À propos de la parution des Lettres à Fliess de Sigmund Freud
Sophie Aouillé
[Extrait de l'article — Les articles sont publiés uniquement en français ; les traductions de l'extrait ont été réalisées par le collectif de la revue]
« À l’instar de la recommandation de Freud et de Lacan qui ne manquèrent pas, chacun à sa façon, de rappeler qu’il faudrait aborder chaque cas comme si l’on n’avait rien appris des précédents, comme si l’on ne connaissait rien de la théorie, il faudrait pouvoir aborder ces Lettres à Fliess, enfin disponibles en français dans une version non expurgée, comme si l’on n’avait jamais rien lu, comme si l’on ne connaissait rien de la relation qu’entretinrent pendant dix-sept ans Sigmund Freud et celui que Lacan nommera “le médicastre, le chatouilleur de nez”, le médecin berlinois Wilhelm Fliess. »
« Lettres à Fliess », faisant suite à l’événement français de la publication des lettres en 2006, éclaire d’un jour nouveau le mythe de l’autoanalyse de Freud, et ses conséquences pour la psychanalyse.
« Following the recommendations of both Freud and Lacan, each of whom, in his own way, never failed to remind us that each case should be approached as if it had no precedents, and as if we knew nothing of theory, we shall approach these Letters to Fliess - which are finally available in an unexpurgated version in French - as if we had never read anything, as if we knew nothing of Freud’s seventeen-year relation with the Viennese physician, Wilhelm Fliess, the man whom Lacan called the “medical charlatan, the nose tickler.” »
« A instancias de la recomendación de Freud y Lacan, ambos recordaron, cada uno a su manera, que era necesario tratar cada caso como si no hubieran aprendido nada de los casos precedentes, como si no conociéramos nada de la teoría. Deberíamos tratar estas Cartas a Fliess, por fin disponibles en francés en una versión completa, como si no hubiéramos leído nada, como si no conociéramos nada de la relación que mantuvieron durante diecisiete años Sigmund Freud y Wilhem Fleis, médico berlinés al que Lacan definió como “el medicastro, el cosquilloso de la nariz”»
• Le trajet de la lettre
• « Fliess était un accident »