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Projet

2004/1 (n° 278)

  • Pages : 98
  • DOI : 10.3917/pro.278.0091
  • Éditeur : C.E.R.A.S


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Société

Chahdortt Djavann, Bas les voiles, Gallimard, 2003, 46 p, 5,5 €

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Le livre de Chahdortt Djavann est un plaidoyer virulent contre le port du voile par les jeunes filles mineures en France. Cette romancière iranienne, vivant en France, apporte sa contribution au débat actuel sur la laïcité, à partir d’une expérience très particulière. Mme Djavann a porté le hijabe, en Iran, de 13 à 23 ans. Ce vécu lui confère une certaine légitimité pour apprécier les causes religieuses et les effets psychologiques (et politiques) du port du voile. Elle refuse le discours des « musulmans intellectuels » qui tentent d’associer le hijabe à une forme d’émancipation ou à une revendication identitaire, alors que, selon elle, il est un instrument de discrimination et d’aliénation de la femme. Cet essai se présente comme un appel au respect des droits de la femme en France. Cependant, l’argumentation laisse parfois à désirer et des expressions, comme la métaphore du voile comme viol ou de la femme voilée comme objet sexuel, peuvent sembler excessives. A la lecture de l’ouvrage, la question se pose du bien fondé de la comparaison entre l’Iran des années 1970-80 et la France d’aujourd’hui.

2

Anne Brunon-Ernst

Francis Fukuyama, Le grand bouleversement. La nature humaine et la reconstruction de l’ordre social, La Table ronde, 2003, 414 p., 21,30 €

3

Est-ce la suite de La fin de l’histoire, qui, en 1992, nous annonçait l’avènement de la démocratie libérale et capitaliste indépassable ? Non, d’une certaine façon, puisque l’auteur traite ici de la société et de la morale, du “capital social”, sérieusement entamé dans les dernières décennies, et Fukuyama décrit ce bouleversement sans complaisance; il ajoute: “Dans la sphère de la société et de la morale, l’histoire semble être cyclique, l’ordre social connaissant des flux et des reflux en l’espace de plusieurs générations. Rien ne garantit qu’il y aura des améliorations dans le cycle”. Pourtant, il a au fond le même optimisme, confiant dans “les puissantes capacités innées de l’homme à reconstituer l’ordre social”. Il détaille cette confiance dans plusieurs chapitres de la deuxième partie du présent livre. “Inéluctabilité de la hiérarchie”, dit-il, et maintien “d’une pratique religieuse décentralisée”, qui “ne disparaîtra vraisemblablement jamais, précisément parce qu’elle est si utile aux communautés”. Fukuyama s’explique : “Beaucoup de gens voient que leurs vies sont en désordre, que leurs enfants ont besoin de valeurs et de règles, ou qu’ils sont isolés et désorientés. Ils se tournent vers une confession particulière, non parce qu’ils sont devenus de vrais croyants, mais parce que c’est la source la plus commode de règles, d’ordre et de communauté”. Même si ceci n’a pas valeur au plan mondial, la conviction de Fukuyama reflète sans doute les Etats-Unis. On y trouve la confirmation du caractère très conservateur - mais pas vraiment convaincant - de la grande annonce de la “Fin de l’histoire” ; il s’est déjà passé tant de choses depuis 1992.

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Jean-Yves Calvez

Bernard Perret, De la société comme monde commun, Desclée de Brouwer, 2003, 224 p., 21 €

5

Bernard Perret repense ici le lien social à travers la critique de la notion de capital social, pour faire mieux jouer les deux pôles de l’agir, l’agir constitutif complémentant l’agir instrumental. L’agir constitutif, notion originale, ouvre sur une pratique sociale qui fait droit à la dimension symbolique de la personne dans la transformation des institutions. Du coup est restaurée une responsabilité qui ne se réduit plus à l’instrumentalisation rationnelle. Tous les penseurs de la post-modernité sont ici relus avec acribie, depuis Marx jusqu’à Habermas et Giddens, en passant par Max Weber. L’utilitarisme est fort justement relativisé et les institutions marchande fortement interpellées. Au total cette «première ébauche » d’une théorie de l’action augure bien du résultat à venir. Le plus tôt sera le mieux.

6

Etienne Perrot

Alain Finkielkraut, Au nom de l’Autre Réflexions sur l’antisémitisme qui vient, Gallimard, 2003, 36 p., 5,5 €

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Le nouvel essai d’Alain Finkielkraut est court. Comme la taille de l’ouvrage et son sous-titre le laissent penser, c’est une réflexion à brûle-pourpoint sur l’actualité. Quatre chapitres traitent successivement de l’Holocauste, du 21 avril 2002, du conflit israélo-palestinien et de l’antisémitisme en France. Finkielkraut ne dément pas sa réputation de philosophe hors normes et dérangeant : sa pensée progresse grâce à une succession de ruptures et de renversements. Sa cible : ceux qu’il nomme « les danseurs » du 1er mai 2002, « le camp du sourire », « les hommes humains », « la société métissée » ou « le camp du respect ». Selon lui, les intellectuels et les médias font fausse route dans leur analyse de la violence entre les communautés juives et arabo-musulmanes en France, parce qu’ils appliquent des catégories d’analyse du réel héritées de l’après-guerre, qui érigent l’Autre en absolu. Ce qui lui fait conclure sur une note ironique et grinçante : «les Gaudin antichauvins (…) ont tiré de l’histoire cette leçon impeccablement généreuse : quoi qu’il arrive, prendre toujours le parti de l’Autre ». Mais l’Autre, ce n’est pas le Juif …

Anne Brunon-Ernst

Etienne Grieu, Nés de Dieu. Itinéraires de chrétiens engagés, Cerf, 2003, 520 p., 35 €

8

Un ouvrage théologique de méthode originale : il s’agit de découvrir dans des récits d’itinéraires, dans la vie vraiment, comment en notre époque apparaît la foi, sachant qu’elle ne se dit pratiquement pas aujourd’hui en prenant appui sur une représentation métaphysique dissociant l’ici-bas et l’au-delà – sur aucune représentation métaphysique même, peut-on dire, au sens courant du terme. La foi est là au contraire dans une dimension fondamentale du devenir-sujet d’un homme, d’une femme («s’entendre appeler fils» au sens le plus radical du terme). Dans le respect de la liberté, que ne respecte pas au contraire assez le transcendentalisme d’un Karl Rahner, par exemple. La foi est là aussi dans tout ce qui est action traversant la violence, pour permettre à de nouveaux sujets d’accéder à la parole. Elle est là dans le plus authentique avènement du «neuf», dans la filiation, à nouveau, qui fonde toute les réconciliations expérimentées par les hommes. Passionnant. S’il est permis, au terme, de poser une question, ce serait celle-ci : les témoins présentés par Grieu ne reviennent sûrement pas à l’appui métaphysique, ne découvre-t-on pas cependant dans leur histoire une forme de dialectique de l’être, de l’homme, et fort radicale, engagée dans la dimension de filiation pleine et entière ? Ou encore, la foi n’est que dans cette ligne, et il est certain que le langage de nos contemporains se moule mal dans les langages précédents : ne serait-il pas utile cependant - pour répondre à la question de la continuité historique de la communauté croyante – d’examiner plus à fond s’il y a totale rupture, et seulement rupture, ou bien une certaine transmission d’expérience à expérience ?

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Jean-Yves Calvez

Philippe Senaux, Dire sa foi dans un monde économique, DDB, 2003, 306 p., 22 €

10

Avec confiance, l’auteur, introduit par Mgr Herbulot et René Rémond, reprend l’essentiel du contenu de l’enseignement social catholique. De façon, il est vrai, peu systématique. Il procède plutôt par touches successives, historiques d’abord puis d’actualité. Il sera ainsi utile à des groupes, des cercles, des séminaires, entreprenant une réflexion, une formation, en recherche d’applications (il en est grand besoins assurément).

11

Jean-Yves Calvez

André Clodic, J’ai été franc-maçon, Ed. Carnot, 2003, 184 p., 15 €

12

Aucun mysticisme, aucune veangeance, ni aucune nouveauté. L’ancien franc-maçon a conservé une vraie pratique de la tolérance mutuelle, sauf envers les cathos. Ne se satisfaisant plus d’une pratique esthétique de la camaraderie maçonnique, il aspire justement à renouer avec ce qui fit la dynamique de la maçonnerie d’origine au siècle des Lumières : la réforme de la société. Il oublie malheureusement que ce projet maçonnique ne fut opératoire qu’inscrit dans une pratique d’abord commerciale, puis, au siècle suivant, politique. Il n’en reste plus aujourd’hui que l’anticléricalisme qui demeure le seul combat sociétal de la maçonnerie en ce début du xxie siècle. Le cache-sexe en est une spiritualité confondue avec la discussion intellectuelle dans le cadre d’un rituel conventionnel. C’est déjà quelque chose.

13

Yann Galenna

Economie

Jacques Généreux, Chroniques d’un autre monde, Seuil, 2003, 298 p., 19 €

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Il s’agit d’expliquer qu’une autre économie est possible (et d’abord, comme le dit l’auteur, il y a aujourd’hui bien des capitalismes différents entre eux). Le livre est du coup un intéressant rassemblement de beaucoup d’articles critiques. De trop brefs articles, dirai-je cependant. Des articles brefs se comprennent s’ils sont lus dans le moment de leur parution, on s’y perd au contraire à la distance de quelques années (même de quelques mois). Les plus intéressants demeurent ceux qui touchent l’Omc (Doha) ainsi que le Fmi et la crise argentine. Quant aux propositions d’avenir, je reste persuadé que le problème du capitalisme n’est pas assez distingué de celui du libéralisme. Des remèdes ne sont guère envisagés que dans la ligne de la régulation, qui concerne bien le libéralisme, mais ne change sans doute pas tellement le capitalisme.

Jean-Yves Calvez

Neuvième colloque d’éthique publique, Mondialisation et éthique des échanges, Librairie de l’Université d’Aix-en-Provence, 2003, 332 p., 39 €

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Large débat qui a eu lieu à Aix-en-Provence en 2002, dans une atmosphère bien caractéristique de la pensée économique souvent dominante aujourd’hui, hélas passablement abstraite. Sur un sujet comme la mondialisation, en vérité plutôt l’échange libéral, il paraîtrait nécessaire d’alléguer davantage de faits d’expériences, par exemple la situation de pays ou de régions où ont été appliquées ces dernières années le genre des politiques dérégulées … ou d’autres d’ailleurs, car une question qu’on ne peut éviter est de savoir si les choses les plus décisives de notre temps ne sont pas certains retours protectionnistes, certaines persistances également de résistances nationales (touchant, dans plus d’un pays riche, l’acier, le coton, les produits alimentaires, etc.), et maints progrès des oligopoles et monopoles. Telle remarque, au passage, en dit long. Celle-ci de J.-Y. Naudet, par exemple : “Je retiens dans l’intervention (…) l’idée d’une certaine hypocrisie qui existe : d’un côté, parler d’aide publique et se fixer des objectifs tels que les 0,7% du Pib et, de l’autre, fermer les frontières. C’est vrai qu’il y a une incompatibilité entre prétendre favoriser le développement et empêcher les pays pauvres de vendre librement”. Manque assurément une conclusion (n’empêche-t-on pas justement souvent les pays pauvres, même au nom du libéralisme, de vendre librement ?). Plus inquiétant peut-être encore, ceci. Une auditrice a dit: “La question de la redistribution…, pouvez-vous nous dire de quel ordre cela relève-t-il? Il me semble qu’on a posé quelques questions ce matin à propos d’Aristote et de la Cité, et quand Aristote pose la question de la cité, comment la prenez-vous en compte ?”. Le professeur interrogé répond : “Honnêtement assez mal. Je crois que c’est un domaine assez délicat dans lequel l’économiste n’est pas le mieux placé pour donner son point de vue…”. Hem! Ceci ne veut pas dire qu’il n’y a pas nombre de remarques à retenir de ces débats mais, dans cette atmosphère, les limites ne manquent pas.

16

Jean-Yves Calvez

Guillaume Duval, Le libéralisme n’a pas d’avenir. Big business, marchés et démocratie, Alternatives économiques, La Découverte, 2003, 174 p., 14 €

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A vrai dire, le titre est en retard sur le contenu de ce livre, qui veut plutôt dire que le libéralisme n’est guère présent aujourd’hui même. Il y a dès maintenant tant de non-marchand, la part de ce qui s’obtient par le moyen des prélèvements obligatoires ne cesse de croître, la concentration des entreprises étouffe le marché, on en est de plus en plus à l’oligopole et au monopole, et les oligopoles nationaux le cèdent de plus en plus aux oligopoles mondiaux. Un temps, les actionnaires ont pu sembler les maîtres du jeu (renversant les perspectives schumpetériennes et managériales): ils tendraient à ne l’être plus. “Schumpeter avait raison”, dit l’auteur (le même Schumpeter, il est vrai, voyait disparaître ses si fameux “entrepreneurs”). L’évolution, ajoute G. Duval, ne porte certes en elle-même aucune promesse de lendemains qui chantent, “gérer efficacement l’économie en l’absence de concurrence dans un cadre de plus en plus non marchand est en effet une tâche d’une extrême complexité”. Le mérite de son livre est de s’en prendre, fort opportunément, à un certain nombre des “évidences”, de sens contraire, des années récentes. Il est urgent de ne jamais cesser de penser.

18

Jean-Yves Calvez

Michel Vakaloulis, Jean-Marie Vincent, Pierre Zarka, Vers un nouvel anticapitalisme. Pour une politique d’émancipation, Le Félin, 2003, 184 p., 15 €

19

La critique du capitalisme est opportune, ses excès sont si souvent monumentaux aujourd’hui, la politique mondiale en dépend aussi gravement. Cette critique fait l’intérêt de ce livre. En même temps, les auteurs, encore très préoccupés de politique nationale, s’aperçoivent que les leviers d’action échappent de plus en plus à qui se tient dans une telle perspective. Je ne suis pas sûr alors que les conclusions pratiques soient à la mesure de cette prise de conscience (commencée). Il manque en outre, à ce qui est proposé comme une culture et une politique de rupture, une réflexion plus poussée sur la gestion du capital dans nos sociétés hautement capitalisées (il est difficile d’être suivi sans l’ébauche d’une politique de la propriété).

Jean-Yves Calvez

Hélène Rainelli-Le Montagner, Nature et fonctions de la théorie financière, Puf, 2003, 238 p., 28 €

20

Ce livre d’une grande rigueur sans en avoir les défauts universitaires, répond à un besoin : articuler l’analyse financière la plus récente avec les questions de société les plus larges. La théorie financière est-elle scientifique ? Si oui de quelle science s’agit-il ? Sans que le mot soit utilisé, la réponse se cherche dans l’herméneutique ; ce qui permet l’ouverture aux effets de la théorie sur la pratique financière d’abord, sociale aussi. La professeure en Sorbonne signe ici une synthèse rare.

21

Etienne Perrot

International

Charles-Philippe David, Louis Balthazar, Justin Vaïsse, La politique étrangère des Etats-Unis : fondements, acteurs, formulation, Presses de la Fnsp, 2003, 384 p., 29, 80 €

22

Dans un contexte d’intervention militaire en Irak plus que jamais controversée, cette analyse objective des mécanismes de la politique étrangère des États-Unis permet de comprendre les différentes orientations d’une politique dont les fondements remontent à la déclaration d’indépendance de 1776. On comprend mieux les sentiments d’exceptionnalisme, de supériorité morale, et ce sens de la mission providentielle propres aux États-Unis, qui sont un héritage des puritains du Mayflower qui perdure. Les auteurs déconstruisent le processus de décision américain, et décrivent l’organisation des pouvoirs qui permet finalement au président d’être le « véritable dépositaire du pouvoir » en matière de politique étrangère, tout en soulignant qu’elle est le fruit d’un équilibrage constant entre l’Exécutif, le Législatif, et la société civile. En dépit de sa progression constante, une centralité toujours plus grande, la politique étrangère des États-Unis oscille entre mouvements d’introversion et de stabilisation, ou finalement entre optimisme interventionniste et pessimisme conservateur.

23

Camille Ménager

Larry Siedentop, La démocratie en Europe, Buchet & Chastel, Les essais, 2003, 360 p., 23 €

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Larry Siedentop souhaite que l’union de l’Europe soit conçue comme une intégration politique et économique, mais il critique la France qui défend la prééminence de l’Etat. Pour lui, confier la direction de l’économie à un pouvoir politique centralisateur est aussi nuisible que pratiquer un libéralisme économique sans frein (ce qui peut s’accompagner d’une centralisation du pouvoir politique, comme le montre l’exemple de Mme Thatcher). L’auteur plaide en faveur d’un libéralisme qui ne soit pas moins politique qu’économique. Ainsi seulement seront réunies les conditions de la démocratie : un véritable équilibre des pouvoirs, un gouvernement qui rend compte de son action, une société civile digne de ce nom, des citoyens actifs et respectueux de la loi. La position de la France lui semble contradictoire, car elle met fortement en avant les motifs culturels pour faire l’Europe. L. Siedentop plaide pour une Europe fédérale, mais on le sent hésitant, car il demande que sa mise en place ne soit pas trop rapide.

25

Jean Weydert

Auteurs des livres recensés

Société : A. Clodic, C. Djavann, A. Finkielkraut, F. Fukuyama, E. Grieu, B. Perret, Ph. Senaux.

Economie : Colloque d’Aix-en-Provence, G. Duval, J. Généreux, H. Rainelli-le Montagner, M. Vakaloulis, J.- M. Vincent, P. Zarka.

International : L. Balthazar, Ch.-Ph. David, L. Siedenkop, J. Vaïsse.

Titres recensés

  1. Société
    1. Chahdortt Djavann, Bas les voiles, Gallimard, 2003, 46 p, 5,5 €
    2. Francis Fukuyama, Le grand bouleversement. La nature humaine et la reconstruction de l’ordre social, La Table ronde, 2003, 414 p., 21,30 €
    3. Bernard Perret, De la société comme monde commun, Desclée de Brouwer, 2003, 224 p., 21 €
    4. Alain Finkielkraut, Au nom de l’Autre Réflexions sur l’antisémitisme qui vient, Gallimard, 2003, 36 p., 5,5 €
    5. Etienne Grieu, Nés de Dieu. Itinéraires de chrétiens engagés, Cerf, 2003, 520 p., 35 €
    6. Philippe Senaux, Dire sa foi dans un monde économique, DDB, 2003, 306 p., 22 €
    7. André Clodic, J’ai été franc-maçon, Ed. Carnot, 2003, 184 p., 15 €
  2. Economie
    1. Jacques Généreux, Chroniques d’un autre monde, Seuil, 2003, 298 p., 19 €
    2. Neuvième colloque d’éthique publique, Mondialisation et éthique des échanges, Librairie de l’Université d’Aix-en-Provence, 2003, 332 p., 39 €
    3. Guillaume Duval, Le libéralisme n’a pas d’avenir. Big business, marchés et démocratie, Alternatives économiques, La Découverte, 2003, 174 p., 14 €
    4. Michel Vakaloulis, Jean-Marie Vincent, Pierre Zarka, Vers un nouvel anticapitalisme. Pour une politique d’émancipation, Le Félin, 2003, 184 p., 15 €
    5. Hélène Rainelli-Le Montagner, Nature et fonctions de la théorie financière, Puf, 2003, 238 p., 28 €
  3. International
    1. Charles-Philippe David, Louis Balthazar, Justin Vaïsse, La politique étrangère des Etats-Unis : fondements, acteurs, formulation, Presses de la Fnsp, 2003, 384 p., 29, 80 €
    2. Larry Siedentop, La démocratie en Europe, Buchet & Chastel, Les essais, 2003, 360 p., 23 €

Pour citer cet article

« Lectures », Projet 1/ 2004 (n° 278), p. 91-94
URL : www.cairn.info/revue-projet-2004-1-page-91.htm.
DOI : 10.3917/pro.278.0091

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