Population
I.N.E.D

I.S.B.N.sans
390 pages

p. 307 à 347
doi: en cours

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Volume 60 2005/3

Logements et taille des ménages dans la dynamique des populations locales

L’exemple de Paris

Alfred Dittgen
L’évolution de toute population territoriale résulte du mouvement naturel et du mouvement migratoire. Mais alors que le premier est prépondérant pour les populations nationales, le second l’est pour les populations locales. À ce niveau, les migrations sont fortement dépendantes du logement, soit plus précisément de l’évolution du nombre de résidences principales et de celle de l’occupation de ces résidences.
Ainsi, le dépeuplement de Paris intra-muros depuis la guerre s’explique par la baisse du nombre de ces résidences – en dépit de l’augmentation du nombre de logements – et surtout par la diminution de la taille des ménages. Celle-ci résulte, comme ailleurs en France, voire dans le monde occidental, de la « crise » du couple et du vieillissement démographique, mais tout autant de l’attirance exercée par Paris sur les personnes seules et les petits ménages de l’agglomération et du « refoulement » des familles en banlieue.
Ce partage de l’espace de l’agglomération s’explique par plusieurs facteurs, au premier rang desquels la taille des logements, petite à Paris, plus grande en banlieue, et leur coût, élevé à Paris, meilleur marché en banlieue. Il en résulte que les jeunes adultes et les cadres sont de plus en plus nombreux dans la population parisienne. Cette tendance est surtout marquée dans les quartiers centraux, dont les petits logements et l’animation sont adaptés aux personnes seules.
Territorial population change is the result of natural change and migration, with the first primarily affecting national populations, and the second local populations. At local level, migration patterns depend largely upon housing or, more specifically, on changes in the number of primary residences and in their occupancy.
Hence, the depopulation of Paris “intra muros” since the Second World War can be explained by a decline in the number of primary residences—despite an increase in the number of dwellings—and, above all, a decrease in household size which, like elsewhere in France and the Western world, reflects the “couple crisis” and demographic ageing, but equally the appeal of Paris for singles and small households and the “banishment” of families to the suburbs.
This pattern of urban residence can be explained by several factors, above all by the size of dwellings – small in Paris and larger in the suburbs – and their higher cost inside Paris than beyond the city limits. These factors are raising the proportion of young adults and of professionals and higher-level occupations in the Parisian population. This trend is especially pronounced in the central districts, where the small dwellings and animated social life are particularly attractive to the singles population.
La evolución de la población es el resultado del crecimiento natural y del crecimiento migratorio. Así como la importancia del primero es preponderante a nivel nacional, el segundo predomina a nivel local. A tal nivel, las migraciones dependen fuertemente de la vivienda y, más concretamente, de la evolución del número de residencias principales y de la ocupación de tales residencias.
La disminución de la población de París intramuros después de la guerra, por ejemplo, se debe a la disminución de la oferta de tales residencias –a pesar del aumento en el número de viviendas- y especialmente a la disminución del tamaño de los hogares. Tal disminución es el resultado, tanto en París como en el resto de Francia y del mundo occidental, de la “crisis” de la pareja y del envejecimiento demográfico, pero también de la atracción que ejerce París sobre las personas solas y de los hogares pequeños de la aglomeración y la consiguiente “expulsión” de familias hacia los suburbios.
Tal división del espacio de la aglomeración se debe a varios factores: el factor principal es el tamaño de la vivienda, pequeño en París y mayor en los suburbios, pero también hay razones de coste, más elevado en París que en los suburbios. Estos dos factores explican que en la población predominen los adultos jóvenes y que los cuadros sean cada vez más numerosos. Esta tendencia es más marcada en los barrios centrales, ya que las viviendas pequeñas y la animación atraen a las personas solas.
• Population, logements et résidences principales
— Population en baisse, nombre de logements en hausse
— De moins en moins de logements occupés par les Parisiens
• Population et taille des ménages
— Des petits ménages et des petits logements
— Paris attire les petits ménages
— La baisse de la taille des ménages, cause principale du dépeuplement
• Structure par âge et sexe, migrations et logement
— Surreprésentation des jeunes adultes et des femmes
— Une structure par âge et sexe déterminée par les migrations
— Des migrations très liées aux caractéristiques du logement
• Ménages selon le statut d’occupation et l’ancienneté du logement
— Les propriétaires plus au large que les locataires
— La pyramide parisienne, reflet de celle des locataires du secteur privé
— Vieillissement sur place des propriétaires et des locataires du secteur social
— Grande mobilité des locataires du secteur privé
• Populations et logements des arrondissements
— Des évolutions parallèles
— Trois modèles de population, dont un dominant
• Perspectives de population et évolution du logement
— Des hypothèses qui prolongent les tendances passées
— Des résultats sans grande surprise
• Conclusion
• RÉFÉRENCES


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