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Société
Zygmunt Bauman, La société assiégée, Ed. du Rouergue, 2005, 344 p., 25 €
Ouvrage majeur, le travail de Zygmunt Bauman a l’immense mérite de reposer les questions fondamentales préalables au travail sociologique et à l’engagement éthique. Pour ce faire, il propose une traversée des principaux champs classiques, de la sociologie du pouvoir à celle de la vie privée et des médias, traversée qui laisse sans repos. L’utopie, utopie du sociologue ici, ne saurait être emprisonnée dans un lieu, contenue dans un espace, elle est invitation à relier sans contraindre, et de ce fait, traduit quelque chose même des principes énoncés pour la formulation d’une utopie de la « modernité liquide », vitesse et accélération. Une double hypothèse sous-tend le voyage : l’effacement progressif de l’Etat-nation qui perd de son effectivité dans la prise en charge du monde commun et l’envahissement progressif de l’espace public par ce qui est désigné comme « politique de vie », quelque chose qui touche à l’être et au bonheur plus qu’à la vie commune. De ce fait, la société se trouve assiégée. L’alternative n’est qu’imparfaitement désignée. Elle suppose un retour anthropologique : si le défi de la globalisation est éthique, si le monde commun est devenu un monde plein, si l’homme qui peut affronter ces défis ne peut être que réconcilié, ne peut-on dire davantage de cet homme, de cette humanité dont on sait la propension à la violence mais dont on postule la capacité à se réconcilier ?
2 Pierre Martinot-Lagarde
Alain Bauer, Le crépuscule des frères. La fin de la franc-maçonnerie ?, La Table ronde, 2005, 170 p., 16,50 €
3 En perdant son projet politique, la franc-maçonnerie a perdu sa dynamique interne. Lors de sa création au xviiie siècle, la franc-maçonnerie moderne se coula dans le vecteur politique de son temps, le déisme religieux. Au siècle suivant, le tour politique prit la couleur anticléricale. Au xxe siècle, l’aspect social de la politique colorait le travail des frères en ateliers. Aujourd’hui, la franc-maçonnerie se cherche un nouveau vecteur politique. Le travail est urgent comme le montre la pauvreté des débats suscités par les « questions à l’étude des loges ». Alain Bauer, ancien Grand Maître du Grand Orient de France, a parfaitement saisi l’enjeu. Il a compris que l’avenir de la franc-maçonnerie ne réside pas dans les ratiocinations autour des symboles et des rites, pas même dans une approche plus « spirituelle » des questions dites « philosophiques » proposées pour les planches des impétrants. Bref, il veut une franc-maçonnerie politique, et il a raison. Car le diagnostic est sans appel : le nombre total des francs-maçons de part le monde diminue à grande allure (six ou sept millions dans les années 50, un petit million aujourd’hui). Et si la franc-maçonnerie française semble se bien porter (120 000 francs-maçons, toutes obédiences confondues dans les années 80, 140 000 aujourd’hui) l’influence maçonnique n’est plus ce qu’elle était. « Depuis l’affaire Dreyfus, dit Alain Bauer, la plus ancienne obédience française (le Grand Orient de France), jadis si vaillante, a peur d’elle-même et de sa place dans la société » (p. 65). L’auteur en appelle à des prises de position collectives, des propositions politiques, comme jadis « pour libérer la République de la religion ». Le lecteur comprend assez vite que l’ancien Grand Maître du Grand Orient veuille aller plus loin que les pressions parlementaires exercées par les « fraternelles » du Parlement, lorsqu’elles orientaient (dans les deux sens du mot) dans un sens libéral la législation touchant la contraception, l’avortement, le droit de mourir dans la dignité, les sectes et le foulard islamique. Il reste douteux que l’éthique « républicaine », évoquée comme une incantation, suffise pour relever le défi.
4 Yann Galenna
Revue Hermès, Peuple, populaire, populisme, Numéro 42, coordonné par Pascal Durand et Marc Lits, Cnrs éditions, 2005, 264 p., 25 €
5 Audacieux projet que de traiter ensemble ces trois concepts ! Et il est parfois difficile de se mouvoir à travers la vingtaine d’articles du dossier ouvrant chacun une succession de problématiques nouvelles, pour le lecteur qui cherche à distinguer progressivement l’horizon d’une « supraproblématique », d’une thématique commune, au-delà de la sémantique commune. Le pari, à condition de ne pas se noyer en cours de route, est plutôt réussi. De toute évidence motivé par la résurgence d’un populisme à l’Est comme à l’Ouest de l’Europe, ce travail nous entraîne dans une exploration passionnante des concepts et de leurs itinéraires dans diverses disciplines : philosophie, histoire et sociologie en particulier. Concept de peuple qui interroge notre rapport à la démocratie (André Akoun, Patrick Chaskiel). De populaire qui questionne l’historien ou le sociologue dans son rapport à sa propre identité « savante » (Dominique Kalifa, Dominique Pasquier). Et de populisme qui dit l’inquiétude des élites face aux risques, supposés et réels, de la démocratie (Annie Collovald, Nonna Mayer).
Anne Furst
Sébastien Roché, Police de proximité, Seuil, 2005, 310 p., 22 €
6 C’est la chronique de l’échec d’une belle idée. Observateur attentif de la mise en œuvre des politiques de sécurité par les divers gouvernements, Sébastien Roché en observe les mutations concrètes, au-delà des déclarations médiatiques et des affichages. La police de proximité, pensée pour répondre au sentiment d’insécurité, voulait associer prévention et répression. Comment cette volonté de créer une police à la fois plus efficace et plus démocratique s’est-elle arrêtée en chemin ? Sébastien Roché conte par le détail les divergences et les malentendus au sein du PS et surtout dans l’administration, entre jacobins (« la police n’est pas locale ») et partisans d’une révolution culturelle (qui rapprocherait la police des habitants et des autres acteurs locaux). Avec la droite, c’est une autre vision qui prédomine : la culture du résultat. Cependant, malgré les effets d’annonce, les incohérences demeurent dans l’organisation territoriale de la prévention, de la police, de la justice.
7 Bertrand Cassaigne
Marc Loriol, Je stresse, donc je suis, Mango, coll. Mots et cie, 2006, 120 p. 9 €
8 Dans une collection d’analyse humoristique de la langue, qui compte déjà quelques trésors, « ce glossaire ludique et scientifique est aussi un voyage dans le temps et dans l’espace ». Ainsi le définit l’auteur, qui a écrit un article très sérieux sur le stress dans le dossier de ce numéro de Projet. Le « voyage » est très instructif et nous fait comprendre les différences entre les conceptions française, scandinave, canadienne et autres, des divers maux qu’engendre en particulier la vie dans l’entreprise. En réalité, ce petit ouvrage agréable fait peur car chacun peut y trouver une fatigue ou un syndrome qui lui corresponde ! Faut-il se méfier d’une trop grande psychologisation des relations du travail ?
9 Françoise Terrel-Salmon
Massimo Borlandi, Raymond Boudon, Mohamed Cherkaoui, Bernard Valade, Dictionnaire de la pensée sociologique, Puf, Quadrige, 2005, 782 p., 39 €
10 Quel dictionnaire n’a pas de prétention à couvrir l’universalité d’un champ ? La définition de la sociologie s’opère ici par l’histoire : histoire des concepts, histoire des hommes et des institutions. Ce deuxième type d’entrée est particulièrement abondant, peut-être trop au regard de la fragilité des premières périodes de la fin du xixe ou du début du xxe. Comme si il fallait absolument fonder à partir des premiers moments de la discipline. Pour les concepts, l’approche est analogue puisqu’elle tend aussi à privilégier les évolutions historiques. Tout en saluant l’ampleur du travail, on se doit aussi de manifester quelques étonnements. Sont-ils significatifs ? D’abord l’ouverture répétée en direction de l’économie : Schumpeter, Keynes ou Hayek trouvent naturellement leur place dans le panthéon. La faiblesse de l’article consacré à Bourdieu : en deux colonnes tout semble dit d’un auteur, que l’on aime ou que l’on repousse, mais qui a profondément renouvelé le champ. C’est dommage car cela aurait permis d’actualiser quelque peu le propos. De même, un refus quasi-systématique d’une entrée par objet, qui aurait pu être aussi pertinente pour définir des époques : si il y a bien une entrée sur l’esclavage, pourtant rien n’est dit des ouvriers ou des cadres, par exemple. Le risque de ces perspectives est bien d’accentuer la lecture théorique. Enfin, un travail d’unification des références bibliographiques eut pu aider l’étudiant ou le néophyte. L’entreprise n’en demeure pas moins utile car elle permet d’accéder rapidement à quelques biographies tout à fait intéressantes, telles celles de M. Halbwachs, de G. Simmel ou de Fr. Simmiand.
11 Pierre Martinot-Lagarde
Histoire
Jacques Sémelin, Purifier et détruire. Usages politiques des massacres et génocides, Seuil, coll. La couleur des idées, 2005, 492 p., 24 €
12 Peut-on « penser l’impensable » ? En refermant cet important ouvrage, dont la publication fera date dans le champ des recherches sur les « crimes de masse », on peut répondre oui, résolument : même devant les actes qui semblent les plus barbares ou les plus pathologiques, l’intelligence ne peut démissionner; le chercheur doit s’atteler à comprendre, surmontant sa révolte morale et sa répulsion. Ayant défini son objet – non pas le « génocide », notion trop juridique et trop chargée de connotations, mais le « massacre de masse » – l’auteur met sa triple compétence de psychosociologue, d’historien et de politologue au service d’une patiente recherche interdisciplinaire, portant sur de nombreux cas de massacres, mais surtout sur trois d’entre eux : Shoah, purification ethnique dans les Balkans, génocide rwandais. Cette démarche comparative lui permet d’exposer dans toute leur complexité les facteurs très divers qui permettent de comprendre le « passage à l’acte » : ce qui le prépare (montée, dans une société en crise, des imaginaires de « l’autre en trop » ou de « l’autre dangereux »), ce qui le facilite (contexte de guerre, polarisation « eux/nous » exacerbée, légitimation par les intellectuels), ce qui fait sauter les derniers freins (silence des autorités morales ou religieuses, absence ou démission des « tiers » et des témoins, impunité des premiers meurtres), ce qui provoque le basculement (décision du pouvoir politique, organisation planifiée de moyens publics), ce qui oriente politiquement le massacre (éclairante distinction entre trois types d’objectifs politiques : soumettre, éradiquer, s’insurger). En exposant ainsi la diversité et l’extrême complexité des facteurs qui permettent de comprendre les « mécaniques du meurtre de masse », l’auteur n’est inspiré par aucune vision déterministe de l’Histoire : affirmant, avec Hannah Arendt (dont il revisite au passage la thèse sur la « banalité du mal »), que « l’événement éclaire son propre passé, mais ne saurait en être déduit », il se garde de toute théorie générale laissant croire que les massacres surviendraient nécessairement dès lors que seraient réunis les facteurs qu’il décrit. D’où son inconfortable scepticisme, in fine, à l’égard de l’idée qu’on pourrait prévenir les massacres dès lors qu’on saurait mieux les prévoir, grâce aux signes avant-coureurs mis en évidence par les travaux de chercheurs. Même s’il partage, comme citoyen, le désir largement exprimé après chaque massacre – « plus jamais ça ! » –, le chercheur ne peut entretenir la croyance – plus illusoire encore s’il pense, avec Pierre Hassner, que nous venons d’entrer dans le temps de la « revanche des passions » – qu’en connaissant plus finement les mécanismes des massacres on saura mieux les prévenir. D’où sa conclusion, désabusée mais fort pertinente, qui renvoie à la responsabilité du politique, seul capable de « prévenir » : « Il faudrait beaucoup de détermination politique pour que les spectres du massacre et du génocide soient véritablement derrière nous ». Méritoire humilité, en conclusion d’un tel travail !
Christian Mellon
Alain Bergounioux, Gérard Grunberg, L’ambition et le remords, les socialistes et le pouvoir (1905-2005), Fayard, L’espace du politique, 2005, 610 p., 28 €
13 L’ajout des deux derniers chapitres, sur les années Jospin et l’après 21 avril, permet de confirmer l’hypothèse du récit : le parti socialiste s’est constitué, dès ses premières années, sur la base de tensions idéologiques inconciliables. De ce fait, l’exercice du pouvoir constitue une épreuve. L’élaboration d’un programme de gouvernement se fait dans un climat de stimulation porté par le désir de grandes réformes. Le souffle et l’aura de Jaurès ont rendu possible les premières synthèses. Cela signifie-t-il que des leaders plus récents, de Mitterrand à Jospin, étaient de même envergure ? L’hypothèse peut le laisser entendre. Les désarrois du moment du parti socialiste ne renouent-ils pas aussi avec ses difficultés congénitales ? Ce que l’on peine à voir dans le parcours offert est ce qui distingue la pratique politique de gauche de celle de droite. N’est-ce pas le propre d’un parti, précisément, de surmonter les divisions en les assumant dans un projet ? Traditions et hommes ou femmes providentiels y concourent. Le parti socialiste est-il donc unique ?
14 Pierre Martinot-Lagarde
Eric Hobsbawn, Franctireur – autobiographie, Ramsay, 2005, 600 p., 23,50 €
15 Le personnage séduit, il enchante. Tant les fils de son destin s’entrelacent avec ceux de ses investissements intellectuels. Né en Egypte, d’un père anglais et d’une mère autrichienne, Eric Hobsbawn est un fils des Empires dont il deviendra naturellement « l’historien » quand il s’affrontera au long xixe siècle. Il le fera commencer avec les révolutions américaine et française et l’achèvera avec la guerre de 14 qui marque le début de la fin des empires. Sa famille juive est son premier lieu de socialisation, d’apprentissage entre Vienne, Berlin et Londres. A travers elle, il éprouve les privations et les difficultés économiques. L’ouverture lui est donnée par l’école berlinoise qu’il fréquente. Adolescent, il entre au Parti communiste, avec lui, il assiste impuissant à la montée du nazisme. Arrivé en Angleterre, il ne le quitte pas. Cambridge est un lieu formation qui l’invite à l’érudition et au débat. Sans jamais renier l’idéal, il adhère à cette école anglaise qui accepte de livrer au non-initié de grands récits. L’histoire devient ainsi parcours, elle permet de montrer les jeux de force entre l’économique et l’évolution de la vie privée, mais elle est avant révélatrice de la place de la politique. La biographie, fort détaillée, aurait pu supporter quelques allègements, la traduction souffre de lourdeurs, mais l’auteur mérite qu’après avoir découvert ses œuvres on s’arrête à sa vie.
Pierre Martinot-Lagarde
Philippe Madinier, Rétrospective critique sur un demi-siècle de prévisions économiques, Futurible international/Commissariat général au plan/Datar/Lipsor, Travaux et recherches de prospective n° 26, 2005, 114 p., 20 €
16 Le titre un peu abstrait cache un travail triplement remarquable. Remarquable d’abord par la rigueur méthodologique : comparant les prévisions d’emploi aux Etats-Unis et en France avec les constats faits après coup, l’ancien chargé de mission au Commissariat général au plan et ancien rapporteur général du Centre d’Etude des Revenus et des Coûts administre une très belle leçon de méthode, soulignant les chausse-trapes liées aux changements de nomenclatures, aux marges de validité des calculs statistiques, et à la relativité des modèles causals sous-jacents. La démonstration est particulièrement spectaculaire touchant le faux lien de causalité entre activité industrielle et chômage. La causalité va plutôt de la croissance vers l’activité industrielle, entraînant l’emploi industriel, compte tenu de la relative inertie des services. Ce travail est remarquable ensuite par la prudence des hypothèses : la sous-évaluation des prévisions d’emploi est due aux hypothèses fallacieuses touchant la productivité des services et l’évolution relative des secteurs secondaires et tertiaires. Remarquable enfin est le propos de l’auteur par la perspective culturelle mise en valeur par l’arrière fond idéologique qui conduit les théoriciens aussi bien que les politiques à dévaloriser les services en survalorisant l’industrie comme moteur de la croissance et de l’emploi. Philippe Madinier le signale avec raison, les physiocrates au xviiie siècle estimaient que l’agriculture était seule productive ; cela les conduisait à ranger l’artisanat et la manufacture parmi les travaux stériles. Au détriment des services cette fois, une erreur semblable fut commise par les économistes classiques, puis par Marx et ses épigones. On se souvient des utopiques « Industries industrialisantes » de G. Destane de Bernis, qui ont conduit à gaspiller les deux premières « décennies du développement » (1960 à 1980). L’a priori matérialiste qui déconsidère encore les services, au premier rang desquels les services marchands chez A. Gorz, produit des erreurs de prospective parfaitement analysées par Ph. Madinier. Comme quoi l’analyse économique n’est jamais totalement indemne des postures spirituelles ; avec des conséquences pratiques dommageables pour la croissance et l’emploi.
17 Etienne Perrot
Enzo Traverso, Le passé mode d’emploi. Histoire, mémoire, politique, La Fabrique éditions, 2005, 138 p., 14 €
18 Un petit livre très dense, qui nous fait toucher du doigt combien l’usage de la mémoire est compliqué dans le domaine de l’historiographie. Pierre Vidal-Naquet a fait de son autobiographie un « livre d’histoire autant que de mémoire, (…) dont je suis à la fois l’auteur et l’objet ». Les références philosophiques théoriques côtoient les analyses de la pratique des divers régimes politiques. La mémoire de la France coloniale, exemple actuel de cette utilisation problématique, celle des immigrés, celle des enfants de harkis et celle des pieds noirs « s’enchevêtrent dans une mémoire de la guerre d’Algérie qui empêche une écriture de l’histoire fondée sur une empathie unilatérale, exclusive ». La mémoire de l’Holocauste et celle des camps soviétiques tiennent une place importante. Enzo Traverso explique comment les polémiques entre intellectuels allemands avant la construction du Holocaust Denkmal à Berlin ont fait progresser la réflexion de toute une génération. Lire cet ouvrage aide à avancer sur d’autres chemins de la mémoire.
19 Françoise Salmon
Société : A. Bauer, Z. Bauman, M. Borlandi, R. Boudon, M. Cherkaoui, revue Hermès, M. Loriol, S. Roché, B. Valade.
Histoire : A. Bergounioux, G. Grunberg, E. Hobsbawn, Ph. Madinier, J. Sémelin, E. Traverso.
PLAN DE L'ARTICLE
- Société
- Zygmunt Bauman, La société assiégée, Ed. du Rouergue, 2005, 344 p., 25 €
- Alain Bauer, Le crépuscule des frères. La fin de la franc-maçonnerie ?, La Table ronde, 2005, 170 p., 16,50 €
- Revue Hermès, Peuple, populaire, populisme, Numéro 42, coordonné par Pascal Durand et Marc Lits, Cnrs éditions, 2005, 264 p., 25 €
- Sébastien Roché, Police de proximité, Seuil, 2005, 310 p., 22 €
- Marc Loriol, Je stresse, donc je suis, Mango, coll. Mots et cie, 2006, 120 p. 9 €
- Massimo Borlandi, Raymond Boudon, Mohamed Cherkaoui, Bernard Valade, Dictionnaire de la pensée sociologique, Puf, Quadrige, 2005, 782 p., 39 €
- Histoire
- Jacques Sémelin, Purifier et détruire. Usages politiques des massacres et génocides, Seuil, coll. La couleur des idées, 2005, 492 p., 24 €
- Alain Bergounioux, Gérard Grunberg, L’ambition et le remords, les socialistes et le pouvoir (1905-2005), Fayard, L’espace du politique, 2005, 610 p., 28 €
- Eric Hobsbawn, Franctireur – autobiographie, Ramsay, 2005, 600 p., 23,50 €
- Philippe Madinier, Rétrospective critique sur un demi-siècle de prévisions économiques, Futurible international/Commissariat général au plan/Datar/Lipsor, Travaux et recherches de prospective n° 26, 2005, 114 p., 20 €
- Enzo Traverso, Le passé mode d’emploi. Histoire, mémoire, politique, La Fabrique éditions, 2005, 138 p., 14 €
POUR CITER CET ARTICLE
« Lectures », Projet 2/2006 (n° 291), p. 91-94.
URL : www.cairn.info/revue-projet-2006-2-page-91.htm.
DOI : 10.3917/pro.291.0091.





