Population (english edition)
I.N.E.D

I.S.B.N.sans
180 pages

p. 485 à 501
doi: en cours

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

Short Papers

Volume 61 2006/4

Analysis of Social Inequalities in Perinatal Health Using Census Data

The Risk of Very Preterm Birth in the Paris Region

Linda Lasbeur- Monique Kaminski Pierre-Yves Ancel Christiane du Mazaubrun Jennifer Zeitlin groupe Épipage Paris-Petite couronne
The main purpose of this study is to show that social inequalities in health can be measured by analysing the demographic and socioeconomic characteristics of neighbourhoods of residence. We take as an example the risk of very preterm birth in the Paris region, using data from the Épipage study. For the 1999 census in France, INSEE created new infra-communal census zones called IRIS 2000, and we use census data from these zones to determine the characteristics of different neighbourhoods. Social inequalities are analysed via an approach based on living conditions, which involves calculating a deprivation score using variables which best capture the different aspects of deprivation. We observe that 31% of mothers who gave birth prematurely live in the most disadvantaged neighbourhoods (last quartile of the deprivation score), while 21% live in the most affluent ones (first quartile). This excess risk corresponds to an odds ratio of 1.5. Our findings corroborate those of many other studies which have shown that the socioeconomic environment is linked to the risk of preterm birth: the more deprived the environment, the higher the risk. This methodology could be used for other health outcomes and would provide a means to monitor socio-spatial inequalities in epidemiological studies. L’objectif principal est de montrer que l’analyse des caractéristiques démographiques et socio-économiques des quartiers de résidence permet de rendre compte des inégalités sociales en termes de santé. Nous prenons comme exemple la grande prématurité à Paris et en petite couronne en recourant aux données de l’étude Épipage. Lors du recensement de 1999, l’Insee a mis en place un nouveau découpage infra-communal, nommé Iris-2000, que nous utilisons pour déterminer les caractéristiques des quartiers. L’analyse des inégalités sociales est fondée sur une approche en termes de conditions de vie, qui aboutit à calculer un score de privation à partir des données du recensement en utilisant des variables qui captent le mieux les dimensions de la privation. 31 % des mères qui ont accouché prématurément résident dans les quartiers les plus défavorisés (dernier quartile du score de privation) tandis que 21 % résident dans les quartiers les plus favorisés (premier quartile). Ce surcroît de risque correspond à un odds ratio de 1,5. Nos résultats rejoignent ceux de nombreuses études qui ont montré que l’environnement socio-économique a un impact sur le risque d’accouchement prématuré : moins cet environnement est favorable, plus le risque de naissance très prématurée est élevé. De plus, la méthodologie mise en place pourrait être utilisée pour d’autres pathologies et permettrait d’intégrer la surveillance des inégalités socio-spatiales dans les études épidémiologiques. El objetivo principal es mostrar que el estudio de las características demográficas y socioeconómicas de los barrios de residencia permite constatar las desigualdades sociales en términos de salud. Tomamos como ejemplo los nacimientos muy prematuros en París y alrededores, recurriendo a los datos del estudio Epipage. En el censo de 1999, el Insee estableció una nueva distribución inframunicipal, denominada Iris-2000, que utilizamos para determinar las características de los barrios. El estudio de las desigualdades sociales se basa en un enfoque en términos de condiciones de vida, que nos lleva a calcular un indice de privación a partir de los datos del censo utilizando las variables que captan mejor las dimensiones de la privación. El 31 % de las madres que dan a luz prematuramente viven en los barrios más desfavorecidos (último cuartil del indice de privación) mientras que el 21 % viven en los barrios más favorecidos (primer cuartil). Este incremento del riesgo corresponde a un odds ratio de 1,5. Nuestros resultados se aproximan a los de numerosos estudios que han demostrado que el entorno socioeconómico repercute sobre el riesgo de partos prematuros. Cuanto menos favorable es el entorno, más riesgo hay de que el nacimiento sea muy prematuro. Además, la metodología adoptada podría utilizarse para otras patologías y permitiría integrar la vigilancia de las desigualdades socioespaciales en los estudios epidemiológicos.
• Theoretical approach
• Sources and methods
— Geographical scale
— Constructing the deprivation score
— The study population: very preterm babies
— The control population: newborns enumerated in the 1999 census
• Analysis strategy
• Results
• Discussion
• REFERENCES


© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis