuación modelizamos los efectos interactivos (entre niveles). Clasificamos los factores locales en dos categorías: 1) la situación eco-nómica, que incluye los factores habituales de “expulsión” a nivel agregado; 2) las características de la colectividad local que tienden a retener a los individuos en el lugar donde viven. Los resultados presentan la relación que existe entre el contexto local y las migraciones individuales y muestran los efectos de las estructuras económicas y sociales locales sobre los comportamientos individuales. Constatamos que, una vez se controla el efecto de los factores económicos locales y de las características individuales, las particularidades sociológicas del lugar de residencia se asocian de forma aditiva a la propensión de quedarse. También observamos que ciertas características de las comunidades locales actúan interactivamente con las características individuales y familiares y condicionan el efecto de las características individuales sobre la probabilidad de migrar.
• Les déterminants de la migration : approche par les structures sociales
• Approche empirique
— Les données
— Les variables
— La sédentarité dans un schéma multiniveau
• Résultats
• Conclusion
• Références


© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis